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Les 5 endroits les plus étranges et magnifiques sur Terre

Tandis que le Salar de Uyuna constitue la plus grande réserve de sel du monde, la caverne aux cristaux géants de Naica contient les plus grands cristaux de la planète, allant jusqu'à 11 mètres de long! Deux endroits magiques parmi 5 dans lesquels vous n'avez plus vraiment l'impression d'être sur Terre!


Le Grand Trou bleu de Belize - The Great Blue Hole, Belize

Non, il ne s'agit pas d'un orifice de Schtroumpf ni de la dernière folie de Salvador Dali, mais d'une merveille de la géologie marine : quasi circulaire, avec 300 mètres de diamètre et 120 mètres de profondeur, le Grand Trou bleu de Bélize est, selon le célèbre et regretté  J.J. Cousteau, l'un des 10 plus magnifiques emplacements pour faire de la plongée, en témoigne les photos ci-dessous.

Les trous bleus (ou trous marins) surnommés ainsi à cause du contraste coloré qu'ils provoquent, d'un bleu profond aux abords du bleu turquoise des roches et récifs alentours, se sont formés après la dernière période glaciaire : pendant celle-ci, alors que le niveau des mers était relativement bas, les pluies acides ont creusés dans ces endroits calcaires, de gigantesques grottes. Certaines en ont vu leur plafond s'effondrer. Lorsque la période glaciaire s'est terminée, l'eau a inondé toutes les galeries calcaires souterraines, donnant naissance à ces cavités sous-marines merveilleusement insolites.

Beaucoup de ces trous marins sont de très célèbres lieu de plongée, le plus profond étant le Trou bleu de Dean, profond de 202 mètres, l'un des plus dangereux étant le Trou bleu de la Mer Rouge : selon les autorités, près de 40 personnes se seraient laissées surprendre par la profondeur de celui-ci, en cherchant un emplacement célèbre connu sous le nom d'Arche, peu visible. Les plongeurs continuaient leur descentes sans voir l'arche, et finissaient par périr par les effets de la profondeur. L'un d'eux, l'israélo-russe Yuri Lipski, a même, sans le vouloir, filmé sa mort dans les profondeurs bleues, à 91 mètres de la surface. Les trous bleus se montrent de bien dangereuses et fascinantes merveilles.


L'Oeil du Sahara - The Eye of the Sahara, Mauritania

Big brother is watching you ! Officiellement connue sous le nom de structure de Richat, cette insolite curiosité de la nature s'est faite largement connaitre par les premières missions spatiales, du fait de l'image inquiétante que son apparence suscite lorsqu'on la voit depuis les hauteurs. En plein milieu du désert du Sahara (à propos et soit dit en passant, "désert du Sahara" est un pléonasme, puisque Sahara signifie "désert"), cette étonnante structure de 40 kilomètres de diamètre ressemble à un oeil scrutant le ciel.

L'Oeil du Sahara était néanmoins connu auparavant, sa première description cartographique remontant à 1963. Il constituait jusque récemment une énigme géologique : premièrement imaginé comme résultant d'une collision météoritique, on sait désormais que le dôme de Richat est né d'un phénomène volcanique particulier, provoquant l'effondrement par couches successives (ce qui lui confère ses caractéristiques) du centre du volcan.



La Grotte aux Cristaux Géants, mine de Naica - Cave of the Giant Crystals, Naica, Mexico

Vous souvenez-vous de la célèbre planète Krypton des vieux films de Superman? C'est à elle que ressemble la Cave aux Cristaux géants, dans la mine de Naica : des cristaux de gypse grands de plusieurs mètres, si larges que l'on peut marcher dessus sans problèmes. Le plus gros cristal atteint 11,4 mètres de long pour 1,2 mètres de diamètre, et pèse près de 55 tonnes! Ce sont tout simplement les plus gros cristaux découverts jusqu'à présent.

Il règne dans cette cave reposant à 300 mètres sous la surface, une humidité et une chaleur incroyable (58° C), témoignant de l'activité passée : située sur une faille, la cave était jadis inondée par les rivières thermales et fournie en éléments chimiques par le magma souterrain. Chaleur et eau ont permis la formation, depuis 500 000 à 600 000 ans, de ces cristaux. Leur croissance s'est interrompue lorsque la cave a été vidée pour le besoin de la mine, mais la grotte redeviendra immergée dans quelques dizaines d'années.



Le lac de sel - Salar de Uyuni, Bolivia

Avec une superficie de 12 500 km², ce reliquat d'un ancien lac géant des Andes, constitue actuellement la plus grande réserve de sel de la planète, avec près d'un tiers de la masse de sels de lithium exploitable sur Terre, soit 10 à 60 milliards de tonnes de sel. 25 000 tonnes en sont extraites chaque année.

C'est également un paysage désertique particulier, surtout depuis l'île de cactus d'Incahuasi, à partir de laquelle on ne voit qu'un désert de sel à perte de vue sur 360°. La couche de sel atteint ainsi, de 2 à parfois 120 mètres de profondeur!



Le monde des Géants de Glace - Eisriesenwelt, Austria

Découverte en 1879, cette grotte a toujours suscité la peur des villageois alentours, qui la considéraient comme une porte des enfers. Située dans les flancs de montagnes des Alpes de Werfen (40 km au sud de Salzburg), le Monde des Géants de Glace ("Eisriesenwelt") comprend une série de grottes dont la formation remonte à la dernière période glaciaire (de 110 000 à 10 000 ans), s'étalant sur 42 km de long! C'est la plus grande grotte de glace répertoriée sur Terre, et l'une des plus magnifiques, assurément.

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Frappés par une météorite

Ann Hodges est connue pour être la seule personne blessée sérieusement par une chute de météorite, la météorite de Sylacauga.

Ann Hodges et la météorite
Le 30 novembre 1954 à Oak Grove (Alabama), Ann se reposait, allongée sur son divan, lorsqu'un chondrite de 3,86 kg tombant du ciel traverse son toit, rebondit sur un meuble en bois et blesse la jeune femme au ventre. Ce cas fit la une des journaux de l'époque, de même que la bataille juridique qui s'ensuivit afin de récupérer les fragments de météorite. C'est l'un des rares exemples documentés, de personnes ayant été frappées par un caillou tout droit issu du ciel.[1]

D'autres cas, exceptionnels et généralement sans gravité, ont été relevés : un garçon ougandais aurait reçu une petite pierre de 3 grammes, heureusement freinée dans sa chute par un arbre, une jeune fille de Northallerton[2] aurait été frappée (par ricochet) au pied par une petite météorite. Le cas le plus intéressant est celui d'un jeune allemand qui vit une boule de feu descendre du ciel lors de son trajet scolaire. La météorite, de la taille d'un petit pois[3], est tout de même tombée à une vitesse de près de 48000 km/h, laissant malgré sa petite taille une légère blessure à la main du jeune écolier, et surtout un cratère de 30 cm sur le bitume.

Ces exemples sont les mieux documentés, et plusieurs chutes de météorites tombées près d'hommes (cratères de toits, de voitures, de jardin...) ont pu être rapportées. Plusieurs histoires de météorites meurtrières ou de chutes ayant blessé sévèrement des hommes sont également rapportées[4], mais sont peu documentées ou considérées comme des canulars, tant et si bien que la météorite de Sylacauga est généralement considérée comme le seul exemple de météorite ayant entrainé une blessure sévère chez un être humain. La probabilité d'une chute de météorite sur un homme durant sa vie s'estime sur un ordre de 1 chance sur 100 millions à un milliard : 10 à 100 fois moins, par exemple, que de gagner au loto!

Pour en savoir plus :
[2] BBC news (2002), Meteorite hits girl.
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L'explosion du Mont Tambora

La plus grosse explosion volcanique enregistrée s'est déroulée en 1815 : le mont Tambora explosa en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, soit l'équivalent de 60 000 bombes d'Hiroshima.

Chronologie

Relativement calme depuis plus de 2000 ans, avec une dernière éruption violente datée de 740 avant J.C.[1], le mont Tambora, volcan d'Indonésie, subit un regain d'activité pendant trois ans, avant d'atteindre son pic éruptif le 5 avril 1815. La chambre à magma dormante entre 1500 et 4500 mètres de profondeur, avec une pression de l'ordre de 4 à 5 kbar et une température de 700 à 850°C[2], explosa une première fois dans un fracas entendu à plus de 1400 km (îles Moluques), créant une colonne éruptive de plus de 30 km, noire et dense. Tandis que de multiples détonations continuèrent à se faire entendre, parfois jusqu'à l'île de Sumatra, à 2600 km, l'est de Java subit une pluie de cendres à partir du 6 avril. 

Vers 19 heures le 10 avril, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives[3] tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre. Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui même, faisant perdre plus de 1400 mètres à la hauteur du Mont Tambora. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600km de là.
Le nuage de cendre, dispersé à plus de 1300 km (img : NASA/retravaillée)

Les conséquences désastreuses de l'éruption

L'énergie dégagée par l'explosion atteint un indice d'explosivité volcanique de 7 sur 8, près de 1000 Mégatonnes, soit 4 à 5 fois l'énergie déployée par l'éruption du Krakatoa, (8*1017 J) ou l'équivalent de 10 des bombes les plus puissantes jamais construites. C'est la plus puissante des explosions jamais observée sur Terre par l'homme (et la 5ème au rang de types d'explosions les plus puissantes).

Outre la dévastation totale de l'ile et près de 11000 morts directement imputables aux coulées de laves, près de 60 000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, de malnutrition ou d'épidémies opportunistes, indirectement conséquences de l'explosion[4]. En plus de ces conséquences locales, l'année 1816, connue sous le sobriquet d'Année sans été, observa de profonds bouleversements climatiques. Les particules envoyées en haute atmosphère par le volcan entrainèrent un refroidissement global du climat, de 0,5 à 1°C, provoquant notamment dans l'hémisphère nord, chutes de neiges en Juin, gelées en Août, et changements rapides et amples de températures. A l'échelle mondiale, les récoltes en furent affectées, et s'ensuivit pour de nombreuses nations (États-Unis, France, Chine..) une hausse importante du prix des denrées comestibles, voire des famines. Des centaines de milliers de victimes, aux quatre coins du globe, succombèrent des suites de cet hiver volcanique. L'éruption de Tambora est alors devenu l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2000 morts).


Pour en savoir plus :
[1] Tambora eruptive history. Global Volcanism Program
[2] Foden, J. (1986). The petrology of Tambora volcano, Indonesia: A model for the 1815 eruption. Journal of Volcanology and Geothermal Research
[3] Stothers, Richard B. (1984). The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath. Science, p1191–1198
[4] Tanguy, J.C.; Scarth, A., Ribière, C., Tjetjep, W. S. (1998). Victims from volcanic eruptions: a revised database. Bulletin of Volcanology
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L'explosion mystérieuse en Tunguska, 1908

En 1908, une explosion de 4 Mégatonnes, soit près de 250 bombes d'Hiroshima, ravagea 2000 km² de la forêt sibérienne et se fit ressentir sur toute la planète. Mais on n'a jamais retrouvé de cratère correspondant.

Paysage de désolation laissé par l'explosion (img : L. Kulik)
C'est l'un des plus grands mystères du siècle dernier : Le 30 juin 1908, vers 7 heures du matin, une explosion cataclysmique généra une onde de choc qui dévasta le cœur de la Tunguska, sur près de 2000 km², couchant des arbres jusqu'à 100 km à la ronde et provoquant des incendies gigantesques. L'onde de choc fut ressentie plus de 600 km. L'Europe et même les États-Unis enregistrèrent des manifestations de cette formidable explosion. 60 millions d'arbres furent ainsi décimés, et pour une large proportion, soufflés radialement et brûlés comme des allumettes.

Pendant 19 ans, la région ne fut pas prospectée, comte tenu de son hostilité (marais, rigueur hivernale, moustiques...); C'est en 1927 que le géologie Leonid A. Kulik prospecta pour la première fois officiellement la région, découvrant des paysages d'horreur. Ainsi qu'il le rapporte, aussi loin que son regard se posait lorsqu'il se trouvait vers l'épicentre, il ne voyait que désolation, arbres couchées et brûlés.

Localisation de l'impact (img : NASA)
Depuis, plusieurs expéditions ont eu lieu, mais aucune n'a trouvé de façon sûre un cratère qui témoignerait d'un impact météoritique. Néanmoins, quelques fragments de roches fondues pourraient provenir de météorites réchauffées par l'atmosphère. Il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude qu'elles sont liées à l'évènement de 1908. Si de nombreux scénarios, dont beaucoup paraissent farfelus (essai de rayon de la mort de Tesla, crash d'Ovni...) furent proposés, on accepte désormais l'idée d'un météoride (probablement un astéroïde) qui se serait fragmenté et aurait explosé à quelques kilomètres d'altitude. Récemment, une équipe italienne de l'université de Bologne suggérait l'existence d'un cratère dans le lac Cheko, à 9 km de l'épicentre présumé. Des particules lourdes datées entre 1902 et 1914 semblent attester de l'arrivée de roches extraterrestres dans cette période. Le mystère demeure toutefois, aucune théorie jusqu'à présent n'ayant pu expliquer tous les aspects de cette formidable explosion. 

S'il s'avère qu'un météorite s'est crashé à Tunguska, ou a explosé en vol, on aura alors déterminé l'origine d'une des plus puissantes explosions de l'histoire de l'humanité. Selon les simulations de Mark Boslough, spécialiste de la modélisation d'impact de corps céleste, un astéroïde d'une dizaine de mètres de diamètre aurait pu dégager une puissance de 3 à 5 mégatonnes, se désagrégeant dans l'atmosphère en créant une gigantesque boule de feu à même de rendre compte des effets constatés au niveau du sol. La météorite de Tunguska représenterait alors la 6ème place au rang des types d'explosions les plus puissantes, plus de 250 fois la puissance développée par la bombe d'Hiroshima, avant même son invention.


pour en savoir plus : 
Lombry T. (2007). Tunguska. Histoire d'impacts. Luxorion
Phillips T. (2008). The Tunguska impact - 100 years later. NASA
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Les plus hautes chutes d'eau du monde

Cascades et chutes d'eau représentent toujours un spectacle magnifique, d'autant plus impressionnant que le débit (Chutes du Niagara) ou la hauteur (en France, la Cascade de Gavarnie) sont importants.

The angel's FallsLe record de hauteur pour une chute d'eau appartient aux Angel's Falls (aussi nommées Saut de l'Ange, Salto Angel, Salto del Ángel). Sur la route du Rio Kerep, un petit cours d'eau né de l'Auyan Tepuy, au Venezuela, les Angel's Falls constituent une chute d'eau atteignant 979 mètres. Elles détiennent également le record du plus grand saut, 807 mètres : les chutes d'eaux sont en effet généralement constituées de cascades, et donc de sauts successifs à la fin desquels l'eau se heurte à des parties rocheuses de la chute d'eau, plus ou moins plates et longues.

Bien que l'on soupçonne plusieurs explorateurs, tels que le gouverneur Fernando de Berrio (Fin du 16ème siècle) ou Ernesto Sanchez la Cruz (1912) d'avoir auparavant visité ce site, on en attribue généralement la découverte à l'aviateur Jimmy Angel. Celui-ci aperçut les chutes lors d'une recherche aérienne de sites de minerai. Décidé à voir de plus près la gigantesque colonne d'eau, il tenta de se poser sur le plateau culminant les chutes, mais son avion s'enlisant, força Jimmy Angel et ses trois acolytes à revenir vers la civilisation après 11 jours de marche à travers la jungle. Il fit alors part de sa découverte, et son avion resta durant 33 ans au sommet des chutes, surnommées Angel Falls en l'honneur de l'aviateur.

D'autres chutes tout aussi impressionnantes peuvent être observées en Afrique du sud : La rivière Tugela du Drakensberg, et plus précisément de sa partie la plus haute, les Monts-aux-sources, donne naissance aux Tugela Falls, atteignant 948 mètres de chutes en cascade, avec un saut le plus haut, de 411 mètres. Le Rio Cutiverini du Pérou donne naissance quant à lui aux Cataratas Tres Hermanas, des chutes d'une hauteur de 914 mètres.

En France, les deux cascades les plus hautes sont les Cascades blanches ou Cascades de Salazie (640 mètres dont un saut de 400 mètres), sur l'ïle de la Réunion, ainsi que les Cascades de Gavarnie en métropole (422 mètres, dont un saut de 281 mètres).

Bien que toutes soient impressionnantes de hauteur, elles ne rivalisent pas en puissance avec les célèbres Inga Falls du Congo, déversant près de 42500 mètres-cube d'eau par seconde.

Images : Angel's falls : Rich Childs.
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La planète la plus chaude du système solaire

Contrairement à ce que son emplacement laisserait croire, Mercure, la planète la plus proche de notre Soleil, n'est pas la plus chaude : sa température de surface s'élève à environ 420°C de moyenne, quand celle de Vénus atteint en moyenne 460 à 470°C, bien que celle-ci ne reçoive à peu près qu'un quart de l'énergie solaire que reçoit Mercure.

L'une des principales raisons évoquées pour expliquer cet échauffement intense : l'effet de serre. L'atmosphère de Vénus est composée majoritairement de dioxyde de carbone, le CO2 qui fait la une sur de nombreux médias, à cause de l'effet de serre qu'il provoque sur Terre. Néanmoins, c'est davantage le dioxyde de souffre et la vapeur d'eau de l'atmosphère vénusienne, qui piègent les infrarouges renvoyés par le sol, de même que les gouttes d'acide sulfurique qui composent les nuages. Une grande partie de l'énergie solaire (75%) est renvoyée directement dans l'espace par l'atmosphère. Le peu qui passe contribue néanmoins à un effet de serre de l'ordre de 505°C (celui de la terre s'élève approximativement à 33°C).

Vénus présente quelques caractéristiques spectaculaires en plus de sa température et du plus fort effet de serre du système solaire. Le jour de Vénus dure plus de 116 jours terriens, et pourtant, l'atmosphère dans son ensemble réalise une rotation en 4 jours. Les vents balaient la surface de Vénus à près de 100 m/s, soit 360 km/h. A l'équateur, les vents peuvent atteindre 540km/h.

La pression à la surface de Vénus, à cause de son atmosphère très dense, est près de 93 fois celle de la Terre.
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Le météore le plus meurtrier tombé sur Terre

Bien que sa nature massivement meurtrière ne fasse pas l'unanimité, le météore qui s'est écrasé sur Terre il y'a 65 millions d'années est généralement considéré comme le responsable de l'avant-dernière grande extinction parmi les 6 extinctions massives s'étant produites sur notre planète (ou se produisant actuellement, concernant la 6ème).

Le Météore de Chicxulub est tombé sur la péninsule du Yùcatan, dans l'actuel Mexique. Sa taille estimée à 10 km de diamètre a laissé derrière lui un cratère de 180 km de diamètre, l'équivalent de plusieurs milliards de bombes d'Hiroshima.

Des particules de roches se sont élevées dans l'atmosphère après l'impact violent du météore et sa désintégration, formant rapidement un immense panache de cendre et de cristaux, de l'ordre de 100 à 200 kilomètres. Ce nuage s'est dissipé à toute la planète après avoir atteint la haute atmosphère. Les particules, en tombant, ont alors libéré leur énergie, conduisant de vastes zones du globe à une élévation soudaine et intense de la température, accompagnée d'incendies. Le sol s'est recouvert de cendres et la planète est entrée brutalement dans un hiver nucléaire. Les êtres vivants encore après l'onde de choc qui atteint la totalité de la planète en quelques heures, faisait face à un destin funeste. L'atmosphère assombrie, les sols incendiés et couverts de cendre, les océans rongés par les pluies acides, plancton aquatique et plantes terrestres périrent faute de photosynthèse efficace, suivis par les herbivores, entrainant les carnivores dans leur chute. Un raz-de-marée énorme et la reprise brutale d'une activité volcanique intense ont participé à la 5ème grande extension, les deux ayant été probablement directement liés à l'impact.

50% des espèces auront disparu suite aux conséquences directes ou indirectes de l'impact du météore, dont la majorité des grands animaux (par exemple, tous les dinosaures). La chute de ce météore à la fin du crétacé est majoritairement admise. Néanmoins, d'autres hypothèses sont proposées pour expliquer l'extinction massive, certaines pour lesquelles l'impact météorique n'aurait eu que peu d'influence.

Une autre hypothèse d'un météore particulièrement destructeur circule dans la communauté scientifique, concernant la 4ème grande extinction, à la fin du Permien, météore qui aurait cette fois provoqué la disparition de près de 95% des espèces marines, et 70% des espèces terrestres, il y'a 245 à 252 millions d'années. Si cette hypothèse trouvait confirmation, nul doute qu'il s'agirait là du météore le plus meurtrier de l'histoire de la Terre.

Pour en savoir plus:
Wikipedia : Cratère de Chicxulub
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La plus grosse météorite sur Terre

Elle fait près de 60 tonnes et est composée à 84% de fer et 16% de nickel, avec quelques traces de cobalt, une énorme brique de métal en un seul bloc tombée sur Terre il y'a environ 80 000 ans. D'une largeur de 2,7 m et d'une hauteur de 0,9 mètre, la Météorite d'Hoba est la plus grosse météorite encore intacte, découverte sur Terre. Sa configuration en gros galet lui aurait permis de rebondir par ricochet sur l'atmosphère, ceci la préservant relativement de la désagrégation due à l'entrée sur notre planète. Ce n'est certes pas la plus grosse météorite tombée sur Terre, mais c'est la mieux préservée, sauf du vandalisme... Près de 6 tonnes ont disparu depuis la découverte en 1920 de cette météorite ferreuse!

Pour en savoir plus :
Wikipédia - Météorite d'Hoba
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Le plus haut sommet connu

Le plus haut sommet connu n'est pas le K2 et encore moins l'Everest, que l'on a coutume pourtant de créditer du qualificatif de "plus haut sommet du monde". Le plus haut sommet connu est l'Olympus Mons, un volcan découvert sur Mars par Giovanni Schiaparelli il y'a déjà plus d'un siècle, avant même que l'on n'envoie des sondes spatiales pour une exploration plus précise.

Crédité au début d'une hauteur de 27 kilomètres, L'Olympus Mons est un gigantesque volcan bouclier (effusif) culminant en fait à 21 229 mètres au dessus des niveaux de références martiens, et environ 22, 5 kilomètres au dessus des plaines qui l'environnent. Cette hauteur en fait le plus grand sommet connu jusqu'à présent dans le système solaire, soit près du double de nos plus hautes montagnes terriennes.

Des coulées de lave datées d'il y'a environ 2 millions d'années (un temps très court à l'échelle géologique) suggèrent que l'Olympus Mons pourrait être encore en activité. Cette activité, débutée vraisemblablement il y'a 3, 8 milliard d'années, a conduit ce volcan à sa hauteur actuelle, principalement en raison de l'absence de tectonique de plaques. Bien que ce type de volcan soit généralement plus large que haut, le temps pendant lequel le volcan est resté en activité, associé au relatif immobilisme de sa base, a permis a celui-ci d'atteindre son impressionnante hauteur.

Pour en savoir plus -->
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Le tremblement de terre le plus puissant depuis 1900

Le séisme le plus puissant fut enregistré en 1960 au Chili, il atteignait une magnitude de 9.5 sur l’échelle de Richter.

L’épicentre du séisme se trouvait dans le sud du Chili, près de Valdivia. L’échelle de Richter étant logarithmique, cela représentait un tremblement de terre environ 900 fois plus puissant que le tremblement de terre de Haïti de 2010 (magnitude de 7.3). Le séisme créa un tsunami parcourant l’océan pacifique, cependant, le nombre de morts (directs ou indirects) fut restreint à 3000, loin des 230 000 morts causés par le tremblement de terre de 2004 à Sumatra, qui avait provoqué un tsunami très meurtrier.

Pour en savoir plus -->
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Planète bleue

Si l'on qualifie de planète bleue notre bonne vieille Terre, la planète qui mériterait davantage ce surnom est Gliese 1214 b, une exoplanète découverte en janvier 2009 dans la constellation Ophiuchus.

Située à environ 40 années-lumière, elle possède un diamètre 2,7 fois supérieur à celui de la Terre, ce qui en fait une planète trop petite pour être une géante gazeuse. Sa densité relativement faible par rapport à sa masse laisse cependant supposer qu'elle est constituée de trois quart d'eau (principalement sous forme de glace) et d'un quart de roche, ce qui en ferait l'une des premières planètes-océan connues.

La proximité de son soleil pourrait cependant élever la température en surface au delà de 500 degrés. La probabilité est quasi nulle, que la vie telle que nous la connaissons soit présente sur Gliese 1214.

D'autres exoplanètes intéressantes, car susceptibles de présenter des conditions permettant à la vie d'éclore, pourraient également renfermer de grandes quantités d'eau, voire même se présenter aussi sous la forme de planètes-océan : Gliese 581 c et d, font partie des exoplanètes qui suscitent beaucoup d'espoirs et d'enthousiasme à ce propos.

Pour en savoir plus :
Wikipédia : Gliese 1214 b
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Existe-t-il d'autres planètes habitables?

Le 4 avril 2007, une équipe internationale composées d'astronomes français, portugais et suisses annonce la découverte de Gliese 581 c, une planète particulière à bien des égards...

Caractéristiques de la planète

Gliese 581 c est une planète tellurique gravitant autour de l'étoile Gliese 581, et orbiterait autour de celle-ci dans la zone habitable. Sa température de surface pourrait être comprise entre 0 et 40°(davantage s'il existe un effet de serre), ce qui rend possible la présence d'eau liquide dont on pense qu'il s'agit d'une composante essentielle du développement de la vie. C'est à ce jour l'exoplanète connue qui ressemble le plus à la Terre.

Planète océan, vue d'artiste (Img : le-saviez-vous.fr)
Sa taille est 1,5 fois supérieure à celle de la Terre. Les températures estimées supposent la présence d'une atmosphère. Si Gliese 581c possède effectivement une atmosphère, celle-ci présente alors certainement un effet de serre qui augmenterait les températures (sur Terre, l'effet de serre augmente la température moyenne de 33°C). Certains organismes semblables aux extrêmophiles pourraient donc se développer sur cette planète. L'observation de ses caractéristiques amènent à penser qu'il existe une grande quantité d'eau sur Gliese 581 c, peut être même est-elle une planète océan sans surface ferme. La gravité y est supérieure à celle de la Terre (entre 1,25 et 2, 2 fois supérieure).

Observations et habitabilité


Dans l'état actuel de la technologie, un voyage avec le plus rapide des objets fabriqués par l'homme, Hélios 2, mettrait près de 43000 ans pour atteindre la planète, et 20,5 ans pour renvoyer des données vers la Terre : Gliese 581 c se trouve en effet à une distance de 20,5 années lumière...

Il ne faut pas perdre de vue non plus que l'habitabilité dépend d'autres facteurs tels que le climat, les différences de température... données dont on peut se faire une idée à partir des caractéristiques orbitales. Gliese 581 c est 7 fois plus proche de son soleil, Gliese 581, que ne l'est la Terre de notre Soleil. En outre, elle pourrait être synchrone avec son soleil, ayant une période de rotation propre proche de celle de sa révolution autour de son soleil. Ces hypothèses et ces données indiqueraient les conséquences suivantes :
  1. La planète pourrait présenter une face constamment ensoleillée, ou sur une grande période, et une face obscure. Si cette hypothèse est vérifiée, cela signifierait qu'il existe vraisemblablement d'effrayantes différences de température entre les deux faces. Le climat pourraient être spectaculairement violent, de même que les vents, à l'instar de Vénus. Une zone charnière vers les pôles et le terminateur pourrait cependant présenter un climat modéré.
  2. Bien que moins chaud et plus petit que notre Soleil, celui de Gliese 581 c produirait des forces de marée 400 fois supérieures à celle observées sur Terre. En résulterait d'énormes marées si la planète est couverte d'océans, une activité tectonique violente si la planète possède un noyau interne actif.
Toutes ces particularités pourraient rendre Gliese 581 c légèrement propice à certains types de vie, mais son habitabilité par l'homme en serait remise en question.

Une quatrième planète, Gliese 581 d, fut découverte peu de temps après (avril 2009), également dans la zone habitable de ce système solaire et à une distance supérieure à celle de Gliese 581 c, de celui-ci. D'une masse supérieure près de 7 fois à celle de la Terre, elle pourrait également posséder un vaste et profond océan, et des conditions plus favorables à l'habitabilité.

Pour en savoir plus :
Wikipedia : Gliese 581 c
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