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Les gargouilles de la chapelle de Bethleem

A Saint-Jean-de-Boiseau, petit village de Loire Atlantique, une chapelle dont la construction fut initiée au Moyen-Âge, possède sur ses tours des gargouilles sculptées représentant un Alien, un Gremlins, Gizmo ou encore Goldorak!

La gargouille Gremlins
Passée au patrimoine mondial en tant que monument historique le 30 août 1911, la Chapelle de Bethléem, située entre Saint-Jean-de-Boiseau et Le Pellerin, subit l'érosion du temps et des hommes depuis sa conception au Moyen-Âge. Bâtie pour l'honneur aux rites catholiques romains, elle tenait cependant compte des origines du lieu : situé près d'une source, l'endroit était utilisé par les druides pour célébrer la Beltane, le passage de la saison obscure à la saison claire. En hommage à ces rites, les sculptures présentes sur la baie ouest, furent dédiées au druidisme et à la mythologie celtique, faisant de la chapelle un lieu de communion de différentes cultures.

De 1993 à 1995, lors de la restauration de la chapelle, et alors que de nombreuses gargouilles originales étaient tombées en miette, se posait alors question de la nature et des façons dont on allait donner nouvel éclat au site. Le travail fut confié au Maître sculpteur Jean-Louis Boistel. La tâche pouvait paraître compliquée du fait que très peu de descriptions historiques de la chapelle étaient disponibles... Et l'état d'érosion était tel qu'il n'était plus possible de deviner l'apparence originale exacte de certaines parties de la chapelle. Néanmoins, l'esprit de celle-ci demeurait : réunir en un même lieu des figures d'origines culturelles différentes, en l'honneur de la coexistence de ces cultures.

Le célèbre xénomorphe ou Alien, de Giger, sculpté d'une main d maître à la Chapelle de Bethléem par J.L. Boistel
Fruit du travail de restauration de Maitre Jean-Louis Boistel, de nombreuses gargouilles, certaines restaurées, d'autres complètement resculptées, ornent désormais les pinacles de la Chapelle de Bethléem. On peut y voir des sculptures en hommages aux figures des mythologies chrétiennes et celtiques, telles qu'Adam et Eve, l'Ankou et le Druide, mais également des figures plus contemporaines issues des cultures cinématographiques ou de l'animation japonaise : Ainsi, Gizmo le gentil Mogwaï côtoie l'un de ses méchants cousins Gremlins, une gargouille Goldorak y incarne la droiture et l'esprit chevaleresque des temps modernes, un Alien issu de l'esprit de l'artiste Giger, représente quant à lui le monstre mythologique Léviathan. Toutes ces sculptures participent de l'esprit d'assimilation culturelle original de la chapelle. Tout simplement, un travail magnifique dont la description ne vaut bien entendu pas les photos!

La chapelle après et avant restauration, et quelques unes des gargouilles qui en ont fait une attraction nationale
L'idée d'utiliser des représentations contemporaines de gargouilles pour orner les pinacles de monuments religieux se retrouve par ailleurs, toutefois. La Cathédrale Nationale de Washington, par exemple, contient sur son flanc ouest certaines gargouilles à l'aspect curieux : l'une représente un politicien corrompu, dont les poches pleines laissent voir des billets de banque dépasser. On peut également y voir un jeune business-man pressé avec son attaché-case. Une autre représente la mythologie de Star Wars sous les traits de Dark Vador, sculptée par Jay Hall Carpenter, un artiste sculpteur également visionnaire et icônoclaste, dont vous pourrez admirer le travail ici.

Dark Vador de la Cathédrale Nationale de Washington, ainsi qu'une autre création du sculpteur Jay Hall Carpenter
Comme nous voyons d'anciennes sculptures, de nos jours, verrons-nous dans quelques siècles ces gargouilles contemporaines comme un reliquat historique d'une époque révolue?

Pour en savoir plus : 
Jean-Louis Boistel. Restauration du patrimoine pierre-terre. Travaux et créations. Vous pourrez y trouver les différentes créations de l'artiste et le détail de l'équipe s'étant occupé de la restauration de la Chapelle de Bethléem. Les images représentant gargouilles de la chapelle et chapelle elles-mêmes sont issues du site de J.L. Boistel.
Wikipédia : Chapelle de Bethléem.
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Décalage astrologique

Les dates correspondant aux signes du zodiaque sous lequel vous êtes né ne correspondent plus à l'éphéméride zodiacale réelle, depuis plusieurs siècles. Autrement dit, si vous êtes par exemple Gémeaux, vous êtes en fait né sous le signe du Taureau!

Les signes zodiacaux, lors de leur création, ont vraisemblablement été inspirés par les constellations traversées par le soleil : les constellations concernées se trouvent sur le zodiaque, une zone circulaire couvrant une partie de la sphère céleste, à l'intérieur de laquelle le soleil semble se déplacer tout au long de l'année. Vers le Vème siècle avant J-C, la répartition de l'année en 12 secteurs couvrant chacun 30° d'arc sur l'écliptique (le secteur de la voûte céleste comprenant les constellation du zodiaque - là où il est possible d'observer une éclipse de soleil) a donné naissance à une classification en 12 signes du zodiaque dont de nombreux astrologues s'inspirent dans leur travaux. Mais cette répartition est purement anthropomorphique et néglige de nombreux détails concernant la réalité astronomique (et non astrologique) de ce qui constitue notre ciel.

D'une part, les constellations du Zodiaque sont au nombre de 13, et non 12 : un signe oublié, le Serpentaire Ophiuchus, est passé à la trappe en astrologie, pour des raisons inconnues... D'autre part les dates correspondant à l'ouverture et la fermeture des signes zodiacaux ne correspondent quasiment en rien avec les dates à partir desquelles les constellations du zodiaque sont traversées par le soleil, et ce pour deux raisons :
  • Les constellations ont différentes tailles : la constellation du scorpion est par exemple beaucoup plus petite que celle de la vierge, le soleil traversant la première en seulement 9 jours, et la seconde en 44 jours!
  • A cause d'un mouvement de précession de la Terre (son axe "vertical" de rotation n'est pas fixe mais tourne à raison d'environ un tour tous les 26 000 ans), les moments eux-mêmes à partir desquels le soleil traverse les constellations, se décalent progressivement au fil des temps.
Ainsi, si lors de l'élaboration des signes du zodiaque, le signe des gémeaux correspondait approximativement à la traversée de la constellation des gémeaux par le soleil, c'est loin d'être encore le cas de nos jours : tandis que le signe astrologique démarre au 20 mai et se termine au 21 juin, la constellation des gémeaux est quant à elle, traversée par le soleil à partir du 21 juin, jusqu'au 20 juillet! Tous les signes astronomiques ont subi un décalage de même nature au fil du temps, et l'on se retrouve désormais avec des valeurs complètement dissociées : 
Début et fin de chaque signe sont en décalage du point de vue astronomique ou astrologique. (img. le-saviez-vous.fr)

SigneÉphéméride zodiacale en astrologieÉphéméride zodiacale réelle (astronomie) en 2011
Bélier 21 mars - 20 avril 18 avril - 13 mai
Taureau 21 avril - 20 mai 13 mai - 21 juin
Gémeaux 21 mai - 20 juin 21 Juin - 20 juillet
Cancer 22 juin - 21 juillet 20 juillet - 10 août
Lion 22 juillet - 23 août 10 août - 16 septembre
Vierge 24 août - 22 septembre 16 septembre - 30 octobre
Balance 23 septembre - 22 octobre 30 octobre - 20 novembre
Scorpion 22 octobre - 22 novembre 20 novembre - 29 novembre
Serpentaire n/a 29 novembre - 17 décembre
Sagittaire 23 novembre - 22 décembre  17 décembre - 20 janvier
Capricorne 23 décembre - 20 janvier 20 janvier - 16 février
Verseau 21 janvier - 19 février 16 février - 11 mars
Poisson 20 février - 20 mars 11 mars - 18 avril

On évoque alors selon les croyances ou les savoirs considérés, le nom de Zodiaque Tropical (astrologique) pour désigner le Zodiaque tel que conçu en Astrologie, et Zodiaque Sidéral (astronomique) tel que représentant réellement la voûte céleste et ses éléments.
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Ophiuchus le serpentaire, le 13ème signe du zodiaque

Si la majorité d'entre nous connait son signe zodiacal, peu de gens savent qu'en réalité, il n'y a pas seulement 12 constellations dans le Zodiaque, mais bel et bien 13! Le disparu se nomme Serpentaire, ou Ophiuchus, il s'agit d'une constellation regroupant près de 60 étoiles visibles dont la fameuse étoile de Barnard*.

La constellation d'Ophiuchus
Bien que l'astrologie moderne semble ignorer sa présence, c'est une constellation très ancienne, connue probablement depuis plusieurs milliers d'années, et notamment décrite dans les poémes d'Aratus de Soles (-278 à -276 avant J.C.), puis reprise dans la liste des constellations de Ptolémée (vers 150 après J.C.) dans son oeuvre Almageste. Cette constellation se situe sur le plan de l'écliptique (traversé par le soleil et donc, là où il est possible qu'il y'ait une éclipse de soleil), entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire. De nos jours, elle est traversée par le soleil entre le 29 novembre et le 17 décembre : en tout état de cause, une personne née à cette période est donc né sous le "signe" du Serpentaire! 

Pourquoi cette constellation a-t-elle été oubliée lors de la création des signes du Zodiaque? Deux hypothèses pourrait l'expliquer : le besoin d'avoir un chiffre pair pour comptabiliser les mois, Ophiuchus aurait donc été écarté pour des raisons "techniques". La seconde hypothèse s'appuie sur la précession de la Terre : l'axe de rotation de la Terre (sa direction) varie avec le temps (sur une période d'environ 26 000 ans), et par conséquent, l'apparence de la voûte céleste et plus précisément du plan de l'écliptique, se modifie. Il en résulte que certaines étoiles se retrouvent en dehors de ce plan de l'écliptique tandis que d'autres y entrent. De plus, le mouvement propre des étoiles modifie l'apparence des constellations, qui se déforment au fil du temps. Du point de vue humain, certaines constellations peuvent disparaître, et d'autres formes naissent. Aucune de ces deux hypothèses n'est cependant confirmée.

Ophiuchus entouré de son serpent
Dans la mythologie, la constellation du Serpentaire représente Asclépios (Asclepius), le médecin qui aurait vaincu la Mort.  Selon la légende, Asclépios aurait appris du Centaure Chiron les arts de guérison. Il aurait également coupé un jour un serpent, guéri par la suite à l'aide d'herbes, grâce à l'intervention d'un de ses congénères (les constellations montrent par ailleurs Ophiuchus coupant les deux parties de la constellation du serpent). Cet épisode aurait fait de lui un médecin légendaire, notamment évoqué dans l'Illiade. Grâce au sang de Gorgone livré par Athena, Asclepsios aurait ensuite obtenu le pouvoir d'empêcher la Mort de ses patients. Hadès en colère, par peur de ne plus recevoir les âmes de morts en enfer, prévint alors Zeus, qui foudroya le médecin. Avec retard, Zeus se rendit finalement compte du bien qu'Asclepios avait apporté aux hommes, et en son honneur, le plaça parmi les étoiles.

De nos jours, la présence d'Ophiuchus dans les signes du Zodiaque est très controversée, plusieurs astrologues essayant d'effacer cet oubli en rapelant que les signes du zodiaque ne correspondent pas exactement aux constellations, mais reposent sur un système de partage de l'année en 12 portions égales, sans explications très cohérentes avec le mysticisme inhérent à l'astrologie. Les signes du zodiaque, au nombre de 12, n'auraient alors qu'un rapport lointain avec les constellations du Zodiaque, au nombre de 13. Ce rapport "lointain" parait toutefois étonnant lorsque l'on constate les ressemblances (imparfaites, comme le montre cet article) entre les signes du zodiaque, portant le même nom et placés dans un ordre similaire (de traversée par le soleil) à celui des constellations.

Physiquement, Ophiuchus telle qu'on en conçoit la constellation est bel et bien traversé par le soleil au cours de l'année, or, c'est sur cette constatation que semblent fondées les existences des signes du Zodiaque. Certains auteurs comme Steven Schmidt estiment même qu'un 14ème signe, celui de la Baleine, pourrait figurer dans la liste zodiacale entre les Signes du Bélier et des Poissons.

Nul doute en tous les cas, qu'Ophiuchus pose quelques problèmes de crédibilité dans les fondements de certaines traditions et croyances - un de plus dans la série des incongruités intrinsèques de l'astrologie.

* L'étoile de Barnard est une naine rouge faiblement visible mais connue pour avoir le plus grand mouvement propre de la voûte céleste : chaque année, elle se déplace dans le ciel, par rapport aux étoiles "fixes", de 10,3 secondes d'arc. Cela signifie qu'elle se déplace dans notre ciel, d'un peu plus que la taille de la lune, tous les 180 ans. Toutes les étoiles se déplacent, certaines plus rapidement que d'autres et selon un angle particulier : une étoile peut sembler fixe si elle s'éloigne ou se rapproche de nous, tandis que d'autres vont bouger de manière visible au fil du temps, en se déplaçant de côté (horizontalement et/ou verticalement) par rapport à ces étoiles "fixes". En cohérence avec ce mouvement apparent phénoménal, l'étoile de Barnard est l'une des plus proches de notre système solaire après les trois étoiles du Centaure. Elle se situe à 5.96 années lumière seulement.
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La croix gammée, l'origine du symbole

La croix gammée dont l'image a une forte connotation négative depuis son utilisation par le régime nazi, est avant tout un symbole de bon augure désignant l'éternité ou la bonne fortune.

C'est un symbole très ancien, dont on trouve les traces dès le néolithique, il y'a plusieurs milliers d'années, avant même l'invention de l'écriture. On en retrouve des représentations sur des poteries de Mésopotamie, à partir de laquelle le symbole s'est vraisemblablement exporté vers la Grèce, puis vers l'Inde et la Chine. C'est chez les peuples hindous que l'on en trouve les premières traces écrites (bien que le symbole fut largement utilisé comme élément décoratif auparavant), dans les épopées de Rãmãyana et Mahãbhãrata, composées à partir du 3ème siècle avant J-C. De l'Océanie à l'Europe, le symbole en croix gammée est présent dans de nombreuses cultures depuis des siècles.

Svastika Hindoue
Tant chez les Grecs que chez les Hindous, la croix gammée, dont le véritable nom est Svastika (en sanskrit), désigne un signe de bon augure ou l'expression de bonne chance. C'est donc un symbole à valeur positive, dans la majorité des cultures. Les idéogrammes chinois en forme de croix gammée (barres en S) ou de croix gammée inversée (barres en S inversé) désignent respectivement l'éternité (dix milles, c'est-à-dire beaucoup) et le "Coeur de Bouddha". Le svastika inversé est d'ailleurs utilisé sur les cartes pour repérer l'emplacement des temples bouddhiques.

Ce symbole a été largement perverti en occident du fait de ces liens avec Adolf Hitler et le parti national-socialiste, dont la croix est l'emblème. Néanmoins, résident quelques différences entre la croix gammée nazie et le svastika tel qu'on le représente habituellement dans d'autres cultures. Le symbole associé à la "race aryenne" est penché à 45°, dans un disque blanc entouré d'un cercle ou d'un fond rouge. Dans l'idéologie hitlérienne, la croix représente le combat, le disque blanc représente la "pureté de la race", le cercle rouge représente quant à lui la pensée sociale dont le parti national-socialiste se veut le garant.

En France, où le symbole détient également une forte connotation négative, l'origine du nom de croix gammée vient de la ressemblance des branches du svastika avec la lettre grecque Gamma (Γ). Malgré la signification généralement positive de ce symbole, il constitue encore un tabou de nos sociétés. Pourtant, la seule association avec les "races aryennes" faite par le parti national-socialiste est issue d'une erreur d'interprétation, de la part d'Emile Burnouf, qui voyait dans les représentations de svastikas grecques, un symbole typique d'une supposée race supérieure. Or le svastika était présent dans les cultures, de nombreux siècles avant les origines déclarées des "Aryens".

Pour en savoir plus : 
Svastika et croix gammée sur Wikipédia
Signification de la svastika sur Persée
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Les jours qui n'existèrent jamais

Au 16ème siècle, tous les registres du 5 au 14 octobre 1582 sont vides. Aucun mort, aucune naissance, aucun évènement... et pour cause : ces jours n'ont jamais existé!

En 46 avant J.C, Jules César donne 365 jours et 12 mois aux années, prévoit des années bissextiles et fait débuter l'année le premier Janvier (rien à voir donc, avec la naissance du petit Jésus). L'Église, au Moyen-Age, usurpe le calendrier en lui rajoutant quelques années, afin de donner plus de fondement à la religion chrétienne. Vint alors la Renaissance et les grands noms de l'astronomie qui notent un hic : l'année julienne dépasse l'année solaire de 11 minutes et 14 secondes. Le clergé n'aurait peut être pas relevé la chose si elle ne posait également un problème à l'Église : avec le temps qui passe, le clergé a de plus en plus de mal à placer correctement le Lundi de Pâques (qui n'est même pas une fête chrétienne!).

Le Pape Grégoire XIII décide alors d'instaurer les années telles qu'on les connait presque partout aujourd'hui : trois années de 365 jours et une de 366, avec la première année de chaque siècle bissextile uniquement si divisible par 400. La manœuvre permet de faire correspondre à 26 secondes près, les années calendaires et les années solaires. Reste un problème : le cumul de 16 siècles dans l'erreur a généré un retard de près de 10 jours... Que le Pape décide purement et simplement de supprimer. Ainsi, tous les hommes qui se sont endormis le 4 octobre se sont réveillés le 15 octobre, le lendemain. Tous? Thérèse d'Avila, une sainte catholique, n'a pas vu la nouvelle ère grégorienne : elle est morte dans la nuit du 4 au 15 octobre! 

Tous les pays ne se sont pas mis au nouveau calendrier tout de suite. La France a adopté le nouveau calendrier à partir du 9 décembre, passant directement le jour d'après au 20 du même mois.  Ces différences de changement eurent des effets insolites : les anglicans ayant toujours l'ancien calendrier julien au moment de son décès, Shakespeare mourut à la même date que Cervantès, mais pas le même jour...


Pour en savoir plus :
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La prière inutile?

Si l'on part du postulat que Dieu existe, qu'il est omniscient et omnipotent, alors, il connait tout du passé et ne le change pas puisque cela reviendrait à renier ses actions ou ses non-actions passées. Or, un être omniscient ne peut par essence pas commettre d'acte qu'il aurait à regretter.

De la même façon, un être omniscient connaitrait tout du futur et des actions qu'il devra entreprendre, sachant qu'elles sont celles qu'il n'aura pas à regretter. Il est donc inutile de prier dans le but qu'on modifie l'avenir, puisque Dieu, s'il existe, ne changera jamais d'avis!
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La colle des timbres israéliens est-elle kascher?

Il s'agit d'un légende urbaine sur un fond de vérité. Le terme Kasher (à l'origine cacherout/kaschrout) signifie "convenable", principalement à la consommation. Il désigne à la fois les aliments eux même et les préparations permettant de rendre un aliment kasher.

Le terme, à l'origine, désigne cependant un ensemble plus vaste, des pratiques ou des objets permettant le rituel, dans la religion judéenne. Il peut s'appliquer aux aliments non seulement, mais également aux produits industriels, par exemple. Dans la pratique, n'importe quelle colle fabriquée avec des extraits végétaux ou animaux se doit d'être kasher, c'est-à-dire d'être préparée avec des ustensiles kasher et provenant d'animaux eux même autorisés.

S'il existe effectivement des organismes (comme le Kosher Label) veillant au caractère Kasher des produits de quelque origine qu'ils soient, la colle des timbres et des enveloppes israéliennes n'est pas toujours kasher - dans le sens où les producteurs ne respectent pas forcément l'usage de produits industriels ou les pratiques Kasher. Il s'agit plus probablement d'un aspect très spécifique réel relayé par les médias ou le bouche-à-oreille, débouchant sur une surgénéralisation quant au "tout-kasher". Peut être même cette légende urbaine contribue-t-elle à stigmatiser une population en lui prêtant des pratiques extrêmes de rituel - jusque dans les objets les plus anodins.

Néanmoins, dans chaque pays, de hautes autorités décernent le label Kacher (généralement un U ou un K rouge et entouré) pour tout produit souhaitant l'acquérir, après l'inspection de toute la chaîne de production ainsi qu'un contrôle de la traçabilité des produits origines. Il est tout à fait illusoire de certifier chaque produit Kacher : certaines graisses animales sont par exemple utilisées pour la fabrication de casseroles, de chaînes de montage d'objets le plus divers comme les téléphones portables...

Pour en savoir plus :
Wikipedia : Cacherout
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