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Les prouesses vocales de l'Oiseau Lyre

Logeant dans les sous bois denses et humides des côtes Est de l'Australie, les Ménures sont de magnifiques oiseaux arborant 16 somptueuses plumes sur leur queue, qui leur ont valu le surnom d'oiseaux-lyre. Ce n'est pourtant pas ce qui fait d'eux des êtres tout à fait uniques en leur genre : les oiseaux-lyre sont capables d'imiter quasi à la perfection les chants d'autres oiseaux, les cris d'autres espèces, et même les sons artificiels tels que celui d'un appareil photo, d'une alarme ou encore d'une tronçonneuse (voir vidéo)... Il faut l'entendre pour le croire!

La vidéo ci-dessous est l'un des fameux reportages, courts et étonnants, du célèbre naturaliste de la BBC, David Attenborough. N'oubliez pas de régler votre son, vous aurez du mal à en croire vos oreilles...


Les Ménures regroupent deux espèces d'oiseaux (les oiseaux-lyre Superbes et d'Albert), qui s'étendent sur un territoire relativement petit, dans l'Est de l'Australie (États de Victoria, Nouvelle-Galles du sud, Queensland). Ils représentent d'ailleurs un symbole commun de l'Australie, comme le sont les kangourous. Ces oiseaux peuvent atteindre 1 mètre de long et arborent 55 cm de plumes caudales aux couleurs argentées et brunes, dont deux externes, larges, qui leur ont valu le sobriquet d'Oiseaux Lyre.

Leur organe phonatoire, le syrinx, ainsi que leur impressionnante capacité d'analyse des sons, se sont développés au cours de l'évolution de telle sorte qu'ils sont capables de reproduire, virtuellement n'importe quel son de leur environnement[1]. Des chants d'oiseaux mélodieux aux ricanements riants de Martins pêcheurs, jusqu'aux conversations de plusieurs d'entre eux.... Simultanément! L'organe phonatoire et son contrôle sont si complexes qu'ils permettent à l'oiseau lyre d'émettre plusieurs sortes de sons et de tonalité en même temps! L'un d'eux a ainsi fredonné deux tubes des années 1930, que des analystes acoustiques ont par la suite séparé afin de les reconnaitre.

Plus fort encore, l'oiseau-lyre est capable de reproduire les sons d'autres espèces animales, n'ayant que peu de rapports avec les oiseaux : les jappements d'un chien, le grognement d'un wombat, les cris d'un bébé humain et même la voix d'un adulte[2].

Et comme si cela ne suffisait pas, il est également capable d'imiter des bruits artificiels tout à fait insolites : bruit d'un broyeur de cailloux, d'une alarme anti-incendie, d'un déclic d'appareil photo ou encore d'une tronçonneuse au démarrage... Ses imitations sont tout bonnement stupéfiantes de fidélité. Non, non, il n'y a aucun trucage!

Pour en savoir plus :
[1] Desbrosses. S. (2010). L'oiseau-lyre : les imitations sonores incroyable des Ménures (Menuridae). (Synthèse en ligne) NatureXtreme.
[2] Lyrebirds. (2008) Australia NSW Government. Environment, Climate Change & Water
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Il ne vit pas longtemps, mais au moins, il s'amuse!

L'éphémère est un insecte (éphéméroptère) qui ne vit que d'amour et... même pas d'eau fraîche : sa transformation à l'âge adulte lui ôte la capacité à ingérer de la nourriture, puisqu'il se retrouve tout simplement sans orifice buccal, et ne peut plus manger. 

Il n'a alors d'autre choix que de s'élancer vers les lumières dans une nuit d'orgie pour se reproduire avant que le destin ne le rattrape et qu'il ne meurt de faim. Tous les éphémères du coin se retrouvent donc au même endroit, comptabilisant des millions de corps engagés dans l'activité reproductrice, au point que l'essaim formé soit si énorme...

L'orgie visible depuis l'espace?

L'éphémère, taillé pour la reproduction
Les éphémères (ephemeroptera) ne font que quelques dizaines de millimètres, et sont parmi les plus grands champions du plaisir en groupe, au point que leurs escapades annuelles de reproduction sont visibles par les radars d'observation climatologique. Ce qui pourrait être un problème au long terme puisque les éphémères passent leur vie adulte entière, littéralement, à l'activité reproductrice : du début de l'âge adulte jusqu'à leur mort, ils ne feront que chercher des compagnons pour perpétuer l'espèce et donner naissance à la prochaine génération. Et comme ils font l'amour en groupe de plusieurs millions, leurs rencontres provoquent régulièrement des anomalies radar et des perturbations locales de trafic, en même temps qu'elles gênent sérieusement les riverains dans leurs activités quotidiennes. L'orgie continue bel et bien durant toute leur vie, bien qu'en l’occurrence, celle-ci ne soit finalement que très modérément courte...

L'orgie captée par les radar météo (img : NWSWF)
L'amour jusqu'à en mourir

Ce à quoi ressembleraient les rues sans courte vie
Affreusement courte, en fait, car les éphémères sont apparemment conçus à l’âge adulte, uniquement pour la reproduction, au point qu'ils n'ont tout simplement pas de bouche pour manger! La transformation en âge adulte leur ôte en effet l'indispensable cavité buccale qui leur permettrait d'ingérer de la nourriture, et les restes de leurs organes digestifs sont remplis d'air et de rien d'autre. Dès leur passage à l'âge adulte, les éphémères, comme leur nom l'indique, n'ont plus que quelque jours à vivre avant de mourir de faim.

On comprend alors qu'ils se regroupent pour faire de la dernière soirée un moment des plus fous, après lequel les femelles lâchent leurs oeufs dans les rivières et terminent leur vie de diète passablement affamées. Tout ce beau monde tombant faute de recharge nutritive dans les rues nécessite régulièrement des dispositions particulières pour ramasser les millions de corps tapissant les routes et les trottoirs (certaines municipalités y allant carrément au chasse-neige), après une nuit qui fut probablement (on l'espère) l'une des plus inoubliables.
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Cataglyphis Supersonicus Bombycinus, la fourmi la plus rapide de la planète

Cataglyphis Bombycinus est une petite fourmi de quelques millimètres vivant dans le désert. Capable de supporter les chaleurs extrêmes du sol saharien, elle vole littéralement sur le sable à 1 mètre par seconde. Si elle avait taille humaine, elle franchirait tout simplement le mur du son!

C. Bombycina, Saharan Silver Ant. Img : DPA
Cataglyphis Bombycinus (parfois, Bombycina*, fourmi des sables, fourmi du désert), comme au moins 4 autres espèces de Cataglyphis vivant dans le Sahara (C. Fortis, C. Savigny, C. Bicolor, C. Mautritanicus) a développé d'étonnantes capacités pour composer avec la chaleur et l'aridité du désert. Tout d'abord, elle vit dans des terriers creusés à même le sable grâce à des mandibules spécialement évoluées pour cette fonction. Si le sol saharien atteint fréquemment les 50 à 70°, le terrier entretient une atmosphère humide et ombragée se maintenant entre 25 et 30°. 

(Cataglyphis Bombicynus est le nom scientifique valide. Bombycina est cependant le nom le plus partagé[1])

Pour éviter les confrontations avec ses prédateurs principaux (lézards, notamment), Cataglyphis Bombycinus ne sort que quelques minutes du terrier chaque jour, pour chercher la nourriture de la colonie, au moment où le prédateur est le moins actif, c'est-à-dire, principalement aux moments les plus chauds de la journée. Pour résister à la chaleur, le corps de la fourmi s'est spécialisé au fil du temps : elle présente ainsi des poils brillants couleur argent qui lui valent le surnom de fourmi d'argent. Ces poils permettent de refléter efficacement lumière et chaleur du soleil. Cataglyphis Bombycinus sait aussi préparer à l'avance son corps à une sortie en milieu à température élevée, en synthétisant des protéines spéciales protectrices (heat schock proteins). Si ces protéines se retrouvent chez la majorité des animaux, elles sont généralement actives en réponse à l'augmentation brutale de la chaleur. Or, La fourmi du désert est capable d'anticiper la production de ces protéines quelques dizaines de minutes avant même d'affronter la température élevée de la surface du désert. La résistance à la chaleur qui en résulte fait de Cataglyphis Bombycinus l'un des animaux terrestres les plus thermo-résistants.

Les poils couleur argent de Cataglyphis Bombycinus, reflétant la chaleur et la lumière du Soleil (Img : Hector B)
Pour éviter également de se brûler sur le sol sablonneux, Cataglyphis possède des pattes plus longues que les fourmis communes, réhaussant alors son corps par rapport au sol. La technique de course est elle même étudiée pour préserver la fourmi de l'extrême température du sol, puisque Cataglyphis Bombycinus a appris à courir sur 4 pattes seulement (au lieu de 6) ... 

Et elle le fait avec une étonnante efficacité! Une fois sortie de son terrier, la fourmi arbore un comportement curieux : elle court sur une faible distance, s'arrête, se tourne vers le soleil et repart pour une courte distance, se retourne... et ainsi de suite. Cataglyphys examine lors de ces arrêts, le soleil, l'un des rares éléments du désert qui puisse servir de repère. Plus précisément, il semble qu'elle soit à même d'analyser l'angle de sa course par rapport à l'astre, là encore dans une performance rare : dès qu'elle a trouvé de la nourriture, elle est alors capable de retourner directement, en ligne droite, à son nid, sans se tromper de route. Pour l'aider dans son estimation des distances, cette fourmi du désert est aussi capable de compter ses pas (du moins, estimer une distance parcourue à partir du nombre de pas effectués) : une fourmi saharienne à laquelle on aurait raccourci les pattes artificiellement se comporte comme si elle n'était plus capable de s'orienter correctement, et ne retrouve que laborieusement, si ce n'est pas du tout, son nid.

Mais toutes ces capacités formidables paraîtraient presque anodines en comparaison à l'extraordinaire rapidité de cet insecte : bien qu'ayant une taille très modeste de l'ordre de 5 millimètres, Cataglyphis Bombycinus survole littéralement le sol désertique à une vitesse ahurissante d'un mètre par seconde. Si elle avait taille humaine (1m75), elle se déplacerait alors à 350 mètres par seconde*! Sachant que la vitesse du son s'établit aux alentour de 343 m/s, elle serait donc capable de franchir le mur du son, et de courir à une vitesse supérieur à Mach1, créant un bang supersonique à chacune de ses prodigieuses accélérations!

* Pour comparaison, le guépard, l'animal terrestre le plus rapide de la planète, atteint au mieux de sa forme quelques 32 m/s seulement, c'est-à-dire, 10 fois moins vite que Cataglyphis Bombycinus (par rapport à sa taille)

Ci-dessous, un documentaire de quelques minutes réalisé par l'équipe du célèbre naturaliste David Attenborough. Ce documentaire explique (en anglais) les méthodes d'orientation des Cataglyphis, en même temps qu'il montre ces petites fourmis du désert à l'oeuvre dans leur quête de nourriture et leur retour au nid. Les pattes se déplacent si vite qu'on a l'impression d'un corps sans pattes, se déplaçant tel un fantôme au dessus du sol!


Pour en savoir plus :
[1] Roger. 1859. Beiträge zur Kenntniss der Ameisenfauna der Mittelmeerländer. Erstes Stück. Berliner Entomologische Zeitschrift, 3: 225-259.
Desbrosses S. (2011). La fourmi argentée du désert, Cataglyphys Bombycinus. NatureXtreme ; online
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Candiru : un poisson dans le caleçon

Le candiru est un petit poisson parasite extrêmement redouté, et pour cause : il peut s'introduire dans le pénis d'un homme pendant que celui-ci urine, pour se gaver de sang après l'avoir mordu!

C'est du moins, la mésaventure effroyable d'un jeune amazonien dont l'histoire a fait le tour du globe : ce jeune homme de 23 ans était en train d'uriner dans la rivière lorqu'un candiru de plus de 13 centimètres s'est introduit dans son urètre. Paniqué, il tenta en vain d'extraire le poisson, en se tordant de douleur. L'histoire est relatée par le chirurgien urologue, photos à l'appui, qui parvint à enlever l'intrus, quelques jours plus tard. Le folklore local regorge de légendes effroyables (probablement exagérées) sur le sort d'hommes dont les candirus ont pénétrés les orifices (vagin, anus, bouche....). Terrifiantes anecdotes qui prennent tout leur sens lorsque l'on connait les habitudes alimentaires du candiru, surnommé Poisson-Vampire du Brésil.

Des candirus accrochés aux branchies d'un hôte
On recense une douzaine d'espèce de candirus, dont les plus grands atteignent 40 cm. Ces poissons sont des parasites et des nécrophages. Pour parasiter un hôte, généralement un plus gros poisson, les candirus Vandellia cirrhosis surveillent les flux et les courants jusqu'à repérer une perturbation caractéristique des branchies : rejetant l'eau, les branchies des gros poissons sont assaillies par le candiru qui s'introduit dans ces orifices, mord et sectionne une artère, et se gave rapidement, en quelques minutes, du sang de sa victime. Candiru possède d'ailleurs des épines autours des opercules de sa tête, qui lui permettent de s'accrocher à son hôte. Une fois l'attaque perpétrée, le candiru retourne dans les profondeurs de l'Amazone, quasi invisible sur le fond marin, car il est presque translucide.

Mais ce n'est pas sa seule façon de se nourrir : chasseurs nocturnes, les candirus asu peuvent également dépecer un cadavre en quelques minutes, dans une frénésie sanguinaire rare : les poissons se jettent sur leur proie, taillent des trous dans la chair pour s'y introduire et manger littéralement la victime de l'intérieur, avec une violence qui n'a rien à envier à celle des célèbres piranhas. Les légendes locales veulent que des cadavres d'hommes, peut être vivants au moment des attaques, aient été retrouvé à moitié grignotés de l'intérieur, hébergeant près d'une centaine de ces carnassiers dans leur corps. Scientifiques et médecins légistes auraient ainsi déterminés que des proies vivantes pourraient tout à fait être l'objet de ces attaques. Si les candirus sont si redoutés qu'ils sont davantage craints que les piranhas, c'est peut-être avec de bonnes raisons! Toutefois, en ce qui concerne vos orifices, rassurez-vous : le biologiste marin Stephen Spotte, qui avait enquêté sur l'étrange cas de l'amazonien, rappelle que cette anecdote est aussi rare qu'insolite, puisqu'il s'agit du seul cas documenté jusqu'à présent.

Pour en savoir plus :
Desbrosses S., (2011). Le Poisson Parasite Candiru, Vampire du Brésil. NatureXtreme.
Samad, A. (1997). "Caso cliniquos Candiru dentro da uretra". Instituto de urologia. Manaus.
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Platycleis affinis et ses records

Platycleis affinis détient le record insolite du plus important ratio masse testiculaire/masse totale. En effet, les testicules de cette sauterelle représentent pas moins de 14% de la masse totale de l'insecte. Des boules records qui correspondraient à plus d'une tête chez un homme normal.

Platycleis affinis, également nommée decticelle côtière, est présente en France dans le Centre et le Sud. On peut l'observer en période estivale, de Juillet à Septembre. Cette sauterelle est assez grande, la taille de son corps pouvant atteindre 3 cm.

Platycleis affinis et ses testicules,
représentant 14% de sa biomasse. (img : RSP)
Sur une vingtaine d'espèces étudiées, la decticelle côtière possède des testicules tout à fait inhabituels : Alors qu'une seule gonade de Platycleis affinis pèse 70 mg, une gonade d'un de ses cousins, la decticelle bariolée, atteint à peine 2,7 mg.

Cette hypertrophie, constatée par le Dr Karim Vahed et ses collègues[1] se rencontre davantage chez les espèces dont la femelle multiplie les partenaires sexuels : des gros testicules augmentent la production de sperme et la possibilité d'inséminer de nombreux partenaires. C'est ce que l'on voit par exemple chez les chimpanzés, les primates ayant les plus gros testicules parmi les grands singes. Comme chaque femelle est fécondée par l'ensemble des mâles d'un groupe, la quantité de sperme inséminé augmente les chances de passation du patrimoine génétique.

Pour autant, la quantité de sperme inséminé par le mâle decticelle côtière à chaque accouplement n'est, en comparaison avec les autres espèces, pas plus importante, voire moins : la surproduction permet avant tout à Platycleis affinis de féconder plusieurs femelles avec une quantité relativement normale de sperme, sans que ses réserves ne s'épuisent. Bien qu'encore spéculative cette assertion est corroborée par la "vitesse de rechargement" de l'insecte : une heure après une fécondation, Platycleis affinis peut à nouveau rechercher une partenaire et l'inséminer, quand le délai pour les autres espèces de sauterelles étudiées s'élève à plusieurs jours.

Platycleis affinis remplace donc désormais la précédente détentrice du record, la mouche Drosophila bifurca, dont les testicules atteignent 10,6% de sa masse totale.

Pour en savoir plus :
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L'étrange venin de l'araignée banane

La morsure de l'araignée banane provoque chez l'homme une érection si forte et longue qu'elle en est douloureuse!

La seule araignée qui donne la banane
Phoneutria nigriventer est l'une des espèces d'araignée les plus agressives que l'on connaisse. Elle appartient à la famille des Cnetidae, originaires du brésil, dont le genre phoneutria est considéré comme l'un des plus dangereux. On la trouve régulièrement dans les régimes de bananes, d'où son appellation d'araignée banane - qui n'a rien à voir avec l'effet de son venin.

Ce venin contient deux toxines particulièrement dangereuses : La première, PhTx3, est un neurotoxique extrêmement puissant, qui bloque les canaux à calcium et la libération de glutamate. Cet effet se traduit par une perte sévère du contrôle musculaire pouvant amener à l'asphyxie. En plus de la perte du contrôle musculaire, l'action sur des récepteur de sérotonine (5-HT4) au niveau de la morsure provoque une inflammation grave des nerfs sensitifs, augmente la libération de substance P connue pour son rôle dans le ressenti de la douleur. Le venin de Phoneutria nigriventer provoque donc une réaction très vive et douloureuse. L'araignée elle même apparait dans le Guiness book 2010 comme l'espèce d'araignée ayant le venin le plus puissant.

Une autre toxine composant ce venin, la Tx2-6 provoque de fortes et douloureuses érections par stimulation nerveuse, qui peuvent durer plusieurs heures. Tx2-6 augmente le taux d'acide nitrique à l'intérieur du pénis, provoquant des réactions physique-chimiques en chaine entrainant l'érection. La toxine est conséquemment étudiée actuellement dans l'espoir de synthétiser un traitement des troubles érectiles.

Une araignée très agressive! Img : Techuse
Bien qu'ayant l'un des venins les plus puissants, ce qui fait de Phoneutria nigriventer une espèce dangereuse, c'est surtout son comportement : durant le jour, elle se cache dans des abris sombres et frais, on la retrouve donc dans des maisons, des tas de bois, etc... cette particularité vaut d'ailleurs au genre Phoneutria le surnom d'araignées vagabondes. Elles sont seulement adaptées à la chasse de petits animaux (oiseaux, insectes, autres araignées...) mais du fait de leurs habitudes comportementales et de leur agressivité, les rencontres avec l'homme suivie de morsures ne sont pas rares. D'autres espèces comme la veuve noire (Latrodectus mactans), dont le venin est moins puissant et la capacité de mordre est moindre, ont néanmoins occasionnée davantage d'attaques et de morts, principalement parce qu'elles sont moins grosses (et donc moins faciles à détecter) et parce qu'elles sont largement plus étendues géographiquement dans des zones habitées.

En termes de capacités venimeuses, l'araignée-banane est trois fois plus dangereuse, cependant, que la veuve noire : une dose de 0,05 mg peut tuer un homme de 80 kg, tandis que le venin de veuve noire est mortel à partir de 0,16 mg.
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Les attaques de requin : rares ou fréquentes?

L'imaginaire collectif surestime les attaques de requins : Il y'a près de 325 fois plus de (mal-) chances de décéder après être rentré dans un cerf en voiture. Et l y'a 11 fois plus de décès à cause d'une mauvaise manipulation de pétards et autres feux d'artifices.

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Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
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Oiseaux venimeux, toxiques, vénéneux

Certains oiseaux sont toxiques, et pas qu'un peu! Des membres du genre Pitohuis (le Pitohui bicolore, le Pitohui variable, le Pitohui huppé, le Pitohui châtain et le Pitohui noir) ainsi que l'Ifrita de Kowald, contiennent de l'homobatrachotoxine, dérivée de la batrachotoxine, l'un des poisons animal les plus violents, que l'on retrouve habituellement chez des coléoptères et des batraciens.

Venimeux, vénéneux, toxique?

L'une des caractéristiques d'un poison est sa toxicité. Un être vivant, qu'il soit venimeux ou vénéneux, constitue ainsi un organisme toxique - ou inoculant des molécules toxiques. La principale différence entre le caractère venimeux ou vénéneux est le mode d'inoculation : actif pour le venin (venimeux), passif pour la substance toxique (vénéneux). Ainsi, le mode d'inoculation d'un venin est relativement direct (morsure, piqûre) quand le mode d'inoculation d'une substance toxique (vénéneuse) est indirect (par ingestion, par contact ou par dépôt). Il existe certains cas limites, dont les oiseaux venimeux/vénéneux comme les pitohuis, ou le Varan du Komodo dont la salive contient des bactéries dangereuses.

Pour plus d'informations, consultez : Quelles différences entre venimeux et vénéneux, poison et toxine?

L'oiseau vénéneux

En acceptant de définir la nature toxique selon le mode d'inoculation, on considère les Pitohui et l'Ifrita de Kowald comme des animaux vénéneux : ils produisent de l'homobatrachotoxine, un poison très violent habituellement produit par des coléoptères, mais que l'on retrouve également chez des batraciens (sous une forme analogue, batrachotoxine) des familles Dendrobates (grenouilles sud-américaines, notamment Phyllobate terribilis), pourtant très éloignés, du point de vue phylogénétique.

La découverte de la toxicité des pitohuis est fortuite : John Phillip (surnommé Jack) Dumbacher, alors assistant conservateur au Département d'ornithologie à l'Académie des sciences de Californie, fut accidentellement griffé par un pitohui bicolore. Alors qu'il léchait sa blessure, il sentit des picotements et brûlures sur ces lèvres et sa langue, sensations qui durèrent plusieurs heures. Renouvelant volontairement l'expérience en portant à sa bouche une plume de pitohui, il en ressentit les mêmes effets plus fortement : selon son expression, c'est comme s'il mettait la langue sur une pile de 9 volts. Il fit alors part de son étrange découverte[1], qui constituait une première : aucun oiseau vénéneux n'était encore connu.

Le Pitohui bicolore et ses congénères habitent l'Australie, la Nouvelle Guinée et l'Indonésie. La sécrétion d'homobatrachotoxine provient probablement de leur régime alimentaire, incluant des coléoptères Chorezine dans lesquels on trouve la batrachotoxine. Cette neurotoxine, que l'on trouve également chez les grenouilles sud américaines de la famille des dendrobates est extrêmement puissante : 5 fois plus puissante que le curare, une dose de 100 microgrammes, l'équivalent de deux grain de sel, suffirait à tuer un homme de 68 kg. Il est probable que ce poison agisse très rapidement sur un prédateur qui tenterait de le happer. Ces prédateurs sont d'ailleurs peu nombreux, y compris chez les hommes indigènes, qui considèrent que l'oiseau ne doit pas être mangé sans être spécialement préparé. Il semble même que cette technique chimique défensive soit si efficace que certains oiseaux lui ressemblant, imitent son cri afin de passer pour un pitohui vénéneux et éviter la prédation!

La vidéo suivante montre une interview de Jack Dumbacher, narrant sa découverte, et des photos de pitohui.


Pour en savoir plus :
[1] Dumbacher J-P., Beehler B. M., Spande T. F., Garraffo H. M. et Daly, J. W. (1992). "Homobatrachotoxin in the genus Pitohui: chemical defense in birds?". Science magazine, vol. 258, no 5083, 30 octobre 1992, p. 799-801. (Pdf)
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Le plus grand barrage de castor, découvert grâce à Google Earth

C'est une étonnante découverte qu'a réalisé Jean Thie en octobre 2007, sur Google Earth, lors d'une recherche sur la fonte du permafrost dans le grand nord canadien. Une formidable étendue de couleur brune au milieu de la verdure, repérée par satellite s'est avérée être une construction exceptionnelle, visible depuis l'espace et... non humaine! Il s'agissait du plus grand barrage de castors du monde : 850 mètres de bois patiemment assemblé pour créer une retenue d'eau propice à l'activité des castors, probablement sur plusieurs générations, depuis plus de 40 ans.


Le plus grand barrage de castor - Google Earth - Coordonnées GPS : 58,27 / -112,25

Ce barrage se situe dans la partie sud du Parc National Wood Buffalo, l'une des plus grandes réserves naturelles de la planète. Il s'agit de l'œuvre de castors Nord-américains, beaucoup plus gros et bâtisseurs que nos castors européens. Ces excellents nageurs construisent des barrages pour trois raisons principales :
- Conserver leur nourriture, l'eau profonde, plus fraîche, faisant office de réfrigérateur.
- Échapper à leur prédateurs (coyotes, ours...) en plongeant sous une eau rendu profonde grâce au barrage, ou en se faufilant à l'intérieur de la construction.
- S'abriter des aléas climatiques du quotidien.

Bien que les constructions de castor s'étendent rarement au delà de 80 à 100 mètres, des barrages de plus de 500 mètres ont déjà été observés. C'est le cas du tenant du record avant cette découverte, le barrage de Three Forks, dans le Montana (États-Unis), atteignant 652 mètres.

Les recherches[1] effectuées par Jean Thie l'ont amené à conclure, à partir d'anciennes photos, à l'existence du barrage depuis 25 ans : des photos satellites de la NASA datant de 2000 et 1990 le montrait déjà. De vieilles photos satellites datant de 1975 montraient également les prémisses de sa construction, avec plusieurs parties de barrages primaires visibles. La construction de ce qui est devenu le plus grand barrage de castors aurait donc débuté dans les années 70 : nul doute que de nombreuses familles de castors se sont relayées, plusieurs formant des barrages primaires finissant par se rejoindre pour donner naissance à la structure d'aujourd'hui.

De fait, la construction se poursuit actuellement : deux digues supplémentaires sont en cours de constructions aux alentours du barrage : elles pourraient rejoindre la structure d'ici une dizaine d'année, augmentant la taille de l'édifice de 100 à 200 mètres supplémentaires! Force est de constater que l'homme n'est plus le seul bâtisseur dont certaines de ses constructions sont visibles depuis l'espace!

Pour en savoir plus :
Thie J., (2010). "The longer Beaver Dam in the world". Geostrategies.com (consulté le 3 octobre 2010)
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L'hyperthermie et l'étouffement comme arme défensive des abeilles

Face à l'invasion de leurs prédateurs, les frelons asiatiques, des abeilles ont développés des stratégies de défenses surprenantes, basées sur la force du nombre.

Le frelon asiatique (Vespa Velutina), récemment importé en France, cause de nombreux dégâts dans les colonies d'abeilles, s'attaquant aux butineuses et aux couvains et affaiblissant la ruche à tel point qu'un nombre restreint de frelons (une demi-douzaine) peut suffire à condamner une colonie[1]. Ces frelons sont originaires d'Asie, où leur proies leur réservent des surprises.

Pour se défendre, les abeilles asiatiques (Apis Cerana) ont développée une technique de combat de masse réchauffant l'assaillant jusqu'à le tuer par hyperthermie : les ouvrières s'accrochent au frelon et s'agglutinent en véritable boule vivante autour de lui, puis réchauffent l'intérieur de la boule en battant des ailes, au point que la température centrale s'élève à plus de 45°C à 47°C (technique appelée thermo-balling). Or la température létale du frelon se situant vers 45°C (plus ou moins 1°C), celui-ci succombe à peu près 5 minutes après le début de l'attaque. La température létale des abeilles étant de 48°C à 50°C, celles-ci sont peu affectées par la chaleur : néanmoins, les ouvrières dépensent leur énergie à la défense plutôt qu'à leur travail habituel (entretien des larves, collecte de ressources), la ruche s'en trouve donc tout de même perturbée.

La vidéo suivante montre les techniques d'attaques du frelon asiatique, ainsi que le thermo-balling (y compris à la caméra infrarouge) des abeilles en réponse à l'assaillant.



En France, le frelon asiatique (variété nigrithorax) a vraisemblablement été importé dans l'année 2004, les abeilles françaises, ignorantes de la technique de thermo-balling, sont décimées et les apiculteurs sont désormais conscients que l'invasion des frelons asiatiques ne peut être stoppée. Leur comportement de prédation est plus intense que celui du frelon européen (Vespa crabo) à la fois dans le temps de la journée et dans les périodes de l'année.

Pourtant, d'autres stratégies de défense pourraient se développer en parallèle : l'abeille chypriote (Apis mellifera cypria), a perfectionné ses techniques pour parer à l'invasion de frelon orientaux (Vespa orientalis), dont la température létale s'élève elle aussi à 50°C, rendant la technique d'hyperthermie inefficace[2]. L'arme de l'abeille, encore basée sur le nombre, consiste à étouffer l'assaillant en lui soumettant une pression importante et en visant ses organes respiratoires (Asphyxia-balling).

Pour peu qu'un frelon tente d'attaquer la ruche, 150 à 300 ouvrières fondent sur lui pour l'entourer et le bloquer, empêchant ainsi les mouvements respiratoires abdominaux, et bouchant les orifices d'entrée et de sortie d'air. Un nombre plus restreint d'abeille suffit toutefois à faire suffoquer le prédateur, ainsi que le montre la vidéo suivante.




Pour en savoir plus :
[1] Villemant C. & Haxaire J. 2007. "Le Frelon asiatique (Vespa velutina)". In Muséum national d'Histoire naturelle [Ed]. 2004. Inventaire national du Patrimoine naturel.
[2] Papachristoforou A., Rortais A., Zafeiridou G., Theophilidis G., Garnery L., Thrasyvoulou A. et Arnold G. (2007). "Smothered to death: hornets asphyxiated by honeybees". Current Biology, 18 septembre 2007.
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Le Lion serait-il macho?

Le roi des animaux a tout compris du rêve féministe : il peut copuler jusqu'à 50 fois par jour, laisse généralement les lionnes chasser à sa place, et en plus, en prend sa part en premier.

Il faut tout de même relativiser : même le mâle dominant d'un groupe a besoin du consentement d'une femelle pour la féconder.

Reproduction et caractéristiques sexuelles

Les mâles atteignent leur maturité physiologique vers 30 mois, les femelle vers 24 mois. La maturité sexuelle et sociale n'est cependant atteinte qu'après 3 ou 4 ans. Lorsqu'un mâle devient mature, il est chassé de son groupe par le mâle dominant et doit alors lutter pour détrôner un vieux lion et s'accaparer son harem. Dès lors, il pratique l'infanticide des jeunes lions au sein du groupe pour préparer plus rapidement les femelles à de nouvelles fécondations. Toutes ses règles de survie profitent au brassage génétique de l'espèce.

Dès lors qu'une femelle accepte une fécondation, les deux futurs parents vont copuler toutes les 15 minutes, jusqu'à 50 fois par jour, pendant 4 jours (le temps de l'oestrus de la femelle). Certains faits intéressants à noter : 1/ dans la nature, 8% des rapports sexuels des lions sont homosexuels (chez les femelles, cela ne s'observe qu'en captivité). 2/ Seuls les mâles dominant le sommet de la hiérarchie peuvent se reproduire. Si la lionne met bas une portée après 4 mois, elle préfère s'éloigner notablement du groupe pendant trois à quatre semaines, après quoi elle amène ses lionceaux qui se mêlent au reste du groupe.

Chasse et alimentation

Les lions chassent généralement à la faveur de l'obscurité totale ou partielle, aux heures fraîches (nuit, aube, crépuscule) qui apportent un avantage net. Ils sont inactifs près de 20 à 21 heures par jours, dont 10 à 15 heures de sieste. Pourtant, le lion a besoin en moyenne de 7 kg de viande par jour.

Le lion chasse principalement de petites et moyennes proies lentes ou égarées des troupeaux (malades, vieilles ou simplement éloignées). A l'occasion, ils peuvent jeter leur dévolu sur des proies déjà mortes, ou convoiter la proie d'autres prédateurs (hyènes, guépards). Les proies les plus prisées sont les antilopes, les zèbres, les gnous, les phacochères... Toutefois, les lions peuvent s'attaquer à d'énormes animaux (jeunes éléphants, buffles, et même hippopotames), surtout s'ils chassent en groupe. Les animaux trop rapides ou particulièrement imposants et vigoureux sont toutefois délaissés.

Les femelles ont notablement plus de succès à la chasse, assurant 80 à 90% des prises. Elles s'approchent silencieusement, camouflées par la végétation, et fondent sur leur proie dès lors qu'elles sont suffisamment proches (environ 30 mètres), cherchant à mordre la nuque ou la gorge pour atteindre la carotide ou la veine jugulaire. Cependant, malgré les crocs impressionnants des lions, la proie est plus habituellement tuée par strangulation.

Les mâles ne participent, eux, qu'exceptionnellement à la chasse (pour la chasse de gros animaux), leur rôle principal étant d'assurer la protection du groupe contre d'autres prédateurs et d'autres lions. Une fois la prise effectuée avec succès par les femelles, le mâle dominant se réserve la première part, cette fameuse "Part du lion".
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