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Le Soleil qui voulait retourner se coucher

Du fait de son excentricité et d'une période de révolution en résonance 3:2 avec sa période de rotation, Mercure présente parfois des journées singulières : si le soleil se lève à l'Est comme il en a l'habitude, il décide certains jours de s'arrêter en pleine course dans le ciel pour finalement, retourner se coucher là d'où il était venu.
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Les 5 endroits les plus étranges et magnifiques sur Terre

Tandis que le Salar de Uyuna constitue la plus grande réserve de sel du monde, la caverne aux cristaux géants de Naica contient les plus grands cristaux de la planète, allant jusqu'à 11 mètres de long! Deux endroits magiques parmi 5 dans lesquels vous n'avez plus vraiment l'impression d'être sur Terre!


Le Grand Trou bleu de Belize - The Great Blue Hole, Belize

Non, il ne s'agit pas d'un orifice de Schtroumpf ni de la dernière folie de Salvador Dali, mais d'une merveille de la géologie marine : quasi circulaire, avec 300 mètres de diamètre et 120 mètres de profondeur, le Grand Trou bleu de Bélize est, selon le célèbre et regretté  J.J. Cousteau, l'un des 10 plus magnifiques emplacements pour faire de la plongée, en témoigne les photos ci-dessous.

Les trous bleus (ou trous marins) surnommés ainsi à cause du contraste coloré qu'ils provoquent, d'un bleu profond aux abords du bleu turquoise des roches et récifs alentours, se sont formés après la dernière période glaciaire : pendant celle-ci, alors que le niveau des mers était relativement bas, les pluies acides ont creusés dans ces endroits calcaires, de gigantesques grottes. Certaines en ont vu leur plafond s'effondrer. Lorsque la période glaciaire s'est terminée, l'eau a inondé toutes les galeries calcaires souterraines, donnant naissance à ces cavités sous-marines merveilleusement insolites.

Beaucoup de ces trous marins sont de très célèbres lieu de plongée, le plus profond étant le Trou bleu de Dean, profond de 202 mètres, l'un des plus dangereux étant le Trou bleu de la Mer Rouge : selon les autorités, près de 40 personnes se seraient laissées surprendre par la profondeur de celui-ci, en cherchant un emplacement célèbre connu sous le nom d'Arche, peu visible. Les plongeurs continuaient leur descentes sans voir l'arche, et finissaient par périr par les effets de la profondeur. L'un d'eux, l'israélo-russe Yuri Lipski, a même, sans le vouloir, filmé sa mort dans les profondeurs bleues, à 91 mètres de la surface. Les trous bleus se montrent de bien dangereuses et fascinantes merveilles.


L'Oeil du Sahara - The Eye of the Sahara, Mauritania

Big brother is watching you ! Officiellement connue sous le nom de structure de Richat, cette insolite curiosité de la nature s'est faite largement connaitre par les premières missions spatiales, du fait de l'image inquiétante que son apparence suscite lorsqu'on la voit depuis les hauteurs. En plein milieu du désert du Sahara (à propos et soit dit en passant, "désert du Sahara" est un pléonasme, puisque Sahara signifie "désert"), cette étonnante structure de 40 kilomètres de diamètre ressemble à un oeil scrutant le ciel.

L'Oeil du Sahara était néanmoins connu auparavant, sa première description cartographique remontant à 1963. Il constituait jusque récemment une énigme géologique : premièrement imaginé comme résultant d'une collision météoritique, on sait désormais que le dôme de Richat est né d'un phénomène volcanique particulier, provoquant l'effondrement par couches successives (ce qui lui confère ses caractéristiques) du centre du volcan.



La Grotte aux Cristaux Géants, mine de Naica - Cave of the Giant Crystals, Naica, Mexico

Vous souvenez-vous de la célèbre planète Krypton des vieux films de Superman? C'est à elle que ressemble la Cave aux Cristaux géants, dans la mine de Naica : des cristaux de gypse grands de plusieurs mètres, si larges que l'on peut marcher dessus sans problèmes. Le plus gros cristal atteint 11,4 mètres de long pour 1,2 mètres de diamètre, et pèse près de 55 tonnes! Ce sont tout simplement les plus gros cristaux découverts jusqu'à présent.

Il règne dans cette cave reposant à 300 mètres sous la surface, une humidité et une chaleur incroyable (58° C), témoignant de l'activité passée : située sur une faille, la cave était jadis inondée par les rivières thermales et fournie en éléments chimiques par le magma souterrain. Chaleur et eau ont permis la formation, depuis 500 000 à 600 000 ans, de ces cristaux. Leur croissance s'est interrompue lorsque la cave a été vidée pour le besoin de la mine, mais la grotte redeviendra immergée dans quelques dizaines d'années.



Le lac de sel - Salar de Uyuni, Bolivia

Avec une superficie de 12 500 km², ce reliquat d'un ancien lac géant des Andes, constitue actuellement la plus grande réserve de sel de la planète, avec près d'un tiers de la masse de sels de lithium exploitable sur Terre, soit 10 à 60 milliards de tonnes de sel. 25 000 tonnes en sont extraites chaque année.

C'est également un paysage désertique particulier, surtout depuis l'île de cactus d'Incahuasi, à partir de laquelle on ne voit qu'un désert de sel à perte de vue sur 360°. La couche de sel atteint ainsi, de 2 à parfois 120 mètres de profondeur!



Le monde des Géants de Glace - Eisriesenwelt, Austria

Découverte en 1879, cette grotte a toujours suscité la peur des villageois alentours, qui la considéraient comme une porte des enfers. Située dans les flancs de montagnes des Alpes de Werfen (40 km au sud de Salzburg), le Monde des Géants de Glace ("Eisriesenwelt") comprend une série de grottes dont la formation remonte à la dernière période glaciaire (de 110 000 à 10 000 ans), s'étalant sur 42 km de long! C'est la plus grande grotte de glace répertoriée sur Terre, et l'une des plus magnifiques, assurément.

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Super-centrale à fusion cosmique

Le soleil déploie à chaque seconde plus d'énergie que l'humanité n'en a jamais consommé depuis sa naissance!

Environ 383 milliards de milliards de mégawatts, c'est le produit du nombre hallucinant de fusions qui ont lieu au cœur du soleil, dans le noyau, à chaque seconde. 

Le Soleil, source d'énergie colossale
Dans le noyau solaire, la matière est organisée sous forme de plasma : le cœur est tellement chaud  (15 millions de degrés K.) que les électrons des atomes leur sont arrachés et se déplacent plus ou moins librement. Il est également tellement dense (160g/cm3) que de nombreux atomes d'hydrogènes entrent en collision, avec une force telle parfois, qu'ils fusionnent totalement pour donner naissance à un atome d'hélium (un peu moins lourd que les protons hydrogène), libérant au passage un peu d'énergie (de l'ordre de 2 microwatts par cm3). Comparativement à d'autres types de fusion, contrôlée, cette énergie est assez faible. Elle correspond par exemple à la même énergie déployée par un même volume, chez un homme au repos.

Cependant, le nombre de fusions à la seconde (environ 1,7*1038) élève la quantité d'énergie libérée à un niveau phénoménal! Cette énergie est libérée principalement sous forme de chaleur, mais la réaction produit également les photons lumineux qui atteindront la surface de la Terre. L'ensemble des réactions fusionne 3,4*1038 protons (noyaux hydrogène), ce qui représente une consommation de près de 4,26 millions de tonnes de matière par secondes : 596,7 millions de tonnes d'hélium sont produites à partir de 600 millions de tonnes d'hydrogène, et l'excédent transformé en énergie.

L'ordre de grandeur de l'énergie émise par le soleil en 1 seconde est de 382,7 yottajoules (1 yotta = 1014), c'est-à-dire 3,827*1026 watt. Cette énergie colossale libérée en un temps très bref est environ 1000 fois plus importante que toute l'énergie fossile récupérable sur Terre (charbon, pétrole, gaz...). La Terre ne reçoit par ailleurs qu'une fraction infime de cette énergie : à peine 1,74*1017 J, soit près d'un demi-milliardième. Pour déployer une énergie semblable sur Terre, il faudrait recouvrir toute la partie émergée de dynamite : 91,5*1015 tonnes de TNT. Il faudrait donc plusieurs dizaines de millions de bombes Tsar (la bombe la plus puissante de tous les temps) pour libérer une quantité d'énergie similaire.

On est bien loin des consommations d'énergie de l'humanité : la consommation annuelle estimée en 2001, pour tous les hommes de la planète, s'élève à peine à un peu plus de 4,2 milliards de milliards de watts pour l'année, soit une moyenne de 13 milliards de watts produit et consommé chaque seconde : Pour chaque watt consommé sur Terre, le soleil en produit donc près de 30 millions de milliards! Des chiffres qui donnent le vertige, et l'on se demande comment le soleil peut émettre autant d'énergie sans disparaître ou s'éteindre rapidement. Pourtant, celui-ci contient tant de matière que les réactions de fusion dureront encore plusieurs milliards d'années.
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Le soleil est-il vraiment déjà couché lorsqu'on le voit à l'horizon?

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la lumière créée par le soleil atteint notre planète en 8 minute 20, elle mettrait plutôt de 10 000 à 170 000 ans! En plus, lorsque l'on voit le soleil se coucher, il n'est pas, contrairement aussi à ce que l'on pense, déjà couché!

Aurait-t-il déjà disparu?
Certaines erreurs grossières sont à l'origine des méprises : entre le moment ou les photons lumineux sont créés et le moment où ils s'échappent du soleil pour parcourir l'espace, peuvent se dérouler plusieurs dizaines de milliers d'années. De plus, c'est bel et bien l'effet de la Terre qui tourne sur elle même et non la vitesse avec laquelle la lumière se déplace qui créé l'impression que le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit encore sur les bords de l'horizon.

Tordons le cou aux idées poétiques mais néanmoins préconçues!

1. La lumière créée par le soleil met 8 minutes 20 secondes à nous parvenir : pas exactement correct...

Le photon, la particule lumineuse qui nous atteint, se déplace à une vitesse de 300 000 km/s. La distance séparant notre astre solaire de la Terre est approximativement de 149,6 millions de kilomètres, aussi, il faudrait effectivement en gros 8 minutes et 20 secondes pour que la lumière s'échappant de la surface* solaire atteigne notre planète. Nous voyons donc le soleil en décalé : son image reflète la position qu'il tenait dans notre ciel 8 min 20 sec auparavant. Mais attention, ce n'est pas notre soleil qui se déplace, mais notre ciel (l'image que l'on aperçoit de la voûte céleste)! Aussi lorsqu'on voit le soleil se coucher, la lumière que l'on perçoit est celle qu'il a émise un peu avant de "se coucher". En fait, sur Terre et dans notre ciel, on "rattrape" la position du soleil en 8 minutes 20.

*Rappelons toutefois qu'il n'existe pas vraiment de "surface" solaire : le soleil se présente sous la forme d'une boule de plasma, dont les limites théoriques sont généralement considérées comme l'endroit ou le gaz est suffisamment dense pour être visible (photosphère).

Composition solaire. Img Nasa/Berkeley
Toujours est-il que cette lumière reçue n'a pas été créée une dizaine de minutes auparavant, loin de là! Au centre du soleil, dans son noyau, là où ont cours les réactions de fusion d'hydrogène, des photons lumineux sont crées par "l'assemblage" de quatre noyaux d'atomes d'hydrogène en un atome d'hélium, processus qui libère de l'énergie notamment sous la forme des photons lumineux. Le coeur du soleil étant toutefois très dense, un photon libéré lors d'une réaction de ce type, peut parcourir quelques micromètres avant d'entrer en collision avec un atome, et d'être absorbé. La collision/absorption représente un gain d'énergie qui produira par la suite en un temps relativement court, l'émission d'un photon lumineux, lequel partira dans une direction généralement très différente. 

Un peu comme une représentant ambulant partirait de son travail, s'arrêterait quelques temps dans une maison prise au hasard, repartirait vers une autre, s'arrêterait de nouveau (ou repartirait directement s'il n y a personne à cette maison), puis repartirait vers une autre, et ainsi de suite... Les mathématiques permettant d'estimer la durée de ce voyage ponctué de millions de collisions/absorptions, portent d'ailleurs le nom de phénomène de Marche Aléatoire. Pour réaliser l'estimation, il faut connaitre certains paramètres comme la densité du milieu traversé (plusieurs couches solaires de densité différentes), sachant que le photon se déplace toujours à 300 000 km/s. 

Dans une marche aléatoire en trois dimensions, la distance parcourue équivaut approximativement à la racine carrée de la distance cumulée parcourue lors des étapes. Par exemple, si un photon parcourait 1 mètre à chaque étape, alors en marche aléatoire, il se trouverait environ à 10 mètres de son point d'origine, 100 étapes plus tard, puis à 100 mètres de son point d'origine, 10 000 étapes plus tard (avec de fréquents retour-arrière, notamment). Dans la majorité des cas, les photons vont rester plusieurs dizaines de milliers d'années à l'intérieur du soleil, avant d'être éjectés par hasard hors de celui-ci.

On peut estimer qu'un photon restera entre 10 000 et 170 000 ans à l'intérieur du soleil avant de s'en échapper[1]. 8 minutes de plus ou de moins, sont négligeables : si l'on peut affirmer (en terme de probabilité significative) quoi que ce soit à propos de l'ancienneté de la lumière solaire que l'on reçoit, c'est que celle-ci a entre 10 000 et 170 000 ans!

2. Le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit en train de se coucher à l'horizon : faux, faux, faux!

Ce sont là encore des idées véhiculées, poétiques ou amusantes, mais bien mal avisées! Lorsque l'on voit le soleil se coucher à l'horizon, dit-on, il est en fait déjà couché en dessous de celui-ci...

Pourtant, il faut bien se souvenir d'une chose : sans contraintes externes, la lumière se déplace en ligne droite : autrement dit, lorsque l'on aperçoit le soleil, c'est en théorie une lumière qui nous arrive en ligne droite : l'endroit où l'on voit le soleil est exactement dans le prolongement de celui-ci, hors condition particulières.

Et ces conditions particulières, ce ne sont ni la distance qui nous sépare du soleil, ni le temps que met la lumière du soleil à nous parvenir : ce sont tout simplement l'existence d'atmosphère sur la terre, ainsi que la "force de gravité"* que la Terre exerce sur les photons.

* précisément, la courbure de l'espace-temps

Représentation du terminateur terrestre
Le cercle (fictif) de séparation entre face sombre et face éclairée d'une planète ou d'un astre d'apparence sphérique est nommé terminateur. En pratique, ce terminateur n'est pas réellement distinct : la diffusion de la lumière par l'atmosphère, rend compte des phénomènes de crépuscule et d'aube, respectivement suivant le coucher du soleil, et précédent son lever. Le soleil lui même, lors de son coucher ou de son lever, subit de plusieurs façons les effets de l'atmosphère (rougissement, tâche verte, etc...). Pour cette raison, il est difficile d'avoir des estimations précises de la façon dont on verra le soleil se coucher. Dans le cas d'une journée sans nuage ni effets atmosphériques particuliers, la lumière émise par le soleil arrive sur le terminateur en suivant une trajectoire légèrement courbée* : les photons lumineux sont déviés en suivant les lignes gravitationnelles générée par la masse terrestre : autrement dit, on voit le soleil se coucher après qu'il soit effectivement hors de l'axe horizon/soleil, mais on le voit de la même façon se lever avant qu'il n'aie atteint l'axe horizon/soleil à l'aube!
*elle est également déviée légèrement vers le sol par phénomène de réfraction, dû au passage du vide dans le milieu plus dense atmosphérique.

Le gain de temps a cependant un ordre de grandeur très faible, mais l'on peut déduire que la face éclairée par le soleil est toujours légèrement plus importante que la face sombre, à cause de ce phénomène de déviation gravitationnelle. Rien à voir donc, avec le fait que la lumière s'échappant du soleil mette 8 minutes et 20 secondes à nous atteindre! Lorsque le soleil se couche, la lumière arrivant approximativement en ligne droite, le soleil se trouve bel et bien dans la direction exacte (hors l'approximation précédemment citée) de ces rayons lumineux : tout simplement en face!

[1] Odenwald, S. F. 2004 - "How old is sunlight?" A classroom activity on the random walk problem
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La plus grande épidémie de l'histoire

Dans les dernières années, une psychose générale s'est installée lors de l'apparition d'un petit virus H1N1. OMS et autorités gouvernementales prenaient très au sérieux ce qui s'est révélé par la suite une épidémie de grippe, certes très contagieuse, mais relativement bénigne.

C'est pourtant avec de bonnes raisons que la méfiance s'est installée : les virus de sous-type H1N1 sont responsables de l'épidémie humaine la plus meurtrière de tous les temps. Ils ont en effet mis un terme à plus de 50 à 100 millions de vie[1] au courant du siècle dernier, sous le nom célèbre de "Grippe Espagnole".

Sur une période restreinte allant de 1918 à 1919, la grippe espagnole s'est répandue à une vitesse peu commune, du fait de son taux élevé de contagion, à telle point qu'on la qualifie davantage de pandémie que d'épidémie. Elle toucha en effet l'ensemble des continents, partant vraisemblablement de Chine, trouvant son chemin vers les Etats-unis pour s'abattre par la suite en Europe, durant un laps de temps d'à peine quelques mois. 50% de la population mondiale, soit près d'un milliard d'individus, en furent atteints.

La pandémie présentait, outre sa vitesse de contagion, des caractéristiques inhabituelles : elle touchait davantage les jeunes adultes, censé pourtant, être dans une forme optimale pour lutter contre les maladies, par rapport aux jeunes enfants ou aux aînés. Ceci s'explique probablement par le mode d'action du virus, qui affaiblit les défenses immunitaires (les malades mourraient en majorité de complications, par exemple bronchiques, qui en résultaient) : le système immunitaire des jeunes adultes réagissait beaucoup trop au virus, jusqu'à attaquer le corps même. D'autres raisons d'ordre social ou circonstanciel ont été avancées : la tranche d'âge des jeunes adultes est celle qui se déplace le plus et entretient de nombreux contacts, ou se retrouve dans des endroits ou on côtoie de nombreuses personnes.

La Grippe espagnole, du sous-type H1N1, fit en quelques mois davantage de morts que la première guerre mondiale, qui venait de s'achever lorsque la pandémie se déclara.

Cette pandémie fait donc partie des plus fortes et meurtrières de l'histoire, comparables à la Peste Noire au XIVème siècle, ou au Sida dans la période actuelle, bien que dans ces cas, la population globale et les conditions de celle-ci, nuancent fortement les données à comparer. Ainsi, la Peste Noire tua en quelques années près de 30 à 50% de la population européenne (environ 25 millions). L'hygiène n'était cependant pas ce qu'elle était lors de l'épisode de la Grippe Espagnole. Le Sida, quant à lui, continue d'amener à la mort de nombreuses personnes (24 millions de morts imputables au SIDA et ses conséquences, actuellement), mais du fait de son mode de transmission, se révèle nettement moins contagieux.

Néanmoins, constatant grâce aux données sanitaires l'existence d'un cycle de grippe meurtrière établit aux alentours de 39 ans, l'OMS considère aujourd'hui comme probable, le retour d'une grippe virulente et contagieuse dans les 5 ans à venir (la dernière datant des années 68-69). Ce qu'on pourrait considérer comme de l'excès de prudence vis-à-vis des formes naissantes de grippe, s'appuie pourtant bel et bien sur l'existence de données solides prévoyant une pandémie notable et dangereuse dans les prochaines années...

Pour en savoir plus :
[1] Johnson N.P., Mueller J. « Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 “Spanish” influenza pandemic. », Bull Hist Med., printemps 2002, 76(1), p. 105-15.
Wikipédia : Grippe espagnole
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Les explosions les plus puissantes

Hiroshima et autres explosions nucléaires n'arrivent qu'en 7ème place au palmarès des explosions les plus puissantes...


7 - La bombe A d'Hiroshima n'était, comparativement aux bombes qui suivirent, qu'une petite explosion, même si ce fut la plus meurtrière des bombes dans l'histoire de l'humanité. A peine, pourrait-on dire, 15 kilotonnes (6,3*1013 Joules). La Tsar Bomba, une bombe soviétique testée en 1961, déployait une puissance de 57 mégatonnes, soit 3800 bombes d'Hiroshima, ce qui en fait la bombe la plus puissante jamais construite par l'homme. Volontairement limitée, elle aurait pu atteindre une puissance de 100 Mégatonnes.


6 - Des explosions de cet ordre de puissance sont pourtant apparues dans l'histoire de l'humanité, avant même l'invention de la bombe atomique. Ainsi, l'explosion mystérieuse qui s'est produite près de Tunguska, en Sibérie (1908), développait selon les estimations actuelles une puissance de 4 Mégatonnes. Bien que la raison d'une telle explosion soit toujours objet de débat, on sait qu'elle correspondrait à l'impact d'un astéroïde de 20 à 30 mètres de diamètre, pour 200 000 à 600 000 tonnes (de récentes donnés suggèrent 10 m de diamètre). 2000 km² de forêt sibérienne furent soufflés, des dégâts furent constatés à plus de 100 km, l'onde de choc fut ressentie en Europe, malgré l'éloignement... Le mystère réside principalement dans le fait qu'aucun cratère ne fut repéré, l'une des hypothèses plausibles serait l'explosion d'une petite comète fortement gazeuse ou d'un astéroïde, à plusieurs kilomètres du sol. L'explosion correspondait alors à près de 260 bombes d'Hiroshima.


5 - En 1815, le Mont Tambora d'Indonésie explose en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, ce qui en fait la plus puissante éruption volcanique enregistrée dans l'histoire de l'humanité. L'explosion rejeta plus de 140 milliards de tonnes de magma et engendra des anomalies climatiques sur l'ensemble du globe : l'année suivante 1816, connue comme "l'année sans été", vit apparaitre des rivières gelées en juillet en Pennsylvanie, des chutes de neige en juin, aux États-unis et en Europe. Aux 71 000 morts directement imputables à l'éruption  et ses conséquences locales, s'ajoutèrent plusieurs centaines de milliers de morts provoquées par une famine importante à l'échelle planétaire, elle même conséquence des bouleversements climatiques.


4 - Près de nous, dans le temps autant que l'espace, s'est produit une explosion gigantesque qui n'aurait pas épargné la planète, si elle s'y était produite. En 1994, la comète Schoemacker-Levy 9 entrait en collision avec Jupiter. L'immense force d'attraction de la planète fit exploser la comète en 21 morceaux visibles, certains atteignant 3 km de diamètre, tous fonçant vers la planète à près de 60 km/s. Les impacts s'étalèrent sur 12000 kilomètres (approximativement le diamètre de la Terre) en déployant une énergie considérable estimée à 6000 Gigatonnes.


3 - L'humanité n'a pas subi les explosions les plus terribles de l'histoire de la planète. Il y'a 65 millions d'années, une météorite géante de près de 10 km de diamètre s'est vraisemblablement écrasée dans ce qui allait devenir le Mexique. Le cratère de Chicxulub (180 km de diamètre) témoigne de la violence de l'impact, dégageant près de 8 milliards de fois l'énergie d'une bombe type Hiroshima (soit 5*1023 Joules). L'explosion et ses conséquences entrainèrent (peut être pas comme facteur unique) l'extinction K-T et les bouleversements climatiques que l'on connait, faisant de cette explosion l'une des plus meurtrières qu'ai connu la planète. L'énergie déployée atteignait certainement un ordre de grandeur de 100 000 gigatonnes.


2 - Évènements cosmiques parmi les plus impressionnants, les Supernovas font partie du langage courant, bien que l'on estime difficilement l'énergie représentée par ces gigantesques explosions. La plus imposante supernova enregistrée, connue sous le nom de SN1006, s'est déclenchée dans la Constellation du Loup, il y'a quelques 8000 ans, à 7000 années lumière de la Terre. La supernova fut donc visible en 1006 et, de mémoire d'homme, constitua l'évènement le plus violent visible directement. La supernova était si brillante qu'elle générait des ombres sur Terre, permettait de lire correctement la nuit, et fut visible plusieurs mois à la lumière du jour. Les supernova déploient une énergie phénoménale de l'ordre de 1044 Joules.


1 - Ce n'est pourtant pas l'explosion cosmique la plus violente. En dehors de la collision de galaxie, qui ne représente pas vraiment une seule et même explosion courte dans le temps, un autre évènement, peut être le plus impressionnant, est le sursaut Gamma. De l'ordre de 1047 Joules, le sursaut Gamma est une explosion si brusque et puissante qu'elle représente l'évènement le plus lumineux et l'explosion la plus courte, comparativement à l'énergie déployée, de l'univers connu, à tel point qu'il est également l'un des évènements cosmiques le plus anciens que l'on puisse voir : 13 milliards d'années. C'est, remontant à cette époque, le plus ancien et puissant sursaut gamma que l'on aie observé, l'explosion d'une étoile peut être 30 à 100 fois plus large que notre soleil. Le sursaut gamma GRB-090423 a dégagé plus d'énergie que notre soleil ne saurait en émettre en 10 milliards d'années d'existence. C'est, dans l'état actuel de nos connaissance, l'explosion la plus violente qu'ai connu l'univers.


0? - Mention spéciale, le Big-Bang. Les théories courantes estiment que l'univers est né d'un évènement cosmique particulier qu'est le Big-Bang. Comme son nom le suggère, on le compare généralement à une gigantesque explosion. La théorie est en fait plus étrange : elle suggère que l'univers était alors particulièrement chaud, dense et... petit. Il était donc concentré, non pas comme un point ultra dense dans l'espace, mais constituait lui même cet espace. L'expansion rapide qui suivit le big-bang créa alors l'espace que l'on connait, mais cette phase d'expansion ne constitue pas une explosion à proprement parler.
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Frappés par une météorite

Ann Hodges est connue pour être la seule personne blessée sérieusement par une chute de météorite, la météorite de Sylacauga.

Ann Hodges et la météorite
Le 30 novembre 1954 à Oak Grove (Alabama), Ann se reposait, allongée sur son divan, lorsqu'un chondrite de 3,86 kg tombant du ciel traverse son toit, rebondit sur un meuble en bois et blesse la jeune femme au ventre. Ce cas fit la une des journaux de l'époque, de même que la bataille juridique qui s'ensuivit afin de récupérer les fragments de météorite. C'est l'un des rares exemples documentés, de personnes ayant été frappées par un caillou tout droit issu du ciel.[1]

D'autres cas, exceptionnels et généralement sans gravité, ont été relevés : un garçon ougandais aurait reçu une petite pierre de 3 grammes, heureusement freinée dans sa chute par un arbre, une jeune fille de Northallerton[2] aurait été frappée (par ricochet) au pied par une petite météorite. Le cas le plus intéressant est celui d'un jeune allemand qui vit une boule de feu descendre du ciel lors de son trajet scolaire. La météorite, de la taille d'un petit pois[3], est tout de même tombée à une vitesse de près de 48000 km/h, laissant malgré sa petite taille une légère blessure à la main du jeune écolier, et surtout un cratère de 30 cm sur le bitume.

Ces exemples sont les mieux documentés, et plusieurs chutes de météorites tombées près d'hommes (cratères de toits, de voitures, de jardin...) ont pu être rapportées. Plusieurs histoires de météorites meurtrières ou de chutes ayant blessé sévèrement des hommes sont également rapportées[4], mais sont peu documentées ou considérées comme des canulars, tant et si bien que la météorite de Sylacauga est généralement considérée comme le seul exemple de météorite ayant entrainé une blessure sévère chez un être humain. La probabilité d'une chute de météorite sur un homme durant sa vie s'estime sur un ordre de 1 chance sur 100 millions à un milliard : 10 à 100 fois moins, par exemple, que de gagner au loto!

Pour en savoir plus :
[2] BBC news (2002), Meteorite hits girl.
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Le plasma, 4ème état de la matière

Solide, liquide, et gaz ne sont pas les seuls états de la matière, il y'a aussi... le plasma! Et c'est le plus abondant dans l'univers.

A des températures particulièrement hautes, les liaisons atomiques des molécules de gaz se rompent, les atomes se ionisent, les électrons leur sont arrachés. Lorsque la proportion des électrons libres est supérieure à celle des molécules neutres, le gaz, isolant, se fluidifie et forme alors un plasma conducteur d'électricité.

Une lampe à plasma (img L. Viatour)
A l'état naturel, sur Terre, il n'existe que deux phénomènes manifestes de l'état plasma : la foudre et les aurores boréales. Les hautes températures ne sont donc pas les seuls phénomènes qui peuvent engendrer l'apparition de plasma : le peuvent également, le bombardement de rayons ionisants, comme c'est le cas des aurores boréales, ou la soumission d'un gaz à un puissant champ électrique, comme c'est le cas de la foudre.

les plasmas sont toutefois très répandus à travers l'univers, représentant près de 99% de la matière visible : étoiles, nébuleuses, quasars... Très peu répandu sur Terre, puisque très peu propice à la vie, on observe cependant des manifestations maîtrisées de plasma dans des objets de la vie quotidienne : téléviseurs, tubes à néon, boules ionisantes qui eurent un grand succès décoratif dans les années 90 (image ci-contre).

Qu'est-ce qui différencie les 4 états de la matière?
  • Les atomes d'un solide, constitués d'un noyau et d'électrons, sont fortement liés entre eux, à tel point que l'ensemble est quasi fixe. 
  • Les atomes d'un liquide ne sont plus que partiellement liés entre eux : néanmoins, chaque atome est encore lié à ses électrons. 
  • Les atomes d'un gaz ne sont plus du tout ou presque pas liés entre eux. Ils conservent toutefois leur cohésion atome/électrons. 
  • Le plasma, enfin, est un état dans lequel les électrons mêmes ne sont plus liés à leur atome, et errent plus ou moins librement.
Et c'est tout?

Le plasma, bien qu'il soit le plus connu des états de la matière en dehors des classiques Solide-Liquide-Gazeux, n'est pas le seul! Outre les états critiques intermédiaires (par exemple état mésomorphe ou cristal liquide, état supercritique liquide-gaz) existent également dans des conditions particulières des états singuliers de la matière, c'est le cas par exemple des condensats de Bose-Einstein. Certaines particularités jouent également sur les propriétés d'une matière : de l'eau peut se retrouver à l'état liquide et à pression normale, en dessous de 0° C, on parle de surfusion dans un état liquide métastable : une simple perturbation initie à une vitesse phénoménale la solidification de cette eau. Certains mélanges par exemple, de maïzena et d'eau, se comportent comme un fluide si on le manipule lentement. Dès lors par contre qu'on le manipule avec force ou rapidement, ce fluide se comporte quasiment comme un solide, à tel point que l'on peut courir dessus. On parle de Fluide non-newtonien.

Le documentaire suivant (27 minutes), produit par le Dr Octave Enea, directeur de recherche au CNRS, présente le plasma et quelques applications possibles, notamment la création de Tokamaks, véritables centrales à fusion qui pourraient fournir notre énergie dans les décennies à venir.

Pour en savoir plus : 
Qu'est-ce qu'un plasma? (2004) Fusion-magnétique - Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternative.
Plasma (eng) : Wikipedia
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L'explosion du Mont Tambora

La plus grosse explosion volcanique enregistrée s'est déroulée en 1815 : le mont Tambora explosa en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, soit l'équivalent de 60 000 bombes d'Hiroshima.

Chronologie

Relativement calme depuis plus de 2000 ans, avec une dernière éruption violente datée de 740 avant J.C.[1], le mont Tambora, volcan d'Indonésie, subit un regain d'activité pendant trois ans, avant d'atteindre son pic éruptif le 5 avril 1815. La chambre à magma dormante entre 1500 et 4500 mètres de profondeur, avec une pression de l'ordre de 4 à 5 kbar et une température de 700 à 850°C[2], explosa une première fois dans un fracas entendu à plus de 1400 km (îles Moluques), créant une colonne éruptive de plus de 30 km, noire et dense. Tandis que de multiples détonations continuèrent à se faire entendre, parfois jusqu'à l'île de Sumatra, à 2600 km, l'est de Java subit une pluie de cendres à partir du 6 avril. 

Vers 19 heures le 10 avril, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives[3] tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre. Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui même, faisant perdre plus de 1400 mètres à la hauteur du Mont Tambora. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600km de là.
Le nuage de cendre, dispersé à plus de 1300 km (img : NASA/retravaillée)

Les conséquences désastreuses de l'éruption

L'énergie dégagée par l'explosion atteint un indice d'explosivité volcanique de 7 sur 8, près de 1000 Mégatonnes, soit 4 à 5 fois l'énergie déployée par l'éruption du Krakatoa, (8*1017 J) ou l'équivalent de 10 des bombes les plus puissantes jamais construites. C'est la plus puissante des explosions jamais observée sur Terre par l'homme (et la 5ème au rang de types d'explosions les plus puissantes).

Outre la dévastation totale de l'ile et près de 11000 morts directement imputables aux coulées de laves, près de 60 000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, de malnutrition ou d'épidémies opportunistes, indirectement conséquences de l'explosion[4]. En plus de ces conséquences locales, l'année 1816, connue sous le sobriquet d'Année sans été, observa de profonds bouleversements climatiques. Les particules envoyées en haute atmosphère par le volcan entrainèrent un refroidissement global du climat, de 0,5 à 1°C, provoquant notamment dans l'hémisphère nord, chutes de neiges en Juin, gelées en Août, et changements rapides et amples de températures. A l'échelle mondiale, les récoltes en furent affectées, et s'ensuivit pour de nombreuses nations (États-Unis, France, Chine..) une hausse importante du prix des denrées comestibles, voire des famines. Des centaines de milliers de victimes, aux quatre coins du globe, succombèrent des suites de cet hiver volcanique. L'éruption de Tambora est alors devenu l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2000 morts).


Pour en savoir plus :
[1] Tambora eruptive history. Global Volcanism Program
[2] Foden, J. (1986). The petrology of Tambora volcano, Indonesia: A model for the 1815 eruption. Journal of Volcanology and Geothermal Research
[3] Stothers, Richard B. (1984). The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath. Science, p1191–1198
[4] Tanguy, J.C.; Scarth, A., Ribière, C., Tjetjep, W. S. (1998). Victims from volcanic eruptions: a revised database. Bulletin of Volcanology
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L'explosion mystérieuse en Tunguska, 1908

En 1908, une explosion de 4 Mégatonnes, soit près de 250 bombes d'Hiroshima, ravagea 2000 km² de la forêt sibérienne et se fit ressentir sur toute la planète. Mais on n'a jamais retrouvé de cratère correspondant.

Paysage de désolation laissé par l'explosion (img : L. Kulik)
C'est l'un des plus grands mystères du siècle dernier : Le 30 juin 1908, vers 7 heures du matin, une explosion cataclysmique généra une onde de choc qui dévasta le cœur de la Tunguska, sur près de 2000 km², couchant des arbres jusqu'à 100 km à la ronde et provoquant des incendies gigantesques. L'onde de choc fut ressentie plus de 600 km. L'Europe et même les États-Unis enregistrèrent des manifestations de cette formidable explosion. 60 millions d'arbres furent ainsi décimés, et pour une large proportion, soufflés radialement et brûlés comme des allumettes.

Pendant 19 ans, la région ne fut pas prospectée, comte tenu de son hostilité (marais, rigueur hivernale, moustiques...); C'est en 1927 que le géologie Leonid A. Kulik prospecta pour la première fois officiellement la région, découvrant des paysages d'horreur. Ainsi qu'il le rapporte, aussi loin que son regard se posait lorsqu'il se trouvait vers l'épicentre, il ne voyait que désolation, arbres couchées et brûlés.

Localisation de l'impact (img : NASA)
Depuis, plusieurs expéditions ont eu lieu, mais aucune n'a trouvé de façon sûre un cratère qui témoignerait d'un impact météoritique. Néanmoins, quelques fragments de roches fondues pourraient provenir de météorites réchauffées par l'atmosphère. Il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude qu'elles sont liées à l'évènement de 1908. Si de nombreux scénarios, dont beaucoup paraissent farfelus (essai de rayon de la mort de Tesla, crash d'Ovni...) furent proposés, on accepte désormais l'idée d'un météoride (probablement un astéroïde) qui se serait fragmenté et aurait explosé à quelques kilomètres d'altitude. Récemment, une équipe italienne de l'université de Bologne suggérait l'existence d'un cratère dans le lac Cheko, à 9 km de l'épicentre présumé. Des particules lourdes datées entre 1902 et 1914 semblent attester de l'arrivée de roches extraterrestres dans cette période. Le mystère demeure toutefois, aucune théorie jusqu'à présent n'ayant pu expliquer tous les aspects de cette formidable explosion. 

S'il s'avère qu'un météorite s'est crashé à Tunguska, ou a explosé en vol, on aura alors déterminé l'origine d'une des plus puissantes explosions de l'histoire de l'humanité. Selon les simulations de Mark Boslough, spécialiste de la modélisation d'impact de corps céleste, un astéroïde d'une dizaine de mètres de diamètre aurait pu dégager une puissance de 3 à 5 mégatonnes, se désagrégeant dans l'atmosphère en créant une gigantesque boule de feu à même de rendre compte des effets constatés au niveau du sol. La météorite de Tunguska représenterait alors la 6ème place au rang des types d'explosions les plus puissantes, plus de 250 fois la puissance développée par la bombe d'Hiroshima, avant même son invention.


pour en savoir plus : 
Lombry T. (2007). Tunguska. Histoire d'impacts. Luxorion
Phillips T. (2008). The Tunguska impact - 100 years later. NASA
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Le plus grand barrage de castor, découvert grâce à Google Earth

C'est une étonnante découverte qu'a réalisé Jean Thie en octobre 2007, sur Google Earth, lors d'une recherche sur la fonte du permafrost dans le grand nord canadien. Une formidable étendue de couleur brune au milieu de la verdure, repérée par satellite s'est avérée être une construction exceptionnelle, visible depuis l'espace et... non humaine! Il s'agissait du plus grand barrage de castors du monde : 850 mètres de bois patiemment assemblé pour créer une retenue d'eau propice à l'activité des castors, probablement sur plusieurs générations, depuis plus de 40 ans.


Le plus grand barrage de castor - Google Earth - Coordonnées GPS : 58,27 / -112,25

Ce barrage se situe dans la partie sud du Parc National Wood Buffalo, l'une des plus grandes réserves naturelles de la planète. Il s'agit de l'œuvre de castors Nord-américains, beaucoup plus gros et bâtisseurs que nos castors européens. Ces excellents nageurs construisent des barrages pour trois raisons principales :
- Conserver leur nourriture, l'eau profonde, plus fraîche, faisant office de réfrigérateur.
- Échapper à leur prédateurs (coyotes, ours...) en plongeant sous une eau rendu profonde grâce au barrage, ou en se faufilant à l'intérieur de la construction.
- S'abriter des aléas climatiques du quotidien.

Bien que les constructions de castor s'étendent rarement au delà de 80 à 100 mètres, des barrages de plus de 500 mètres ont déjà été observés. C'est le cas du tenant du record avant cette découverte, le barrage de Three Forks, dans le Montana (États-Unis), atteignant 652 mètres.

Les recherches[1] effectuées par Jean Thie l'ont amené à conclure, à partir d'anciennes photos, à l'existence du barrage depuis 25 ans : des photos satellites de la NASA datant de 2000 et 1990 le montrait déjà. De vieilles photos satellites datant de 1975 montraient également les prémisses de sa construction, avec plusieurs parties de barrages primaires visibles. La construction de ce qui est devenu le plus grand barrage de castors aurait donc débuté dans les années 70 : nul doute que de nombreuses familles de castors se sont relayées, plusieurs formant des barrages primaires finissant par se rejoindre pour donner naissance à la structure d'aujourd'hui.

De fait, la construction se poursuit actuellement : deux digues supplémentaires sont en cours de constructions aux alentours du barrage : elles pourraient rejoindre la structure d'ici une dizaine d'année, augmentant la taille de l'édifice de 100 à 200 mètres supplémentaires! Force est de constater que l'homme n'est plus le seul bâtisseur dont certaines de ses constructions sont visibles depuis l'espace!

Pour en savoir plus :
Thie J., (2010). "The longer Beaver Dam in the world". Geostrategies.com (consulté le 3 octobre 2010)
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Les plus hautes chutes d'eau du monde

Cascades et chutes d'eau représentent toujours un spectacle magnifique, d'autant plus impressionnant que le débit (Chutes du Niagara) ou la hauteur (en France, la Cascade de Gavarnie) sont importants.

The angel's FallsLe record de hauteur pour une chute d'eau appartient aux Angel's Falls (aussi nommées Saut de l'Ange, Salto Angel, Salto del Ángel). Sur la route du Rio Kerep, un petit cours d'eau né de l'Auyan Tepuy, au Venezuela, les Angel's Falls constituent une chute d'eau atteignant 979 mètres. Elles détiennent également le record du plus grand saut, 807 mètres : les chutes d'eaux sont en effet généralement constituées de cascades, et donc de sauts successifs à la fin desquels l'eau se heurte à des parties rocheuses de la chute d'eau, plus ou moins plates et longues.

Bien que l'on soupçonne plusieurs explorateurs, tels que le gouverneur Fernando de Berrio (Fin du 16ème siècle) ou Ernesto Sanchez la Cruz (1912) d'avoir auparavant visité ce site, on en attribue généralement la découverte à l'aviateur Jimmy Angel. Celui-ci aperçut les chutes lors d'une recherche aérienne de sites de minerai. Décidé à voir de plus près la gigantesque colonne d'eau, il tenta de se poser sur le plateau culminant les chutes, mais son avion s'enlisant, força Jimmy Angel et ses trois acolytes à revenir vers la civilisation après 11 jours de marche à travers la jungle. Il fit alors part de sa découverte, et son avion resta durant 33 ans au sommet des chutes, surnommées Angel Falls en l'honneur de l'aviateur.

D'autres chutes tout aussi impressionnantes peuvent être observées en Afrique du sud : La rivière Tugela du Drakensberg, et plus précisément de sa partie la plus haute, les Monts-aux-sources, donne naissance aux Tugela Falls, atteignant 948 mètres de chutes en cascade, avec un saut le plus haut, de 411 mètres. Le Rio Cutiverini du Pérou donne naissance quant à lui aux Cataratas Tres Hermanas, des chutes d'une hauteur de 914 mètres.

En France, les deux cascades les plus hautes sont les Cascades blanches ou Cascades de Salazie (640 mètres dont un saut de 400 mètres), sur l'ïle de la Réunion, ainsi que les Cascades de Gavarnie en métropole (422 mètres, dont un saut de 281 mètres).

Bien que toutes soient impressionnantes de hauteur, elles ne rivalisent pas en puissance avec les célèbres Inga Falls du Congo, déversant près de 42500 mètres-cube d'eau par seconde.

Images : Angel's falls : Rich Childs.
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Wonderboom, l'arbre sacré

A quelques kilomètres au nord de Prétoria, Afrique du sud, vit (ou plutôt vivent!) un ficus géant sous la forme de treize troncs individuels distincts mais néanmoins semblables. Tous sont issus d'un même arbre-mère ou des arbres-filles constituant sa descendance.

Wonderboom, l'arbre sacréWonderboom, littéralement "L'arbre miracle", est né il y'a probablement un peu plus d'un millénaire. A l'origine il n'était qu'un seul tronc plein de vitalité, aux longues branches s'échappant de leur centre pour capter un maximum de lumière, jusqu'à parfois, toucher le sol. Certaines de ces branches qui touchaient terre ont alors pris une existence propre en s'enracinant dans le sol, donnant ainsi naissance à de nouveaux troncs autour l'arbre-mère central.

Cette seconde génération est même parvenue, pour trois d'entre ses troncs recrées à partir de branches tombantes, à donner naissance selon le même principe à une troisième génération, chacune des générations s'étendant autour de la précédente. Le résultat : 13 troncs représentant 3 générations, s'étalant sur près de 50m², qui pourraient offrir de l'ombre à 1000 personnes.

Ce mode de reproduction n'est pas unique, d'autres ficus, y compris les Ficus Salicifolia dont Wonderboom est un représentant, peuvent donner naissance à des homologues, créant ainsi par cercles concentriques autour de l'arbre premier, de véritables bosquets d'espèce unique.

Néanmoins, Wonderboom a ceci de particulier qu'il s'élève à plus de 23 mètres de haut, tandis que les autres Ficus Salicifolia atteignent généralement 9 mètres tout au plus. Sa taille imposante et son aspect particulier en ont fait un point de visite régulier et sacré pour les Voortrekkers, des immigrants allemands des années 1830. La façon dont Wonderboom s'est étendu circulairement représente également un phénomène rare pour des arbres de cette ampleur.

Wonderboom est situé au pied des montagnes Magaliesbergue, à l'intérieur de la Wonderboom Natural Reserve, de plus d'un km², qui comprend également d'autres sites intéressants : un site datant de l'âge de pierre ayant offert de nombreuses traces et outils de la technique représentative de cette époque, un autre site portant les marques d'un âge de fer. La réserve est également connue pour abriter et constituer un lieu de reproduction des aigles noirs.

Image : Boris Gelorik
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Le vent le plus fort enregistré sur Terre

On doit à une tornade ultra-puissante de type F5, près d'Oklahoma City, la rafale la plus rapide jamais enregistrée, le 3 mai 1999. Mesurés au radar Doppler, les vents à l'intérieur de la tornade, à 100 mètres du sol, atteignait 484 (+ ou - 32) km/h.
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La température la plus basse enregistrée sur Terre

La température la plus basse jamais enregistrée sur Terre a été relevée à la Vostok Station, sur les neiges de l'Antarctique, le 21 juillet 1983. Il faisait alors -89,2° Celsius (-126,8° farenheit). Cet endroit est particulièrement froid : la température la plus "chaude" que l'on y aie enregistré est de - 12,2°C, le 11 janvier 2002.

Le mois le plus froid jamais enregistré à la station fut Aout 1987, avec une moyenne de -75,4° Celsius.

En dehors de ses températures, Vostok est particulièrement hostile à la vie pour de nombreuses raisons :
- l'oxygène y est rare du fait de l'altitude (3488 mètres)
- une quasi absence d'humidité dans l'air
- une grande ionisation de l'air
- un vent extrêmement froid et sec de 18km/h en moyenne, avec des pointes allant jusqu'à 97 km/h.
- une nuit polaire de 130 jours, avec 80 jours de noir total pendant lesquels le soleil est toujours à 6° en dessous de l'horizon.
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La température la plus haute enregistrée sur Terre

La température la plus haute jamais enregistrée sur Terre a été relevé à Al'Aziziya, Lybie, le 13 septembre 1922. Le record s'est alors établi à 57,8° Celsius, soit environ 136° Farenheit. Ce n'est cependant pas l'endroit le plus chaud de la Terre, record qui revient à Dallol, en Ethiopie, où la température moyenne est de 34,4° Celsius.

Al'Aziziya se trouve à 55 kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Il est probable que la température relevée ne soit pas la plus chaude en un point du globe dans les temps contemporains, l'absence de mesure à des endroits peu visités ne permettant pas d'établir une carte des températures locales en tout temps et tout lieu. Les températures ont également évolué au cours des périodes que la Terre a traversé, on ne peut donc pas conclure que cette température ait été la maximale qu'il y'ait eu sur Terre. Néanmoins désormais, les nouvelles avancées en technologie permettent des mesures de plus en plus précises en temps réel ; 57,8° est donc la base maximale sur laquelle le record de température évoluera.

On peut également noter qu'en dehors d'une intervention humaine, la plus forte élévation de température en un temps bref a été relevée à Spearfish, le 22 janvier 1943. En à peine 2 minutes, suite à un coup de vent, la température de l'air s'éleva de 27°!

Le nombre de jours consécutifs les plus chauds a été enregistré du 31 octobre 1923 au 13 avril 1924, soit 160 jours, à Marble Bar, en Australie de l'ouest, durant lesquels la maximale journalière atteignait ou dépassait 37,8° Celsius.
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