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L'ampoule centenaire de Livermore, la plus vieille ampoule en fonctionnement

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une ampoule électrique de 4 watts, à la résistance exceptionnelle, brille en continu depuis désormais 110 ans, un âge bien plus avancé que la moyenne de celui des ampoules actuelles!

L'ampoule à fil de carbone de Livermore : 110 ans!
Cette lampe à incandescence éclaire la caserne de pompier située au 4550 East Avenue de Livermore (Californie, USA) depuis l'année 1901. Elle est considérée officiellement (Guiness Record) comme la lampe la plus vieille toujours en fonctionnement, et elle est en activité pratiquement en continu depuis ce temps. Elle n'a subi que quelques coupures accidentelles de courant, ainsi qu'un transfert en 1976, qui n'aura duré que 22 minutes avant la remise sous tension, et une coupure volontaire pour rénovation de bâtiment, d'une semaine en 1937. Elle détient donc également le record d'activité continue.

La lampe de Mathusalem

C'est d'ailleurs précisément la raison de sa longévité : ce qui grille les lampes à incandescence, c'est avant toute autre chose les coupures et reprises de courant. Le fil est porté, lors de ses changements, à très haute température et se refroidit, respectivement à chaque utilisation et chaque interruption. Ainsi, il se détend ou se contracte, ce qui a pour effet de le fragiliser, jusqu'au point de se rompre (lampe "grillée").

L'ampoule de Livermore, appelée Ampoule Centenaire (Centennial Light), est une ampoule à fil de carbone communément fabriquée à l'époque, à Shelby (Ontario), par la Shelby Electric Company, probablement à la fin des années 1890. La lampe ne doit pas seulement sa longévité à son allumage quasi continu, mais également à sa faible puissance (à peine 4 watts) ainsi qu'à un apport de courant stable grâce à un circuit et un générateur dédiés. Elle possède aujourd'hui son propre site et une webcam qui la filme en continu (la troisième, car les deux premières sont d'ores et déjà... tombées en panne!), et dont l'image est retransmise sur le site officiel, avec une mise à jour toutes les 30 secondes.

La seconde ampoule la plus résistante, considérée avant la découverte de l'ampoule de Livermore, comme la plus vieille ampoule en fonctionnement, se situe à Fort Worth, au Texas. Installée le 21 septembre 1908 dans un théâtre, elle s'est finalement retrouvée après la démolition de celui-ci, dans un musée du Livestock Exchange Building, où elle n'a été depuis éteinte qu'une seule fois, par accident.

Faudrait que ça s'use plus vite...

Un autre fait intéressant à propos de l'ampoule de Livermore et des ampoules à fil de carbone est que celles-ci sont souvent citées comme des preuves à contrario de l'obsolescence programmée, une technique de production et un principe économique, né(e) dans les années 1920, dont les consommateurs sont généralement outrés : l'obsolescence programmée ou désuétude planifiée consiste à produire un objet en prévoyant une date moyenne de fin, et en s'arrangeant pour limiter la durée de vie de l'objet par les techniques de fabrication, la réalisation structurelle qui s'y prête, ou grâce à des composants dont la durée de vie a elle même été soumise à un principe d'obsolescence programmée, ou encore qui ont à la base une durée de vie correspondant à l'objectif de fabrication fixé. 
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L'obsolescence programmée ou l'art de faire payer plus souvent

L'obsolescence programmée est à la fois une technique de production et un principe économique, né(e) dans les années 1920, dont les consommateurs sont généralement outrés : Aussi appelée désuétude planifiée, elle consiste à produire un objet en s'arrangeant pour que celui-ci ne dure qu'une temps limité, afin que le consommateur soit amené à payer plus rapidement son remplacement ou un nouvel objet.

L'art de faire tomber plus de billets
L'obsolescence programmée consiste ainsi à fabriquer un objet en prévoyant une date moyenne de fin, et en s'arrangeant pour limiter la durée de vie de l'objet par les techniques de fabrication, l'effet de mode, la réalisation structurelle qui s'y prête, ou grâce à des composants dont la durée de vie a elle même été soumise à un principe d'obsolescence programmée, ou encore qui ont à la base une durée de vie correspondant à l'objectif de fabrication fixé.

Le premier cas supposé d'obsolescence programmée a visé les lampes à incandescence en 1924. Un cartel de fabricants d'ampoules créé pour l'occasion s'est accordé sur le passage volontaire de la durée de vie des ampoules classiquement vendues jusqu'alors.

Le principe suit un but simple : faire payer davantage (pas forcément directement) et surtout plus fréquemment le consommateur en lui soumettant un produit qui ne durera qu'un temps limité et qu'il devra remplacer régulièrement... Ainsi, les lampes à incandescence ont été le premier type d'objets soumis à cette nouvelle et désagréable loi de fabrication, en 1924, lorsqu'un cartel (le Cartel de Phoebus) se forme. Ce cartel se composait des grands fabricants de lampes de l'époque, qui, constatant que la durée des ampoules s'accroissait (en moyenne 2500 heures en 1924), prirent la décision de limiter leur longévité. Il se dotèrent même pour s'assurer que l'accord était respecté, d'une charte et d'un office chargé de surveiller que les lampes du conglomérat n'excédaient pas un plafond établit à 1000 heures de fonctionnement. Dès 1930, la plupart des fabricants s'étaient alors alignés sur la production d'ampoules de durée de vie moyenne correspondant à cet objectif. Scandaleux, n'est-ce pas? D'autant plus scandaleux qu'il s'agirait désormais d'une pratique courante, de l'automobile à l'électroménager, en passant bien entendu par l'informatique... 

Par exemple, les batteries de 1ère, 2nde et 3ème génération de l'Ipod étaient prévues pour durer 18 mois. Passé ce délai et lorsque la panne survenait, le service technique d'Apple invitait alors le consommateur à renouveler son appareil plutôt qu'à remplacer sa batterie (la firme ne proposait d'ailleurs pas de batterie de remplacement). Il a fallu attendre un recours collectif intenté par Elizabeth Pritsker pour qu'Apple décide enfin de se munir d'un service de remplacement des batteries. L'autre exemple des bas-nylon des années 1940, produits par DuPont, pointe l'une des raisons de l'utilisation de cette stratégie : les bas étaient si résistants que les ventes se sont effondrées après quelques années. L'entreprise a donc confectionné des bas moins résistants, qui se filaient davantage, en les rendant moins résistant aux UV...

On note ainsi de nombreuses méthodes permettant d'altérer la durée de vie d'un produit fabriqué, pour des buts parfois différents (certains assez mesquins, comme maximiser le profit, d'autres plus neutres, comme maintenir l'activité, ou même des buts relativement philanthropiques, comme forcer le consommateur à racheter un produit moins polluant lorsque celui-ci sera disponible). Parmi ces méthodes :
  • Obsolescence technique ou fonctionnelle : lorsqu'une pièce est défectueuse, l'ensemble du produit ne fonctionne plus. Or, si le prix de remplacement (y compris transport et main d'oeuvre) est trop élevé ou à peu près équivalent au prix du neuf, le consommateur aura alors tendance à acheter un nouveau produit. Cette technique est très peu écologique (beaucoup de déchets...). Remplacer le métal par du plastique, plus fragile, en est un exemple. Refuser le remplacement des pièces est également un moyen parfois utilisé. Changer le format de logiciels (comme les nouveau format audio ou vidéos) en est un autre exemple.
  • Obsolescence par péremption : généralement, les dates de péremption indiquent la date limite d'utilisation optimale (DLUO) et non la date limite de consommation (DLC). Le dépassement de la DLUO peut affecter le goût de denrées alimentaires, par exemple, mais celles-ci ne présentent pas de risques. Seules la DLC indique quand il est recommandé, faute de risque pour la santé, de jeter les produits concernés.
  • Obsolescence indirecte : bien que fonctionnant encore, certains produits deviennent obsolètes du fait que les produits associés ne sont plus commercialisés (comme les batteries ou les chargeurs de téléphones portables). Le contrôle des brevets par les industriels leur permet d'arrêter la production de pièces de remplacement en s'assurant que personne ne pourra les reproduire, incitant alors le consommateur à essayer (et acheter) les produits plus récents. Certains vont même jusqu'à remplacer un ancien produit pendant plusieurs années, et une fois qu'il a disparu, tentent de le remettre au goût du jour (exemple des lecteurs vinyles).
  • Obsolescence par incompatibilité, souvent remarquée en informatique, et consistant à rendre inopérants les anciens produits (A) ayant besoin d'autres produits (B) pour fonctionner. Il suffit de s'arranger pour que B ne supporte pas les produits A (plus de compatibilité) afin que l'achat de B, ou même seulement sa mise à jour (parfois "gratuite") force le consommateur à renouveler son parc de produits A...
  • Obsolescence par publicité : c'est le domaine des modes et des tendances offertes par les publicitaires, que l'on retrouve dans l'exemple de General Motors dès les années 30, usant de la publicité pour démoder les anciennes automobiles afin de pousser le consommateurs à en changer régulièrement. Les primes de rachat participent également de ce phénomène en incitant le consommateur à changer un produit qui fonctionne pourtant encore!
L'obsolescence programmée est encore sujette à débat quant à son existence réelle et grandement partagée au sein des fabricants de toute sorte, pour de nombreuses raisons : tous les produits ne s'y prêtent pas forcément, ces sujets sont également (et on le comprend) incroyablement tabous dans les firmes suspectées d'établir une désuétude planifiée de leurs produits, et plusieurs auteurs estiment voir dans le concept d'obsolescence programmée, une vaste théorie complotiste ne décrivant que très incorrectement la réalité. Néanmoins, les exemples et les suspects sont légions, et de nombreux auteurs indépendants (commissions d'enquête, journalistes, associations de consommateurs) confirment et dénoncent le phénomène plus fréquemment depuis quelques années.

Toutefois, nous vous invitons bien sûr à prendre cet article avec toute la réserve et la prudence qui s'impose!

Pour en savoir plus :
Slade, G., (2006). "Made to Break : Technology and Obsolescence in America", Harvard University Press, 2006
L'obsolescence programmée, mythe ou réalité? Ecologie.tv
Wikipédia : Plannified obsolescence.
Documentaire TV Arte : Prêt à jeter : l'obsolescence programmée (youtube). Louable en VOD.
Un contre-avis intéressant : Le mythe de l'obsolescence programmée, Econoclaste.org.free.fr
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Princesse, l'araignée mécanique géante

Le cauchemar des Arachnophobes, une araignée de 15 mètres de haut collée à votre fenêtre... De son doux nom "La Princesse", cet étonnante bestiole est apparue pour la première fois le 3 septembre 2008 à Liverpool, accrochée à un vieil immeuble de Lime Street, le Concourse House, promis peu de temps après à la destruction. Le matin du 5 septembre, elle fut déplacée vers les entrepôts de l'Albert's Dock mais s'éveilla vers l'heure du déjeuner, remuant quelque peu et aspergeant d'eau les passants attroupés. Elle fut aperçue en soirée au Cunard building, mais revient le lendemain au Concourse House pour y passer la nuit.

La Princesse. Img : Mann W.
Alors que la nouvelle se répandait et que ses déplacements étaient suivis par plus de 10 000 personnes, l'araignée traversa la ville, donnant l'occasion de photographies atypiques à côtés des plus célèbres bâtiments de la ville. Puis, après avoir inspecté les environs et effrayé les badauds à coup de jets d'eau et de flammes, elle se réfugia dans le Tunnel du Queensway. Ce fut sa dernière apparition dans la ville, mais 400 000 visiteurs attestent de son existence et lui ont même donné le nom de "La Princesse".

On la revit un an plus tard, néanmoins,avec l'un de ses congénères, à l'autre bout du globe : La Princesse avait jeté son dévolu sur la baie du port de Yokohama, arpentent les rues pendant la journée et rejoignant son nid le soir au Red Brick Warehouse. Sa visite à l'occasion du 150ème anniversaire du port a duré 150 jours, après quoi, elle revint finalement à Liverpool, son nid originel.

Cette étrange créature et son compagnon dépassent les 12 mètres, pour 37 tonnes. Munie de lances à eaux et d'autres gadgets pyrotechniques, l'araignée mécanique ne se contente pas de s'accrocher aux murs, elle se déplace à l'aide d'une cinquantaine de vérins hydrauliques commandés par 10 hommes.

La Princesse arrosant les passants.
C'est une création de la compagnie de Théâtre de rue La Machine, une association fondée en 1999 par François Delarozière, se donnant pour but de rassembler artistes, décorateurs, inventeurs et techniciens, sur les projets les plus fous de machines ou d'objets de décorations atypiques et aux fonctions insolites : la Tartapulte, la Machine à étaler le Nutella, la Machine à marcher comme les égyptiens, la Catapulte à piano... Toutes de formidables constructions et merveille de l'ingénierie et de l'esthétisme.

La Machine produit des spectacles mettant en scène ces prodigieuses conceptions, leur attribuant à l'occasion des explications, des musiques, des histoires... Ces expositions rendent ainsi hommage à travers le spectacle, aux machinistes et à ces bijoux de mécaniques qui font leur fierté.
La Princesse et son compagnon à Yokohama. Img Yamada M.

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Le Railgun, le canon le plus puissant?

Le railgun est un canon si puissant que ses obus atteignent mach 10... une seule fois.

La puissance et la chaleur dégagées sont en effet telles qu'elles détruisent aisément une partie de l'arme. Le canon électrique ou Railgun se base sur le principe simple d'un obus conducteur se mouvant grâce à la force de Laplace : deux tubes conducteurs sous tension servent de rames de lancement à un obus conducteur. Dès que celui-ci fait contact avec les deux rames, le courant circule et provoque un champ magnétique qui accélère l'obus, jusqu'à une vitesse en sortie, de l'ordre de mach 7, voir mach 10 (3500 m/s) soit près de 50 à 100% plus rapide qu'un obus à poudre classique. 

D'ici une dizaine d'années, un projet de railgun dirigé par la NAVY[1] exploitant une énergie de 10 mégajoules, pourrait fournir un canon dont les obus atteindraient 8300 m/s. Cette vitesse incroyable permettrait d'atteindre une cible de 5 m à 350 km. Les armes classiques, de par les lois de détente des gaz, se limitent généralement à une vitesse en sortie de 1500 m/s, soit la même cible atteinte à environ 80 km. Le fusil Famas bien connu des français, peut espérer un vitesse de sortie de 950 m/s (avec des balles, bien plus petites que les obus!).

Le déploiement impressionnant d'un obus tiré par railgun (Img : NAVY)
L'une des plus importantes contraintes du railgun est la déperdition par l'effet joule, d'une chaleur intense, que l'on aperçoit indirectement par un effet d'explosion en sortie du canon (voir photo). Le champ intense créé pour alimenter les rails peut même donner naissance à des arcs électriques générant du plasma, si l'on place entre les deux rails une fine feuille de métal. Celle-ci se retrouve littéralement vaporisée par la chaleur dégagée[2]. Le railgun est donc un canon particulièrement puissant et impressionnant, mais autodestructeur : chaque tir endommage la structure (fusion partielle voire totale du canon, torsion des rails et effet de recul) de telle sorte qu'à l'heure actuelle, aucun modèle ne peut être considéré comme opérationnel, tant que l'on n'aura pas réglé les problèmes de l'usure du canon.

 
Cette vidéo présente un essai de tir d'un railgun. On voit parfaitement que la violence du tir et le principe sur lequel se base le canon génèrent une chaleur visible sous forme de boule de feu explosive, avec un tir suffisamment puissant pour détruire même une partie du projectile!

Pour en savoir plus :
[1] Communiqué (2008). U.S. NAVY demonstrates world's most powerful EMRG at 10 Mj. www.navy.mil.
[2] Wikipedia : Railgun
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Code Konami dans Google reader

Si vous êtes familier du service Google Reader, vous apprécierez probablement ce petit easter egg conçu selon le principe de l'éditeur Konami : le code caché suivant :
les flèches haut, haut, bas, bas, gauche, droite, gauche, droite, puis les lettres B et A
vous donnera accès à une nouvelle fonctionnalité amusante : un petit ninja s'affiche sur le bas-gauche de l'écran, indiquant que le code est enclenché. Dès lors, les icônes "Like" que l'on clique pour annoncer qu'un article nous plait, se transforment en cœur. Si vous cliquez dessus, une dizaine de petits cœurs s'envolent alors.

Le code célèbre Konami créé par Kazuhisa Hashimoto en 1985 est certainement parmi les plus connus et repris, dans divers jeux de console par la suite (Contra, Silent Hill III...) mais également dans des logiciels ou sur des sites web, comme Facebook. Ces codes sont avant tout des hommages et n'endommagent nullement votre machine.
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Code caché dans Facebook

Facebook rend hommage au célèbre éditeur Konami en insérant un code caché que tous les anciens joueurs de consoles Super Nes ou Megadrive reconnaitront : une fois connecté, il vous suffit d'appuyer successivement sur les flèches :
Les flèches haut, haut, bas, bas, gauche, droite, gauche, droite, puis les touches B et A.
Une fois le mécanisme enclenché, un petit script vous offre un effet de Halo lorsque vous cliquez n'importe où sur la page, ou que vous jouez de la roulette pour scroller.

Ce code célèbre, un "easter egg", se retrouve dans plusieurs jeux anciens de Konami, dont les plus connus à l'époque (Street Fighter II). En hommage, d'autres logiciels l'ont par la suite intégré : Facebook n'est en efet pas le seul, Google Reader intègre également ce code pour afficher une petite et nouvelle fonctionnalité amusante.

Les "easter eggs" datent des tout premiers temps des logiciels. Leur origine est controversée, de nombreuses légendes indiquent qu'il s'agissait dans un premier temps de bugs amusants, dont la pratique officielle et volontaire se serait par la suite amplifiée. Les "easter eggs" consistent avant tout en un hommage ou un amusement pour l'utilisateur, comme c'est par exemple le cas du "about:robots" du navigateur Firefox Mozilla. Ils sont intentionnels mais ne constitue aucunement une menace.
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Le message des robots sur Mozilla

Nos amis les robots nous contactent amicalement via le célèbre navigateur Mozilla : il suffit de taper "about:robots" dans la barre d'adresse pour voir s'afficher un message de leur part, certifiant qu'ils sont pacifiques... mais qu'ils ont un plan!


Ces procédés de code caché, ou de manipulation donnant accès à une fonctionnalité surprise, s'appellent easter eggs. De nombreux logiciels en comportent, ils servent généralement à rendre un hommage ou amuser l'utilisateur.

Cet easter egg "about:robots" de Mozilla rend ainsi hommage à de nombreuses figures de la science-fiction : La forme des lois rappelle les fameuses trois, puis quatre lois d'Isaac Asimov (la première affichée sur Mozilla est authentique, les trois autres sont des pastiches).

La non moins célèbre phrase "Gort: Klaatu barada nikto!" s'affiche en titre de la page. cette phrase doit son origine à l'histoire de science fiction "Le jour ou la Terre s'arrêta". C'est l'une des phrases célèbres du film de Robert Wise, prononcée par Patricia Neal. L'extraterrestre Klaatu y est sauvé de la mort par son robot Gort. La signification de cette phrase reste ouverte au débat, mais elle est néanmoins reprises plusieurs fois dans des œuvres différentes (c'est la formule magique à ne pas oublier dans Evil dead III : l'Armée des Ténèbres", également évoquée dans les films Tron ou Star Wars...).
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Voyage dans l'espace en un temps relativement court?

Le célèbre paradoxe des jumeaux illustre un corolaire intéressant de la théorie de la relativité générale, dont plusieurs auteurs se sont servis pour rendre théoriquement faisable un voyage interstellaire. Cette hypothèse est explorée de manière théorique en prenant en compte la dilatation du temps introduite par la relativité générale. Si tant est qu'un objet puisse se déplacer rapidement, l'écoulement du temps perçu par cet objet paraitra beaucoup moins rapide que l'écoulement du temps perçu par un observateur fixe.

Ainsi, un éventuel vaisseau capable d'atteindre une grande vitesse pourrait voir son temps subjectif raccourcir à tel point qu'un voyage interstellaire deviendrait envisageable sur une échelle de temps humain.

Examinons ce qu'il en est réellement : un éventuel vaisseau spatial voyageant à une vitesse égale à 10% de celle de la lumière (ce qui fait tout de même près de 30 000 kilomètres par secondes) pourrait parcourir les 4,22 années lumières qui nous séparent de Proxima, l'étoile qui nous est la plus proche (excepté notre Soleil), en seulement 42 ans subjectifs.

Si le vaisseau revient sur Terre et parcoure une nouvelle fois cette distance à 10% de la vitesse de la lumière, son voyage aura en totalité duré 84 ans, pour le voyageur. Pour un observateur fixe resté sur Terre, il se sera déroulé... 84,4 ans! La différence est très minime comparée à l'idée classique que l'on se fait, exagérée, de la dilatation du temps.

Pour qu'une différence nette et avantageuse se fasse sentir, il faut atteindre une énergie et une vitesse incroyable! Si l'on recommence le calcul en supposant une vitesse de 80% de celle de la lumière, le temps nécessaire pour parcourir 4,22 années lumière, pour l'observateur humain, est d'environ 5,27 ans. Néanmoins, pour celui qui se déplace à la vitesse de 0,8 c, le temps subjectif deviendra 3,165 ans! C'est déjà plus avantageux...

Toutefois, les problèmes pour arriver à cette vitesse, à plus forte raison pour un vaisseau contenant des occupants, rendent ce type de voyage en pratique impossible pour l'instant. On voit qu'il faudrait atteindre des vitesses vertigineuses pour que la dilatation du temps permette de raccourcir notablement le temps (subjectif) d'un voyage. L'objet le plus rapide jamais construit par l'homme, Hélios 2, disposant de conditions particulières, d'ailleurs, pour atteindre sa vitesse maximale (comme l'effet de fronde gravitationnelle), n'a atteint qu'un 4269ème de la vitesse de la lumière, soit 0,0234%...
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La bombe la plus puissante de tous les temps

On doit à l'ex-URSS la fabrication de la bombe la plus puissante jamais réalisée par l'homme, la Tsar bomba, d'une puissance de 57 mégatonnes. Diminuée lors de l'essai afin de réduire les retombées radioactives, elle comprenait 2 étages, l'un pour la fission, l'autre pour la fusion. Si le troisième étage avait été rajouté, deux de ceux-ci aurait eu pour but la fission. L'estimation de sa puissance aurait alors été de 100 mégatonnes.

Ces caractéristiques : 27 tonnes, pour 8 mètres de haut et 2 mètres de large. Elle explosa le 30 octobre 1961 à 11h32, à 4000 mètres de la surface de l'archipel de la Nouvelle Zemble, dans l'océan arctique. Résultant de l'explosion, une boule de feu de 7 kilomètres de diamètre fut suivie par un champignon atomique s'élevant à 64 kilomètres d'altitude (on considère la frontière de l'atmosphère et de l'espace à 100 ou 120 kilomètres) et d'un diamètre de 30 à 40 kilomètres. L'explosion était visible jusqu'à 1000 kilomètres. Une telle bombe raserait totalement la ville de Paris : le rayon de destruction totale est de 25 kilomètres, celui de destruction importante, de 35 kilomètres. Une augmentation de chaleur s'est faite sentir à 300 kilomètres...

Quelques comparaisons : le plus puissant essai américain était la bombe Castle Bravo, 15 mégatonnes. La bombe d'Hiroshima dont on connait les tristes conséquences, ne faisait que 0,013 à 0,016 mégatonnes. La Tsar bomba aurait donc pu être plus de 7000 fois plus puissante. Néanmoins, l'explosion de la Tsar Bomba, toute particulière qu'elle soit, n'est pas l'explosion (au sens large) la plus dévastatrice qu'ai connu la Terre : le gigantesque cratère de Chicxulub, au Mexique, confirme que la plus meurtrière des météorites était probablement de plusieurs milliards de fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima.
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Le plus rapide des véhicules fabriqués par l'homme

Si de nombreux objets ont dépassé les 100 000 km/h, (par exemple, la sonde Hélios 2 ayant atteint la vitesse la plus élevée de l'histoire de l'humanité) il est plus compliqué pour des hommes de supporter l'accélération nécessitant une telle vitesse. Le plus rapide des véhicules contenant des hommes est jusqu'à présent la navette Apollo 10, avec une vitesse de 39897 km/h. Une telle vitesse ne permettrait cependant pas d'atteindre l'étoile la plus proche, Proxima Centauri, avant plus de 120 000 ans!

Cette mission ne devait être qu'une mission de répétition préliminaire à Appolo 11 qui toucherait la surface lunaire. Apollo 10 fut également le théâtre d'une première insolite, le premier juron lancé depuis l'espace : lors d'une erreur de manipulation qui fit partir le vaisseau dans une rotation incontrôlée pendant quelques secondes, Eugène Cernan ne put réprimer un "Son of a bitch" une fois la frayeur passée... alors que les micros n'étaient pas encore éteints!

Pour en savoir plus :
Wikipédia - Apollo 10
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L'avion le plus rapide du monde

Le 17 novembre 2004, le NASA X-43A Scramjet a battu le record mondial de vitesse pour un avion, en volant à plus de Mach 10, précisément 11 199,6 km/h. Muni d'un réacteur particulier statoréacteur atmosphérique, il puise dans l'atmosphère l'oxygène nécessaire à sa combustion de carburant, notamment en le compressant grâce à sa forme spécifique.

Ce petit avion sans pilote de 3,65 mètres pour 1, 2 tonnes doit cependant atteindre une vitesse critique au dela de laquelle le moteur peut s'autoalimenter : c'est la vitesse et la compression de l'air qui en résulte dans ses réacteurs qui le fait avancer.

Pour en savoir plus -->
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Message aux extraterrestres, Voyager et Pionneer

De nombreuses bouteilles à la mer, en l'occurrence l'espace, ont été lancées ces dernières décennies. Le 3 mars 1972, Pioneer 10 embarque avec elle une plaque en or, gravée avec dee informations telles qu'une représentation graphique d'une homme et d'une femme, ainsi que la représentation graphique de notre système solaire. Après avoir rempli sa mission initiale, le survol de Jupiter, Pioneer 10 fonce désormais à une vitesse d'environ 44 000 km/h vers l'étoile Aldébaran de la constellation du Taureau. Il lui faudra probablement plus de 2 millions d'années, dans le meilleur des cas, pour atteindre sa destination....

Lancée le 5 avril 1973, Pioneer 11 se dirigea dans un premier temps vers Jupiter puis vers Saturne, emportant également une plaque en or gravée des mêmes inscriptions que sa consoeur. Profitant de la fronde gravitationnelle accumulée grâce aux deux planètes, elle se dirige actuellement vers la constellation de l'Aigle qu'elle devrait rejoindre d'ici 4 millions d'années.

Après ces deux essais, les deux sondes Voyager 1 et 2 lancées en 1977 furent lancées à travers l'espace avec une batterie d'instruments de mesure destinés à l'observation du système solaire, et des informations plus nombreuses sur l'humanité : chaque voyager contient un disque de cuivre plaqué or ainsi qu'une cellule et une aiguille pour le lire. Le mode d'emploi se trouve sur la jaquette en aluminium du disque.

Le disque contient 116 images : la liste commence par un cercle, la position de notre étoile, la définition des chiffres et des unités employées en physique et quelques paramètres sur le système solaire. Le disque contient également quelques planches anatomiques et des photographies d'hommes, d'animaux, de végétaux, de constructions humaines, et même d'instruments de musique dont on a par ailleurs ajouté quelques morceaux : 27 musiques ou chansons dont 3 de Bach, une de Mozart...

Le disque contient enfin les salutations des Terriens en 55 langues, une message du président Jimmy Carter, et des bruits typiques de notre planète : tonnerre, chants d'oiseaux, battements de coeurs, rires... 5 sondes désormais ont une trajectoire qui les fait sortir du système solaire : les Pioneer, les Voyager, et News Horizons. Voyager 1 est actuellement l'objet fabriqué par l'homme le plus éloigné du soleil. Les chances qu'elles puissent être interceptées sont très minces, mais néanmoins, il s'agit bien d'une volonté affichée de créer un contact avec d'autres intelligences.
« Nous avons enregistré des sons qu'on aurait pu entendre aux premiers âges de notre planète, avant l'apparition de la vie, puis des sons évoquant l'évolution de l'espèce humaine jusqu'aux plus récents développements de notre technologie », expliquait Carl Sagan, mort en 1996. « C'est un message d'amour, poursuivait-il, que nous lançons dans la profonde immensité. Il restera sans doute en grande partie indéchiffré, mais nous le transmettons cependant, parce qu'il est important d'essayer ». Dans 40 000 ans, l'une des minuscules bouteilles à la mer cosmique que sont les deux Voyager s'approchera de sa première étoile. -- Wikipédia
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L'objet de fabrication humaine le plus éloigné de la Terre

L'exploration spatiale est un rêve ancien. Actuellement, toutefois, l'objet que l'on a pu envoyer le plus loin est à peine sorti d'une des limites du système solaire. Il s'agit de la sonde Voyager 1, dont le périple est tout une aventure, démarrée le 5 septembre 1977. De ricochets en ricochets selon la méthode de la fronde gravitationnelle, et après avoir visité plusieurs planètes, Voyager 1 est passé le 16 décembre 2004 au delà de l'héliosphère, la limite imposée par les vents solaires considérée comme le début du milieu interstellaire.

La frontière se trouvait alors à 14,1 milliards de kilomètres, soit environ 94 UA (94 distances Terre-Soleil). Le 15 aout 2006, Voyager 1 passait la barre des 100 UA, environ 15 milliards de kilomètres. Elle continue sa route à la vitesse approximative de 61200 km/h, soit 500 millions de kilomètres par an. La sonde fournit encore des informations à la NASA, mais devrait cesser de fonctionner correctement dans les années 2025-2030.

Les deux sondes Voyager 1 et Voyager 2 ont a leur bord une batterie d'instrument destinés à recueillir de nombreuses mesures des planètes et leurs satellites lorsque les sondes passent à proximité. Elles contiennent également un condensé d'une description humaine, à destination d'éventuelles intelligence extraterrestre susceptibles de la recueillir : Notre système solaire et sa position, une série d'image représentant notamment les hommes, et quelques morceaux de musique principalement classique.

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La fronde gravitationnelle

On peut se servir des planètes et même du soleil afin d'accélérer un objet spatial sans qu'il ne dépense d'énergie... Ce phénomène s'appelle l'assistance gravitationnelle, ou fronde gravitationnelle. Le principe est simple, on lance l'objet spatial vers une planète ou une étoile de telle sorte qu'il tombe vers lui sans pour autant s'emprisonner dans son orbite ou le toucher. Conséquemment, l'objet, par exemple une sonde, gagne de la vitesse en "tombant" vers la planète de manière oblique, prend de la vitesse et finalement ressort un peu plus loin de l'influence de la planète, en ayant gagné de la vitesse relative, non par rapport à la masse qui l'a fait dévier, mais par rapport au reste de l'univers.

Comme le montre l'image si contre, la sonde gagne de la vitesse en "tombant", à l'approche de la planète. Elle en perd en suite en sortant de l'influence de la planète, et lorsqu'elle est enfin sortie, elle a exactement la même vitesse qu'avant d'entrer dans la sphère d'influence de la planète, mais seulement par rapport à celle-ci. Par rapport au reste de l'univers, sa vitesse a alors sensiblement augmenté.

La loi de conservation de l'énergie étant la même partout, si la sonde gagne de la vitesse, la planète qui l'a fait dévier en perd. Néanmoins, la quantité est négligeable au regard de l'énergie détenue dans la masse de la planète, par rapport à celle de la sonde. Cette méthode permet d'accélérer un objet notablement, c'est avec un principe identique que la sonde Hélios 2, l'objet le plus rapide fabriqué par l'homme, a atteint la vitesse vertigineuse de 252 292 km/h. C'est également par ce principe que les sondes Voyager ont pu, par "ricochets", visiter plusieurs planètes du système solaire avant de sortir de celui-ci avec une vitesse de près de 61 000 et 54 000 km/h. La sonde Cassini-Huygens, quant à elle, a effectué plusieurs boucles autour du système Vénus-Soleil, ainsi qu'un passage près de la Terre, afin de partir rapidement vers Saturne, ce qui aurait été impossible directement, à l'époque de son envoi.

Cette formidable technique de fronde pourrait permettre à d'éventuels vaisseaux de gagner de la vitesse à faible coût dans le but d'explorer l'espace et d'atteindre des destinations éloignées plus rapidement!

* Image Wikipédia. Pour en savoir plus -->
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L'objet le plus rapide construit par l'homme : la sonde Hélios 2

L'objet construit par l'homme, ayant atteint la vitesse la plus élevée comparativement à son référentiel de départ, est une sonde envoyée par l'ancienne République Fédérale d'Allemagne, avec le soutien de la NASA, dans les années 1970. Une série de deux sondes, Hélios 1 et Hélios 2, ont été dirigées vers le soleil pour une mission d'observation. Lors de cette mission, les sondes, en se raprochant du soleil, ont bénéficié d'un effet accélérateur classique pour tout objet pris dans la force de gravitation d'un objet volumineux. Cet effet de Fronde Gravitationnelle a ainsi permis à Hélios 2 d'atteindre la vitesse record de 252 292 km/h, soit 70220 m/s. Cela correspond néanmoins à seulement 1/4269ème de la vitesse de la lumière (299 792 458 m/s)...

En omettant tout autre considération (par exemple, ralentissement indubitable dès lors que l'on essaie de sortir cette sonde du système solaire, énergie nécessaire, position et mouvement des étoiles, etc...), il faudrait un peu plus de 18000 ans à une telle sonde pour parcourir l'équivalent de la distance qui nous sépare de Proxima Centauri, l'étoile la plus proche de notre système solaire.

Hélios reste néanmoins l'objet fabriqué par l'homme ayant atteint la vitesse la plus élevée à ce jour!

Hélios 2 est allée plus près du soleil de 3 millions de kilomètres, par rapport à sa consoeur Hélios 1. Hélios 2 s'est donc retrouvée le 17 avril 1976 à 43,432 millions de kilomètres (0.29 unités astronomiques, sachant que 1 UA = distance Terre-Soleil), ce qui fournit à Hélios 2 un second record, celui de l'objet fabriqué par l'homme, envoyé le plus près du Soleil.

*Image provenant de la NASA
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