Affichage des articles dont le libellé est Effrayant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Effrayant. Afficher tous les articles

Le poison le plus puissant au monde

Le botox ou toxine botulique est l'un des plus puissants poisons (sinon LE plus puissant), près de 3 millions de fois plus violent que le cyanure!

Sa DL50 (dose pour laquelle la moitié des sujets à qui l'on injecte cette dose, meurent) est évaluée à seulement un nanogramme de toxine active par kilogramme (chez les souris). Bien que cette DL50 ne soit qu'estimée chez l'homme, une comparaison directe (à prendre avec précaution) indique que 70 nanogrammes suffiraient donc à tuer un homme. Pour vous donner une idée de la puissance du Botox :

Phyllobates terribilis, petit mais costaud (img : D. Edmonds)
  • 1 seul milligramme de toxine pure pourrait tuer plus de 14000 personnes
  • Un comprimé de 1 gramme (comme un cachet d'aspirine) pourrait éradiquer 14 millions de personnes. 5 de ces cachets suffiraient donc à provoquer la mort de l'ensemble de la population française.
  • Une tasse de thé (490 à 500 grammes), tuerait... l'humanité (arrondie à 7 milliards). Ces données en font le poison le plus violent que l'on puisse trouver.


Quelques comparaisons

La toxine botulique est près de...
  • ... 1000 à 2000 fois plus puissante que la batrachotoxine (BTX : DL50 de 1 à 2 µg/kg), l'un des poisons animaux les plus violents, que l'on trouve sur la peau des dendrobates (photo ci-dessus), les plumes de certains oiseaux (Ifrita de Kowald, Pitohui) et sur leur petit déjeuner (principalement des insectes qui contiennent des dérivés de ce poison)
  • ... 140 000 fois plus puissante que le curare (DL50 de 0,14mg/kg) utilisé notamment comme anesthésiant.
  • ... 1 million de fois plus puissante que l'arsenic ou la strychnine (DL50 de 1 mg/kg), deux poisons souvent utilisés dans... les films et romans policiers.
  • ... 500 000 à 3 000 000 de fois plus puissante que le cyanure (DL50 de 0,5 à 3 mg/kg)
  • ... 192 millions de fois plus puissante que la caféine (DL50 de 192 mg/kg)

Voilà la bête (img : CEA / D. Gillet)
La toxine botulique est un puissant neurotoxique, libérée par la bactérie Clostridium Botulinum, dont il existe 7 classes : 5 sont plus ou moins dangereuses pour l'homme, et parmi elle, la toxine botulique D présente une DL50 record de 0,4 ng/kg. Elle bloque la libération d'acétylcholine au niveau des nerfs moteurs (et du système parasympathique), empêchant la contraction et provoquant une paralysie flasque. La paralysie des muscles respiratoires qui en résulte provoque la mort par asphyxie.

Dans le domaine de l'esthétique, elle est utilisée à très, très faible dose, en co-action avec l'acide hyaluronique (qui comble les rides, hop). Le botox utilisé à visée esthétique peut présenter plusieurs effets secondaires : abaissement des sourcils et de la paupière par manque de tonus, disparition de certaines expressions du visage en contrepartie de la disparition des rides, paralysie gênante de muscles du visage si l'injection est mal réalisée. La plupart du temps, les effets sont réversibles, et les doses utilisées ne sont pas dangereuses. La toxine botulique aurait également été utilisée en tant qu'arme chimique, sur l'un des adjoints de Heinrich Himmler.

Légendes et faits établis

Il est parfois dit que certains éléments, certaines, plantes, certains animaux, sont les plus dangereux, les plus mortels, etc... Par exemple, la ricine, issue du ricin commun, ou le plutonium, sont régulièrement cités comme les produits les plus dangereux de la planète. En fait le plutonium a une DL50 minimum (sous forme nitrée), de 5,7 microgrammes par Kilo. La ricine, quant à elle, n'a une DL50 évaluée qu'à une vingtaine de microgrammes/kilo. Le plutonium peut par contre engendrer des conséquences néfastes à plus long terme, mais dont la prédiction est impossible.


Hydrophis Belcheri, l'animal au venin le plus puissant
L'élément le plus dangereux pourrait davantage être le polonium, dont la DL50 est à 10 nanogrammes/kilo.

Le venin le plus mortel est celui du serpent marin Chitulhia Belcheri (Hydrophis-belcheri), avec une DL 50 évaluée à 0,25 microgrammes/kilo, ce qui en fait, devant la batrachotoxine, la substance animale la plus dangereuse.

Liste (non-exhaustive) des substances les plus toxiques
1. Toxine botulique. de 0,4 à 1,2 ng/kg. Clostridium botulinum.
2. Tetanospasmine. Environ 1 ng/kg. Clostridium Tetani.
3. Shiga Toxine (Stx1). de 1 à 20 ng/kg. Shigella (genre - 4 espèces). (Fujii et al, 2001)

Certaines substances pourraient compléter ce tableau, comme les toxines produites par Clostridium Difficile (qui porte bien son nom) ou certaines toxines d'algues et de coraux. Les DL50 sont très variables en fonction de facteurs tels que le mode d'administration. En pratique, dans la communauté scientifique, la toxicité des substances est perpétuellement sujette à controverse, surtout chez l'homme puisqu'évidemment, les essais sont interdits et les données souvent absentes. On extrapole généralement à partir des DL50 animales. Certaines toxines (par exemple, la convallatoxine du muguet) n'ont d'effet qu'avec le mode d'administration approprié. Les données fournies dans cet article représentent néanmoins un consensus établi sur la base d'informations issues des articles originaux, publiés dans des revues spécialisées de toxicologie, chimie, pharmacologie ou médecine.
...Lire la suite »


6 histoires de vengeance infernale

Qu'ont en commun la Divine Comédie, le Comte de Monte-Christo, un Bulldozer blindé, l'armée Mongol, ou encore la Reine des Celtes Boadicée? Vous le découvrirez avec ces 6 petites histoires de vengeances tendance Kill Bill, qui montrent que certaines personnes... fallait vraiment pas les ennuyer!

Le justicier, l'incarnation de la vengeance
Kung-fu Trung

Trung Trac et Trung Nhi étaient deux soeurs vivant paisiblement, au premier siècle de notre ère, dans un petit village du Viet-Nam. A l'époque, la province était régentée d'une main de fer par les Chinois, de la dynastie Han, qui n'appréciaient guère que leurs subsidiaires se montrent indépendants, et oppressaient le peuple vietnamien de façon flagrante, allant jusqu'à leur demander des taxes pour le moindre poisson pêché.

Aussi, lorsque le mari de Trac, Thi Sach, se permit de s'élever contre les abus des Chinois, ceux-ci décidèrent promptement de clore le débat avec une brutalité exemplaire, afin de dissuader les futurs rebelles, et entreprirent donc d'éxécuter Thi Sach, puis de chercher sa femme, Trung Trac, pour la punir en la violant, parce que... Pourquoi pas?

Vengeance!

Nous, nous le savons désormais, les vietnamiens sont un peuple fier et coriace, et l'on a beau être le pays le plus puissant de toute la planète, il vaut mieux prendre ses précautions lorsqu'on a affaire à eux. Une large part de la population vietnamienne est initiée dès son plus jeune âge aux arts martiaux, stratégies collectives et combat individuel. A cette époque, les femmes vietnamiennes étaient également assez libres (par rapport aux époques qui ont suivi) : elles pouvaient hériter, posséder des biens, et pouvaient s'éduquer ou prendre des commandements. Les Chinois, eux, de par leur traditions, considéraient les femmes comme relativement inutiles d'un point de vue sociétal. Malheureusement pour eux, Trung Trac et Trung Nhi, faisaient partie de ces femmes vietnamiennes ayant passé leur enfance, baignées dans les arts de la guerre.

Pour venger le mari défunt et rétribuer la cruauté chinoise, les deux soeurs levèrent une armée en accomplissant quelques faits légendaires, comme chasser un tigre redoutable qui harcelait des villageois. Elle recrutèrent près de 80 000 femmes combattantes, et 36 généraux choisis parmi les femmes du Vietnam, puis dans une marche forcée continuelle pour la libération du pays, les deux soeurs libérèrent plus de 65 forteresses et citadelles, attaquant les forces armées (et masculines) chinoises jusqu'à les rejeter hors de leur province.

Bien que l'armée chinoise finit par mettre un terme brutal à cette rébellion, l'histoire de Chine fait peu de cas de cette épopée, dans laquelle des femmes ont botté allègrement les arrière-trains masculins pendant près de 3 ans, libérant les provinces en éjectant les célèbres guerriers mâles asiatiques. La légende veut que lors de leur dernière bataille, les chinois en furent réduit à une attaque surprise afin de se débarrasser de l'armée de femmes vietnamiennes, ce qui pourrait expliquer que la Chine d'aujourd'hui refuse de reconnaître qu'il ne se soit passé quoi que ce soit à cette époque.

Bouddica la celte contre l'empire Romain

L'empire Romain n'est pas à proprement parler un empire pacifique. En fait, la plupart des historiens vous diront que cet empire ressemble davantage à l'empire galactique de Star Wars : oppressant, destructeur, cruel. Aussi, lorsque Prasutagus, le Roi des Celtes, fut à l'article de la mort, il prit la précaution de léguer la moitié de son empire aux Romains et leur empereur, Néron, afin, pensait-il, qu'au moins une autre moitié revienne à son peuple, et à sa bien-aimée reine Boadicée (Bouddica). Mais Rome avait d'autres plans, et si en apparence, les romains respectaient le partage, Boadicée, ses deux filles, et son peuple, subissaient les humiliations quotidiennes du peuple romain, jusqu'au jour où Boadicée et ses deux filles furent violées et flagellées.

Vengeance!

Mais les celtes ne sont pas connus pour être l'une des populations les plus douces : ils ont donné naissance à de féroces guerriers dont les actes barbares leur ont valu une effrayante renommée. Et toucher à leur reine, fut une mauvaise idée, puisque cet acte déclencha une révolte dont les romains se souviendraient. Boadicée, à la tête d'une armée de celtes rebelles, attaqua premièrement la cité de Camulodunum, qu'elle rasa complètement, puis entreprit de marcher sur Londres. Boadicée et ses celtes, connus pour leur barbarie (l'un des pratiques de guerre qu'ils appréciaient, consistait à couper la tête de leurs ennemis pour les planter sur des piques), déferlèrent sur la grande Bretagne comme une vague meurtrière qui ne laissait aucun romain survivant. Finalement arrêtés en l'an 61, ils avaient eu le temps de faire valoir leur point de vue sur près de 80 000 colons et soldats romains, dont on retrouva quelques pyramides faites de têtes empilées.

La Divine Comédie

Fin du 13ème siècle, le Pape italien Boniface VIII divise la population Florentine, dont une moitié se sied de sa présence, tandis que l'autre, dont le gouvernement en place, voudrait volontiers le chasser. Boniface est en effet en bon terme avec le prince français Charles de Valois, notoirement connu pour lorgner sur les terres italiennes. Le pape est un bon dieu de collabo français, quoi. Au point qu'il permit à Charles de Valois de devenir le "protecteur" de Toscane, ce à quoi s'opposaient le gouvernement italien et les politiciens locaux.

L'un des principaux, Dante Alighieri, vint à l'encontre du Pape dans l'espoir de lui faire entendre raison. Le Pape joua alors un mouvement particulièrement vicieux : amenant Dante Alighieri à rester quelques jours chez lui en tant qu'invité de marque, le Pape ordonne secrètement à Charles de Valois d'envahir la Toscane, d'exécuter le gouvernement et de le remplacer par un autre qui serait plus favorable au Pape. Pour couronner le tout, le Pape confisca les biens de Dante, et fit ordonner son exil en faisant proclamer sa condamnation à mort s'il revenait à Florence (ordre qui sera par ailleurs abrogé... en 2008).

Vengeance!

Le pape aurait probablement dû tuer Dante plutôt que de le chasser après un tel affront. Dante choisit l'écriture pour se venger de ses ennemis, en rédigeant ce qui deviendra l'une des oeuvres majeures de la littérature de cette époque, la Divine Comédie.

La beauté de cette oeuvre, son rythme, ses rimes, son humour, en feront une pièce qui transcendera les cultures, mais surtout, qui sera connue dans toute l'Italie. Lors de l'élaboration de la Divine Comédie, Dante s'inspirera de toutes les personnes dont il voulait se venger, réservant d'ailleurs une place spéciale à Boniface VIII.

L'extraordinaire succès de l'oeuvre obligera certaines familles à changer leur nom, ou dépenser des fortunes pour contrer l'effet dommageable de la Divine Comédie sur leurs relations ou leurs commerces. C'est un peu comme si de nos jours, Yannick Noah sortait un album de chansons dans chacune desquelles il vous nommait personnellement et disait combien vous êtes un salop... et que cet album soit acheté à 30 ou 40 millions d'exemplaires, passe sur les radios et à la télé...

Patience et longueur de temps

En 1807, un Français du nom de Pierre Picaud, possédait tout simplement tout ce qu'il voulait dans la vie. Un bon job de cordonnier, une jolie demeure sur la côte d'Azur, et une petite amie riche, jeune et jolie qu'il devait épouser sous peu.

Il avait également trois amis chers, Loupian, Solari et Chaubard, lesquels enrageaient secrètement de sa situation, et mirent en place un stratagème pour ôter à Pierre cette insupportable joie de vivre. Il envoyèrent une lettre aux autorités, le dénonçant comme espion anglais.

C'est son histoire qui fut la base du célèbre roman d'Alexandre Dumas, le Compte de Monte-Christo. Picaud fut arrêté et emprisonné à la forteresse de Fenestrelle, sans même qu'on le mette au courant de l'accusation. Il y trouvera un ami, le père Torri, qui y est également détenu. Pendant ce temps, chacun des trois amis vie confortablement, Loupian allant même jusqu'à réconforter (sexuellement) l'ex petite amie de Picaud.

Vengeance!

Libéré en 1914, Picaud change de nom, et monte sur Paris, où il passe 10 années. Il  lance enfin son assaut après avoir méticuleusement préparé sa vengeance, dans le but de ruiner et de tuer ses oppresseurs. Il assassine d'abord Chaubard (ou le fait assassiner), il fait marier la fille de Loupian à un criminel, qu'il fait arrêter ensuite et pousse le fils de son ancien ami à voler des bijoux, afin qu'il se fasse arrêter. Il empoisonne Solari et fait brûler le restaurant de Loupian, qui se retrouve ruiné et sans famille. Picaud met ensuite fin au calvaire de Loupian en l'assassinant. 

L'histoire est connue au travers du récit de Allut, également ancien ami de Picaud. Au courant de la tentative des trois amis pour écarter Picaud, Allut craignait pour sa vie et aurait assassiné Picaud après que sa vengeance fut consommée, et ne s'en confessera que sur son lit de mort. C'est l'une des plus incroyables histoires de vengeance de France, et l'on comprend qu'un livre lui fut dédié!

On ne plaisante pas avec Ghenghis

Après avoir conquis une majeure partie de l'Asie à la tête de ses guerriers légendaires et moustachus, Ghenghis Khan choisit de prendre pacifiquement contact avec les empires des Terres occidentales. En signe de bonne volonté, il dépêcha un groupe de commerçants dans l'empire Khwarezmid avec des cadeaux pour le Sultan.

Les Khwarezmids et leur gouverneur Inalchuq d'Otrar semblèrent inintéressés par cette marque d'amitié, et sur 450 envoyés mongols, ils en tuèrent 449, et renvoyèrent le dernier chez lui.

Ennuyé mais souhaitant donner à ses voisins une seconde chance, s'imaginant que ceux-ci avaient peut être mal compris sa demande pacifique, Ghenghis envoya une délégation directement chez le Shah Ala ad-Din Muhammad II. Le Shah répondit en coupant la tête des ambassadeurs et en renvoyant l'interprète décapité chez son maître.

Vengeance!

Lorsqu'il appris la tragique destinée de ses ambassadeurs, Ghenghis grimpa dans les montagnes calmement pour réfléchir à la situation. Après quelques jours de méditation, il revint rafraîchi, et décida d'offrir aux Khwarezmid une visite du genre de celles que l'on apprécie que lorsqu'elles se terminent.

Ghenghis déploya ses 4 chiens de guerre, dont le célèbre Subutai, l'un des plus grands généraux ayant vécu. Après un siège de plus de 6 mois sur la citadelle d'Inalchuq, et grâce aux nouvelles technologies issues de ses conquètes chinoises, Ghenghis obtint réparation en rasant la ville et en tuant tous ces habitants, Inalchuq compris. Ghenghis s'en prit ensuite au Shah, avec 200 000 guerriers contre une armée 5 fois supérieure en nombre, qu'il détruisit également. Il rasa complètement, à cette occasion, la ville de naissance du Shah. Selon la légende, les guerriers mongols tuèrent tous les hommes, femmes et enfants, et même chats et chiens ne furent épargnés. L'empire Khwarezmid entier fut rasé, et ces 4 millions d'habitants tués. Le Shah s'enfuya sur une petite île de Caspienne ou il mourut seul, ruiné.

Ce qui confirme le célèbre adage "Ne vous en prenez pas au messager". Spécialement quand vous avez affaire à Ghenghis Khan.

La vengeance du Killdozer

Cette dernière est plus récente et étonnante, puisque l'histoire se déroule en 2004. Dans les années 1990, Marvin Heemeyer, petit exploitant propriétaire d'une chaîne de magasins, ancien de l'Air force, était connu de ses amis comme une personne agréable, joyeuse. Cependant, tous s'accordaient à reconnaître qu'il valait mieux être son ami que son ennemi.

Ce que choisit pourtant le maire et le conseil d'administration de Granby, (Colorado), la ville dans laquelle Heemeyer possédait l'un de ses magasins. L'une des familles de la ville souhaitait racheter un terrain à Heemeyer, mais celui-ci en demandant un prix exorbitant, le maire décida finalement de re-zoner les alentours du magasin, permettant de prendre possession de ceux-ci et de les vendre. Les terrains alentours n'appartenant plus à la commune, le magasin d'Heemeyer n'avait plus de chemin lui permettant de rejoindre la route et se retrouvait donc dans l'inconfortable position d'avoir un magasin sans entrée. Après plusieurs années de conflit juridique, Heemeyer du se résoudre en 2001 à ce que les autorités gagnent, sur le plan légal. Il devait se retirer, vendre son magasin pour une bouchée de pain et payer de surcroît des frais et une amende pour les diverses actions entreprises. Malgré pétitions et lettres à l'administration, la situation n'évolua plus.

Vengeance!

Le Killdozer ou MadmaxTank
Mais il refusa de s'arrêter là, et pour se venger des autorités, entreprit de modifier un bulldozer Komatsu D335A : il commença par lui ajouter une armure composite faite d'acier et de béton, protégeant certaines parties du bulldozer, perça des trous pour y permettre de tirer au fusil, installa des caméras reliées à la cabine qui lui permettraient d'observer l'extérieur, et entreposa un stock d'eau et de nourriture. Un an et demi après le début de la construction du Killdozer, il s'installa finalement dans sa machine, en scella totalement l'entrée et se mit à dévaler les rues de la ville dans son nouveau tank fait maison, vers des objectifs choisis à l'avance.

Le 4 juin 2004, à 3 heures de l'après-midi, le premier bâtiment fut détruit. 2 h 07 plus tard, alors que plusieurs bâtiments étaient déjà rasés, des voitures éventrées, des flics dont les armes et les explosifs s'étaient révélés totalement inutiles, le killdozer fonça vers la dernière cible, blessé mais encore actif. Sa route se terminera lorsqu'attaquant le premier mur du bâtiment suivant, le sol se dérobera sous les chenilles du monstre, le paralysant.

Une équipe du Swat témoignera d'un léger bruit "de coup de feu étouffé" lorsqu'elle tentera d'accéder à la cabine de pilotage scellée du Killdozer. Plus de 7 millions de dollars de dégâts, des autorités impuissantes, des routes saccagées et 13 bâtiments détruits dans la petite ville de Granby, c'est le prix de la révolte d'Heemeyer contre son humiliation, contre les services publics corrompus... Pour une histoire de petit chemin communal coupé!

Celui là... Fallait vraiment pas l'ennuyer!
...Lire la suite »


Tristes records d'alcoolémie

Récemment, une conductrice a été arrêtée alors qu'elle présentait au volant une alcoolémie* incroyable de 5,76 g/l de sang. Encore loin du record national officiel, établi par un automobiliste de l'Ain à 9,75 g/l. Encore plus loin du record mondial, pour un automobiliste sud africain, contrôlé à 16g/l...

Avec modération, modération!
* l'expression "Taux d'alcoolémie" souvent rencontrée est un pléonasme, l'alcoolémie désignant déjà par elle même un taux.

Le 14 août 2011, les gendarmes d'Aurillac, ont en effet arrêté une conductrice de 65 ans sur une départementale du Cantal. Le taux de 5,76g/l, bien que son effet dépende de conditions comme la corpulence ou la tolérance à l'alcool, est considéré dangereux : un taux de 3 g/l seulement peut déjà être mortel, tandis qu'à partir de 5 g/l, la mort devient probable...

Le record national est cependant loin d'être battu : en 2005, un automobiliste de Polliat (Ain) quasi-inconscient, au sens littéral tant qu'au sens figuré, fut interpellé après un accident, présentant un taux de plus de 10g/litres de sang! Le conducteur de 37 ans avait perdu le contrôle de sa voiture (en supposant qu'il l'ait eu auparavant...) et s'était retrouvé dans un fossé. Les gendarmes n'en croyant pas leurs yeux ont vite emmené le contrevenant faire une nouvelle prise de sang, qui a confirmé le taux record, à 9,75 g/litre.. Le tribunal de Bourg-en-Bresse avait scandaleusement infligé une peine étonnement indulgente d'un mois de prison ferme, 7 avec sursis, 3 ans de retrait de permis et seulement 150 euros d'amende...

Deux gendarmes en plein travail
De précédents records en Europe étaient détenus par un bulgare de 67 ans, qui la même année, avait affiché un taux de 9,14 g/l, après s'être ironiquement fait heurté par un camion ; avant lui, un Letton avait été contrôlé en décembre 2003 à 8g/l. C'est néanmoins un polonais de Wroclaw qui détient toujours depuis 1995, le record européen d'alcoolémie au volant avec un taux de 14,8g/l.

Record du monde d'alcoolémie...

Le record au volant pour les femmes est de 7,20 g/l, pour une automobiliste de l'Orégon (USA) alors tombée en coma éthylique au volant de son véhicule, suivie de près par les 7,08 g/l d'une conductrice du Dakota du Sud.

Un autre gendarme en service. Euuuh...
Chez les hommes, la triste palme revient à un voleur de moutons d'Afrique du Sud (Queenstown), surpris au volant de sa camionnette le 22 décembre 2010, avec ses complices, et présentant une alcoolémie incroyable de 16g/l!

Ce sont surtout grâce aux revues médicales qu'ont été décrits plusieurs cas d'alcoolémie supérieurs à 10g/l (mais pas forcément au volant). Beaucoup, malheureusement, en meurent, mais certains cas notables ont fait l'objet de publications. Dans ce domaine, une femme de Californie de 24 ans a été admise en hôpital à Los Angeles, présentant une alcoolémie supérieure à 13,2g/l. En 1984, une femme de 30 ans avait survécu, grâce à une intervention médicale d'urgence, à un taux de 15g/l.

Rappelons qu'à partir de 3,8 g/l, la mort est possible, et devient probable passé 5g/l. Pour un ordre d'idée : 50 cl de bière à 5° créent un taux de 0,6 g/l chez une femme de 55 kg. La même quantité chez un homme de 80 kg correspond à un taux de 0,36 g/l.
...Lire la suite »


Pourquoi le prix Nobel met-il si longtemps à être décerné?

Il fut un temps où les prix Nobel ne mettaient que quelques années à être décernés... puis le délai s'est allongé à tel point que maintenant, il n'est pas rare que s'écoulent quelques dizaines d'années avant que des travaux, généralement l'ensemble d'une carrière consacrée à la recherche et à la science, se voient récompensés par le prestigieux Prix Nobel.

Bien qu'officiellement, le rapport ne soit pas établi, on doit vraisemblablement l'accès de prudence de la Commission de Stockholm, à certains Nobels particuliers ayant fait coulé beaucoup d'encre. C'est le cas du Prix Nobel de Physiologie-médecine de 1927, décerné à Julius Wagner-Jauregg.

Alors qu'il étudiait en 1917 plusieurs cas de démences neurosyphilitiques entrainant notamment une paralysie, il se rendit compte que la fièvre de certains patients améliorait leur mobilité, luttant ainsi, en apparence, efficacement contre les symptômes paralytiques.

Il n'en fallait pas plus pour que le médecin, déjà connu pour ses méthodes thérapeutiques douteuses[1], injecte à ces patients la malaria, plus ou moins contrôlable par la Quinine, afin de leur provoquer les fièvres pseudo-salvatrices qui vaudront à Von Jauregg le prix Nobel de Physiologie Médecine en 1927. Un problème subsistait néanmoins : si l'état des patients s'améliorait quant aux symptômes syphilitiques, nombre d'entre eux décédèrent quelques années plus tard... de la malaria.

Pour en savoir plus :
[1]Nobel Romance sur Psychoweb.fr
...Lire la suite »


Princesse, l'araignée mécanique géante

Le cauchemar des Arachnophobes, une araignée de 15 mètres de haut collée à votre fenêtre... De son doux nom "La Princesse", cet étonnante bestiole est apparue pour la première fois le 3 septembre 2008 à Liverpool, accrochée à un vieil immeuble de Lime Street, le Concourse House, promis peu de temps après à la destruction. Le matin du 5 septembre, elle fut déplacée vers les entrepôts de l'Albert's Dock mais s'éveilla vers l'heure du déjeuner, remuant quelque peu et aspergeant d'eau les passants attroupés. Elle fut aperçue en soirée au Cunard building, mais revient le lendemain au Concourse House pour y passer la nuit.

La Princesse. Img : Mann W.
Alors que la nouvelle se répandait et que ses déplacements étaient suivis par plus de 10 000 personnes, l'araignée traversa la ville, donnant l'occasion de photographies atypiques à côtés des plus célèbres bâtiments de la ville. Puis, après avoir inspecté les environs et effrayé les badauds à coup de jets d'eau et de flammes, elle se réfugia dans le Tunnel du Queensway. Ce fut sa dernière apparition dans la ville, mais 400 000 visiteurs attestent de son existence et lui ont même donné le nom de "La Princesse".

On la revit un an plus tard, néanmoins,avec l'un de ses congénères, à l'autre bout du globe : La Princesse avait jeté son dévolu sur la baie du port de Yokohama, arpentent les rues pendant la journée et rejoignant son nid le soir au Red Brick Warehouse. Sa visite à l'occasion du 150ème anniversaire du port a duré 150 jours, après quoi, elle revint finalement à Liverpool, son nid originel.

Cette étrange créature et son compagnon dépassent les 12 mètres, pour 37 tonnes. Munie de lances à eaux et d'autres gadgets pyrotechniques, l'araignée mécanique ne se contente pas de s'accrocher aux murs, elle se déplace à l'aide d'une cinquantaine de vérins hydrauliques commandés par 10 hommes.

La Princesse arrosant les passants.
C'est une création de la compagnie de Théâtre de rue La Machine, une association fondée en 1999 par François Delarozière, se donnant pour but de rassembler artistes, décorateurs, inventeurs et techniciens, sur les projets les plus fous de machines ou d'objets de décorations atypiques et aux fonctions insolites : la Tartapulte, la Machine à étaler le Nutella, la Machine à marcher comme les égyptiens, la Catapulte à piano... Toutes de formidables constructions et merveille de l'ingénierie et de l'esthétisme.

La Machine produit des spectacles mettant en scène ces prodigieuses conceptions, leur attribuant à l'occasion des explications, des musiques, des histoires... Ces expositions rendent ainsi hommage à travers le spectacle, aux machinistes et à ces bijoux de mécaniques qui font leur fierté.
La Princesse et son compagnon à Yokohama. Img Yamada M.

...Lire la suite »


Candiru : un poisson dans le caleçon

Le candiru est un petit poisson parasite extrêmement redouté, et pour cause : il peut s'introduire dans le pénis d'un homme pendant que celui-ci urine, pour se gaver de sang après l'avoir mordu!

C'est du moins, la mésaventure effroyable d'un jeune amazonien dont l'histoire a fait le tour du globe : ce jeune homme de 23 ans était en train d'uriner dans la rivière lorqu'un candiru de plus de 13 centimètres s'est introduit dans son urètre. Paniqué, il tenta en vain d'extraire le poisson, en se tordant de douleur. L'histoire est relatée par le chirurgien urologue, photos à l'appui, qui parvint à enlever l'intrus, quelques jours plus tard. Le folklore local regorge de légendes effroyables (probablement exagérées) sur le sort d'hommes dont les candirus ont pénétrés les orifices (vagin, anus, bouche....). Terrifiantes anecdotes qui prennent tout leur sens lorsque l'on connait les habitudes alimentaires du candiru, surnommé Poisson-Vampire du Brésil.

Des candirus accrochés aux branchies d'un hôte
On recense une douzaine d'espèce de candirus, dont les plus grands atteignent 40 cm. Ces poissons sont des parasites et des nécrophages. Pour parasiter un hôte, généralement un plus gros poisson, les candirus Vandellia cirrhosis surveillent les flux et les courants jusqu'à repérer une perturbation caractéristique des branchies : rejetant l'eau, les branchies des gros poissons sont assaillies par le candiru qui s'introduit dans ces orifices, mord et sectionne une artère, et se gave rapidement, en quelques minutes, du sang de sa victime. Candiru possède d'ailleurs des épines autours des opercules de sa tête, qui lui permettent de s'accrocher à son hôte. Une fois l'attaque perpétrée, le candiru retourne dans les profondeurs de l'Amazone, quasi invisible sur le fond marin, car il est presque translucide.

Mais ce n'est pas sa seule façon de se nourrir : chasseurs nocturnes, les candirus asu peuvent également dépecer un cadavre en quelques minutes, dans une frénésie sanguinaire rare : les poissons se jettent sur leur proie, taillent des trous dans la chair pour s'y introduire et manger littéralement la victime de l'intérieur, avec une violence qui n'a rien à envier à celle des célèbres piranhas. Les légendes locales veulent que des cadavres d'hommes, peut être vivants au moment des attaques, aient été retrouvé à moitié grignotés de l'intérieur, hébergeant près d'une centaine de ces carnassiers dans leur corps. Scientifiques et médecins légistes auraient ainsi déterminés que des proies vivantes pourraient tout à fait être l'objet de ces attaques. Si les candirus sont si redoutés qu'ils sont davantage craints que les piranhas, c'est peut-être avec de bonnes raisons! Toutefois, en ce qui concerne vos orifices, rassurez-vous : le biologiste marin Stephen Spotte, qui avait enquêté sur l'étrange cas de l'amazonien, rappelle que cette anecdote est aussi rare qu'insolite, puisqu'il s'agit du seul cas documenté jusqu'à présent.

Pour en savoir plus :
Desbrosses S., (2011). Le Poisson Parasite Candiru, Vampire du Brésil. NatureXtreme.
Samad, A. (1997). "Caso cliniquos Candiru dentro da uretra". Instituto de urologia. Manaus.
...Lire la suite »


La plus grande épidémie de l'histoire

Dans les dernières années, une psychose générale s'est installée lors de l'apparition d'un petit virus H1N1. OMS et autorités gouvernementales prenaient très au sérieux ce qui s'est révélé par la suite une épidémie de grippe, certes très contagieuse, mais relativement bénigne.

C'est pourtant avec de bonnes raisons que la méfiance s'est installée : les virus de sous-type H1N1 sont responsables de l'épidémie humaine la plus meurtrière de tous les temps. Ils ont en effet mis un terme à plus de 50 à 100 millions de vie[1] au courant du siècle dernier, sous le nom célèbre de "Grippe Espagnole".

Sur une période restreinte allant de 1918 à 1919, la grippe espagnole s'est répandue à une vitesse peu commune, du fait de son taux élevé de contagion, à telle point qu'on la qualifie davantage de pandémie que d'épidémie. Elle toucha en effet l'ensemble des continents, partant vraisemblablement de Chine, trouvant son chemin vers les Etats-unis pour s'abattre par la suite en Europe, durant un laps de temps d'à peine quelques mois. 50% de la population mondiale, soit près d'un milliard d'individus, en furent atteints.

La pandémie présentait, outre sa vitesse de contagion, des caractéristiques inhabituelles : elle touchait davantage les jeunes adultes, censé pourtant, être dans une forme optimale pour lutter contre les maladies, par rapport aux jeunes enfants ou aux aînés. Ceci s'explique probablement par le mode d'action du virus, qui affaiblit les défenses immunitaires (les malades mourraient en majorité de complications, par exemple bronchiques, qui en résultaient) : le système immunitaire des jeunes adultes réagissait beaucoup trop au virus, jusqu'à attaquer le corps même. D'autres raisons d'ordre social ou circonstanciel ont été avancées : la tranche d'âge des jeunes adultes est celle qui se déplace le plus et entretient de nombreux contacts, ou se retrouve dans des endroits ou on côtoie de nombreuses personnes.

La Grippe espagnole, du sous-type H1N1, fit en quelques mois davantage de morts que la première guerre mondiale, qui venait de s'achever lorsque la pandémie se déclara.

Cette pandémie fait donc partie des plus fortes et meurtrières de l'histoire, comparables à la Peste Noire au XIVème siècle, ou au Sida dans la période actuelle, bien que dans ces cas, la population globale et les conditions de celle-ci, nuancent fortement les données à comparer. Ainsi, la Peste Noire tua en quelques années près de 30 à 50% de la population européenne (environ 25 millions). L'hygiène n'était cependant pas ce qu'elle était lors de l'épisode de la Grippe Espagnole. Le Sida, quant à lui, continue d'amener à la mort de nombreuses personnes (24 millions de morts imputables au SIDA et ses conséquences, actuellement), mais du fait de son mode de transmission, se révèle nettement moins contagieux.

Néanmoins, constatant grâce aux données sanitaires l'existence d'un cycle de grippe meurtrière établit aux alentours de 39 ans, l'OMS considère aujourd'hui comme probable, le retour d'une grippe virulente et contagieuse dans les 5 ans à venir (la dernière datant des années 68-69). Ce qu'on pourrait considérer comme de l'excès de prudence vis-à-vis des formes naissantes de grippe, s'appuie pourtant bel et bien sur l'existence de données solides prévoyant une pandémie notable et dangereuse dans les prochaines années...

Pour en savoir plus :
[1] Johnson N.P., Mueller J. « Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 “Spanish” influenza pandemic. », Bull Hist Med., printemps 2002, 76(1), p. 105-15.
Wikipédia : Grippe espagnole
...Lire la suite »


Les explosions les plus puissantes

Hiroshima et autres explosions nucléaires n'arrivent qu'en 7ème place au palmarès des explosions les plus puissantes...


7 - La bombe A d'Hiroshima n'était, comparativement aux bombes qui suivirent, qu'une petite explosion, même si ce fut la plus meurtrière des bombes dans l'histoire de l'humanité. A peine, pourrait-on dire, 15 kilotonnes (6,3*1013 Joules). La Tsar Bomba, une bombe soviétique testée en 1961, déployait une puissance de 57 mégatonnes, soit 3800 bombes d'Hiroshima, ce qui en fait la bombe la plus puissante jamais construite par l'homme. Volontairement limitée, elle aurait pu atteindre une puissance de 100 Mégatonnes.


6 - Des explosions de cet ordre de puissance sont pourtant apparues dans l'histoire de l'humanité, avant même l'invention de la bombe atomique. Ainsi, l'explosion mystérieuse qui s'est produite près de Tunguska, en Sibérie (1908), développait selon les estimations actuelles une puissance de 4 Mégatonnes. Bien que la raison d'une telle explosion soit toujours objet de débat, on sait qu'elle correspondrait à l'impact d'un astéroïde de 20 à 30 mètres de diamètre, pour 200 000 à 600 000 tonnes (de récentes donnés suggèrent 10 m de diamètre). 2000 km² de forêt sibérienne furent soufflés, des dégâts furent constatés à plus de 100 km, l'onde de choc fut ressentie en Europe, malgré l'éloignement... Le mystère réside principalement dans le fait qu'aucun cratère ne fut repéré, l'une des hypothèses plausibles serait l'explosion d'une petite comète fortement gazeuse ou d'un astéroïde, à plusieurs kilomètres du sol. L'explosion correspondait alors à près de 260 bombes d'Hiroshima.


5 - En 1815, le Mont Tambora d'Indonésie explose en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, ce qui en fait la plus puissante éruption volcanique enregistrée dans l'histoire de l'humanité. L'explosion rejeta plus de 140 milliards de tonnes de magma et engendra des anomalies climatiques sur l'ensemble du globe : l'année suivante 1816, connue comme "l'année sans été", vit apparaitre des rivières gelées en juillet en Pennsylvanie, des chutes de neige en juin, aux États-unis et en Europe. Aux 71 000 morts directement imputables à l'éruption  et ses conséquences locales, s'ajoutèrent plusieurs centaines de milliers de morts provoquées par une famine importante à l'échelle planétaire, elle même conséquence des bouleversements climatiques.


4 - Près de nous, dans le temps autant que l'espace, s'est produit une explosion gigantesque qui n'aurait pas épargné la planète, si elle s'y était produite. En 1994, la comète Schoemacker-Levy 9 entrait en collision avec Jupiter. L'immense force d'attraction de la planète fit exploser la comète en 21 morceaux visibles, certains atteignant 3 km de diamètre, tous fonçant vers la planète à près de 60 km/s. Les impacts s'étalèrent sur 12000 kilomètres (approximativement le diamètre de la Terre) en déployant une énergie considérable estimée à 6000 Gigatonnes.


3 - L'humanité n'a pas subi les explosions les plus terribles de l'histoire de la planète. Il y'a 65 millions d'années, une météorite géante de près de 10 km de diamètre s'est vraisemblablement écrasée dans ce qui allait devenir le Mexique. Le cratère de Chicxulub (180 km de diamètre) témoigne de la violence de l'impact, dégageant près de 8 milliards de fois l'énergie d'une bombe type Hiroshima (soit 5*1023 Joules). L'explosion et ses conséquences entrainèrent (peut être pas comme facteur unique) l'extinction K-T et les bouleversements climatiques que l'on connait, faisant de cette explosion l'une des plus meurtrières qu'ai connu la planète. L'énergie déployée atteignait certainement un ordre de grandeur de 100 000 gigatonnes.


2 - Évènements cosmiques parmi les plus impressionnants, les Supernovas font partie du langage courant, bien que l'on estime difficilement l'énergie représentée par ces gigantesques explosions. La plus imposante supernova enregistrée, connue sous le nom de SN1006, s'est déclenchée dans la Constellation du Loup, il y'a quelques 8000 ans, à 7000 années lumière de la Terre. La supernova fut donc visible en 1006 et, de mémoire d'homme, constitua l'évènement le plus violent visible directement. La supernova était si brillante qu'elle générait des ombres sur Terre, permettait de lire correctement la nuit, et fut visible plusieurs mois à la lumière du jour. Les supernova déploient une énergie phénoménale de l'ordre de 1044 Joules.


1 - Ce n'est pourtant pas l'explosion cosmique la plus violente. En dehors de la collision de galaxie, qui ne représente pas vraiment une seule et même explosion courte dans le temps, un autre évènement, peut être le plus impressionnant, est le sursaut Gamma. De l'ordre de 1047 Joules, le sursaut Gamma est une explosion si brusque et puissante qu'elle représente l'évènement le plus lumineux et l'explosion la plus courte, comparativement à l'énergie déployée, de l'univers connu, à tel point qu'il est également l'un des évènements cosmiques le plus anciens que l'on puisse voir : 13 milliards d'années. C'est, remontant à cette époque, le plus ancien et puissant sursaut gamma que l'on aie observé, l'explosion d'une étoile peut être 30 à 100 fois plus large que notre soleil. Le sursaut gamma GRB-090423 a dégagé plus d'énergie que notre soleil ne saurait en émettre en 10 milliards d'années d'existence. C'est, dans l'état actuel de nos connaissance, l'explosion la plus violente qu'ai connu l'univers.


0? - Mention spéciale, le Big-Bang. Les théories courantes estiment que l'univers est né d'un évènement cosmique particulier qu'est le Big-Bang. Comme son nom le suggère, on le compare généralement à une gigantesque explosion. La théorie est en fait plus étrange : elle suggère que l'univers était alors particulièrement chaud, dense et... petit. Il était donc concentré, non pas comme un point ultra dense dans l'espace, mais constituait lui même cet espace. L'expansion rapide qui suivit le big-bang créa alors l'espace que l'on connait, mais cette phase d'expansion ne constitue pas une explosion à proprement parler.
...Lire la suite »


Un homme sur trois est un pur mouton

C'est un triste constat : dans une situation perceptive ambiguë, un homme sur trois renonce à ses propres convictions pour adhérer à celle de son groupe, quand bien même les convictions du groupe iraient à l'encontre de la réalité.

Cette étonnante observation est issue d'une expérience désormais célèbre d'un chercheur américain, Solomon Asch, réalisée en 1951.
Dans cette expérience, on demandait à 8 personnes de comparer la longueur d'une ligne dessinée sur un carton, avec la longueur de trois autres lignes également sur carton. A charge pour les 8, de déterminer laquelle des trois lignes correspondait en longueur à la ligne initiale. L'expérience était bien entendue truquée : 7 personnes parmi les 8 étaient en fait complices des chercheurs, et devaient émettre une réponse prédéterminée.

L'expérience se déroulait donc ainsi : les 6 premières personnes (complices) donnaient à tour de rôle la même réponse (fausse ou vraie), la 8ème également. La 7ème personne était celle dont on mesurait les réactions (sujet appelée "sujet naïf"). Asch renouvela plusieurs fois l'expérience avec de nouveaux sujets naïfs. Or, il advint que...

Lorsque les 7 complices donnaient volontairement la même fausse réponse, le sujet naïf les imitait et donnait la même fausse réponse, allant à l'encontre de ses propres perceptions, systématiquement une fois sur trois. Il ne s'agissait pas d'un défaut de perception : si l'expérience se déroulait individuellement plutôt qu'en groupe, les sujets naïfs donnaient toujours la bonne réponse. C'est donc bel et bien parce que le groupe votait massivement pour une mauvaise réponse, que le sujet naïf se conduisait en parfait mouton, jusqu'à mentir ou déformer ses propres perceptions.

D'autres auteurs confirmèrent cette conclusion et l'affinèrent : Wilder (1977) montra que plus le groupe était important, plus le taux de fausses réponses données volontairement par les sujets naïfs augmentait. Costanzo montra quant à lui (1970) que la pression de conformité était maximale à l'adolescence (un ado sur deux serait un parfait mouton) et s'établissait à une proportion d'un sur trois vers 20 ans.

Pour en savoir plus : 
Asch, Wilder, Costanzo (1951-1970-1977). Le conformisme nous rend aveugle.
...Lire la suite »


L'explosion du Mont Tambora

La plus grosse explosion volcanique enregistrée s'est déroulée en 1815 : le mont Tambora explosa en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, soit l'équivalent de 60 000 bombes d'Hiroshima.

Chronologie

Relativement calme depuis plus de 2000 ans, avec une dernière éruption violente datée de 740 avant J.C.[1], le mont Tambora, volcan d'Indonésie, subit un regain d'activité pendant trois ans, avant d'atteindre son pic éruptif le 5 avril 1815. La chambre à magma dormante entre 1500 et 4500 mètres de profondeur, avec une pression de l'ordre de 4 à 5 kbar et une température de 700 à 850°C[2], explosa une première fois dans un fracas entendu à plus de 1400 km (îles Moluques), créant une colonne éruptive de plus de 30 km, noire et dense. Tandis que de multiples détonations continuèrent à se faire entendre, parfois jusqu'à l'île de Sumatra, à 2600 km, l'est de Java subit une pluie de cendres à partir du 6 avril. 

Vers 19 heures le 10 avril, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives[3] tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre. Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui même, faisant perdre plus de 1400 mètres à la hauteur du Mont Tambora. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600km de là.
Le nuage de cendre, dispersé à plus de 1300 km (img : NASA/retravaillée)

Les conséquences désastreuses de l'éruption

L'énergie dégagée par l'explosion atteint un indice d'explosivité volcanique de 7 sur 8, près de 1000 Mégatonnes, soit 4 à 5 fois l'énergie déployée par l'éruption du Krakatoa, (8*1017 J) ou l'équivalent de 10 des bombes les plus puissantes jamais construites. C'est la plus puissante des explosions jamais observée sur Terre par l'homme (et la 5ème au rang de types d'explosions les plus puissantes).

Outre la dévastation totale de l'ile et près de 11000 morts directement imputables aux coulées de laves, près de 60 000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, de malnutrition ou d'épidémies opportunistes, indirectement conséquences de l'explosion[4]. En plus de ces conséquences locales, l'année 1816, connue sous le sobriquet d'Année sans été, observa de profonds bouleversements climatiques. Les particules envoyées en haute atmosphère par le volcan entrainèrent un refroidissement global du climat, de 0,5 à 1°C, provoquant notamment dans l'hémisphère nord, chutes de neiges en Juin, gelées en Août, et changements rapides et amples de températures. A l'échelle mondiale, les récoltes en furent affectées, et s'ensuivit pour de nombreuses nations (États-Unis, France, Chine..) une hausse importante du prix des denrées comestibles, voire des famines. Des centaines de milliers de victimes, aux quatre coins du globe, succombèrent des suites de cet hiver volcanique. L'éruption de Tambora est alors devenu l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2000 morts).


Pour en savoir plus :
[1] Tambora eruptive history. Global Volcanism Program
[2] Foden, J. (1986). The petrology of Tambora volcano, Indonesia: A model for the 1815 eruption. Journal of Volcanology and Geothermal Research
[3] Stothers, Richard B. (1984). The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath. Science, p1191–1198
[4] Tanguy, J.C.; Scarth, A., Ribière, C., Tjetjep, W. S. (1998). Victims from volcanic eruptions: a revised database. Bulletin of Volcanology
...Lire la suite »


L'étrange venin de l'araignée banane

La morsure de l'araignée banane provoque chez l'homme une érection si forte et longue qu'elle en est douloureuse!

La seule araignée qui donne la banane
Phoneutria nigriventer est l'une des espèces d'araignée les plus agressives que l'on connaisse. Elle appartient à la famille des Cnetidae, originaires du brésil, dont le genre phoneutria est considéré comme l'un des plus dangereux. On la trouve régulièrement dans les régimes de bananes, d'où son appellation d'araignée banane - qui n'a rien à voir avec l'effet de son venin.

Ce venin contient deux toxines particulièrement dangereuses : La première, PhTx3, est un neurotoxique extrêmement puissant, qui bloque les canaux à calcium et la libération de glutamate. Cet effet se traduit par une perte sévère du contrôle musculaire pouvant amener à l'asphyxie. En plus de la perte du contrôle musculaire, l'action sur des récepteur de sérotonine (5-HT4) au niveau de la morsure provoque une inflammation grave des nerfs sensitifs, augmente la libération de substance P connue pour son rôle dans le ressenti de la douleur. Le venin de Phoneutria nigriventer provoque donc une réaction très vive et douloureuse. L'araignée elle même apparait dans le Guiness book 2010 comme l'espèce d'araignée ayant le venin le plus puissant.

Une autre toxine composant ce venin, la Tx2-6 provoque de fortes et douloureuses érections par stimulation nerveuse, qui peuvent durer plusieurs heures. Tx2-6 augmente le taux d'acide nitrique à l'intérieur du pénis, provoquant des réactions physique-chimiques en chaine entrainant l'érection. La toxine est conséquemment étudiée actuellement dans l'espoir de synthétiser un traitement des troubles érectiles.

Une araignée très agressive! Img : Techuse
Bien qu'ayant l'un des venins les plus puissants, ce qui fait de Phoneutria nigriventer une espèce dangereuse, c'est surtout son comportement : durant le jour, elle se cache dans des abris sombres et frais, on la retrouve donc dans des maisons, des tas de bois, etc... cette particularité vaut d'ailleurs au genre Phoneutria le surnom d'araignées vagabondes. Elles sont seulement adaptées à la chasse de petits animaux (oiseaux, insectes, autres araignées...) mais du fait de leurs habitudes comportementales et de leur agressivité, les rencontres avec l'homme suivie de morsures ne sont pas rares. D'autres espèces comme la veuve noire (Latrodectus mactans), dont le venin est moins puissant et la capacité de mordre est moindre, ont néanmoins occasionnée davantage d'attaques et de morts, principalement parce qu'elles sont moins grosses (et donc moins faciles à détecter) et parce qu'elles sont largement plus étendues géographiquement dans des zones habitées.

En termes de capacités venimeuses, l'araignée-banane est trois fois plus dangereuse, cependant, que la veuve noire : une dose de 0,05 mg peut tuer un homme de 80 kg, tandis que le venin de veuve noire est mortel à partir de 0,16 mg.
...Lire la suite »


L'explosion mystérieuse en Tunguska, 1908

En 1908, une explosion de 4 Mégatonnes, soit près de 250 bombes d'Hiroshima, ravagea 2000 km² de la forêt sibérienne et se fit ressentir sur toute la planète. Mais on n'a jamais retrouvé de cratère correspondant.

Paysage de désolation laissé par l'explosion (img : L. Kulik)
C'est l'un des plus grands mystères du siècle dernier : Le 30 juin 1908, vers 7 heures du matin, une explosion cataclysmique généra une onde de choc qui dévasta le cœur de la Tunguska, sur près de 2000 km², couchant des arbres jusqu'à 100 km à la ronde et provoquant des incendies gigantesques. L'onde de choc fut ressentie plus de 600 km. L'Europe et même les États-Unis enregistrèrent des manifestations de cette formidable explosion. 60 millions d'arbres furent ainsi décimés, et pour une large proportion, soufflés radialement et brûlés comme des allumettes.

Pendant 19 ans, la région ne fut pas prospectée, comte tenu de son hostilité (marais, rigueur hivernale, moustiques...); C'est en 1927 que le géologie Leonid A. Kulik prospecta pour la première fois officiellement la région, découvrant des paysages d'horreur. Ainsi qu'il le rapporte, aussi loin que son regard se posait lorsqu'il se trouvait vers l'épicentre, il ne voyait que désolation, arbres couchées et brûlés.

Localisation de l'impact (img : NASA)
Depuis, plusieurs expéditions ont eu lieu, mais aucune n'a trouvé de façon sûre un cratère qui témoignerait d'un impact météoritique. Néanmoins, quelques fragments de roches fondues pourraient provenir de météorites réchauffées par l'atmosphère. Il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude qu'elles sont liées à l'évènement de 1908. Si de nombreux scénarios, dont beaucoup paraissent farfelus (essai de rayon de la mort de Tesla, crash d'Ovni...) furent proposés, on accepte désormais l'idée d'un météoride (probablement un astéroïde) qui se serait fragmenté et aurait explosé à quelques kilomètres d'altitude. Récemment, une équipe italienne de l'université de Bologne suggérait l'existence d'un cratère dans le lac Cheko, à 9 km de l'épicentre présumé. Des particules lourdes datées entre 1902 et 1914 semblent attester de l'arrivée de roches extraterrestres dans cette période. Le mystère demeure toutefois, aucune théorie jusqu'à présent n'ayant pu expliquer tous les aspects de cette formidable explosion. 

S'il s'avère qu'un météorite s'est crashé à Tunguska, ou a explosé en vol, on aura alors déterminé l'origine d'une des plus puissantes explosions de l'histoire de l'humanité. Selon les simulations de Mark Boslough, spécialiste de la modélisation d'impact de corps céleste, un astéroïde d'une dizaine de mètres de diamètre aurait pu dégager une puissance de 3 à 5 mégatonnes, se désagrégeant dans l'atmosphère en créant une gigantesque boule de feu à même de rendre compte des effets constatés au niveau du sol. La météorite de Tunguska représenterait alors la 6ème place au rang des types d'explosions les plus puissantes, plus de 250 fois la puissance développée par la bombe d'Hiroshima, avant même son invention.


pour en savoir plus : 
Lombry T. (2007). Tunguska. Histoire d'impacts. Luxorion
Phillips T. (2008). The Tunguska impact - 100 years later. NASA
...Lire la suite »


Le Railgun, le canon le plus puissant?

Le railgun est un canon si puissant que ses obus atteignent mach 10... une seule fois.

La puissance et la chaleur dégagées sont en effet telles qu'elles détruisent aisément une partie de l'arme. Le canon électrique ou Railgun se base sur le principe simple d'un obus conducteur se mouvant grâce à la force de Laplace : deux tubes conducteurs sous tension servent de rames de lancement à un obus conducteur. Dès que celui-ci fait contact avec les deux rames, le courant circule et provoque un champ magnétique qui accélère l'obus, jusqu'à une vitesse en sortie, de l'ordre de mach 7, voir mach 10 (3500 m/s) soit près de 50 à 100% plus rapide qu'un obus à poudre classique. 

D'ici une dizaine d'années, un projet de railgun dirigé par la NAVY[1] exploitant une énergie de 10 mégajoules, pourrait fournir un canon dont les obus atteindraient 8300 m/s. Cette vitesse incroyable permettrait d'atteindre une cible de 5 m à 350 km. Les armes classiques, de par les lois de détente des gaz, se limitent généralement à une vitesse en sortie de 1500 m/s, soit la même cible atteinte à environ 80 km. Le fusil Famas bien connu des français, peut espérer un vitesse de sortie de 950 m/s (avec des balles, bien plus petites que les obus!).

Le déploiement impressionnant d'un obus tiré par railgun (Img : NAVY)
L'une des plus importantes contraintes du railgun est la déperdition par l'effet joule, d'une chaleur intense, que l'on aperçoit indirectement par un effet d'explosion en sortie du canon (voir photo). Le champ intense créé pour alimenter les rails peut même donner naissance à des arcs électriques générant du plasma, si l'on place entre les deux rails une fine feuille de métal. Celle-ci se retrouve littéralement vaporisée par la chaleur dégagée[2]. Le railgun est donc un canon particulièrement puissant et impressionnant, mais autodestructeur : chaque tir endommage la structure (fusion partielle voire totale du canon, torsion des rails et effet de recul) de telle sorte qu'à l'heure actuelle, aucun modèle ne peut être considéré comme opérationnel, tant que l'on n'aura pas réglé les problèmes de l'usure du canon.

 
Cette vidéo présente un essai de tir d'un railgun. On voit parfaitement que la violence du tir et le principe sur lequel se base le canon génèrent une chaleur visible sous forme de boule de feu explosive, avec un tir suffisamment puissant pour détruire même une partie du projectile!

Pour en savoir plus :
[1] Communiqué (2008). U.S. NAVY demonstrates world's most powerful EMRG at 10 Mj. www.navy.mil.
[2] Wikipedia : Railgun
...Lire la suite »


Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
...Lire la suite »


Peux-t-on être raciste sans le savoir?

Environ 70% des personnes qui se disent non racistes, sont en fait esclaves de stéréotypes raciaux. Un constat dur et sans appel, tiré d'une singulière expérience menée par le chercheur américain Duncan, dès 1976.

Dans une série de conditions expérimentales, Duncan faisait visionner à des étudiants s'étant proclamé non racistes, une vidéo à l'issue de laquelle un homme donnait un coup volontairement ambigu (le coup pouvait passer pour une marque d'agression ou pour une tape amicale). L'affaire se corse lorsque l'on sait que plusieurs vidéos furent créées, représentant quatre types de situations :

- soit un blanc donnait le coup à un autre blanc
- soit un blanc donnait le coup à un noir
- soit un noir donnait le coup à un autre noir
- soit un noir donnait le coup à un blanc

Chaque participant ne voyait qu'une vidéo. On lui demandait ensuite ce qu'il pensait du geste de la fin de la séquence : était-ce un geste agressif ou amical?

Les résultats furent éloquents : De 13 à 17% des personnes considéraient le geste agressif si l'agresseur était blanc. Par contre, si l'agresseur était noir (et ce alors que les gestes étaient identiques!), de 69 à 75% des personnes considéraient que l'acte était agressif ! Bien que l'interprétation de ces données soit encore sujette à débat, d'autres expériences ont repris l'idée pour montrer des résultats semblables (par exemple, Sager & Schofield, 1980).

Pour en savoir plus :
Duncan, B.L. (1976). "Differential social perception and attribution of intergroup violence: Testing the lower limits of stereotyping blacks, Journal of Personality and Social Psychology", 34, 590-598.
Peux-t-on réellement être exempt de préjugés? (Psychoweb.fr)
...Lire la suite »


La première attaque biologique

C'est lors de la guerre de 7 ans, opposant les royaumes de France et de Grande-Bretagne, qu'a eu lieu la première attaque biologique officielle. L'officier britannique Jeffery Ahmerst, suggéra à son subalterne, le colonel Henri Bouquet, l'usage de couverture infectées par la variole, pour tenter de contaminer les indiens des Delaware, alliés des français :
« You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »)
Des couvertures contaminées par la petite vérole furent ainsi distribuées(*), causant près de 20 000 morts chez les indiens, pour lesquels cette maladie tout à fait nouvelle fut particulièrement virulente. La petite vérole ou Variole et une infection d'origine virale, provoquant des éruptions cutanées dont les cicatrices perdurent après la maladie, si le patient survit : le taux de mortalité était très élevé et la maladie est toujours restée hors de portée d'un traitement efficace. Elle a été éradiquée, selon l'OMS, en 1977. Plusieurs exemplaires sont néanmoins conservés dans le cadre de la recherche.

Si le tragique exemple de l'usage de cette arme biologique est le premier réellement recensé, d'autres utilisations de maladies ou d'agents pathogènes avaient fait parler d'eux par le passé. Empoisonner les puits avec des cadavres d'animaux, offrir à ses ennemis des objets manipulés par des malades... Le pouvoir de la contamination dans une guerre est apparu aux yeux des belligérants dès la prise de conscience de contagions.

En 1344, les Turcs Tatars (tartares) ont ainsi vaincu le comptoir génois de Théodosie, en catapultant des cadavres pestiférés dans la ville assiégée. Cette évènement pourrait avoir déclenché la grande vague de peste bubonique : suite à l'arrêt des combats entre turcs et génois, les bateaux génois purent ré-embarquer et rejoindre l'Europe, diffusant probablement la maladie, l'une des plus importantes pandémies de l'histoire humaine (pics de la peste noire en 1348 et 1350). Cette pandémie tua près de 30 à 50% de la population européenne. Quelques cadavres catapultés pour la prise d'une ville auraient alors scellé le destin de 25 millions de vie. Ce n'est pourtant pas la plus ancienne utilisation du potentiel guerrier biologique.

Le tout premier incident relaté d'utilisation de matériel contaminé remonte à 1500 avant Jésus-Christ : Des documents estimés à cette période (-1500/-1200) indiquent que les hittites emmenaient en territoires ennemis les victimes de la peste. L'usage de poisons s'est répandu par la suite, de même que la contamination des denrées : lors de la première Guerre Sacrée de Grèce, vers 590 avant J-C., des Athéniens empoisonnèrent l'eau de la ville assiégée de Kihrra, avec des hellébores, connues pour leur toxicité.

(*) Bien que les correspondances d'Ahmerst et de Bouquet indique clairement l'intention du premier et la volonté du deuxième d'exécuter ses ordres, Il y'a toujours débat entre les historiens sur la possibilité que l'ordre n'aie pas été suivi)

Pour en savoir plus :
Guerre biologique (Wikipédia)
Wheelis M. (2002), "Biological warfare at the 1346 siege of Caffa.", Emerg Infect Dis (Center for Disease Control)
Biological Warfare. E-medecine-health
...Lire la suite »


Raides Boules

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la boisson Red Bull contiendrait des extraits de testicules de taureau, la taurine, l'un des principaux ingrédients actifs de cette boisson, a été découvert dans la bile de boeuf (1827). C'est un neurotransmetteur produit par de nombreux animaux mais également par l'homme, à l'état naturel. On en trouve également dans les boissons énergisantes ou en tant qu'ajout alimentaire dans le lait synthétique (le lait naturel en contient déjà). La taurine aurait un effet sur le système gaba, et conséquemment, serait à déconseiller en association avec de l'alcool ou des médicaments dont elle accélèrerait l'effet.

Outre la taurine, la Red Bull contient près de 320mg/l de caféine, soit presque autant que le café moulu (380 à 680 mg/l), ce qui en fait une boisson plus caféinée que le Coca-Cola!

C'est lors de ces voyages que l'entrepreneur Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng, une boisson tonique Thaïlandaise produite par la société thaïlandaise TC Pharmaceuticals. Il se rend rapidement compte des effets toniques de la boisson, qui l'aide à supporter les décalages horaires. De nombreux chauffeurs de taxi et camionneurs thaïlandais l'utilisaient d'ailleurs pour rester éveillés. Il négocie alors un accord avec la société thaïlandaise pour commercialiser une nouvelle boisson un peu moins forte que l'originale. Le succès est tel qu'en Suisse, par exemple, près de 91 millions de canettes ont été vendues en 2007 (pour 7 millions d'habitants!)

Red bull a d'abord été interdite en France après un rapport dévastateur de l'AFSSA (l'agence française de sécurité sanitaire), concluant sur le caractère dopant et dangereux de cette boisson. Le rapport faisait notamment mention de rats tellement excités par la taurine qu'ils se mâchonnaient les membres. Des protections individuelles devaient ainsi être mises en place pour éviter l'auto-mutilation!

Malgré ces rapports et de nombreux avis de prudence de la part de spécialistes, la nocivité du produit n'a jamais pu être clairement démontrée. La marque Red Bull a donc enregistré une plainte contre l'état Français au tribunal de Paris (pour interdiction de vente), qui aurait pu coûter plus de 300 millions d'euros. "Fort heureusement", le gouvernement français, par le biais de Christine Lagarde (alors ministre de l'économie et des finances - rien à voir avec la santé), a conclu que la boisson ne présentait que peu de danger, ignorant outrageusement les recommandations de l'AFSSA et les rapports incitant à la prudence, et permit le 15 Juillet 2008, dans l'hexagone, la vente de la Red Bull. La compagnie du même nom a tôt fait après cela de retirer sa plainte et de lancer une campagne publicitaire d'envergure.

Notons tout de même qu'en France, la mention "déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes" est encore présente. Il est également conseillé de n'en boire que 2 canettes maximum par jour. Il faut de surcroît noter que l'AFSSA maintient que "Sur le plan nutritionnel, la formulation du produit ne correspond pas aux besoins des sujets engagés dans une activité intense"...

Pour en savoir plus :
Red Bull (Wikipédia)
Le rapport de l'AFSSA datant de 2006.
...Lire la suite »