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L'animal le plus grand du monde.

Alors que l'on considère le rorqual bleu ou baleine bleue, comme le plus gros et grand animal de la planète, parfois même, ayant jamais existé, plusieurs prétendants au titre du plus grand animal du monde, en terme de longueur, font encore l'objet d'estimations supérieures, voire d'observations effectives. Officiellement, le record est attribuée à la méduse à crinière de lion, mais...
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Sapin en plastique ou vrai sapin?

Une idée qui fait son chemin ferait du sapin en plastique un produit plus écolo qu'un vrai sapin, pour Noël, et pour cause : pour avoir un vrai sapin, il faut couper un arbre. Pas du tout écolo, ça... Mais bien sûr que si!
Couper un vrai sapin ou acheter un sapin artificiel?
Du point de vue bilan carbone, le vrai sapin est neutre : pendant sa croissance, il absorbe du dioxyde de carbone et le décompose en carbone et oxygène. 80% des vrais sapins vendus en France sont cultivés spécialement pour l'occasion de Noël, principalement dans le Morvan, dans les zones peu propices à l'agriculture traditionnelle. Une fois Noël passé, le sapin est coupé en copeau, éventuellement composté ou recyclé. Dans tous les cas, il libère petit à petit exactement la même quantité de dioxyde de carbone qui lui a été nécessaire pour se développer.

Pour le sapin en plastique ou en matériaux "artificiels", ce n'est bien évidemment pas pareil : on utilise des énergies fossiles pour fabriquer un produit par ailleurs difficilement recyclable, comme n'importe quel sac plastique ou bouteille de la même matière. Étant donné la longueur de la biodégradation de ce produit, l'énergie est en quelque sorte perdue pour toujours (au moins pour un très long moment). Étant donné également l'utilisation importante d'énergie pour la production et le transport des sapins artificiels, le bilan en gaz à effet de serre du sapin artificiel est lourd et néfaste pour l'environnement.

De plus, les vrais sapins de noël sont généralement plantés et coupés dans des pépinières, dont les possesseurs replantent vite d'autres sapins pour remplacer les précédents. Le cycle est donc bouclé : pour un arbre coupé, un autre est replanté. Au final, très peu d'énergie se perd tandis que l'équilibre carbone ou énergétique se maintient, ce qui est loin d'être le cas avec des sapins artificiels : si l'on continue à en fabriquer (principalement en Chine pour les usages occidentaux), les anciens finissent dans la majorité des cas à la décharge. A Noël, pour se montrer un peu écolo, n'hésitez pas à couper un sapin!
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Les araignées sont elles des insectes?

Contrairement à ce que le langage habituel laisse entendre, les araignées, les scorpions, ou encore les acariens et les mille-pattes, ne sont pas des insectes!

On a coutume de classifier assez simplement le règne animal avec d'un côté les mammifères, de l'autre les poissons, les reptiles, les oiseaux et les insectes (et l'on est bien embêté lorsqu'on nous parle de méduse ou de crevette...). Dans cette optique, la catégorie Insectes s’accommode des petits animaux au sang bizarre, avec plein de pattes, qui se mangent entre eux ou sont mangés par les reptiles et les oiseaux. Quoique partagée, cette vision des choses est non seulement très incomplète, mais largement fausse.

Le phylum arthropodes inclue insectes et arachnides
Les araignées ne sont en effet pas des insectes, mais des arthropodes chélicerates. Le type Insecte est lui même beaucoup plus restreint que ce que l'on en conçoit habituellement : il regroupe seulement les arthropodes à 6 pattes (fourmis, abeilles, mouches...). D'accord, cela fait déjà du monde, mais beaucoup moins que si l'on y ajoute toutes les petites bestioles à exosquelette qui peuplent nos forêts et nos maisons.

Les araignées font partie de la classe Arachnides, de même niveau taxonomique que la classe Insecte. La classe Insecte fait partie du sous-embranchement Hexapodes (3 paires de pattes), tandis que les arachnides (comprenant les araignées mais aussi les scorpions et les acariens) font partie du sous-embranchement Chelicerates. Ces sous-embranchements, et donc les araignées et les insectes, sont tout deux des arthropodes (embranchement/phylum Arthropoda).

La classe Insecte est donc loin d'être aussi étendue qu'on ne le croit bien souvent! Voici un petit résumé phylogénétique de l'embranchement des arthropodes, pour une petite mise à jour, si besoin est, de vos connaissances en la matière!

Embranchement Arthropoda

Sous-embranchement Chelicerata -- Chélicérates (8 pattes)
  • classe Arachnida -- Arachnides (scorpion, araignée, acariens...)
  • classe Merostomata -- (Gigantostracés fossiles, limule)
  • classe Pycnogonida
Sous-embranchement Crustacea Brünnich, 1772 -- crustacés (10 pattes)
  • classe Branchiopoda Latreille, 1817 -- branchiopodes (Daphnie...)
  • classe Cephalocarida Sanders, 1955
  • classe Malacostraca Latreille, 1802 -- (Homard, vrai crabe, squille, crevette, cloporte...)
  • classe Maxillopoda Dahl, 1956 -- (Copépode, Balane, Pousse-pied...)
  • classe Ostracoda Latreille, 1802 -- ostracodes
  • classe Remipedia Yager, 1981
Sous-embranchement Hexapoda -- hexapodes (6 pattes)
  • classe Entognatha -- (collembole, diploure, protoure)
  • classe Insecta -- insectes (fourmi, abeille, mouche...)
Sous-embranchement Myriapoda -- myriapodes (nombreuses pattes)
  • classe Chilopoda -- (mille-pattes, scolopendre)
  • classe Diplopoda -- (mille-pattes, iule)
  • classe Pauropoda -- (mille-pattes nains)
  • classe Symphyla
Sous-embranchement Trilobitomorpha (20 pattes)
  • classe Trilobita -- trilobites (en théorie, disparus)

Pour en savoir plus : 
Wikipédia : Arthropodes
A propos des araignées : faits réels et insolites. NatureXtreme
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Décalage astrologique

Les dates correspondant aux signes du zodiaque sous lequel vous êtes né ne correspondent plus à l'éphéméride zodiacale réelle, depuis plusieurs siècles. Autrement dit, si vous êtes par exemple Gémeaux, vous êtes en fait né sous le signe du Taureau!

Les signes zodiacaux, lors de leur création, ont vraisemblablement été inspirés par les constellations traversées par le soleil : les constellations concernées se trouvent sur le zodiaque, une zone circulaire couvrant une partie de la sphère céleste, à l'intérieur de laquelle le soleil semble se déplacer tout au long de l'année. Vers le Vème siècle avant J-C, la répartition de l'année en 12 secteurs couvrant chacun 30° d'arc sur l'écliptique (le secteur de la voûte céleste comprenant les constellation du zodiaque - là où il est possible d'observer une éclipse de soleil) a donné naissance à une classification en 12 signes du zodiaque dont de nombreux astrologues s'inspirent dans leur travaux. Mais cette répartition est purement anthropomorphique et néglige de nombreux détails concernant la réalité astronomique (et non astrologique) de ce qui constitue notre ciel.

D'une part, les constellations du Zodiaque sont au nombre de 13, et non 12 : un signe oublié, le Serpentaire Ophiuchus, est passé à la trappe en astrologie, pour des raisons inconnues... D'autre part les dates correspondant à l'ouverture et la fermeture des signes zodiacaux ne correspondent quasiment en rien avec les dates à partir desquelles les constellations du zodiaque sont traversées par le soleil, et ce pour deux raisons :
  • Les constellations ont différentes tailles : la constellation du scorpion est par exemple beaucoup plus petite que celle de la vierge, le soleil traversant la première en seulement 9 jours, et la seconde en 44 jours!
  • A cause d'un mouvement de précession de la Terre (son axe "vertical" de rotation n'est pas fixe mais tourne à raison d'environ un tour tous les 26 000 ans), les moments eux-mêmes à partir desquels le soleil traverse les constellations, se décalent progressivement au fil des temps.
Ainsi, si lors de l'élaboration des signes du zodiaque, le signe des gémeaux correspondait approximativement à la traversée de la constellation des gémeaux par le soleil, c'est loin d'être encore le cas de nos jours : tandis que le signe astrologique démarre au 20 mai et se termine au 21 juin, la constellation des gémeaux est quant à elle, traversée par le soleil à partir du 21 juin, jusqu'au 20 juillet! Tous les signes astronomiques ont subi un décalage de même nature au fil du temps, et l'on se retrouve désormais avec des valeurs complètement dissociées : 
Début et fin de chaque signe sont en décalage du point de vue astronomique ou astrologique. (img. le-saviez-vous.fr)

SigneÉphéméride zodiacale en astrologieÉphéméride zodiacale réelle (astronomie) en 2011
Bélier 21 mars - 20 avril 18 avril - 13 mai
Taureau 21 avril - 20 mai 13 mai - 21 juin
Gémeaux 21 mai - 20 juin 21 Juin - 20 juillet
Cancer 22 juin - 21 juillet 20 juillet - 10 août
Lion 22 juillet - 23 août 10 août - 16 septembre
Vierge 24 août - 22 septembre 16 septembre - 30 octobre
Balance 23 septembre - 22 octobre 30 octobre - 20 novembre
Scorpion 22 octobre - 22 novembre 20 novembre - 29 novembre
Serpentaire n/a 29 novembre - 17 décembre
Sagittaire 23 novembre - 22 décembre  17 décembre - 20 janvier
Capricorne 23 décembre - 20 janvier 20 janvier - 16 février
Verseau 21 janvier - 19 février 16 février - 11 mars
Poisson 20 février - 20 mars 11 mars - 18 avril

On évoque alors selon les croyances ou les savoirs considérés, le nom de Zodiaque Tropical (astrologique) pour désigner le Zodiaque tel que conçu en Astrologie, et Zodiaque Sidéral (astronomique) tel que représentant réellement la voûte céleste et ses éléments.
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Ophiuchus le serpentaire, le 13ème signe du zodiaque

Si la majorité d'entre nous connait son signe zodiacal, peu de gens savent qu'en réalité, il n'y a pas seulement 12 constellations dans le Zodiaque, mais bel et bien 13! Le disparu se nomme Serpentaire, ou Ophiuchus, il s'agit d'une constellation regroupant près de 60 étoiles visibles dont la fameuse étoile de Barnard*.

La constellation d'Ophiuchus
Bien que l'astrologie moderne semble ignorer sa présence, c'est une constellation très ancienne, connue probablement depuis plusieurs milliers d'années, et notamment décrite dans les poémes d'Aratus de Soles (-278 à -276 avant J.C.), puis reprise dans la liste des constellations de Ptolémée (vers 150 après J.C.) dans son oeuvre Almageste. Cette constellation se situe sur le plan de l'écliptique (traversé par le soleil et donc, là où il est possible qu'il y'ait une éclipse de soleil), entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire. De nos jours, elle est traversée par le soleil entre le 29 novembre et le 17 décembre : en tout état de cause, une personne née à cette période est donc né sous le "signe" du Serpentaire! 

Pourquoi cette constellation a-t-elle été oubliée lors de la création des signes du Zodiaque? Deux hypothèses pourrait l'expliquer : le besoin d'avoir un chiffre pair pour comptabiliser les mois, Ophiuchus aurait donc été écarté pour des raisons "techniques". La seconde hypothèse s'appuie sur la précession de la Terre : l'axe de rotation de la Terre (sa direction) varie avec le temps (sur une période d'environ 26 000 ans), et par conséquent, l'apparence de la voûte céleste et plus précisément du plan de l'écliptique, se modifie. Il en résulte que certaines étoiles se retrouvent en dehors de ce plan de l'écliptique tandis que d'autres y entrent. De plus, le mouvement propre des étoiles modifie l'apparence des constellations, qui se déforment au fil du temps. Du point de vue humain, certaines constellations peuvent disparaître, et d'autres formes naissent. Aucune de ces deux hypothèses n'est cependant confirmée.

Ophiuchus entouré de son serpent
Dans la mythologie, la constellation du Serpentaire représente Asclépios (Asclepius), le médecin qui aurait vaincu la Mort.  Selon la légende, Asclépios aurait appris du Centaure Chiron les arts de guérison. Il aurait également coupé un jour un serpent, guéri par la suite à l'aide d'herbes, grâce à l'intervention d'un de ses congénères (les constellations montrent par ailleurs Ophiuchus coupant les deux parties de la constellation du serpent). Cet épisode aurait fait de lui un médecin légendaire, notamment évoqué dans l'Illiade. Grâce au sang de Gorgone livré par Athena, Asclepsios aurait ensuite obtenu le pouvoir d'empêcher la Mort de ses patients. Hadès en colère, par peur de ne plus recevoir les âmes de morts en enfer, prévint alors Zeus, qui foudroya le médecin. Avec retard, Zeus se rendit finalement compte du bien qu'Asclepios avait apporté aux hommes, et en son honneur, le plaça parmi les étoiles.

De nos jours, la présence d'Ophiuchus dans les signes du Zodiaque est très controversée, plusieurs astrologues essayant d'effacer cet oubli en rapelant que les signes du zodiaque ne correspondent pas exactement aux constellations, mais reposent sur un système de partage de l'année en 12 portions égales, sans explications très cohérentes avec le mysticisme inhérent à l'astrologie. Les signes du zodiaque, au nombre de 12, n'auraient alors qu'un rapport lointain avec les constellations du Zodiaque, au nombre de 13. Ce rapport "lointain" parait toutefois étonnant lorsque l'on constate les ressemblances (imparfaites, comme le montre cet article) entre les signes du zodiaque, portant le même nom et placés dans un ordre similaire (de traversée par le soleil) à celui des constellations.

Physiquement, Ophiuchus telle qu'on en conçoit la constellation est bel et bien traversé par le soleil au cours de l'année, or, c'est sur cette constatation que semblent fondées les existences des signes du Zodiaque. Certains auteurs comme Steven Schmidt estiment même qu'un 14ème signe, celui de la Baleine, pourrait figurer dans la liste zodiacale entre les Signes du Bélier et des Poissons.

Nul doute en tous les cas, qu'Ophiuchus pose quelques problèmes de crédibilité dans les fondements de certaines traditions et croyances - un de plus dans la série des incongruités intrinsèques de l'astrologie.

* L'étoile de Barnard est une naine rouge faiblement visible mais connue pour avoir le plus grand mouvement propre de la voûte céleste : chaque année, elle se déplace dans le ciel, par rapport aux étoiles "fixes", de 10,3 secondes d'arc. Cela signifie qu'elle se déplace dans notre ciel, d'un peu plus que la taille de la lune, tous les 180 ans. Toutes les étoiles se déplacent, certaines plus rapidement que d'autres et selon un angle particulier : une étoile peut sembler fixe si elle s'éloigne ou se rapproche de nous, tandis que d'autres vont bouger de manière visible au fil du temps, en se déplaçant de côté (horizontalement et/ou verticalement) par rapport à ces étoiles "fixes". En cohérence avec ce mouvement apparent phénoménal, l'étoile de Barnard est l'une des plus proches de notre système solaire après les trois étoiles du Centaure. Elle se situe à 5.96 années lumière seulement.
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Les plantes brûlent-elles lorsqu'on les arrose en plein soleil?

C'est une croyance fort répandue dans les milieux agricoles. Jamais il ne faut arroser une plante en plein soleil, au risque que celui-ci la brûle... Mais il s'agit là d'une légende urbaine (ou plutôt rurale) tout à fait infondée!

Plante arrosée, plante brûlée?
Cette légende veut que les gouttelettes d'eau, par leur forme convexe (arrondie et convergeant les ondes), concentrent les rayons du soleil sur de petites portions des feuilles. Comme l'effet d'une loupe, le phénomène mettrait à mal les feuilles de plantes arrosées alors que soleil et chaleur concourent à brûler les pauvres végétaux.

Jusqu'en 2010, peu de scientifiques s'étaient intéressés à ce savoir courant des jardiniers. Une équipe mixte  composée de météorologues, de physiciens et de biologistes a néanmoins récemment passé cette légende au crible des lois de l'optique. Et il s'avère que physiquement, le soleil ne peut brûler la plante arrosée, les gouttelettes étant trop petites et pas assez arrondies ou éloignées de la feuille, pour converger suffisamment de rayonnement. Du reste, avant qu'un dommage significatif puisse être observé, les gouttelettes sont depuis longtemps évaporées.

Une brûlure, selon les auteurs de cette étude, pourrait être occasionnée chez certaines variétés de plantes à poil, sur lesquelles les gouttelettes restent à distance de la surface de la feuille, focalisant ainsi plus efficacement le rayonnement. Néanmoins, à cause de ces mêmes poils susceptibles de maintenir les gouttelettes à distance, l'eau a tendance à glisser systématiquement des feuilles. Entre l'évaporation et l'évacuation, l'eau ne peut que rarement infliger un dommage local sur une petite portion de feuille.

Bien évidement, arroser les plantes en plein soleil, leurs feuilles tout au moins, est tout de même déconseillé, mais seulement pour des raisons pratiques : l'eau s'évapore rapidement et l'arrosage est donc inefficace. Par contre, assoir un tapis d'herbe coupée au pied de la plante, et l'arroser, permet de limiter l'évaporation (en même temps que la consommation d'eau!) tout en maintenant une humidité efficace.

Détails de l'étude

Les chercheurs ont utilisé un modèle informatique pour tester les effets de la convergence de rayonnement de gouttelettes sur les feuilles de plantes selon l'heure (et donc la position du soleil) de la journée. Ils ont également vérifié expérimentalement les données en soumettant certaines plantes à grosses feuilles, comme des érables, à un arrosage sous un soleil de plomb. Il s'avère que les gouttelettes d'eau saine ne peuvent entrainer de dommage significatif. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, s'il devait y avoir brûlure, ce serait davantage lorsque le soleil est aux extrémités du ciel (un peu après l'aube/un peu avant le crépuscule, précisément avec un angle de 23°) plutôt qu'au zénith ou en pleine journée.

D'éventuelles traces de brûlures peuvent par contre être observées lorsque l'eau est impropre (acidité trop élevée, présence de fertilisants...), laissant des marques semblables à celles de brûlures du soleil. Remplaçant les gouttelettes par des lentilles de verres ayant un effet plus fort et sur plus longtemps, les chercheurs ont effectivement observé des brûlures. Cela dit, s'il tombait des billes de verre du ciel, le rayonnement ne serait pas le principal souci des plantes et des jardiniers qui les arrosent...

Egri A., Horváth A., Kriska G., Horváth G. (2010). "Optics of sunlit water drops on leaves: conditions under which sunburn is possible.". New Phytologist. 2010 Mar;185(4):979-87.
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Le soleil est-il vraiment déjà couché lorsqu'on le voit à l'horizon?

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la lumière créée par le soleil atteint notre planète en 8 minute 20, elle mettrait plutôt de 10 000 à 170 000 ans! En plus, lorsque l'on voit le soleil se coucher, il n'est pas, contrairement aussi à ce que l'on pense, déjà couché!

Aurait-t-il déjà disparu?
Certaines erreurs grossières sont à l'origine des méprises : entre le moment ou les photons lumineux sont créés et le moment où ils s'échappent du soleil pour parcourir l'espace, peuvent se dérouler plusieurs dizaines de milliers d'années. De plus, c'est bel et bien l'effet de la Terre qui tourne sur elle même et non la vitesse avec laquelle la lumière se déplace qui créé l'impression que le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit encore sur les bords de l'horizon.

Tordons le cou aux idées poétiques mais néanmoins préconçues!

1. La lumière créée par le soleil met 8 minutes 20 secondes à nous parvenir : pas exactement correct...

Le photon, la particule lumineuse qui nous atteint, se déplace à une vitesse de 300 000 km/s. La distance séparant notre astre solaire de la Terre est approximativement de 149,6 millions de kilomètres, aussi, il faudrait effectivement en gros 8 minutes et 20 secondes pour que la lumière s'échappant de la surface* solaire atteigne notre planète. Nous voyons donc le soleil en décalé : son image reflète la position qu'il tenait dans notre ciel 8 min 20 sec auparavant. Mais attention, ce n'est pas notre soleil qui se déplace, mais notre ciel (l'image que l'on aperçoit de la voûte céleste)! Aussi lorsqu'on voit le soleil se coucher, la lumière que l'on perçoit est celle qu'il a émise un peu avant de "se coucher". En fait, sur Terre et dans notre ciel, on "rattrape" la position du soleil en 8 minutes 20.

*Rappelons toutefois qu'il n'existe pas vraiment de "surface" solaire : le soleil se présente sous la forme d'une boule de plasma, dont les limites théoriques sont généralement considérées comme l'endroit ou le gaz est suffisamment dense pour être visible (photosphère).

Composition solaire. Img Nasa/Berkeley
Toujours est-il que cette lumière reçue n'a pas été créée une dizaine de minutes auparavant, loin de là! Au centre du soleil, dans son noyau, là où ont cours les réactions de fusion d'hydrogène, des photons lumineux sont crées par "l'assemblage" de quatre noyaux d'atomes d'hydrogène en un atome d'hélium, processus qui libère de l'énergie notamment sous la forme des photons lumineux. Le coeur du soleil étant toutefois très dense, un photon libéré lors d'une réaction de ce type, peut parcourir quelques micromètres avant d'entrer en collision avec un atome, et d'être absorbé. La collision/absorption représente un gain d'énergie qui produira par la suite en un temps relativement court, l'émission d'un photon lumineux, lequel partira dans une direction généralement très différente. 

Un peu comme une représentant ambulant partirait de son travail, s'arrêterait quelques temps dans une maison prise au hasard, repartirait vers une autre, s'arrêterait de nouveau (ou repartirait directement s'il n y a personne à cette maison), puis repartirait vers une autre, et ainsi de suite... Les mathématiques permettant d'estimer la durée de ce voyage ponctué de millions de collisions/absorptions, portent d'ailleurs le nom de phénomène de Marche Aléatoire. Pour réaliser l'estimation, il faut connaitre certains paramètres comme la densité du milieu traversé (plusieurs couches solaires de densité différentes), sachant que le photon se déplace toujours à 300 000 km/s. 

Dans une marche aléatoire en trois dimensions, la distance parcourue équivaut approximativement à la racine carrée de la distance cumulée parcourue lors des étapes. Par exemple, si un photon parcourait 1 mètre à chaque étape, alors en marche aléatoire, il se trouverait environ à 10 mètres de son point d'origine, 100 étapes plus tard, puis à 100 mètres de son point d'origine, 10 000 étapes plus tard (avec de fréquents retour-arrière, notamment). Dans la majorité des cas, les photons vont rester plusieurs dizaines de milliers d'années à l'intérieur du soleil, avant d'être éjectés par hasard hors de celui-ci.

On peut estimer qu'un photon restera entre 10 000 et 170 000 ans à l'intérieur du soleil avant de s'en échapper[1]. 8 minutes de plus ou de moins, sont négligeables : si l'on peut affirmer (en terme de probabilité significative) quoi que ce soit à propos de l'ancienneté de la lumière solaire que l'on reçoit, c'est que celle-ci a entre 10 000 et 170 000 ans!

2. Le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit en train de se coucher à l'horizon : faux, faux, faux!

Ce sont là encore des idées véhiculées, poétiques ou amusantes, mais bien mal avisées! Lorsque l'on voit le soleil se coucher à l'horizon, dit-on, il est en fait déjà couché en dessous de celui-ci...

Pourtant, il faut bien se souvenir d'une chose : sans contraintes externes, la lumière se déplace en ligne droite : autrement dit, lorsque l'on aperçoit le soleil, c'est en théorie une lumière qui nous arrive en ligne droite : l'endroit où l'on voit le soleil est exactement dans le prolongement de celui-ci, hors condition particulières.

Et ces conditions particulières, ce ne sont ni la distance qui nous sépare du soleil, ni le temps que met la lumière du soleil à nous parvenir : ce sont tout simplement l'existence d'atmosphère sur la terre, ainsi que la "force de gravité"* que la Terre exerce sur les photons.

* précisément, la courbure de l'espace-temps

Représentation du terminateur terrestre
Le cercle (fictif) de séparation entre face sombre et face éclairée d'une planète ou d'un astre d'apparence sphérique est nommé terminateur. En pratique, ce terminateur n'est pas réellement distinct : la diffusion de la lumière par l'atmosphère, rend compte des phénomènes de crépuscule et d'aube, respectivement suivant le coucher du soleil, et précédent son lever. Le soleil lui même, lors de son coucher ou de son lever, subit de plusieurs façons les effets de l'atmosphère (rougissement, tâche verte, etc...). Pour cette raison, il est difficile d'avoir des estimations précises de la façon dont on verra le soleil se coucher. Dans le cas d'une journée sans nuage ni effets atmosphériques particuliers, la lumière émise par le soleil arrive sur le terminateur en suivant une trajectoire légèrement courbée* : les photons lumineux sont déviés en suivant les lignes gravitationnelles générée par la masse terrestre : autrement dit, on voit le soleil se coucher après qu'il soit effectivement hors de l'axe horizon/soleil, mais on le voit de la même façon se lever avant qu'il n'aie atteint l'axe horizon/soleil à l'aube!
*elle est également déviée légèrement vers le sol par phénomène de réfraction, dû au passage du vide dans le milieu plus dense atmosphérique.

Le gain de temps a cependant un ordre de grandeur très faible, mais l'on peut déduire que la face éclairée par le soleil est toujours légèrement plus importante que la face sombre, à cause de ce phénomène de déviation gravitationnelle. Rien à voir donc, avec le fait que la lumière s'échappant du soleil mette 8 minutes et 20 secondes à nous atteindre! Lorsque le soleil se couche, la lumière arrivant approximativement en ligne droite, le soleil se trouve bel et bien dans la direction exacte (hors l'approximation précédemment citée) de ces rayons lumineux : tout simplement en face!

[1] Odenwald, S. F. 2004 - "How old is sunlight?" A classroom activity on the random walk problem
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La croix gammée, l'origine du symbole

La croix gammée dont l'image a une forte connotation négative depuis son utilisation par le régime nazi, est avant tout un symbole de bon augure désignant l'éternité ou la bonne fortune.

C'est un symbole très ancien, dont on trouve les traces dès le néolithique, il y'a plusieurs milliers d'années, avant même l'invention de l'écriture. On en retrouve des représentations sur des poteries de Mésopotamie, à partir de laquelle le symbole s'est vraisemblablement exporté vers la Grèce, puis vers l'Inde et la Chine. C'est chez les peuples hindous que l'on en trouve les premières traces écrites (bien que le symbole fut largement utilisé comme élément décoratif auparavant), dans les épopées de Rãmãyana et Mahãbhãrata, composées à partir du 3ème siècle avant J-C. De l'Océanie à l'Europe, le symbole en croix gammée est présent dans de nombreuses cultures depuis des siècles.

Svastika Hindoue
Tant chez les Grecs que chez les Hindous, la croix gammée, dont le véritable nom est Svastika (en sanskrit), désigne un signe de bon augure ou l'expression de bonne chance. C'est donc un symbole à valeur positive, dans la majorité des cultures. Les idéogrammes chinois en forme de croix gammée (barres en S) ou de croix gammée inversée (barres en S inversé) désignent respectivement l'éternité (dix milles, c'est-à-dire beaucoup) et le "Coeur de Bouddha". Le svastika inversé est d'ailleurs utilisé sur les cartes pour repérer l'emplacement des temples bouddhiques.

Ce symbole a été largement perverti en occident du fait de ces liens avec Adolf Hitler et le parti national-socialiste, dont la croix est l'emblème. Néanmoins, résident quelques différences entre la croix gammée nazie et le svastika tel qu'on le représente habituellement dans d'autres cultures. Le symbole associé à la "race aryenne" est penché à 45°, dans un disque blanc entouré d'un cercle ou d'un fond rouge. Dans l'idéologie hitlérienne, la croix représente le combat, le disque blanc représente la "pureté de la race", le cercle rouge représente quant à lui la pensée sociale dont le parti national-socialiste se veut le garant.

En France, où le symbole détient également une forte connotation négative, l'origine du nom de croix gammée vient de la ressemblance des branches du svastika avec la lettre grecque Gamma (Γ). Malgré la signification généralement positive de ce symbole, il constitue encore un tabou de nos sociétés. Pourtant, la seule association avec les "races aryennes" faite par le parti national-socialiste est issue d'une erreur d'interprétation, de la part d'Emile Burnouf, qui voyait dans les représentations de svastikas grecques, un symbole typique d'une supposée race supérieure. Or le svastika était présent dans les cultures, de nombreux siècles avant les origines déclarées des "Aryens".

Pour en savoir plus : 
Svastika et croix gammée sur Wikipédia
Signification de la svastika sur Persée
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Les animaux les plus riches du monde?

On peut être riche et bête, et inversement. Quand la majorité des terriens survivent en tirant comme des forçats les deux bouts pour les joindre à la fin du mois, d'autres se prélassent au soleil pendant que fructifient passivement leurs acquis. Certains animaux sont peut être les actionnaires de votre boîte! Toutefois, si de nombreuses histoires circulent sur le web à propos d'animaux plus riches les uns que les autres, beaucoup sont colportées sans recherches préalables, et se révèlent sujettes à caution, voire tout simplement fausses, et ce, d'autant plus que dans certains pays (comme l'Italie et la France), les animaux sont considérés comme des biens, non des personnes, et en conséquence, ne peuvent légalement pas hériter. Quoiqu'il en soit, il existe effectivement des gens qui travaillent pour des chiens, des singes, des chats...L'un d'eux est l'animal le plus riche du monde!

Gunther IV, le toutou le plus fortuné... ou pas!
Et ce pourrait être Gunther IV, un berger allemand dont la fortune s'élèverait à plusieurs centaines de millions d'euros. Selon la légende, Son père, Gunther III, animal de compagnie de la comtesse allemande Karlotta Liebenstein, aurait hérité de sa défunte maitresse, en 1991, un joli pactole de 50 millions d'euros. Les tuteurs de ces animaux auraient alors fait fructifier ces avoirs, et le toutou disposerait désormais de plus de 130 millions d'euros (variable entre 100 et 300 millions). Néanmoins, de nombreux médias considèrent le prince canin comme un coup de pub de la compagnie Gunther Corporation, née en 1999, avant les achats très médiatisés des maisons de Madonna ou de Sylvester Stallone. L'absence de source officielle laisse effectivement croire à une astuce médiatique, d'autant que le chien fut aperçu de nombreuses fois en galante compagnie et dans un cadre luxueux, bien préparé pour les journaux à sensation et à petit QI.

Toby Rimes serait lui aussi le chien le plus riche du monde, avec une fortune s'élevant à près de 65 millions d'euros. Un aïeul de ce petit bichon américain avait hérité en 1931 de plus de 15 millions d'euros de sa maitresse, Ella Wendel. Toutefois les archives du juge chargé de l'affaire de son héritage, John Marshall Harlan, indiquent que l'héritage estimé entre 30 et 100 millions de dollars était en grande partie destiné à des églises et des associations caritatives.

Le plus riche animal (officiellement) était le chimpanzé Kalu, recueilli en Afrique du sud par Patricia O'Neil, fille de la comptesse de Kenmore et épouse d'un nageur australien, Frank O'Neill, qui s'est notamment illustré en 1950 aux British Empire's Game 110 Yards, en course libre. Patricia aurait légué près de 60 millions d'euros à son second compagnon, ayant divorcé du premier. Le hic... Patricia n'est pas encore morte, elle a même perdu une grande partie de sa fortune supposée en 2010 suite à des placements douteux. La pauvre Kalu, si elle héritait maintenant, se retrouverait sans le sou.

D'autres animaux se partageraient quelques jolies fortunes : la poule (l'animal) du journaliste Miles Blackwell (Blackwell Publishing) a hérité de 10 millions de dollars de son maître. Gigoo (c'est son nom) peut s'acheter quelques œuf en or et faire bonne figure devant les gogos. S'il est vrai que Miles Blackwell et sa femme Briony sont morts tragiquement à quelques semaines d'intervalles, leur fortune a été reversée à des œuvres caritatives. Depuis quand les poules aux œufs d'or existent-elles?

Dans la plupart des cas, les animaux officiellement riches tiennent leur fortune d'héritage de la part de maîtres affectueux, de stratégies marketing ou de leur travail en tant qu'acteur : Moose, le chien de Frasier, gagnait près de 6000 livres par épisode, selon la production. Sa fortune au moment de sa mort en 2006 s'élevait alors à un peu moins de 3 millions d'euros. Le chien d'Oprah Winfrey, célèbre animatrice et productrice, et notamment activiste pour le droit des animaux, aurait offert près de 30 millions à son chien, ce qui peut paraître énorme, mais relativement faible pour l'une des rares afro-américaines ayant obtenu une place dans les 400 plus grandes fortunes du monde. Cette somme est aussi et surtout un coup marketing, permettant l'occasion de choquer ou d'interpeller l'opinion publique sur le sort des animaux.

Il y'a donc énormément d'animaux prétendument riches, principalement à des fins publicitaires. D'autres sont effectivement riches, parfois pour des raisons semblables, mais dans tous les cas, les tuteurs, acteurs, producteurs, ont tout intérêt à insister sur la prétendue fortune de leurs compagnons... car ceux qui en profitent, bien entendu, sont rarement ceux qui courent à 4 pattes.
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Combien de fois peut-on réellement replier un papier sur lui même?

La légende veut qu'on ne puisse plier que 7 fois une feuille de papier sur elle-même. Cet état de fait viendrait d'un effet classique, la multiplication exponentielle (de base 2) de l'épaisseur de papier à plier : 1 épaisseur au premier pli, puis 2 épaisseurs au deuxième pli, 4 au troisième... et enfin 64 au septième. 

Britney Gallivan et son record (img Mathworld)
Il est effectivement quasi-impossible de plier jusqu'à une épaisseur 128 fois plus grande que la feuille originale... à condition d'une feuille classique, par exemple A4, que l'on plierait une fois dans un sens, la fois suivante dans le sens qui lui est perpendiculaire, et ainsi de suite.

Mais il n'est pourtant pas interdit de plier plusieurs fois dans le même sens la feuille afin d'augmenter le nombre de pli possibles. C'est ce qu'a démontré lors de sa thèse, et lors de l'émission Mythbuster (Janvier 2002) la mathématicienne Britney Gallivan, avec une feuille incroyablement longue de... papier toilette![1]

L'opération lui a coûté 85$, pour 1200 mètres de papier toilette, qu'elle réussit alors à plier 12 fois dans le sens de la largeur. Non seulement elle apportait ainsi la preuve empirique qu'il est possible de plier plus de 7 fois une feuille de papier, mais elle développa une équation permettant de déterminer la longueur nécessaire d'une feuille de papier pour que celle-ci puisse être pliée en deux, ou autant de fois qu'on le veut. 

En pratique, une feuille doit être un peu plus de 3,14 fois plus longue qu'épaisse pour être pliée en deux. Pour être pliée en quatre, une feuille devra donc être un peu plus de deux fois plus longue, sachant qu'au deuxième pliage, l'épaisseur aura doublé.

A partir de cette constatation, on peut déduire facilement la longueur d'une feuille pour que celle-ci puisse être pliée n fois, toujours dans le même sens.


Notes : L est la longueur minimum de la feuille, t est son épaisseur et n, le nombre de pliages.

Si en théorie, il n y a pas de limite au nombre de pliages possibles, la pratique ne permet pas d'envisager un nombre de pliages supérieur à 15 ou 16 : d'une part, les forces exercées lors du pliage viendront immanquablement à briser la feuille de papier, d'autre part, avec le nombre de pliages, la longueur nécessaire croît de manière exponentielle. Une feuille de papier d'épaisseur 0,1 mm, pliée 51 fois, serait plus épaisse que la distance Terre-Soleil[2]. Et sa longueur initiale serait nettement plus importante...


Pour en savoir plus : 
[1] Gallivan, B. C. "How to Fold Paper in Half Twelve Times: An 'Impossible Challenge' Solved and Explained." Pomona, CA: Historical Society of Pomona Valley, 2002.
[2] Weisstein, Eric W. "Folding." From MathWorld--A Wolfram Web Resource.
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Le plasma, 4ème état de la matière

Solide, liquide, et gaz ne sont pas les seuls états de la matière, il y'a aussi... le plasma! Et c'est le plus abondant dans l'univers.

A des températures particulièrement hautes, les liaisons atomiques des molécules de gaz se rompent, les atomes se ionisent, les électrons leur sont arrachés. Lorsque la proportion des électrons libres est supérieure à celle des molécules neutres, le gaz, isolant, se fluidifie et forme alors un plasma conducteur d'électricité.

Une lampe à plasma (img L. Viatour)
A l'état naturel, sur Terre, il n'existe que deux phénomènes manifestes de l'état plasma : la foudre et les aurores boréales. Les hautes températures ne sont donc pas les seuls phénomènes qui peuvent engendrer l'apparition de plasma : le peuvent également, le bombardement de rayons ionisants, comme c'est le cas des aurores boréales, ou la soumission d'un gaz à un puissant champ électrique, comme c'est le cas de la foudre.

les plasmas sont toutefois très répandus à travers l'univers, représentant près de 99% de la matière visible : étoiles, nébuleuses, quasars... Très peu répandu sur Terre, puisque très peu propice à la vie, on observe cependant des manifestations maîtrisées de plasma dans des objets de la vie quotidienne : téléviseurs, tubes à néon, boules ionisantes qui eurent un grand succès décoratif dans les années 90 (image ci-contre).

Qu'est-ce qui différencie les 4 états de la matière?
  • Les atomes d'un solide, constitués d'un noyau et d'électrons, sont fortement liés entre eux, à tel point que l'ensemble est quasi fixe. 
  • Les atomes d'un liquide ne sont plus que partiellement liés entre eux : néanmoins, chaque atome est encore lié à ses électrons. 
  • Les atomes d'un gaz ne sont plus du tout ou presque pas liés entre eux. Ils conservent toutefois leur cohésion atome/électrons. 
  • Le plasma, enfin, est un état dans lequel les électrons mêmes ne sont plus liés à leur atome, et errent plus ou moins librement.
Et c'est tout?

Le plasma, bien qu'il soit le plus connu des états de la matière en dehors des classiques Solide-Liquide-Gazeux, n'est pas le seul! Outre les états critiques intermédiaires (par exemple état mésomorphe ou cristal liquide, état supercritique liquide-gaz) existent également dans des conditions particulières des états singuliers de la matière, c'est le cas par exemple des condensats de Bose-Einstein. Certaines particularités jouent également sur les propriétés d'une matière : de l'eau peut se retrouver à l'état liquide et à pression normale, en dessous de 0° C, on parle de surfusion dans un état liquide métastable : une simple perturbation initie à une vitesse phénoménale la solidification de cette eau. Certains mélanges par exemple, de maïzena et d'eau, se comportent comme un fluide si on le manipule lentement. Dès lors par contre qu'on le manipule avec force ou rapidement, ce fluide se comporte quasiment comme un solide, à tel point que l'on peut courir dessus. On parle de Fluide non-newtonien.

Le documentaire suivant (27 minutes), produit par le Dr Octave Enea, directeur de recherche au CNRS, présente le plasma et quelques applications possibles, notamment la création de Tokamaks, véritables centrales à fusion qui pourraient fournir notre énergie dans les décennies à venir.

Pour en savoir plus : 
Qu'est-ce qu'un plasma? (2004) Fusion-magnétique - Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternative.
Plasma (eng) : Wikipedia
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Du bruit et des sons dans l'espace?

Serenity, film de science-fiction produit en 2005, est l'une des rares œuvres cinématographiques dans laquelle on n'entend aucun son lorsque l'action se déroule dans l'espace. Bien que cela puisse, pour certains, ruiner l'ambiance, c'est une touche peu fréquente de réalisme que de nombreux films ne partagent pas : il n y a en effet aucun son dans le vide spatial.

Une explosion dans l'espace (avec son et image)
Le son est une onde mécanique, et nécessite conséquemment un support matériel : du gaz, du solide ou du liquide, qu'importe. Dans le vide, la densité trop faible de particules ne permet pas, non seulement de propager une onde sonore, mais ne serait-ce que de la créer.

Son et densité de matière sont étroitement liées : plus un corps est dense, plus vite l'onde sonore se propage. Par exemple, la vitesse d'une onde sonore dans l'atmosphère au niveau de la mer est environ de 340 m/s. Dans l'eau par contre, elle atteint 1500 m/s. Dans la glace d'eau, près de 3 km/s et dans un solide comme l'acier, plus de 5 km/s. La vitesse du son dépend d'autres variables comme la température (elle même liée à la densité) ou la composition du milieu concerné, toutes ces variables n'ayant aucune signification dans le vide, où la température est proche du zéro absolu et la composition quasi-nulle.

Ou pourrait-on entendre des sons?

 
Bien qu'on le qualifie de vide, le vide spatial contient néanmoins des particules, dans une densité extrêmement faible. Si en théorie, une explosion sonore d'une puissance phénoménale pourrait ébranler le cosmos jusqu'à propager un choc sonore, en pratique, c'est irréaliste. Certaines explosions formidables (notamment les sursauts gammas) ont une puissance terrifiante ; toutefois, avant le moindre son, lumière et chaleur dégagées auraient tôt fait de réduire en cendre la moindre oreille à portée d'écoute.

Sur la Lune, un son provenant par exemple de l'impact d'une météorite pourrait se propager à travers le sol, à la manière d'ondes sismiques (qui sont également des ondes mécaniques). En pratique, nos système sensoriels ne permettraient pas d'entendre quoi que ce soit en collant l'oreille contre le sol. Encore moins à la surface de la lune, sur laquelle un quasi-vide nous entourerait.

Il n'y a donc que dans des milieux suffisamment denses, telle qu'une atmosphère, que l'on peut entendre des bruits. La densité minimale pour entendre un son dépend bien sûr des capacités réceptrices de l'individu ou du capteur censé enregistrer un son.

Et l'onde lumineuse dans tout ça?

Soit dit de manière anecdotique, l'onde lumineuse se propage bel et bien dans l'espace... La lumière est un étonnant paradoxe de la physique, une entité que l'on considère, depuis Young et Fresnel, à la fois comme une onde et des corpuscules. Ainsi la lumière possède des caractéristiques de l'onde (sa propagation, sa diffraction) mais possède sa propre particule (photon). Elle n'a pas besoin de milieu dense, qui ne ferait que la ralentir ou la stopper.
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Golf, Gentlemen only, ladies forbidden?

La légende veut que le golf fut interdit aux femmes à ses débuts, d'où son nom, un acronyme représentant cette interdiction. Idée reçue, les acronymes n'existaient pas!

S'il est difficile d'estimer l'origine du nom, on peut au moins remonter au 6 mars 1457 pour déterminer la date du premier écrit officiel mentionnant le golf[1] : Le roi James II d'Écosse interdit alors les jeux de golf et de football sur les terrains réservés à l'entrainement à l'arc. Le mot golf serait apparu en 1425, cependant, le contexte langagier de l'époque est à prendre en considération : si de nos jours, nous n'acceptons qu'une orthographe pour déterminer un même objet de langage, tel ne fut pas le cas dans les temps anciens, où nombre d'orthographes, dépendant majoritairement de la prononciation, co-existaient. Ainsi, le golf d'aujourd'hui pouvait être nommé (et surtout écrit) sous les formes Gowf, Golph, Goffe, Goiff, Gouff, Gowff... Une organisation de golfeurs en Ayrshire est par ailleurs nommée, encore actuellement, Loudoun Gowf Club.

Certaines légendes demeurent : le golf ressemblerait à un sport pratiqué anciennement en Allemagne (Germanie, précisément), le "Spel metten colven" (jeu joué avec un club - colven ou kolbe), mais rien ne permet d'authentifier l'antériorité d'un tel jeu ou même une ressemblance réelle. Une autre hypothèse envisage la possibilité que le mot golf soit issu d'un mélange des langages britanniques et européens continentaux, notamment de mots tels que Chole et Kolf[2] qui signifieraient "Club". 

L'origine vraisemblable est purement écossaise, importée plus tard au Pays-bas : Une version similaire au golf actuel (bien que les règles de match et de victoire fussent différentes) remonte à 1522 et la constructions des terrains dédiés de St Andrews, connus avec raison comme The Old Course of St Andrews. D'autres versions encore plus éloignées du jeu actuel, mais arborant un nom proche, étaient présentes bien avant, mais il parait plus raisonnable d'accepter comme origine les noms Golff puis Golf associés aux premières rencontres officielles, bénéficiant de règles elles-même écrites officiellement. L'acceptation de l'appellation unique golf se serait progressivement mise en place avec la création des premiers Gentlemen's club dédiés au golf, puis se serait concrétisée avec la naissance des premiers dictionnaires.

Gentlemen only, Ladies forbidden, n'est donc qu'une petite blague acronymique dont l'origine n'est probablement pas éloignée dans le temps :  les acronymes sont une spécialité récente des langues, on en voit apparaître au 20ème siècle et après. La majorité des mots anciens dérivent de langages encore plus anciens, et n'ont quasiment aucune chance d'être des acronymes!

Pour en savoir plus :
[1] British golf museum - Faqs
(2] Scottish golf history - The word golf
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Les attaques de requin : rares ou fréquentes?

L'imaginaire collectif surestime les attaques de requins : Il y'a près de 325 fois plus de (mal-) chances de décéder après être rentré dans un cerf en voiture. Et l y'a 11 fois plus de décès à cause d'une mauvaise manipulation de pétards et autres feux d'artifices.

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Carton rouge pour feu orange

Faut-il s'arrêter au feu orange ou est-ce toléré de passer comme bon vous semble? Au feu orange comme au feu rouge, la loi indique clairement qu'il faut s'arrêter. Si une croyance assez répandue laisse à penser que le passage au feu orange est autorisé (et une grande proportion de conducteurs s'imagine certainement qu'il faut accélérer...), le code de la route est formel : on ne passe au feu orange* que dans le cas ou "le conducteur ne peut plus s'arrêter dans des conditions de sécurité suffisante"[1]. Ainsi s'exprime d'ailleurs cette loi, sous l'appellation d'Article R412-31, livre IV du Code de la route :
Article R412-31

Tout conducteur doit marquer l'arrêt devant un feu de signalisation jaune fixe, sauf dans le cas où, lors de l'allumage dudit feu, le conducteur ne peut plus arrêter son véhicule dans des conditions de sécurité suffisantes.

Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.

Bien sûr, il n'est pas simple d'estimer sur le coup si le véhicule peut s'arrêter sans risque lorsqu'on arrive devant le feu. Le mieux est d'estimer et de tester pour son véhicule une plage de distance d'arrêt (généralement on prend comme valeur moyenne : 30 mètres pour s'arrêter lorsque l'on roule à 50 km/h, 70 mètres pour 90 km/h...).

Le temps d'arrêt se calcule à partir de deux temps : le temps de réaction + le temps d'arrêt effectif (temps de freinage) du véhicule.

Temps de réaction et distance de réaction

D'ordinaire, le temps de réaction est de l'ordre de la seconde, mais il est nettement moins élevé lorsque l'on s'attend à ce qu'un évènement (par exemple, le feu qui passe à l'orange) survienne. Il peut descendre en deçà de 500 millisecondes dans pareil cas. 
  • A 50 km/h, on parcoure quand même 14 mètres en une seconde. 
  • A 70 km/h, près de 20 mètres
  • A 90 km/h, 25 mètres. 
Cette distance de réaction peut être divisée par deux si l'on prend précaution d'observer (sans se focaliser complètement, car c'est plutôt dangereux) le feu indicateur en s'attendant à ce que celui-ci passe à l'orange.

On peut estimer simplement cette distance en multipliant le chiffre des dizaines de km/h par 3 : 5x3 = 15 mètres pour 50 km/h, etc...

Temps de freinage et distance de freinage

Le temps d'arrêt effectif (temps de freinage) dépend de plusieurs facteurs, et en premier lieu, du véhicule lui même (état des freins, poids, etc... d'où l'intérêt des tests et des estimations préalables), et de l'état de la route : une route mouillée double le temps de freinage. Un point important : la distance de freinage est en gros fonction du carré de la vitesse : la distance de freinage n'est donc pas proportionnelle à la vitesse mais s'amplifie nettement avec celle-ci : de 12 à 15 mètres pour 30 km/h, cela passe à 27 mètres pour 50 km/h, 45 pour 70km/h, 70 mètres pour 90 km/h, et presque 130 mètres, pour 130 km/h.

On peut estimer simplement la distance de freinage par le carré des chiffres de dizaines (par exemple, 9x9 = 81 mètres pour 90 km/h) sur route sèche. Rajouter la moitié pour route mouillée (81m + 40,5m = 121,5m).

La distance de réaction est également utile pour déterminer la distance à laquelle se trouver du véhicule devant vous (distance de sécurité). La distance de sécurité vaut environ le double de la distance de réaction (correspondant à une réaction de deux secondes), ce qui est bon à savoir : rappelons que plus de 40% des accidents sur autoroute[2] sont liés à des collisions arrière ou en chaîne...
*Le feu orange est en fait jaune, ainsi que l'indique le code de la route.

Pour en savoir plus :
[1] Codes et lois : Article r412-31
[2] Auto-evasion : distances de sécurité
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Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
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Pichon Yves, le super Gendarme

Un grand nombre d'infractions reconnues par les radars automatiques sont signées de l'enquêteur de la gendarmerie, Yves Pichon.

En Alsace ou en Bretagne, sur une autoroute surpeuplée ou sur une petite départementale de campagne, personne n'est à l'abri du super-gendarme. Une véritable légende s'est créée autour du mythe du Gendarme Yves Pichon, dépositaire sur-humain d'infractions aux quatre coins de France, parfois à des dates extrêmement rapprochées qui indiqueraient son don d'ubiquité.

Gendarme, puis Maréchal des Logis, Maréchal des Logis-chef et enfin probablement Adjudant, Pichon Yves est certainement devenu l'un des gendarmes ayant signé le plus grand nombre d'infractions. Super-gendarme et Père-fouettard des automobilistes?
Pichon Yves, Gendarme, les débuts d'une légende urbaine
Plusieurs légendes urbaines se sont tissées autour du mythe Pichon : un pseudonyme collectif utilisé par de nombreux gendarmes pour sanctionner sans s'impliquer. Une multitude de recrues portant le même nom. Un quota de contraventions collectif à respecter selon le principe d'une caisse de quota pour venir au secours des gendarmes peu habiles. Ou encore, ce serait le nom donné par les gendarmes, aux radars automatiques. L'expression "Se prendre un Pichon" s'est même développée autour du phénomène. Ces ridicules allégations courent parfois encore les pages du web et la pensée d'un automobiliste flashé qui reçoit enfin son petit relevé d'infraction. Le voile est cependant levé depuis longtemps.

Yves Pichon existe bel et bien, il travaille au Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes. Son boulot consiste simplement à recevoir les photos d'une voiture flashée alors qu'elle était en infraction, constater cette infraction et remplir les formulaires qui permettront d'officialiser celle-ci - et d'envoyer à l'heureux propriétaire du véhicule son petit papier. Pichon Yves n'est pas ubiquiste, son grade a changé au fur et à mesure de ses avancements. Il n'est pas non plus présent physiquement aux quatre coins de France pour constater les infractions, mais, comme le nom du Cacir l'indique, se contente de recevoir par traitement automatique les informations fournies par les radars automatiques qui eux, sont éparpillés sur le Territoire.
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L'anthrax et ses effets... bénins

Après la vague de bioterrorisme qui secoua les États-Unis, faisant suite de peu aux attentats du 11 septembre 2001, l'anthrax s'est fait connaitre de toute la population française, inspirant peur et suspicion.

Pourtant... dans la plupart des cas, l'anthrax est tout à fait bénin, provoquant quelques irritations de la peau (abcès, furoncles...), dues à l'infection par le staphylocoque doré. La maladie du charbon, par contre, est beaucoup plus dangereuse : il s'agit d'une infection aigüe due à la bactérie Bacillus anthracis (de l'anthracite, charbon), dont les spores constituent les formes les plus résistantes. La bacillus anthracis est notamment connue dans le monde anglophone pour provoquer, selon l'appellation anglaise... The anthrax!

C'est bel et bien cette bacillus anthracis qui provoqua panique et paranoïa en Amérique du Nord, après les attentats : plusieurs enveloppes piégées furent envoyées à des médias de grande envergure (comme le New York Post, CBS, etc...) et à deux sénateurs (Tom Daschle et Patrick Leahy). De ces opérations bioterroristes résultèrent 5 morts, dont deux employés de poste et deux habitants n'ayant absolument rien à voir avec les cibles primaires.

Des journalistes français empressés ont alors traduit le terme "anthrax" anglophone par l'infection de l'anthrax francophone, au lieu de "Maladie du Charbon". La petite et bénigne anthrax staphylococcique a dès lors bénéficié indûment de la popularité de l'infection à la bacille anthracis, jusqu'à rentrer dans le vocabulaire français courant. Beaucoup de personnes, encore aujourd'hui, s'imaginent l'anthrax comme une poudre blanche aux effets dévastateurs!

Pour en savoir plus :
Maladie du charbon et Anthrax staphylococcique sur Wikipédia
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Raides Boules

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la boisson Red Bull contiendrait des extraits de testicules de taureau, la taurine, l'un des principaux ingrédients actifs de cette boisson, a été découvert dans la bile de boeuf (1827). C'est un neurotransmetteur produit par de nombreux animaux mais également par l'homme, à l'état naturel. On en trouve également dans les boissons énergisantes ou en tant qu'ajout alimentaire dans le lait synthétique (le lait naturel en contient déjà). La taurine aurait un effet sur le système gaba, et conséquemment, serait à déconseiller en association avec de l'alcool ou des médicaments dont elle accélèrerait l'effet.

Outre la taurine, la Red Bull contient près de 320mg/l de caféine, soit presque autant que le café moulu (380 à 680 mg/l), ce qui en fait une boisson plus caféinée que le Coca-Cola!

C'est lors de ces voyages que l'entrepreneur Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng, une boisson tonique Thaïlandaise produite par la société thaïlandaise TC Pharmaceuticals. Il se rend rapidement compte des effets toniques de la boisson, qui l'aide à supporter les décalages horaires. De nombreux chauffeurs de taxi et camionneurs thaïlandais l'utilisaient d'ailleurs pour rester éveillés. Il négocie alors un accord avec la société thaïlandaise pour commercialiser une nouvelle boisson un peu moins forte que l'originale. Le succès est tel qu'en Suisse, par exemple, près de 91 millions de canettes ont été vendues en 2007 (pour 7 millions d'habitants!)

Red bull a d'abord été interdite en France après un rapport dévastateur de l'AFSSA (l'agence française de sécurité sanitaire), concluant sur le caractère dopant et dangereux de cette boisson. Le rapport faisait notamment mention de rats tellement excités par la taurine qu'ils se mâchonnaient les membres. Des protections individuelles devaient ainsi être mises en place pour éviter l'auto-mutilation!

Malgré ces rapports et de nombreux avis de prudence de la part de spécialistes, la nocivité du produit n'a jamais pu être clairement démontrée. La marque Red Bull a donc enregistré une plainte contre l'état Français au tribunal de Paris (pour interdiction de vente), qui aurait pu coûter plus de 300 millions d'euros. "Fort heureusement", le gouvernement français, par le biais de Christine Lagarde (alors ministre de l'économie et des finances - rien à voir avec la santé), a conclu que la boisson ne présentait que peu de danger, ignorant outrageusement les recommandations de l'AFSSA et les rapports incitant à la prudence, et permit le 15 Juillet 2008, dans l'hexagone, la vente de la Red Bull. La compagnie du même nom a tôt fait après cela de retirer sa plainte et de lancer une campagne publicitaire d'envergure.

Notons tout de même qu'en France, la mention "déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes" est encore présente. Il est également conseillé de n'en boire que 2 canettes maximum par jour. Il faut de surcroît noter que l'AFSSA maintient que "Sur le plan nutritionnel, la formulation du produit ne correspond pas aux besoins des sujets engagés dans une activité intense"...

Pour en savoir plus :
Red Bull (Wikipédia)
Le rapport de l'AFSSA datant de 2006.
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Animal, végétal... combien de règnes existe-t-il?

Si l'on est habitué à entendre parler du règne animal ou du règne végétal, l'existence d'un troisième règne, fongique (celui des champignons), est déjà un peu moins connu. Et ce n'est cependant pas le seul règne supplémentaire.

La nomenclature actuelle basée sur les travaux de Woese et son équipe (1977, 1990)[1], et ceux de Cavalier-Smith (1998, 2004)[2] intègre l'existence de 6 règnes différents : Animaux, Végétaux, Champignons, mais également Protistes, Bactéries et Archées (archea), ces trois derniers étant constitués d'organismes unicellulaires principalement.

A quoi correspondent ces règnes?

Archées et bactéries sont des procaryotes : leur matériel génétique est libre, non enfermé dans un noyau, leur mode de reproduction est asexuée, scissiparitaire. La scissiparité consiste en une duplication de l'ADN, après laquelle la cellule mère donne naissance par scission, à deux cellules filles identiques. Archées et bactéries sont différenciées sur une base phylogénétique et moléculaire, les archées étant beaucoup plus proches, phylogénétiquement, des eucaryotes, que des bactéries. Deinoccocus Radiodurans, surnommée Conan la bactérie grâce à ses résistances exceptionnelles, ou Pyrolobus Fumarii, qui résiste à une température de 113°C, sont des exemples d'organismes bactériens et archées.

Les Procaryotes se distinguent des eucaryotes (noyau et mode de reproduction par mitose) qui comprennent les 4 autres règnes : végétal, animal, protiste et fongique. Le règne fongique est apparu dans la littérature à partir de 1969, il est donc récent, bien que proposé dès 1949 (Jahn J-T. et Jahn F.) Pourtant, les champignons se distinguent nettement des végétaux sur plusieurs points : absence de photosynthèse, nutrition à base d'élément organique (comme les animaux), absence de feuilles... C'est par exemple le cas du plus grand champignon du monde, Armillia Ostoyae.

Les protistes constituent un règne à part constitué de petits organismes, majoritairement unicellulaires. Dans la classification phylogénétique actuelle, les protistes n'existent plus en tant que règne, à cause de leur grande diversité. Cavalier-Smith a proposé de les déclasser en deux règnes distincts, Protozoaires (premiers organismes à phagocyter leur nourriture) et Chromista (eucaryotes microscopique majoritairement photosynthétiques). Néanmoins, les protistes restent une référence de la classification classique.

Classification en empire/domaine et en règne

Du fait des différences énormes de constitution entre les bactéries, les archées, et les eucaryotes, plusieurs auteurs ont proposé de surclasser les règnes en deux empires (Procaryotes/bactéries et Eucaryotes, Cavalier-Smith, 2004) ou en trois domaines (Bactéries, Archées, Eucaryotes, Woese, 1990), tandis que d'autres auteurs (ou les mêmes) suggéraient la scission de règnes existant en plusieurs règnes différenciés (les protistes déclassés en Chromista et Protozoaires, ou les archées déclassées en Crenarchaeota et Euryarchaeota) ou l'avènement d'autres règnes indépendants, comme celui des Archetista (virus). Les virus ne sont pas encore considérés comme vivants. Toutefois, des virus volumineux (plus gros que certaines bactéries!) qui ont perduré à travers le temps, relancent le débat. Mimivirus et Mamavirus possèdent ainsi des gènes communs à certaines bactéries, certaines archées et même des eucaryotes. Ces deux virus sont si gros qu'ils peuvent même être infectés par d'autres virus. Considérant qu'il s'agit de virus très anciens, on peut imaginer les placer dans une classification phylogénétique qui les ferait entrer, de facto, dans le sur-domaine du vivant.

Pour en savoir plus :
[1] Woese R. C., Kandler O., Wheelis M. L. (1990) "Towards a Natural System of Organisms: Proposal for the domains Archaea, Bacteria, and Eucarya". Proceedings of the National Academy of Sciences. (Pdf)
[2] Cavalier-Smith, T. (2004). "Only six kingdoms of life". Proc. R. Soc. Lond. B 271: 1251-1262. (pdf)
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