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Le plus gros animal de la planète

L'animal le plus gros (le plus lourd) de la planète est la baleine bleue, qui atteint en moyenne, pour 24 mètres de long, un poids de 110 tonnes. Le plus lourd spécimen mesuré pesait 190 tonnes, pour 30 mètres de long. Deux autres baleines bleues, de 33,3 m et 33,6 m, ont également pu être observées. Leur poids aurait pu atteindre 200 à 220 tonnes, l'équivalent de 40 éléphants!
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L'animal le plus grand du monde.

Alors que l'on considère le rorqual bleu ou baleine bleue, comme le plus gros et grand animal de la planète, parfois même, ayant jamais existé, plusieurs prétendants au titre du plus grand animal du monde, en terme de longueur, font encore l'objet d'estimations supérieures, voire d'observations effectives. Officiellement, le record est attribuée à la méduse à crinière de lion, mais...
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Les prouesses vocales de l'Oiseau Lyre

Logeant dans les sous bois denses et humides des côtes Est de l'Australie, les Ménures sont de magnifiques oiseaux arborant 16 somptueuses plumes sur leur queue, qui leur ont valu le surnom d'oiseaux-lyre. Ce n'est pourtant pas ce qui fait d'eux des êtres tout à fait uniques en leur genre : les oiseaux-lyre sont capables d'imiter quasi à la perfection les chants d'autres oiseaux, les cris d'autres espèces, et même les sons artificiels tels que celui d'un appareil photo, d'une alarme ou encore d'une tronçonneuse (voir vidéo)... Il faut l'entendre pour le croire!

La vidéo ci-dessous est l'un des fameux reportages, courts et étonnants, du célèbre naturaliste de la BBC, David Attenborough. N'oubliez pas de régler votre son, vous aurez du mal à en croire vos oreilles...


Les Ménures regroupent deux espèces d'oiseaux (les oiseaux-lyre Superbes et d'Albert), qui s'étendent sur un territoire relativement petit, dans l'Est de l'Australie (États de Victoria, Nouvelle-Galles du sud, Queensland). Ils représentent d'ailleurs un symbole commun de l'Australie, comme le sont les kangourous. Ces oiseaux peuvent atteindre 1 mètre de long et arborent 55 cm de plumes caudales aux couleurs argentées et brunes, dont deux externes, larges, qui leur ont valu le sobriquet d'Oiseaux Lyre.

Leur organe phonatoire, le syrinx, ainsi que leur impressionnante capacité d'analyse des sons, se sont développés au cours de l'évolution de telle sorte qu'ils sont capables de reproduire, virtuellement n'importe quel son de leur environnement[1]. Des chants d'oiseaux mélodieux aux ricanements riants de Martins pêcheurs, jusqu'aux conversations de plusieurs d'entre eux.... Simultanément! L'organe phonatoire et son contrôle sont si complexes qu'ils permettent à l'oiseau lyre d'émettre plusieurs sortes de sons et de tonalité en même temps! L'un d'eux a ainsi fredonné deux tubes des années 1930, que des analystes acoustiques ont par la suite séparé afin de les reconnaitre.

Plus fort encore, l'oiseau-lyre est capable de reproduire les sons d'autres espèces animales, n'ayant que peu de rapports avec les oiseaux : les jappements d'un chien, le grognement d'un wombat, les cris d'un bébé humain et même la voix d'un adulte[2].

Et comme si cela ne suffisait pas, il est également capable d'imiter des bruits artificiels tout à fait insolites : bruit d'un broyeur de cailloux, d'une alarme anti-incendie, d'un déclic d'appareil photo ou encore d'une tronçonneuse au démarrage... Ses imitations sont tout bonnement stupéfiantes de fidélité. Non, non, il n'y a aucun trucage!

Pour en savoir plus :
[1] Desbrosses. S. (2010). L'oiseau-lyre : les imitations sonores incroyable des Ménures (Menuridae). (Synthèse en ligne) NatureXtreme.
[2] Lyrebirds. (2008) Australia NSW Government. Environment, Climate Change & Water
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Le poison le plus puissant au monde

Le botox ou toxine botulique est l'un des plus puissants poisons (sinon LE plus puissant), près de 3 millions de fois plus violent que le cyanure!

Sa DL50 (dose pour laquelle la moitié des sujets à qui l'on injecte cette dose, meurent) est évaluée à seulement un nanogramme de toxine active par kilogramme (chez les souris). Bien que cette DL50 ne soit qu'estimée chez l'homme, une comparaison directe (à prendre avec précaution) indique que 70 nanogrammes suffiraient donc à tuer un homme. Pour vous donner une idée de la puissance du Botox :

Phyllobates terribilis, petit mais costaud (img : D. Edmonds)
  • 1 seul milligramme de toxine pure pourrait tuer plus de 14000 personnes
  • Un comprimé de 1 gramme (comme un cachet d'aspirine) pourrait éradiquer 14 millions de personnes. 5 de ces cachets suffiraient donc à provoquer la mort de l'ensemble de la population française.
  • Une tasse de thé (490 à 500 grammes), tuerait... l'humanité (arrondie à 7 milliards). Ces données en font le poison le plus violent que l'on puisse trouver.


Quelques comparaisons

La toxine botulique est près de...
  • ... 1000 à 2000 fois plus puissante que la batrachotoxine (BTX : DL50 de 1 à 2 µg/kg), l'un des poisons animaux les plus violents, que l'on trouve sur la peau des dendrobates (photo ci-dessus), les plumes de certains oiseaux (Ifrita de Kowald, Pitohui) et sur leur petit déjeuner (principalement des insectes qui contiennent des dérivés de ce poison)
  • ... 140 000 fois plus puissante que le curare (DL50 de 0,14mg/kg) utilisé notamment comme anesthésiant.
  • ... 1 million de fois plus puissante que l'arsenic ou la strychnine (DL50 de 1 mg/kg), deux poisons souvent utilisés dans... les films et romans policiers.
  • ... 500 000 à 3 000 000 de fois plus puissante que le cyanure (DL50 de 0,5 à 3 mg/kg)
  • ... 192 millions de fois plus puissante que la caféine (DL50 de 192 mg/kg)

Voilà la bête (img : CEA / D. Gillet)
La toxine botulique est un puissant neurotoxique, libérée par la bactérie Clostridium Botulinum, dont il existe 7 classes : 5 sont plus ou moins dangereuses pour l'homme, et parmi elle, la toxine botulique D présente une DL50 record de 0,4 ng/kg. Elle bloque la libération d'acétylcholine au niveau des nerfs moteurs (et du système parasympathique), empêchant la contraction et provoquant une paralysie flasque. La paralysie des muscles respiratoires qui en résulte provoque la mort par asphyxie.

Dans le domaine de l'esthétique, elle est utilisée à très, très faible dose, en co-action avec l'acide hyaluronique (qui comble les rides, hop). Le botox utilisé à visée esthétique peut présenter plusieurs effets secondaires : abaissement des sourcils et de la paupière par manque de tonus, disparition de certaines expressions du visage en contrepartie de la disparition des rides, paralysie gênante de muscles du visage si l'injection est mal réalisée. La plupart du temps, les effets sont réversibles, et les doses utilisées ne sont pas dangereuses. La toxine botulique aurait également été utilisée en tant qu'arme chimique, sur l'un des adjoints de Heinrich Himmler.

Légendes et faits établis

Il est parfois dit que certains éléments, certaines, plantes, certains animaux, sont les plus dangereux, les plus mortels, etc... Par exemple, la ricine, issue du ricin commun, ou le plutonium, sont régulièrement cités comme les produits les plus dangereux de la planète. En fait le plutonium a une DL50 minimum (sous forme nitrée), de 5,7 microgrammes par Kilo. La ricine, quant à elle, n'a une DL50 évaluée qu'à une vingtaine de microgrammes/kilo. Le plutonium peut par contre engendrer des conséquences néfastes à plus long terme, mais dont la prédiction est impossible.


Hydrophis Belcheri, l'animal au venin le plus puissant
L'élément le plus dangereux pourrait davantage être le polonium, dont la DL50 est à 10 nanogrammes/kilo.

Le venin le plus mortel est celui du serpent marin Chitulhia Belcheri (Hydrophis-belcheri), avec une DL 50 évaluée à 0,25 microgrammes/kilo, ce qui en fait, devant la batrachotoxine, la substance animale la plus dangereuse.

Liste (non-exhaustive) des substances les plus toxiques
1. Toxine botulique. de 0,4 à 1,2 ng/kg. Clostridium botulinum.
2. Tetanospasmine. Environ 1 ng/kg. Clostridium Tetani.
3. Shiga Toxine (Stx1). de 1 à 20 ng/kg. Shigella (genre - 4 espèces). (Fujii et al, 2001)

Certaines substances pourraient compléter ce tableau, comme les toxines produites par Clostridium Difficile (qui porte bien son nom) ou certaines toxines d'algues et de coraux. Les DL50 sont très variables en fonction de facteurs tels que le mode d'administration. En pratique, dans la communauté scientifique, la toxicité des substances est perpétuellement sujette à controverse, surtout chez l'homme puisqu'évidemment, les essais sont interdits et les données souvent absentes. On extrapole généralement à partir des DL50 animales. Certaines toxines (par exemple, la convallatoxine du muguet) n'ont d'effet qu'avec le mode d'administration approprié. Les données fournies dans cet article représentent néanmoins un consensus établi sur la base d'informations issues des articles originaux, publiés dans des revues spécialisées de toxicologie, chimie, pharmacologie ou médecine.
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Il ne vit pas longtemps, mais au moins, il s'amuse!

L'éphémère est un insecte (éphéméroptère) qui ne vit que d'amour et... même pas d'eau fraîche : sa transformation à l'âge adulte lui ôte la capacité à ingérer de la nourriture, puisqu'il se retrouve tout simplement sans orifice buccal, et ne peut plus manger. 

Il n'a alors d'autre choix que de s'élancer vers les lumières dans une nuit d'orgie pour se reproduire avant que le destin ne le rattrape et qu'il ne meurt de faim. Tous les éphémères du coin se retrouvent donc au même endroit, comptabilisant des millions de corps engagés dans l'activité reproductrice, au point que l'essaim formé soit si énorme...

L'orgie visible depuis l'espace?

L'éphémère, taillé pour la reproduction
Les éphémères (ephemeroptera) ne font que quelques dizaines de millimètres, et sont parmi les plus grands champions du plaisir en groupe, au point que leurs escapades annuelles de reproduction sont visibles par les radars d'observation climatologique. Ce qui pourrait être un problème au long terme puisque les éphémères passent leur vie adulte entière, littéralement, à l'activité reproductrice : du début de l'âge adulte jusqu'à leur mort, ils ne feront que chercher des compagnons pour perpétuer l'espèce et donner naissance à la prochaine génération. Et comme ils font l'amour en groupe de plusieurs millions, leurs rencontres provoquent régulièrement des anomalies radar et des perturbations locales de trafic, en même temps qu'elles gênent sérieusement les riverains dans leurs activités quotidiennes. L'orgie continue bel et bien durant toute leur vie, bien qu'en l’occurrence, celle-ci ne soit finalement que très modérément courte...

L'orgie captée par les radar météo (img : NWSWF)
L'amour jusqu'à en mourir

Ce à quoi ressembleraient les rues sans courte vie
Affreusement courte, en fait, car les éphémères sont apparemment conçus à l’âge adulte, uniquement pour la reproduction, au point qu'ils n'ont tout simplement pas de bouche pour manger! La transformation en âge adulte leur ôte en effet l'indispensable cavité buccale qui leur permettrait d'ingérer de la nourriture, et les restes de leurs organes digestifs sont remplis d'air et de rien d'autre. Dès leur passage à l'âge adulte, les éphémères, comme leur nom l'indique, n'ont plus que quelque jours à vivre avant de mourir de faim.

On comprend alors qu'ils se regroupent pour faire de la dernière soirée un moment des plus fous, après lequel les femelles lâchent leurs oeufs dans les rivières et terminent leur vie de diète passablement affamées. Tout ce beau monde tombant faute de recharge nutritive dans les rues nécessite régulièrement des dispositions particulières pour ramasser les millions de corps tapissant les routes et les trottoirs (certaines municipalités y allant carrément au chasse-neige), après une nuit qui fut probablement (on l'espère) l'une des plus inoubliables.
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Les 5 endroits les plus étranges et magnifiques sur Terre

Tandis que le Salar de Uyuna constitue la plus grande réserve de sel du monde, la caverne aux cristaux géants de Naica contient les plus grands cristaux de la planète, allant jusqu'à 11 mètres de long! Deux endroits magiques parmi 5 dans lesquels vous n'avez plus vraiment l'impression d'être sur Terre!


Le Grand Trou bleu de Belize - The Great Blue Hole, Belize

Non, il ne s'agit pas d'un orifice de Schtroumpf ni de la dernière folie de Salvador Dali, mais d'une merveille de la géologie marine : quasi circulaire, avec 300 mètres de diamètre et 120 mètres de profondeur, le Grand Trou bleu de Bélize est, selon le célèbre et regretté  J.J. Cousteau, l'un des 10 plus magnifiques emplacements pour faire de la plongée, en témoigne les photos ci-dessous.

Les trous bleus (ou trous marins) surnommés ainsi à cause du contraste coloré qu'ils provoquent, d'un bleu profond aux abords du bleu turquoise des roches et récifs alentours, se sont formés après la dernière période glaciaire : pendant celle-ci, alors que le niveau des mers était relativement bas, les pluies acides ont creusés dans ces endroits calcaires, de gigantesques grottes. Certaines en ont vu leur plafond s'effondrer. Lorsque la période glaciaire s'est terminée, l'eau a inondé toutes les galeries calcaires souterraines, donnant naissance à ces cavités sous-marines merveilleusement insolites.

Beaucoup de ces trous marins sont de très célèbres lieu de plongée, le plus profond étant le Trou bleu de Dean, profond de 202 mètres, l'un des plus dangereux étant le Trou bleu de la Mer Rouge : selon les autorités, près de 40 personnes se seraient laissées surprendre par la profondeur de celui-ci, en cherchant un emplacement célèbre connu sous le nom d'Arche, peu visible. Les plongeurs continuaient leur descentes sans voir l'arche, et finissaient par périr par les effets de la profondeur. L'un d'eux, l'israélo-russe Yuri Lipski, a même, sans le vouloir, filmé sa mort dans les profondeurs bleues, à 91 mètres de la surface. Les trous bleus se montrent de bien dangereuses et fascinantes merveilles.


L'Oeil du Sahara - The Eye of the Sahara, Mauritania

Big brother is watching you ! Officiellement connue sous le nom de structure de Richat, cette insolite curiosité de la nature s'est faite largement connaitre par les premières missions spatiales, du fait de l'image inquiétante que son apparence suscite lorsqu'on la voit depuis les hauteurs. En plein milieu du désert du Sahara (à propos et soit dit en passant, "désert du Sahara" est un pléonasme, puisque Sahara signifie "désert"), cette étonnante structure de 40 kilomètres de diamètre ressemble à un oeil scrutant le ciel.

L'Oeil du Sahara était néanmoins connu auparavant, sa première description cartographique remontant à 1963. Il constituait jusque récemment une énigme géologique : premièrement imaginé comme résultant d'une collision météoritique, on sait désormais que le dôme de Richat est né d'un phénomène volcanique particulier, provoquant l'effondrement par couches successives (ce qui lui confère ses caractéristiques) du centre du volcan.



La Grotte aux Cristaux Géants, mine de Naica - Cave of the Giant Crystals, Naica, Mexico

Vous souvenez-vous de la célèbre planète Krypton des vieux films de Superman? C'est à elle que ressemble la Cave aux Cristaux géants, dans la mine de Naica : des cristaux de gypse grands de plusieurs mètres, si larges que l'on peut marcher dessus sans problèmes. Le plus gros cristal atteint 11,4 mètres de long pour 1,2 mètres de diamètre, et pèse près de 55 tonnes! Ce sont tout simplement les plus gros cristaux découverts jusqu'à présent.

Il règne dans cette cave reposant à 300 mètres sous la surface, une humidité et une chaleur incroyable (58° C), témoignant de l'activité passée : située sur une faille, la cave était jadis inondée par les rivières thermales et fournie en éléments chimiques par le magma souterrain. Chaleur et eau ont permis la formation, depuis 500 000 à 600 000 ans, de ces cristaux. Leur croissance s'est interrompue lorsque la cave a été vidée pour le besoin de la mine, mais la grotte redeviendra immergée dans quelques dizaines d'années.



Le lac de sel - Salar de Uyuni, Bolivia

Avec une superficie de 12 500 km², ce reliquat d'un ancien lac géant des Andes, constitue actuellement la plus grande réserve de sel de la planète, avec près d'un tiers de la masse de sels de lithium exploitable sur Terre, soit 10 à 60 milliards de tonnes de sel. 25 000 tonnes en sont extraites chaque année.

C'est également un paysage désertique particulier, surtout depuis l'île de cactus d'Incahuasi, à partir de laquelle on ne voit qu'un désert de sel à perte de vue sur 360°. La couche de sel atteint ainsi, de 2 à parfois 120 mètres de profondeur!



Le monde des Géants de Glace - Eisriesenwelt, Austria

Découverte en 1879, cette grotte a toujours suscité la peur des villageois alentours, qui la considéraient comme une porte des enfers. Située dans les flancs de montagnes des Alpes de Werfen (40 km au sud de Salzburg), le Monde des Géants de Glace ("Eisriesenwelt") comprend une série de grottes dont la formation remonte à la dernière période glaciaire (de 110 000 à 10 000 ans), s'étalant sur 42 km de long! C'est la plus grande grotte de glace répertoriée sur Terre, et l'une des plus magnifiques, assurément.

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Les araignées sont elles des insectes?

Contrairement à ce que le langage habituel laisse entendre, les araignées, les scorpions, ou encore les acariens et les mille-pattes, ne sont pas des insectes!

On a coutume de classifier assez simplement le règne animal avec d'un côté les mammifères, de l'autre les poissons, les reptiles, les oiseaux et les insectes (et l'on est bien embêté lorsqu'on nous parle de méduse ou de crevette...). Dans cette optique, la catégorie Insectes s’accommode des petits animaux au sang bizarre, avec plein de pattes, qui se mangent entre eux ou sont mangés par les reptiles et les oiseaux. Quoique partagée, cette vision des choses est non seulement très incomplète, mais largement fausse.

Le phylum arthropodes inclue insectes et arachnides
Les araignées ne sont en effet pas des insectes, mais des arthropodes chélicerates. Le type Insecte est lui même beaucoup plus restreint que ce que l'on en conçoit habituellement : il regroupe seulement les arthropodes à 6 pattes (fourmis, abeilles, mouches...). D'accord, cela fait déjà du monde, mais beaucoup moins que si l'on y ajoute toutes les petites bestioles à exosquelette qui peuplent nos forêts et nos maisons.

Les araignées font partie de la classe Arachnides, de même niveau taxonomique que la classe Insecte. La classe Insecte fait partie du sous-embranchement Hexapodes (3 paires de pattes), tandis que les arachnides (comprenant les araignées mais aussi les scorpions et les acariens) font partie du sous-embranchement Chelicerates. Ces sous-embranchements, et donc les araignées et les insectes, sont tout deux des arthropodes (embranchement/phylum Arthropoda).

La classe Insecte est donc loin d'être aussi étendue qu'on ne le croit bien souvent! Voici un petit résumé phylogénétique de l'embranchement des arthropodes, pour une petite mise à jour, si besoin est, de vos connaissances en la matière!

Embranchement Arthropoda

Sous-embranchement Chelicerata -- Chélicérates (8 pattes)
  • classe Arachnida -- Arachnides (scorpion, araignée, acariens...)
  • classe Merostomata -- (Gigantostracés fossiles, limule)
  • classe Pycnogonida
Sous-embranchement Crustacea Brünnich, 1772 -- crustacés (10 pattes)
  • classe Branchiopoda Latreille, 1817 -- branchiopodes (Daphnie...)
  • classe Cephalocarida Sanders, 1955
  • classe Malacostraca Latreille, 1802 -- (Homard, vrai crabe, squille, crevette, cloporte...)
  • classe Maxillopoda Dahl, 1956 -- (Copépode, Balane, Pousse-pied...)
  • classe Ostracoda Latreille, 1802 -- ostracodes
  • classe Remipedia Yager, 1981
Sous-embranchement Hexapoda -- hexapodes (6 pattes)
  • classe Entognatha -- (collembole, diploure, protoure)
  • classe Insecta -- insectes (fourmi, abeille, mouche...)
Sous-embranchement Myriapoda -- myriapodes (nombreuses pattes)
  • classe Chilopoda -- (mille-pattes, scolopendre)
  • classe Diplopoda -- (mille-pattes, iule)
  • classe Pauropoda -- (mille-pattes nains)
  • classe Symphyla
Sous-embranchement Trilobitomorpha (20 pattes)
  • classe Trilobita -- trilobites (en théorie, disparus)

Pour en savoir plus : 
Wikipédia : Arthropodes
A propos des araignées : faits réels et insolites. NatureXtreme
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Cataglyphis Supersonicus Bombycinus, la fourmi la plus rapide de la planète

Cataglyphis Bombycinus est une petite fourmi de quelques millimètres vivant dans le désert. Capable de supporter les chaleurs extrêmes du sol saharien, elle vole littéralement sur le sable à 1 mètre par seconde. Si elle avait taille humaine, elle franchirait tout simplement le mur du son!

C. Bombycina, Saharan Silver Ant. Img : DPA
Cataglyphis Bombycinus (parfois, Bombycina*, fourmi des sables, fourmi du désert), comme au moins 4 autres espèces de Cataglyphis vivant dans le Sahara (C. Fortis, C. Savigny, C. Bicolor, C. Mautritanicus) a développé d'étonnantes capacités pour composer avec la chaleur et l'aridité du désert. Tout d'abord, elle vit dans des terriers creusés à même le sable grâce à des mandibules spécialement évoluées pour cette fonction. Si le sol saharien atteint fréquemment les 50 à 70°, le terrier entretient une atmosphère humide et ombragée se maintenant entre 25 et 30°. 

(Cataglyphis Bombicynus est le nom scientifique valide. Bombycina est cependant le nom le plus partagé[1])

Pour éviter les confrontations avec ses prédateurs principaux (lézards, notamment), Cataglyphis Bombycinus ne sort que quelques minutes du terrier chaque jour, pour chercher la nourriture de la colonie, au moment où le prédateur est le moins actif, c'est-à-dire, principalement aux moments les plus chauds de la journée. Pour résister à la chaleur, le corps de la fourmi s'est spécialisé au fil du temps : elle présente ainsi des poils brillants couleur argent qui lui valent le surnom de fourmi d'argent. Ces poils permettent de refléter efficacement lumière et chaleur du soleil. Cataglyphis Bombycinus sait aussi préparer à l'avance son corps à une sortie en milieu à température élevée, en synthétisant des protéines spéciales protectrices (heat schock proteins). Si ces protéines se retrouvent chez la majorité des animaux, elles sont généralement actives en réponse à l'augmentation brutale de la chaleur. Or, La fourmi du désert est capable d'anticiper la production de ces protéines quelques dizaines de minutes avant même d'affronter la température élevée de la surface du désert. La résistance à la chaleur qui en résulte fait de Cataglyphis Bombycinus l'un des animaux terrestres les plus thermo-résistants.

Les poils couleur argent de Cataglyphis Bombycinus, reflétant la chaleur et la lumière du Soleil (Img : Hector B)
Pour éviter également de se brûler sur le sol sablonneux, Cataglyphis possède des pattes plus longues que les fourmis communes, réhaussant alors son corps par rapport au sol. La technique de course est elle même étudiée pour préserver la fourmi de l'extrême température du sol, puisque Cataglyphis Bombycinus a appris à courir sur 4 pattes seulement (au lieu de 6) ... 

Et elle le fait avec une étonnante efficacité! Une fois sortie de son terrier, la fourmi arbore un comportement curieux : elle court sur une faible distance, s'arrête, se tourne vers le soleil et repart pour une courte distance, se retourne... et ainsi de suite. Cataglyphys examine lors de ces arrêts, le soleil, l'un des rares éléments du désert qui puisse servir de repère. Plus précisément, il semble qu'elle soit à même d'analyser l'angle de sa course par rapport à l'astre, là encore dans une performance rare : dès qu'elle a trouvé de la nourriture, elle est alors capable de retourner directement, en ligne droite, à son nid, sans se tromper de route. Pour l'aider dans son estimation des distances, cette fourmi du désert est aussi capable de compter ses pas (du moins, estimer une distance parcourue à partir du nombre de pas effectués) : une fourmi saharienne à laquelle on aurait raccourci les pattes artificiellement se comporte comme si elle n'était plus capable de s'orienter correctement, et ne retrouve que laborieusement, si ce n'est pas du tout, son nid.

Mais toutes ces capacités formidables paraîtraient presque anodines en comparaison à l'extraordinaire rapidité de cet insecte : bien qu'ayant une taille très modeste de l'ordre de 5 millimètres, Cataglyphis Bombycinus survole littéralement le sol désertique à une vitesse ahurissante d'un mètre par seconde. Si elle avait taille humaine (1m75), elle se déplacerait alors à 350 mètres par seconde*! Sachant que la vitesse du son s'établit aux alentour de 343 m/s, elle serait donc capable de franchir le mur du son, et de courir à une vitesse supérieur à Mach1, créant un bang supersonique à chacune de ses prodigieuses accélérations!

* Pour comparaison, le guépard, l'animal terrestre le plus rapide de la planète, atteint au mieux de sa forme quelques 32 m/s seulement, c'est-à-dire, 10 fois moins vite que Cataglyphis Bombycinus (par rapport à sa taille)

Ci-dessous, un documentaire de quelques minutes réalisé par l'équipe du célèbre naturaliste David Attenborough. Ce documentaire explique (en anglais) les méthodes d'orientation des Cataglyphis, en même temps qu'il montre ces petites fourmis du désert à l'oeuvre dans leur quête de nourriture et leur retour au nid. Les pattes se déplacent si vite qu'on a l'impression d'un corps sans pattes, se déplaçant tel un fantôme au dessus du sol!


Pour en savoir plus :
[1] Roger. 1859. Beiträge zur Kenntniss der Ameisenfauna der Mittelmeerländer. Erstes Stück. Berliner Entomologische Zeitschrift, 3: 225-259.
Desbrosses S. (2011). La fourmi argentée du désert, Cataglyphys Bombycinus. NatureXtreme ; online
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Candiru : un poisson dans le caleçon

Le candiru est un petit poisson parasite extrêmement redouté, et pour cause : il peut s'introduire dans le pénis d'un homme pendant que celui-ci urine, pour se gaver de sang après l'avoir mordu!

C'est du moins, la mésaventure effroyable d'un jeune amazonien dont l'histoire a fait le tour du globe : ce jeune homme de 23 ans était en train d'uriner dans la rivière lorqu'un candiru de plus de 13 centimètres s'est introduit dans son urètre. Paniqué, il tenta en vain d'extraire le poisson, en se tordant de douleur. L'histoire est relatée par le chirurgien urologue, photos à l'appui, qui parvint à enlever l'intrus, quelques jours plus tard. Le folklore local regorge de légendes effroyables (probablement exagérées) sur le sort d'hommes dont les candirus ont pénétrés les orifices (vagin, anus, bouche....). Terrifiantes anecdotes qui prennent tout leur sens lorsque l'on connait les habitudes alimentaires du candiru, surnommé Poisson-Vampire du Brésil.

Des candirus accrochés aux branchies d'un hôte
On recense une douzaine d'espèce de candirus, dont les plus grands atteignent 40 cm. Ces poissons sont des parasites et des nécrophages. Pour parasiter un hôte, généralement un plus gros poisson, les candirus Vandellia cirrhosis surveillent les flux et les courants jusqu'à repérer une perturbation caractéristique des branchies : rejetant l'eau, les branchies des gros poissons sont assaillies par le candiru qui s'introduit dans ces orifices, mord et sectionne une artère, et se gave rapidement, en quelques minutes, du sang de sa victime. Candiru possède d'ailleurs des épines autours des opercules de sa tête, qui lui permettent de s'accrocher à son hôte. Une fois l'attaque perpétrée, le candiru retourne dans les profondeurs de l'Amazone, quasi invisible sur le fond marin, car il est presque translucide.

Mais ce n'est pas sa seule façon de se nourrir : chasseurs nocturnes, les candirus asu peuvent également dépecer un cadavre en quelques minutes, dans une frénésie sanguinaire rare : les poissons se jettent sur leur proie, taillent des trous dans la chair pour s'y introduire et manger littéralement la victime de l'intérieur, avec une violence qui n'a rien à envier à celle des célèbres piranhas. Les légendes locales veulent que des cadavres d'hommes, peut être vivants au moment des attaques, aient été retrouvé à moitié grignotés de l'intérieur, hébergeant près d'une centaine de ces carnassiers dans leur corps. Scientifiques et médecins légistes auraient ainsi déterminés que des proies vivantes pourraient tout à fait être l'objet de ces attaques. Si les candirus sont si redoutés qu'ils sont davantage craints que les piranhas, c'est peut-être avec de bonnes raisons! Toutefois, en ce qui concerne vos orifices, rassurez-vous : le biologiste marin Stephen Spotte, qui avait enquêté sur l'étrange cas de l'amazonien, rappelle que cette anecdote est aussi rare qu'insolite, puisqu'il s'agit du seul cas documenté jusqu'à présent.

Pour en savoir plus :
Desbrosses S., (2011). Le Poisson Parasite Candiru, Vampire du Brésil. NatureXtreme.
Samad, A. (1997). "Caso cliniquos Candiru dentro da uretra". Instituto de urologia. Manaus.
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La plus grande épidémie de l'histoire

Dans les dernières années, une psychose générale s'est installée lors de l'apparition d'un petit virus H1N1. OMS et autorités gouvernementales prenaient très au sérieux ce qui s'est révélé par la suite une épidémie de grippe, certes très contagieuse, mais relativement bénigne.

C'est pourtant avec de bonnes raisons que la méfiance s'est installée : les virus de sous-type H1N1 sont responsables de l'épidémie humaine la plus meurtrière de tous les temps. Ils ont en effet mis un terme à plus de 50 à 100 millions de vie[1] au courant du siècle dernier, sous le nom célèbre de "Grippe Espagnole".

Sur une période restreinte allant de 1918 à 1919, la grippe espagnole s'est répandue à une vitesse peu commune, du fait de son taux élevé de contagion, à telle point qu'on la qualifie davantage de pandémie que d'épidémie. Elle toucha en effet l'ensemble des continents, partant vraisemblablement de Chine, trouvant son chemin vers les Etats-unis pour s'abattre par la suite en Europe, durant un laps de temps d'à peine quelques mois. 50% de la population mondiale, soit près d'un milliard d'individus, en furent atteints.

La pandémie présentait, outre sa vitesse de contagion, des caractéristiques inhabituelles : elle touchait davantage les jeunes adultes, censé pourtant, être dans une forme optimale pour lutter contre les maladies, par rapport aux jeunes enfants ou aux aînés. Ceci s'explique probablement par le mode d'action du virus, qui affaiblit les défenses immunitaires (les malades mourraient en majorité de complications, par exemple bronchiques, qui en résultaient) : le système immunitaire des jeunes adultes réagissait beaucoup trop au virus, jusqu'à attaquer le corps même. D'autres raisons d'ordre social ou circonstanciel ont été avancées : la tranche d'âge des jeunes adultes est celle qui se déplace le plus et entretient de nombreux contacts, ou se retrouve dans des endroits ou on côtoie de nombreuses personnes.

La Grippe espagnole, du sous-type H1N1, fit en quelques mois davantage de morts que la première guerre mondiale, qui venait de s'achever lorsque la pandémie se déclara.

Cette pandémie fait donc partie des plus fortes et meurtrières de l'histoire, comparables à la Peste Noire au XIVème siècle, ou au Sida dans la période actuelle, bien que dans ces cas, la population globale et les conditions de celle-ci, nuancent fortement les données à comparer. Ainsi, la Peste Noire tua en quelques années près de 30 à 50% de la population européenne (environ 25 millions). L'hygiène n'était cependant pas ce qu'elle était lors de l'épisode de la Grippe Espagnole. Le Sida, quant à lui, continue d'amener à la mort de nombreuses personnes (24 millions de morts imputables au SIDA et ses conséquences, actuellement), mais du fait de son mode de transmission, se révèle nettement moins contagieux.

Néanmoins, constatant grâce aux données sanitaires l'existence d'un cycle de grippe meurtrière établit aux alentours de 39 ans, l'OMS considère aujourd'hui comme probable, le retour d'une grippe virulente et contagieuse dans les 5 ans à venir (la dernière datant des années 68-69). Ce qu'on pourrait considérer comme de l'excès de prudence vis-à-vis des formes naissantes de grippe, s'appuie pourtant bel et bien sur l'existence de données solides prévoyant une pandémie notable et dangereuse dans les prochaines années...

Pour en savoir plus :
[1] Johnson N.P., Mueller J. « Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 “Spanish” influenza pandemic. », Bull Hist Med., printemps 2002, 76(1), p. 105-15.
Wikipédia : Grippe espagnole
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Les explosions les plus puissantes

Hiroshima et autres explosions nucléaires n'arrivent qu'en 7ème place au palmarès des explosions les plus puissantes...


7 - La bombe A d'Hiroshima n'était, comparativement aux bombes qui suivirent, qu'une petite explosion, même si ce fut la plus meurtrière des bombes dans l'histoire de l'humanité. A peine, pourrait-on dire, 15 kilotonnes (6,3*1013 Joules). La Tsar Bomba, une bombe soviétique testée en 1961, déployait une puissance de 57 mégatonnes, soit 3800 bombes d'Hiroshima, ce qui en fait la bombe la plus puissante jamais construite par l'homme. Volontairement limitée, elle aurait pu atteindre une puissance de 100 Mégatonnes.


6 - Des explosions de cet ordre de puissance sont pourtant apparues dans l'histoire de l'humanité, avant même l'invention de la bombe atomique. Ainsi, l'explosion mystérieuse qui s'est produite près de Tunguska, en Sibérie (1908), développait selon les estimations actuelles une puissance de 4 Mégatonnes. Bien que la raison d'une telle explosion soit toujours objet de débat, on sait qu'elle correspondrait à l'impact d'un astéroïde de 20 à 30 mètres de diamètre, pour 200 000 à 600 000 tonnes (de récentes donnés suggèrent 10 m de diamètre). 2000 km² de forêt sibérienne furent soufflés, des dégâts furent constatés à plus de 100 km, l'onde de choc fut ressentie en Europe, malgré l'éloignement... Le mystère réside principalement dans le fait qu'aucun cratère ne fut repéré, l'une des hypothèses plausibles serait l'explosion d'une petite comète fortement gazeuse ou d'un astéroïde, à plusieurs kilomètres du sol. L'explosion correspondait alors à près de 260 bombes d'Hiroshima.


5 - En 1815, le Mont Tambora d'Indonésie explose en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, ce qui en fait la plus puissante éruption volcanique enregistrée dans l'histoire de l'humanité. L'explosion rejeta plus de 140 milliards de tonnes de magma et engendra des anomalies climatiques sur l'ensemble du globe : l'année suivante 1816, connue comme "l'année sans été", vit apparaitre des rivières gelées en juillet en Pennsylvanie, des chutes de neige en juin, aux États-unis et en Europe. Aux 71 000 morts directement imputables à l'éruption  et ses conséquences locales, s'ajoutèrent plusieurs centaines de milliers de morts provoquées par une famine importante à l'échelle planétaire, elle même conséquence des bouleversements climatiques.


4 - Près de nous, dans le temps autant que l'espace, s'est produit une explosion gigantesque qui n'aurait pas épargné la planète, si elle s'y était produite. En 1994, la comète Schoemacker-Levy 9 entrait en collision avec Jupiter. L'immense force d'attraction de la planète fit exploser la comète en 21 morceaux visibles, certains atteignant 3 km de diamètre, tous fonçant vers la planète à près de 60 km/s. Les impacts s'étalèrent sur 12000 kilomètres (approximativement le diamètre de la Terre) en déployant une énergie considérable estimée à 6000 Gigatonnes.


3 - L'humanité n'a pas subi les explosions les plus terribles de l'histoire de la planète. Il y'a 65 millions d'années, une météorite géante de près de 10 km de diamètre s'est vraisemblablement écrasée dans ce qui allait devenir le Mexique. Le cratère de Chicxulub (180 km de diamètre) témoigne de la violence de l'impact, dégageant près de 8 milliards de fois l'énergie d'une bombe type Hiroshima (soit 5*1023 Joules). L'explosion et ses conséquences entrainèrent (peut être pas comme facteur unique) l'extinction K-T et les bouleversements climatiques que l'on connait, faisant de cette explosion l'une des plus meurtrières qu'ai connu la planète. L'énergie déployée atteignait certainement un ordre de grandeur de 100 000 gigatonnes.


2 - Évènements cosmiques parmi les plus impressionnants, les Supernovas font partie du langage courant, bien que l'on estime difficilement l'énergie représentée par ces gigantesques explosions. La plus imposante supernova enregistrée, connue sous le nom de SN1006, s'est déclenchée dans la Constellation du Loup, il y'a quelques 8000 ans, à 7000 années lumière de la Terre. La supernova fut donc visible en 1006 et, de mémoire d'homme, constitua l'évènement le plus violent visible directement. La supernova était si brillante qu'elle générait des ombres sur Terre, permettait de lire correctement la nuit, et fut visible plusieurs mois à la lumière du jour. Les supernova déploient une énergie phénoménale de l'ordre de 1044 Joules.


1 - Ce n'est pourtant pas l'explosion cosmique la plus violente. En dehors de la collision de galaxie, qui ne représente pas vraiment une seule et même explosion courte dans le temps, un autre évènement, peut être le plus impressionnant, est le sursaut Gamma. De l'ordre de 1047 Joules, le sursaut Gamma est une explosion si brusque et puissante qu'elle représente l'évènement le plus lumineux et l'explosion la plus courte, comparativement à l'énergie déployée, de l'univers connu, à tel point qu'il est également l'un des évènements cosmiques le plus anciens que l'on puisse voir : 13 milliards d'années. C'est, remontant à cette époque, le plus ancien et puissant sursaut gamma que l'on aie observé, l'explosion d'une étoile peut être 30 à 100 fois plus large que notre soleil. Le sursaut gamma GRB-090423 a dégagé plus d'énergie que notre soleil ne saurait en émettre en 10 milliards d'années d'existence. C'est, dans l'état actuel de nos connaissance, l'explosion la plus violente qu'ai connu l'univers.


0? - Mention spéciale, le Big-Bang. Les théories courantes estiment que l'univers est né d'un évènement cosmique particulier qu'est le Big-Bang. Comme son nom le suggère, on le compare généralement à une gigantesque explosion. La théorie est en fait plus étrange : elle suggère que l'univers était alors particulièrement chaud, dense et... petit. Il était donc concentré, non pas comme un point ultra dense dans l'espace, mais constituait lui même cet espace. L'expansion rapide qui suivit le big-bang créa alors l'espace que l'on connait, mais cette phase d'expansion ne constitue pas une explosion à proprement parler.
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Le plasma, 4ème état de la matière

Solide, liquide, et gaz ne sont pas les seuls états de la matière, il y'a aussi... le plasma! Et c'est le plus abondant dans l'univers.

A des températures particulièrement hautes, les liaisons atomiques des molécules de gaz se rompent, les atomes se ionisent, les électrons leur sont arrachés. Lorsque la proportion des électrons libres est supérieure à celle des molécules neutres, le gaz, isolant, se fluidifie et forme alors un plasma conducteur d'électricité.

Une lampe à plasma (img L. Viatour)
A l'état naturel, sur Terre, il n'existe que deux phénomènes manifestes de l'état plasma : la foudre et les aurores boréales. Les hautes températures ne sont donc pas les seuls phénomènes qui peuvent engendrer l'apparition de plasma : le peuvent également, le bombardement de rayons ionisants, comme c'est le cas des aurores boréales, ou la soumission d'un gaz à un puissant champ électrique, comme c'est le cas de la foudre.

les plasmas sont toutefois très répandus à travers l'univers, représentant près de 99% de la matière visible : étoiles, nébuleuses, quasars... Très peu répandu sur Terre, puisque très peu propice à la vie, on observe cependant des manifestations maîtrisées de plasma dans des objets de la vie quotidienne : téléviseurs, tubes à néon, boules ionisantes qui eurent un grand succès décoratif dans les années 90 (image ci-contre).

Qu'est-ce qui différencie les 4 états de la matière?
  • Les atomes d'un solide, constitués d'un noyau et d'électrons, sont fortement liés entre eux, à tel point que l'ensemble est quasi fixe. 
  • Les atomes d'un liquide ne sont plus que partiellement liés entre eux : néanmoins, chaque atome est encore lié à ses électrons. 
  • Les atomes d'un gaz ne sont plus du tout ou presque pas liés entre eux. Ils conservent toutefois leur cohésion atome/électrons. 
  • Le plasma, enfin, est un état dans lequel les électrons mêmes ne sont plus liés à leur atome, et errent plus ou moins librement.
Et c'est tout?

Le plasma, bien qu'il soit le plus connu des états de la matière en dehors des classiques Solide-Liquide-Gazeux, n'est pas le seul! Outre les états critiques intermédiaires (par exemple état mésomorphe ou cristal liquide, état supercritique liquide-gaz) existent également dans des conditions particulières des états singuliers de la matière, c'est le cas par exemple des condensats de Bose-Einstein. Certaines particularités jouent également sur les propriétés d'une matière : de l'eau peut se retrouver à l'état liquide et à pression normale, en dessous de 0° C, on parle de surfusion dans un état liquide métastable : une simple perturbation initie à une vitesse phénoménale la solidification de cette eau. Certains mélanges par exemple, de maïzena et d'eau, se comportent comme un fluide si on le manipule lentement. Dès lors par contre qu'on le manipule avec force ou rapidement, ce fluide se comporte quasiment comme un solide, à tel point que l'on peut courir dessus. On parle de Fluide non-newtonien.

Le documentaire suivant (27 minutes), produit par le Dr Octave Enea, directeur de recherche au CNRS, présente le plasma et quelques applications possibles, notamment la création de Tokamaks, véritables centrales à fusion qui pourraient fournir notre énergie dans les décennies à venir.

Pour en savoir plus : 
Qu'est-ce qu'un plasma? (2004) Fusion-magnétique - Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternative.
Plasma (eng) : Wikipedia
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Platycleis affinis et ses records

Platycleis affinis détient le record insolite du plus important ratio masse testiculaire/masse totale. En effet, les testicules de cette sauterelle représentent pas moins de 14% de la masse totale de l'insecte. Des boules records qui correspondraient à plus d'une tête chez un homme normal.

Platycleis affinis, également nommée decticelle côtière, est présente en France dans le Centre et le Sud. On peut l'observer en période estivale, de Juillet à Septembre. Cette sauterelle est assez grande, la taille de son corps pouvant atteindre 3 cm.

Platycleis affinis et ses testicules,
représentant 14% de sa biomasse. (img : RSP)
Sur une vingtaine d'espèces étudiées, la decticelle côtière possède des testicules tout à fait inhabituels : Alors qu'une seule gonade de Platycleis affinis pèse 70 mg, une gonade d'un de ses cousins, la decticelle bariolée, atteint à peine 2,7 mg.

Cette hypertrophie, constatée par le Dr Karim Vahed et ses collègues[1] se rencontre davantage chez les espèces dont la femelle multiplie les partenaires sexuels : des gros testicules augmentent la production de sperme et la possibilité d'inséminer de nombreux partenaires. C'est ce que l'on voit par exemple chez les chimpanzés, les primates ayant les plus gros testicules parmi les grands singes. Comme chaque femelle est fécondée par l'ensemble des mâles d'un groupe, la quantité de sperme inséminé augmente les chances de passation du patrimoine génétique.

Pour autant, la quantité de sperme inséminé par le mâle decticelle côtière à chaque accouplement n'est, en comparaison avec les autres espèces, pas plus importante, voire moins : la surproduction permet avant tout à Platycleis affinis de féconder plusieurs femelles avec une quantité relativement normale de sperme, sans que ses réserves ne s'épuisent. Bien qu'encore spéculative cette assertion est corroborée par la "vitesse de rechargement" de l'insecte : une heure après une fécondation, Platycleis affinis peut à nouveau rechercher une partenaire et l'inséminer, quand le délai pour les autres espèces de sauterelles étudiées s'élève à plusieurs jours.

Platycleis affinis remplace donc désormais la précédente détentrice du record, la mouche Drosophila bifurca, dont les testicules atteignent 10,6% de sa masse totale.

Pour en savoir plus :
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Le yamagashi, venimeux et vénéneux

Le serpent Yamagashi ou Rhabdophis Tigrinus a trouvé une recette économe pour assurer sa défense face à ses prédateurs : il dévore des proies empoisonnées... et pique leur toxines pour les réutiliser à son profit. 

Ce serpent de l'est de l'Asie peut mesurer près d'un mètre, arborant une robe colorée et tigrée, et se logeant dans les lieux humides, tels que ruisseaux ou sous-bois. Il fait partie des opystoglyphes, des serpents dont les crochets, placés en arrière, servent principalement à injecter le venin à des proies déjà avalées à moitié. Il n'est que peu agressif envers l'homme bien que des cas sérieux et parfois mortels de morsures ont été décrits. C'est donc l'un des rares serpents à crochet arrière potentiellement dangereux pour l'homme. Mais là n'est pas la caractéristique qui le rend insolite.

Rhabdophis se nourrit de petits mammifères, de grenouilles ou de poissons, mais également de crapauds excrétant des toxines sur leur peau, pour se défendre. Non seulement Rhabdophis y est immunisé, mais en plus, il recycle le poison, le concentre dans des glandes de sa nuque et s'en sert pour sa propre défense.

En temps normal, lorsque le serpent est attaqué, il fait le mort ou bien s'enfuit. C'est d'ailleurs ce type de comportement qui prévaut dans les iles dépourvues de proies toxiques. Cependant, dans les endroits où il peut trouver des crapauds empoisonnés, Rhabdophis adopte un comportement défensif tout à fait inhabituel : il bombe la nuque et tourne le dos à l'assaillant (principalement des oiseaux comme des faucons), et les glandes de sa nuque libèrent alors le poison volé aux crapauds (des composés stéroïdes bufadiénolides) qui irrite sévèrement les muqueuses de l'attaquant. Les prédateurs ont donc appris à éviter toute confrontation lorsque ce système défensif est adopté. Le mécanisme d'absorption et de recyclage du poison est encore inconnu. Même si le vol de toxine n'est pas un cas unique (c'est un système adopté par exemple par certains oiseaux vénéneux, du genre pitohui), rhabdophis est jusqu'à présent la seule espèce connue qui combine à la fois les caractères venimeux et vénéneux*.

*Plus d'info sur les différences entre venimeux et vénéneux

Pour en savoir plus :
Desbrosses S. (2010). Rhabdophis Tigrinus, le voleur de venin. NatureXtreme
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L'explosion du Mont Tambora

La plus grosse explosion volcanique enregistrée s'est déroulée en 1815 : le mont Tambora explosa en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, soit l'équivalent de 60 000 bombes d'Hiroshima.

Chronologie

Relativement calme depuis plus de 2000 ans, avec une dernière éruption violente datée de 740 avant J.C.[1], le mont Tambora, volcan d'Indonésie, subit un regain d'activité pendant trois ans, avant d'atteindre son pic éruptif le 5 avril 1815. La chambre à magma dormante entre 1500 et 4500 mètres de profondeur, avec une pression de l'ordre de 4 à 5 kbar et une température de 700 à 850°C[2], explosa une première fois dans un fracas entendu à plus de 1400 km (îles Moluques), créant une colonne éruptive de plus de 30 km, noire et dense. Tandis que de multiples détonations continuèrent à se faire entendre, parfois jusqu'à l'île de Sumatra, à 2600 km, l'est de Java subit une pluie de cendres à partir du 6 avril. 

Vers 19 heures le 10 avril, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives[3] tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre. Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui même, faisant perdre plus de 1400 mètres à la hauteur du Mont Tambora. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600km de là.
Le nuage de cendre, dispersé à plus de 1300 km (img : NASA/retravaillée)

Les conséquences désastreuses de l'éruption

L'énergie dégagée par l'explosion atteint un indice d'explosivité volcanique de 7 sur 8, près de 1000 Mégatonnes, soit 4 à 5 fois l'énergie déployée par l'éruption du Krakatoa, (8*1017 J) ou l'équivalent de 10 des bombes les plus puissantes jamais construites. C'est la plus puissante des explosions jamais observée sur Terre par l'homme (et la 5ème au rang de types d'explosions les plus puissantes).

Outre la dévastation totale de l'ile et près de 11000 morts directement imputables aux coulées de laves, près de 60 000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, de malnutrition ou d'épidémies opportunistes, indirectement conséquences de l'explosion[4]. En plus de ces conséquences locales, l'année 1816, connue sous le sobriquet d'Année sans été, observa de profonds bouleversements climatiques. Les particules envoyées en haute atmosphère par le volcan entrainèrent un refroidissement global du climat, de 0,5 à 1°C, provoquant notamment dans l'hémisphère nord, chutes de neiges en Juin, gelées en Août, et changements rapides et amples de températures. A l'échelle mondiale, les récoltes en furent affectées, et s'ensuivit pour de nombreuses nations (États-Unis, France, Chine..) une hausse importante du prix des denrées comestibles, voire des famines. Des centaines de milliers de victimes, aux quatre coins du globe, succombèrent des suites de cet hiver volcanique. L'éruption de Tambora est alors devenu l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2000 morts).


Pour en savoir plus :
[1] Tambora eruptive history. Global Volcanism Program
[2] Foden, J. (1986). The petrology of Tambora volcano, Indonesia: A model for the 1815 eruption. Journal of Volcanology and Geothermal Research
[3] Stothers, Richard B. (1984). The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath. Science, p1191–1198
[4] Tanguy, J.C.; Scarth, A., Ribière, C., Tjetjep, W. S. (1998). Victims from volcanic eruptions: a revised database. Bulletin of Volcanology
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L'étrange venin de l'araignée banane

La morsure de l'araignée banane provoque chez l'homme une érection si forte et longue qu'elle en est douloureuse!

La seule araignée qui donne la banane
Phoneutria nigriventer est l'une des espèces d'araignée les plus agressives que l'on connaisse. Elle appartient à la famille des Cnetidae, originaires du brésil, dont le genre phoneutria est considéré comme l'un des plus dangereux. On la trouve régulièrement dans les régimes de bananes, d'où son appellation d'araignée banane - qui n'a rien à voir avec l'effet de son venin.

Ce venin contient deux toxines particulièrement dangereuses : La première, PhTx3, est un neurotoxique extrêmement puissant, qui bloque les canaux à calcium et la libération de glutamate. Cet effet se traduit par une perte sévère du contrôle musculaire pouvant amener à l'asphyxie. En plus de la perte du contrôle musculaire, l'action sur des récepteur de sérotonine (5-HT4) au niveau de la morsure provoque une inflammation grave des nerfs sensitifs, augmente la libération de substance P connue pour son rôle dans le ressenti de la douleur. Le venin de Phoneutria nigriventer provoque donc une réaction très vive et douloureuse. L'araignée elle même apparait dans le Guiness book 2010 comme l'espèce d'araignée ayant le venin le plus puissant.

Une autre toxine composant ce venin, la Tx2-6 provoque de fortes et douloureuses érections par stimulation nerveuse, qui peuvent durer plusieurs heures. Tx2-6 augmente le taux d'acide nitrique à l'intérieur du pénis, provoquant des réactions physique-chimiques en chaine entrainant l'érection. La toxine est conséquemment étudiée actuellement dans l'espoir de synthétiser un traitement des troubles érectiles.

Une araignée très agressive! Img : Techuse
Bien qu'ayant l'un des venins les plus puissants, ce qui fait de Phoneutria nigriventer une espèce dangereuse, c'est surtout son comportement : durant le jour, elle se cache dans des abris sombres et frais, on la retrouve donc dans des maisons, des tas de bois, etc... cette particularité vaut d'ailleurs au genre Phoneutria le surnom d'araignées vagabondes. Elles sont seulement adaptées à la chasse de petits animaux (oiseaux, insectes, autres araignées...) mais du fait de leurs habitudes comportementales et de leur agressivité, les rencontres avec l'homme suivie de morsures ne sont pas rares. D'autres espèces comme la veuve noire (Latrodectus mactans), dont le venin est moins puissant et la capacité de mordre est moindre, ont néanmoins occasionnée davantage d'attaques et de morts, principalement parce qu'elles sont moins grosses (et donc moins faciles à détecter) et parce qu'elles sont largement plus étendues géographiquement dans des zones habitées.

En termes de capacités venimeuses, l'araignée-banane est trois fois plus dangereuse, cependant, que la veuve noire : une dose de 0,05 mg peut tuer un homme de 80 kg, tandis que le venin de veuve noire est mortel à partir de 0,16 mg.
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L'explosion mystérieuse en Tunguska, 1908

En 1908, une explosion de 4 Mégatonnes, soit près de 250 bombes d'Hiroshima, ravagea 2000 km² de la forêt sibérienne et se fit ressentir sur toute la planète. Mais on n'a jamais retrouvé de cratère correspondant.

Paysage de désolation laissé par l'explosion (img : L. Kulik)
C'est l'un des plus grands mystères du siècle dernier : Le 30 juin 1908, vers 7 heures du matin, une explosion cataclysmique généra une onde de choc qui dévasta le cœur de la Tunguska, sur près de 2000 km², couchant des arbres jusqu'à 100 km à la ronde et provoquant des incendies gigantesques. L'onde de choc fut ressentie plus de 600 km. L'Europe et même les États-Unis enregistrèrent des manifestations de cette formidable explosion. 60 millions d'arbres furent ainsi décimés, et pour une large proportion, soufflés radialement et brûlés comme des allumettes.

Pendant 19 ans, la région ne fut pas prospectée, comte tenu de son hostilité (marais, rigueur hivernale, moustiques...); C'est en 1927 que le géologie Leonid A. Kulik prospecta pour la première fois officiellement la région, découvrant des paysages d'horreur. Ainsi qu'il le rapporte, aussi loin que son regard se posait lorsqu'il se trouvait vers l'épicentre, il ne voyait que désolation, arbres couchées et brûlés.

Localisation de l'impact (img : NASA)
Depuis, plusieurs expéditions ont eu lieu, mais aucune n'a trouvé de façon sûre un cratère qui témoignerait d'un impact météoritique. Néanmoins, quelques fragments de roches fondues pourraient provenir de météorites réchauffées par l'atmosphère. Il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude qu'elles sont liées à l'évènement de 1908. Si de nombreux scénarios, dont beaucoup paraissent farfelus (essai de rayon de la mort de Tesla, crash d'Ovni...) furent proposés, on accepte désormais l'idée d'un météoride (probablement un astéroïde) qui se serait fragmenté et aurait explosé à quelques kilomètres d'altitude. Récemment, une équipe italienne de l'université de Bologne suggérait l'existence d'un cratère dans le lac Cheko, à 9 km de l'épicentre présumé. Des particules lourdes datées entre 1902 et 1914 semblent attester de l'arrivée de roches extraterrestres dans cette période. Le mystère demeure toutefois, aucune théorie jusqu'à présent n'ayant pu expliquer tous les aspects de cette formidable explosion. 

S'il s'avère qu'un météorite s'est crashé à Tunguska, ou a explosé en vol, on aura alors déterminé l'origine d'une des plus puissantes explosions de l'histoire de l'humanité. Selon les simulations de Mark Boslough, spécialiste de la modélisation d'impact de corps céleste, un astéroïde d'une dizaine de mètres de diamètre aurait pu dégager une puissance de 3 à 5 mégatonnes, se désagrégeant dans l'atmosphère en créant une gigantesque boule de feu à même de rendre compte des effets constatés au niveau du sol. La météorite de Tunguska représenterait alors la 6ème place au rang des types d'explosions les plus puissantes, plus de 250 fois la puissance développée par la bombe d'Hiroshima, avant même son invention.


pour en savoir plus : 
Lombry T. (2007). Tunguska. Histoire d'impacts. Luxorion
Phillips T. (2008). The Tunguska impact - 100 years later. NASA
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Les attaques de requin : rares ou fréquentes?

L'imaginaire collectif surestime les attaques de requins : Il y'a près de 325 fois plus de (mal-) chances de décéder après être rentré dans un cerf en voiture. Et l y'a 11 fois plus de décès à cause d'une mauvaise manipulation de pétards et autres feux d'artifices.

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Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
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