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Les attaques de requins... et les attaques d'humains

S'il y'a bien une statistique à retenir à propos des requins, c'est celle-ci : Chaque année, environ 5 humains meurent par la faute des requins. Et chaque année aussi, 100 millions de requins meurent par la faute des humains...
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L'obsolescence programmée ou l'art de faire payer plus souvent

L'obsolescence programmée est à la fois une technique de production et un principe économique, né(e) dans les années 1920, dont les consommateurs sont généralement outrés : Aussi appelée désuétude planifiée, elle consiste à produire un objet en s'arrangeant pour que celui-ci ne dure qu'une temps limité, afin que le consommateur soit amené à payer plus rapidement son remplacement ou un nouvel objet.

L'art de faire tomber plus de billets
L'obsolescence programmée consiste ainsi à fabriquer un objet en prévoyant une date moyenne de fin, et en s'arrangeant pour limiter la durée de vie de l'objet par les techniques de fabrication, l'effet de mode, la réalisation structurelle qui s'y prête, ou grâce à des composants dont la durée de vie a elle même été soumise à un principe d'obsolescence programmée, ou encore qui ont à la base une durée de vie correspondant à l'objectif de fabrication fixé.

Le premier cas supposé d'obsolescence programmée a visé les lampes à incandescence en 1924. Un cartel de fabricants d'ampoules créé pour l'occasion s'est accordé sur le passage volontaire de la durée de vie des ampoules classiquement vendues jusqu'alors.

Le principe suit un but simple : faire payer davantage (pas forcément directement) et surtout plus fréquemment le consommateur en lui soumettant un produit qui ne durera qu'un temps limité et qu'il devra remplacer régulièrement... Ainsi, les lampes à incandescence ont été le premier type d'objets soumis à cette nouvelle et désagréable loi de fabrication, en 1924, lorsqu'un cartel (le Cartel de Phoebus) se forme. Ce cartel se composait des grands fabricants de lampes de l'époque, qui, constatant que la durée des ampoules s'accroissait (en moyenne 2500 heures en 1924), prirent la décision de limiter leur longévité. Il se dotèrent même pour s'assurer que l'accord était respecté, d'une charte et d'un office chargé de surveiller que les lampes du conglomérat n'excédaient pas un plafond établit à 1000 heures de fonctionnement. Dès 1930, la plupart des fabricants s'étaient alors alignés sur la production d'ampoules de durée de vie moyenne correspondant à cet objectif. Scandaleux, n'est-ce pas? D'autant plus scandaleux qu'il s'agirait désormais d'une pratique courante, de l'automobile à l'électroménager, en passant bien entendu par l'informatique... 

Par exemple, les batteries de 1ère, 2nde et 3ème génération de l'Ipod étaient prévues pour durer 18 mois. Passé ce délai et lorsque la panne survenait, le service technique d'Apple invitait alors le consommateur à renouveler son appareil plutôt qu'à remplacer sa batterie (la firme ne proposait d'ailleurs pas de batterie de remplacement). Il a fallu attendre un recours collectif intenté par Elizabeth Pritsker pour qu'Apple décide enfin de se munir d'un service de remplacement des batteries. L'autre exemple des bas-nylon des années 1940, produits par DuPont, pointe l'une des raisons de l'utilisation de cette stratégie : les bas étaient si résistants que les ventes se sont effondrées après quelques années. L'entreprise a donc confectionné des bas moins résistants, qui se filaient davantage, en les rendant moins résistant aux UV...

On note ainsi de nombreuses méthodes permettant d'altérer la durée de vie d'un produit fabriqué, pour des buts parfois différents (certains assez mesquins, comme maximiser le profit, d'autres plus neutres, comme maintenir l'activité, ou même des buts relativement philanthropiques, comme forcer le consommateur à racheter un produit moins polluant lorsque celui-ci sera disponible). Parmi ces méthodes :
  • Obsolescence technique ou fonctionnelle : lorsqu'une pièce est défectueuse, l'ensemble du produit ne fonctionne plus. Or, si le prix de remplacement (y compris transport et main d'oeuvre) est trop élevé ou à peu près équivalent au prix du neuf, le consommateur aura alors tendance à acheter un nouveau produit. Cette technique est très peu écologique (beaucoup de déchets...). Remplacer le métal par du plastique, plus fragile, en est un exemple. Refuser le remplacement des pièces est également un moyen parfois utilisé. Changer le format de logiciels (comme les nouveau format audio ou vidéos) en est un autre exemple.
  • Obsolescence par péremption : généralement, les dates de péremption indiquent la date limite d'utilisation optimale (DLUO) et non la date limite de consommation (DLC). Le dépassement de la DLUO peut affecter le goût de denrées alimentaires, par exemple, mais celles-ci ne présentent pas de risques. Seules la DLC indique quand il est recommandé, faute de risque pour la santé, de jeter les produits concernés.
  • Obsolescence indirecte : bien que fonctionnant encore, certains produits deviennent obsolètes du fait que les produits associés ne sont plus commercialisés (comme les batteries ou les chargeurs de téléphones portables). Le contrôle des brevets par les industriels leur permet d'arrêter la production de pièces de remplacement en s'assurant que personne ne pourra les reproduire, incitant alors le consommateur à essayer (et acheter) les produits plus récents. Certains vont même jusqu'à remplacer un ancien produit pendant plusieurs années, et une fois qu'il a disparu, tentent de le remettre au goût du jour (exemple des lecteurs vinyles).
  • Obsolescence par incompatibilité, souvent remarquée en informatique, et consistant à rendre inopérants les anciens produits (A) ayant besoin d'autres produits (B) pour fonctionner. Il suffit de s'arranger pour que B ne supporte pas les produits A (plus de compatibilité) afin que l'achat de B, ou même seulement sa mise à jour (parfois "gratuite") force le consommateur à renouveler son parc de produits A...
  • Obsolescence par publicité : c'est le domaine des modes et des tendances offertes par les publicitaires, que l'on retrouve dans l'exemple de General Motors dès les années 30, usant de la publicité pour démoder les anciennes automobiles afin de pousser le consommateurs à en changer régulièrement. Les primes de rachat participent également de ce phénomène en incitant le consommateur à changer un produit qui fonctionne pourtant encore!
L'obsolescence programmée est encore sujette à débat quant à son existence réelle et grandement partagée au sein des fabricants de toute sorte, pour de nombreuses raisons : tous les produits ne s'y prêtent pas forcément, ces sujets sont également (et on le comprend) incroyablement tabous dans les firmes suspectées d'établir une désuétude planifiée de leurs produits, et plusieurs auteurs estiment voir dans le concept d'obsolescence programmée, une vaste théorie complotiste ne décrivant que très incorrectement la réalité. Néanmoins, les exemples et les suspects sont légions, et de nombreux auteurs indépendants (commissions d'enquête, journalistes, associations de consommateurs) confirment et dénoncent le phénomène plus fréquemment depuis quelques années.

Toutefois, nous vous invitons bien sûr à prendre cet article avec toute la réserve et la prudence qui s'impose!

Pour en savoir plus :
Slade, G., (2006). "Made to Break : Technology and Obsolescence in America", Harvard University Press, 2006
L'obsolescence programmée, mythe ou réalité? Ecologie.tv
Wikipédia : Plannified obsolescence.
Documentaire TV Arte : Prêt à jeter : l'obsolescence programmée (youtube). Louable en VOD.
Un contre-avis intéressant : Le mythe de l'obsolescence programmée, Econoclaste.org.free.fr
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Tristes records d'alcoolémie

Récemment, une conductrice a été arrêtée alors qu'elle présentait au volant une alcoolémie* incroyable de 5,76 g/l de sang. Encore loin du record national officiel, établi par un automobiliste de l'Ain à 9,75 g/l. Encore plus loin du record mondial, pour un automobiliste sud africain, contrôlé à 16g/l...

Avec modération, modération!
* l'expression "Taux d'alcoolémie" souvent rencontrée est un pléonasme, l'alcoolémie désignant déjà par elle même un taux.

Le 14 août 2011, les gendarmes d'Aurillac, ont en effet arrêté une conductrice de 65 ans sur une départementale du Cantal. Le taux de 5,76g/l, bien que son effet dépende de conditions comme la corpulence ou la tolérance à l'alcool, est considéré dangereux : un taux de 3 g/l seulement peut déjà être mortel, tandis qu'à partir de 5 g/l, la mort devient probable...

Le record national est cependant loin d'être battu : en 2005, un automobiliste de Polliat (Ain) quasi-inconscient, au sens littéral tant qu'au sens figuré, fut interpellé après un accident, présentant un taux de plus de 10g/litres de sang! Le conducteur de 37 ans avait perdu le contrôle de sa voiture (en supposant qu'il l'ait eu auparavant...) et s'était retrouvé dans un fossé. Les gendarmes n'en croyant pas leurs yeux ont vite emmené le contrevenant faire une nouvelle prise de sang, qui a confirmé le taux record, à 9,75 g/litre.. Le tribunal de Bourg-en-Bresse avait scandaleusement infligé une peine étonnement indulgente d'un mois de prison ferme, 7 avec sursis, 3 ans de retrait de permis et seulement 150 euros d'amende...

Deux gendarmes en plein travail
De précédents records en Europe étaient détenus par un bulgare de 67 ans, qui la même année, avait affiché un taux de 9,14 g/l, après s'être ironiquement fait heurté par un camion ; avant lui, un Letton avait été contrôlé en décembre 2003 à 8g/l. C'est néanmoins un polonais de Wroclaw qui détient toujours depuis 1995, le record européen d'alcoolémie au volant avec un taux de 14,8g/l.

Record du monde d'alcoolémie...

Le record au volant pour les femmes est de 7,20 g/l, pour une automobiliste de l'Orégon (USA) alors tombée en coma éthylique au volant de son véhicule, suivie de près par les 7,08 g/l d'une conductrice du Dakota du Sud.

Un autre gendarme en service. Euuuh...
Chez les hommes, la triste palme revient à un voleur de moutons d'Afrique du Sud (Queenstown), surpris au volant de sa camionnette le 22 décembre 2010, avec ses complices, et présentant une alcoolémie incroyable de 16g/l!

Ce sont surtout grâce aux revues médicales qu'ont été décrits plusieurs cas d'alcoolémie supérieurs à 10g/l (mais pas forcément au volant). Beaucoup, malheureusement, en meurent, mais certains cas notables ont fait l'objet de publications. Dans ce domaine, une femme de Californie de 24 ans a été admise en hôpital à Los Angeles, présentant une alcoolémie supérieure à 13,2g/l. En 1984, une femme de 30 ans avait survécu, grâce à une intervention médicale d'urgence, à un taux de 15g/l.

Rappelons qu'à partir de 3,8 g/l, la mort est possible, et devient probable passé 5g/l. Pour un ordre d'idée : 50 cl de bière à 5° créent un taux de 0,6 g/l chez une femme de 55 kg. La même quantité chez un homme de 80 kg correspond à un taux de 0,36 g/l.
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Pourquoi le prix Nobel met-il si longtemps à être décerné?

Il fut un temps où les prix Nobel ne mettaient que quelques années à être décernés... puis le délai s'est allongé à tel point que maintenant, il n'est pas rare que s'écoulent quelques dizaines d'années avant que des travaux, généralement l'ensemble d'une carrière consacrée à la recherche et à la science, se voient récompensés par le prestigieux Prix Nobel.

Bien qu'officiellement, le rapport ne soit pas établi, on doit vraisemblablement l'accès de prudence de la Commission de Stockholm, à certains Nobels particuliers ayant fait coulé beaucoup d'encre. C'est le cas du Prix Nobel de Physiologie-médecine de 1927, décerné à Julius Wagner-Jauregg.

Alors qu'il étudiait en 1917 plusieurs cas de démences neurosyphilitiques entrainant notamment une paralysie, il se rendit compte que la fièvre de certains patients améliorait leur mobilité, luttant ainsi, en apparence, efficacement contre les symptômes paralytiques.

Il n'en fallait pas plus pour que le médecin, déjà connu pour ses méthodes thérapeutiques douteuses[1], injecte à ces patients la malaria, plus ou moins contrôlable par la Quinine, afin de leur provoquer les fièvres pseudo-salvatrices qui vaudront à Von Jauregg le prix Nobel de Physiologie Médecine en 1927. Un problème subsistait néanmoins : si l'état des patients s'améliorait quant aux symptômes syphilitiques, nombre d'entre eux décédèrent quelques années plus tard... de la malaria.

Pour en savoir plus :
[1]Nobel Romance sur Psychoweb.fr
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La première attaque biologique

C'est lors de la guerre de 7 ans, opposant les royaumes de France et de Grande-Bretagne, qu'a eu lieu la première attaque biologique officielle. L'officier britannique Jeffery Ahmerst, suggéra à son subalterne, le colonel Henri Bouquet, l'usage de couverture infectées par la variole, pour tenter de contaminer les indiens des Delaware, alliés des français :
« You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »)
Des couvertures contaminées par la petite vérole furent ainsi distribuées(*), causant près de 20 000 morts chez les indiens, pour lesquels cette maladie tout à fait nouvelle fut particulièrement virulente. La petite vérole ou Variole et une infection d'origine virale, provoquant des éruptions cutanées dont les cicatrices perdurent après la maladie, si le patient survit : le taux de mortalité était très élevé et la maladie est toujours restée hors de portée d'un traitement efficace. Elle a été éradiquée, selon l'OMS, en 1977. Plusieurs exemplaires sont néanmoins conservés dans le cadre de la recherche.

Si le tragique exemple de l'usage de cette arme biologique est le premier réellement recensé, d'autres utilisations de maladies ou d'agents pathogènes avaient fait parler d'eux par le passé. Empoisonner les puits avec des cadavres d'animaux, offrir à ses ennemis des objets manipulés par des malades... Le pouvoir de la contamination dans une guerre est apparu aux yeux des belligérants dès la prise de conscience de contagions.

En 1344, les Turcs Tatars (tartares) ont ainsi vaincu le comptoir génois de Théodosie, en catapultant des cadavres pestiférés dans la ville assiégée. Cette évènement pourrait avoir déclenché la grande vague de peste bubonique : suite à l'arrêt des combats entre turcs et génois, les bateaux génois purent ré-embarquer et rejoindre l'Europe, diffusant probablement la maladie, l'une des plus importantes pandémies de l'histoire humaine (pics de la peste noire en 1348 et 1350). Cette pandémie tua près de 30 à 50% de la population européenne. Quelques cadavres catapultés pour la prise d'une ville auraient alors scellé le destin de 25 millions de vie. Ce n'est pourtant pas la plus ancienne utilisation du potentiel guerrier biologique.

Le tout premier incident relaté d'utilisation de matériel contaminé remonte à 1500 avant Jésus-Christ : Des documents estimés à cette période (-1500/-1200) indiquent que les hittites emmenaient en territoires ennemis les victimes de la peste. L'usage de poisons s'est répandu par la suite, de même que la contamination des denrées : lors de la première Guerre Sacrée de Grèce, vers 590 avant J-C., des Athéniens empoisonnèrent l'eau de la ville assiégée de Kihrra, avec des hellébores, connues pour leur toxicité.

(*) Bien que les correspondances d'Ahmerst et de Bouquet indique clairement l'intention du premier et la volonté du deuxième d'exécuter ses ordres, Il y'a toujours débat entre les historiens sur la possibilité que l'ordre n'aie pas été suivi)

Pour en savoir plus :
Guerre biologique (Wikipédia)
Wheelis M. (2002), "Biological warfare at the 1346 siege of Caffa.", Emerg Infect Dis (Center for Disease Control)
Biological Warfare. E-medecine-health
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Raides Boules

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la boisson Red Bull contiendrait des extraits de testicules de taureau, la taurine, l'un des principaux ingrédients actifs de cette boisson, a été découvert dans la bile de boeuf (1827). C'est un neurotransmetteur produit par de nombreux animaux mais également par l'homme, à l'état naturel. On en trouve également dans les boissons énergisantes ou en tant qu'ajout alimentaire dans le lait synthétique (le lait naturel en contient déjà). La taurine aurait un effet sur le système gaba, et conséquemment, serait à déconseiller en association avec de l'alcool ou des médicaments dont elle accélèrerait l'effet.

Outre la taurine, la Red Bull contient près de 320mg/l de caféine, soit presque autant que le café moulu (380 à 680 mg/l), ce qui en fait une boisson plus caféinée que le Coca-Cola!

C'est lors de ces voyages que l'entrepreneur Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng, une boisson tonique Thaïlandaise produite par la société thaïlandaise TC Pharmaceuticals. Il se rend rapidement compte des effets toniques de la boisson, qui l'aide à supporter les décalages horaires. De nombreux chauffeurs de taxi et camionneurs thaïlandais l'utilisaient d'ailleurs pour rester éveillés. Il négocie alors un accord avec la société thaïlandaise pour commercialiser une nouvelle boisson un peu moins forte que l'originale. Le succès est tel qu'en Suisse, par exemple, près de 91 millions de canettes ont été vendues en 2007 (pour 7 millions d'habitants!)

Red bull a d'abord été interdite en France après un rapport dévastateur de l'AFSSA (l'agence française de sécurité sanitaire), concluant sur le caractère dopant et dangereux de cette boisson. Le rapport faisait notamment mention de rats tellement excités par la taurine qu'ils se mâchonnaient les membres. Des protections individuelles devaient ainsi être mises en place pour éviter l'auto-mutilation!

Malgré ces rapports et de nombreux avis de prudence de la part de spécialistes, la nocivité du produit n'a jamais pu être clairement démontrée. La marque Red Bull a donc enregistré une plainte contre l'état Français au tribunal de Paris (pour interdiction de vente), qui aurait pu coûter plus de 300 millions d'euros. "Fort heureusement", le gouvernement français, par le biais de Christine Lagarde (alors ministre de l'économie et des finances - rien à voir avec la santé), a conclu que la boisson ne présentait que peu de danger, ignorant outrageusement les recommandations de l'AFSSA et les rapports incitant à la prudence, et permit le 15 Juillet 2008, dans l'hexagone, la vente de la Red Bull. La compagnie du même nom a tôt fait après cela de retirer sa plainte et de lancer une campagne publicitaire d'envergure.

Notons tout de même qu'en France, la mention "déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes" est encore présente. Il est également conseillé de n'en boire que 2 canettes maximum par jour. Il faut de surcroît noter que l'AFSSA maintient que "Sur le plan nutritionnel, la formulation du produit ne correspond pas aux besoins des sujets engagés dans une activité intense"...

Pour en savoir plus :
Red Bull (Wikipédia)
Le rapport de l'AFSSA datant de 2006.
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Elliot Ness, incorruptible mais saoul

Elliot Ness, le héros de la prohibition qui lutta contre Al Capone en vertu de l'interdiction de la consommation d'alcool, quitta ses fonctions de Directeur de la Sécurité à Cleveland, en 1942, suite à un accident de voiture... dû à l'alcool.

Elliot Ness est célèbre pour avoir été le principal adversaire d'Al Capone, lors de la prohibition (1920 - 1933); Vente et consommation d'alcool fort étaient alors interdites, ce qui n'empêchait pas l'usage de bières à taux d'alcool modéré.[1] Elliot Ness était d'ailleurs un adepte du Social drinking, l'amenant à boire régulièrement entre amis.

Ayant contribué à la condamnation d'Al Capone en 1931, Elliot Ness appartenait alors à la Brigade Fédérale des Finances. Il fut promu en 1934, Directeur du Bureau de la Prohibition de l'Ohio. Si les lois sur la prohibition étaient levées au niveau national, certains états les conservèrent de nombreuses années, (jusqu'en 1966 pour le Mississippi). Le maire de Cleveland lui offrit en 1935 le poste de Directeur de la Sécurité de Cleveland, tandis que l'éclat de sa carrière se détériorait. En 1942, de nombreuses critiques concernant son divorce, ses habitudes de Social drinking et sa conduite vraisemblablement en état d'ivresse, ayant mené à un accident de la circulation, l'ont contraint à quitter son poste[2] et à déménager à Washington, pour lutter contre la prostitution.

Ayant subi quelques revers dans sa carrière de Police (une affaire de tueur en série non élucidée) ou dans ses affaires (tentative infructueuse de prise de la mairie de Cleveland, présidence écourtée de la société de sécurité Diebold Corp.), Elliot Ness finira celle-ci à la North Ridge Industrial Corporation. Son décès en 1957 intervint peu avant la publication d'un livre sur la partie la plus brillante de sa carrière, "Les Incorruptibles".

Pour en savoir plus :
[1] Wikipedia : Elliot Ness
[2] Cleveland history : Elliot Ness
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La bombe la plus puissante de tous les temps

On doit à l'ex-URSS la fabrication de la bombe la plus puissante jamais réalisée par l'homme, la Tsar bomba, d'une puissance de 57 mégatonnes. Diminuée lors de l'essai afin de réduire les retombées radioactives, elle comprenait 2 étages, l'un pour la fission, l'autre pour la fusion. Si le troisième étage avait été rajouté, deux de ceux-ci aurait eu pour but la fission. L'estimation de sa puissance aurait alors été de 100 mégatonnes.

Ces caractéristiques : 27 tonnes, pour 8 mètres de haut et 2 mètres de large. Elle explosa le 30 octobre 1961 à 11h32, à 4000 mètres de la surface de l'archipel de la Nouvelle Zemble, dans l'océan arctique. Résultant de l'explosion, une boule de feu de 7 kilomètres de diamètre fut suivie par un champignon atomique s'élevant à 64 kilomètres d'altitude (on considère la frontière de l'atmosphère et de l'espace à 100 ou 120 kilomètres) et d'un diamètre de 30 à 40 kilomètres. L'explosion était visible jusqu'à 1000 kilomètres. Une telle bombe raserait totalement la ville de Paris : le rayon de destruction totale est de 25 kilomètres, celui de destruction importante, de 35 kilomètres. Une augmentation de chaleur s'est faite sentir à 300 kilomètres...

Quelques comparaisons : le plus puissant essai américain était la bombe Castle Bravo, 15 mégatonnes. La bombe d'Hiroshima dont on connait les tristes conséquences, ne faisait que 0,013 à 0,016 mégatonnes. La Tsar bomba aurait donc pu être plus de 7000 fois plus puissante. Néanmoins, l'explosion de la Tsar Bomba, toute particulière qu'elle soit, n'est pas l'explosion (au sens large) la plus dévastatrice qu'ai connu la Terre : le gigantesque cratère de Chicxulub, au Mexique, confirme que la plus meurtrière des météorites était probablement de plusieurs milliards de fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima.
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La Sixième Extinction

Nous nous trouvons actuellement dans l'une des plus grandes phases d'extinction d'espèces depuis la naissance de la vie, la Grande Extinction de l'Holocène. Auparavant, 5 extinctions massives ont jalonné l'histoire de la planète, dont la dernière et plus connue date de 65 millions d'années. En nombre d'espèces détruites sur un temps géologique relativement court, notre époque contemporaine semble pourtant en passe de devenir l'une des plus importantes, voire la plus importante, de tous les temps.

Bien entendu, le premier responsable est l'homo-sapiens, qui a contribué en majorité à l'élimination de nombreuses espèces, de plusieurs façons :
- l'élimination directe par la chasse, l'adaptation du milieu (par exemple, défrichement, feux de forêts, etc...)
- L'élimination indirecte, comme la pollution de l'habitat, l'introduction de nouvelles espèces dans des niches écologiques, conduisant à l'éradication de nombreuses espèces auparavant présentes, les effets dus à la transformation de l'environnement...

Près de 70% des espèces sont susceptibles d'extinctions dans les années à venir tandis que 20 000 à 2 millions ont disparu durant le seul XXème siècle.

Les solutions proposées le 12 aout 2008 par les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle consistent principalement à
- maîtriser l'expansion démographique de l'espèce humaine
- diminuer le gaspillage et la surconsommation
- exploiter les services gratuits de la biosphère (matières renouvelables, systèmes naturels de filtration de eaux...)
- Gérer correctement le patrimoine végétal
- Créer de nombreux espaces protégés...

Actuellement, le taux d'extinction est 100 à 1000 fois supérieur au taux d'extinction naturel observé durant l'histoire de l'évolution de la vie sur Terre...

Pour en savoir plus :
Wikipedia : Extinction de l'holocène
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La plus grosse météorite sur Terre

Elle fait près de 60 tonnes et est composée à 84% de fer et 16% de nickel, avec quelques traces de cobalt, une énorme brique de métal en un seul bloc tombée sur Terre il y'a environ 80 000 ans. D'une largeur de 2,7 m et d'une hauteur de 0,9 mètre, la Météorite d'Hoba est la plus grosse météorite encore intacte, découverte sur Terre. Sa configuration en gros galet lui aurait permis de rebondir par ricochet sur l'atmosphère, ceci la préservant relativement de la désagrégation due à l'entrée sur notre planète. Ce n'est certes pas la plus grosse météorite tombée sur Terre, mais c'est la mieux préservée, sauf du vandalisme... Près de 6 tonnes ont disparu depuis la découverte en 1920 de cette météorite ferreuse!

Pour en savoir plus :
Wikipédia - Météorite d'Hoba
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