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Les gargouilles de la chapelle de Bethleem

A Saint-Jean-de-Boiseau, petit village de Loire Atlantique, une chapelle dont la construction fut initiée au Moyen-Âge, possède sur ses tours des gargouilles sculptées représentant un Alien, un Gremlins, Gizmo ou encore Goldorak!

La gargouille Gremlins
Passée au patrimoine mondial en tant que monument historique le 30 août 1911, la Chapelle de Bethléem, située entre Saint-Jean-de-Boiseau et Le Pellerin, subit l'érosion du temps et des hommes depuis sa conception au Moyen-Âge. Bâtie pour l'honneur aux rites catholiques romains, elle tenait cependant compte des origines du lieu : situé près d'une source, l'endroit était utilisé par les druides pour célébrer la Beltane, le passage de la saison obscure à la saison claire. En hommage à ces rites, les sculptures présentes sur la baie ouest, furent dédiées au druidisme et à la mythologie celtique, faisant de la chapelle un lieu de communion de différentes cultures.

De 1993 à 1995, lors de la restauration de la chapelle, et alors que de nombreuses gargouilles originales étaient tombées en miette, se posait alors question de la nature et des façons dont on allait donner nouvel éclat au site. Le travail fut confié au Maître sculpteur Jean-Louis Boistel. La tâche pouvait paraître compliquée du fait que très peu de descriptions historiques de la chapelle étaient disponibles... Et l'état d'érosion était tel qu'il n'était plus possible de deviner l'apparence originale exacte de certaines parties de la chapelle. Néanmoins, l'esprit de celle-ci demeurait : réunir en un même lieu des figures d'origines culturelles différentes, en l'honneur de la coexistence de ces cultures.

Le célèbre xénomorphe ou Alien, de Giger, sculpté d'une main d maître à la Chapelle de Bethléem par J.L. Boistel
Fruit du travail de restauration de Maitre Jean-Louis Boistel, de nombreuses gargouilles, certaines restaurées, d'autres complètement resculptées, ornent désormais les pinacles de la Chapelle de Bethléem. On peut y voir des sculptures en hommages aux figures des mythologies chrétiennes et celtiques, telles qu'Adam et Eve, l'Ankou et le Druide, mais également des figures plus contemporaines issues des cultures cinématographiques ou de l'animation japonaise : Ainsi, Gizmo le gentil Mogwaï côtoie l'un de ses méchants cousins Gremlins, une gargouille Goldorak y incarne la droiture et l'esprit chevaleresque des temps modernes, un Alien issu de l'esprit de l'artiste Giger, représente quant à lui le monstre mythologique Léviathan. Toutes ces sculptures participent de l'esprit d'assimilation culturelle original de la chapelle. Tout simplement, un travail magnifique dont la description ne vaut bien entendu pas les photos!

La chapelle après et avant restauration, et quelques unes des gargouilles qui en ont fait une attraction nationale
L'idée d'utiliser des représentations contemporaines de gargouilles pour orner les pinacles de monuments religieux se retrouve par ailleurs, toutefois. La Cathédrale Nationale de Washington, par exemple, contient sur son flanc ouest certaines gargouilles à l'aspect curieux : l'une représente un politicien corrompu, dont les poches pleines laissent voir des billets de banque dépasser. On peut également y voir un jeune business-man pressé avec son attaché-case. Une autre représente la mythologie de Star Wars sous les traits de Dark Vador, sculptée par Jay Hall Carpenter, un artiste sculpteur également visionnaire et icônoclaste, dont vous pourrez admirer le travail ici.

Dark Vador de la Cathédrale Nationale de Washington, ainsi qu'une autre création du sculpteur Jay Hall Carpenter
Comme nous voyons d'anciennes sculptures, de nos jours, verrons-nous dans quelques siècles ces gargouilles contemporaines comme un reliquat historique d'une époque révolue?

Pour en savoir plus : 
Jean-Louis Boistel. Restauration du patrimoine pierre-terre. Travaux et créations. Vous pourrez y trouver les différentes créations de l'artiste et le détail de l'équipe s'étant occupé de la restauration de la Chapelle de Bethléem. Les images représentant gargouilles de la chapelle et chapelle elles-mêmes sont issues du site de J.L. Boistel.
Wikipédia : Chapelle de Bethléem.
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Noms d'espèces tirés de noms de célébrités

Qu'ont en commun Dark Vador, Harrison Ford et Elvis Presley? Avec Agathidium Vaderi, Pheidole Harrisonfordi, ou encore Elvisaurus, ces célébrités ont toutes trois fait l'objet d'un hommage insolite de la part de biologistes, qui leur ont dédié le nom de nouvelles espèces récemment découvertes. 

A. Vaderi et son inspiration (img 20th C./B. Alexander)
Toutes les espèces vivantes ayant fait l'objet d'une description possèdent un nom binomial (parfois appelé nom scientifique ou taxon) qui les classe parmi ses semblables et néanmoins les différencie des espèces éloignées (non inter-reproductibles). Le nom est généralement le libre choix du ou des découvreurs, qui en profitent parfois pour rendre hommage, ou se moquer gentiment de personnalités célèbres.

C'est le cas par exemple d'un scarabée aux pattes impressionnantes de musculature : lorsqu'il l'a découvert en 2002 au Costa Rica, le chercheur T.L. Erwin fut si étonné par la rondeur des jambes de cet arthropode aux muscles en forme de biceps tout ronds, qu'il en dédia le nom à un célèbre acteur et politicien. L'espèce de ce scarabée prit alors le nom d'Agra Schwarzeneggeri. Erwin a également légué à un second scarabée le nom de l'actrice Kate Winslet, en le baptisant Agra Katewinsletae.

Acteurs, chanteurs, artistes de tout poils, mais également politiciens ou toutes autres célébrités, sont donc susceptibles d'alimenter l'imagination des découvreurs en herbe et nombreux sont ceux qui ont reçu cet hommage étrange. Tandis que certains noms sont des hommages à l'activité de personnalité célèbres, ou encore aux travaux et honneurs qu'ils ont pu faire à la science ou la nature, d'autres tiennent davantage du quolibet et exploitent les ressemblances des caractéristiques incongrues de l'organisme vivant et de la célébrité   qui a inspiré son nom.

Acteurs ou réalisateurs
  • Harrison Ford est visiblement une star dans le milieu de la biologie! Au moins deux espèces sont inspirées de son nom : la fourmi Pheidole Harrisonfordi et l'araignée cannibale Calponia Harrisonfordi.
  • Le crabe Albunea Groeningi rend hommage à Matt Groening, créateur, entre autres, des Simpsons ou de Futurama.
  • Le ptérosaure (dinosaure volant) Anhanguera Spielbergi est un hommage à Steven Spielberg.
  • L'araignée chausse-trappe Aptotstichus Angelinajolieae tire son nom d'une actrice dont vous devinerez aisément le nom!
  • Campsicnemius Charliechaplini, un insecte volant, a été nommé en hommage à l'acteur de cinéma muet en raison de sa tendance à croiser inexplicablement les pattes du milieu lorsqu'il meure.
Artistes et autres célébrités
  • Arthurdactylus Conandoylei est un ptérosaure découvert dans une jungle similaire à celle qu'Arthur Conan Doyle décrit dans The Lost World.
  • Avalanchurus Simoni est une espèce trilobite cousine d'Avalanchurus Garfunkeli, deux créatures inspirées du duo musical Simon & Garfunkel,
  • de même que les deux espèces voisines d'insectes Baeturia Laureli et Baeturia Hardyi, inspirées du duo comique Laurel & Hardy.
  • Le molluque Bufonaria Borisbeckeri tire son nom du célèbre tennisman "Boum-boum" Becker.
  • Serendipaceratops Arthurcclarkei est un dinosaure tirant son nom de l'auteur de Science-fiction Arthur C. Clarke
  • Crichtonsaurus est également inspiré de l'auteur de science-fiction Michael Crichton, l'auteur de Jurassic Park
  • Elvisaurus, désormais nommé Cryopholosaurus, était un dinosaure à la tête surmontée d'une crête ressemblant à la banane d'Elvis Presley.
Le pompon!

Certains noms d'espèces sont carrément tirés de personnages fictifs ou d'évènements insolites : 
  • Le coléoptère Agathidium Vaderi tire son nom de Dark Vador (Darth Vader) à cause de sa carapace noire et lisse ressemblant à l'armure du Sith.
  • Le Tyrannasorus Rex, un petit insecte robuste, est un hommage à son grand et très éloigné cousin, le célèbre Tyrannosaurus Rex.
  • Draculoïde Bramstockeri l'arachnide, a été nommée après qu'on l'ait observé en train de manger : elle découpe vivante sa proie en petit morceaux pour en siroter les jus.
La palme toute catégorie revient à David Attenborough, le célèbre journaliste et naturaliste passionné qui a su transmettre sa fascination des merveilles de la nature. En hommage, de nombreux découvreurs ont associé son nom aux nouvelles espèces, plus d'une dizaine, allant de petits insectes aux plantes, en passant par le dinosaure géant Attenborosaurus.
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Marvel comique : 15 anecdotes sur les comics et Marvel

Hulk le géant vert, à l'origine, était gris. Grâce ou à cause de problèmes d'impression (séparation des couleurs) dans la revue papier, les éditeurs optèrent pour la couleur verte, plus propice aux jeux de couleurs. Sans quoi la bestiole serait encore grise, et non verte, de rage.

Marvel est né en 1934 sous le nom Timely Comics
Bon départ

Le numéro 1 d'X-men, publié en 1991, est le comic-book le plus vendu au monde avec plus de 8 millions d'exemplaires.

Détournement

Pour manifester son mécontentement envers les éditeurs qui dénaturaient son travail et l'ennuyaient, l'artiste Ethan Van Sciver cacha le mot SEX au moins 18 fois dans les planches du comic n° 118 de New X-Men : dans les cheveux de personnages, dans les branches d'arbres, sur des panneaux ou des bouteilles de whisky... Bien mal lui en pris, car le psychologue Fredric Wertham en profita pour dénoncer les différentes façons dont les comics influençaient et détournaient les mineurs, sentiment qui gagna le Sénat des USA et l'amena à légiférer très strictement les pratiques de l'édition des nouveaux comics.

L'une des frasques de Marvel, les héros Zombie (2006)
Poilues et hideuses

Martin Goodman, le fondateur de Marvel, n'était pas très chaud pour publier Spiderman, insistant auprès de Stan Lee, son créateur, sur le fait que les gens détestent les araignées et que le comic ne se vendrait pas. Il changea d'avis lorsqu'il vu le résultat des ventes.

Caméo

Stan Lee, le créateur le plus prolifique de super-héros, apparaît dans la majorité des productions cinématographiques de Marvel, sous l'apparence d'un homme assez vieux, les cheveux grisonnants, avec de grosses lunettes. Il joue par exemple un invité éconduit dans les 4 fantastiques et le Surfer d'Argent, un vendeur de Hot-dogs dans X-Men, un vieil homme qui boit une bouteille dans laquelle est tombée le sang de The Incredible Hulk, etc...

Gay pride?

Le nom de Bruce Banner (Le scientifique se transformant en Hulk) failli être remplacé par Bob : à l'époque de la création de Hulk, le prénom "Bruce" sonnait très "Gay" à l'oreille des scénaristes et éditeurs. Marvel s'est rattrapé par la suite en offrant au monde le premier super-héro Gay, Northstar (l'étoile du nord), dans le comic n°106 de Alpha-flight, en 1992. Néanmoins, le super-héro, une fois n'est pas coutume, n'était pas américain mais... franco-canadien!

Trademarking intensif

Marvel est connu pour avoir tenté d'obtenir des brevets sur tout et n'importe quoi. Il ont ainsi essayé d'obtenir le brevet du mot "Zombie" après la publication de leur comic book "Tales of the Zombie" en 1973. Dans la même veine, Stan Lee créa Miss Hulk dans le seul but de garantir que le concept de Hulk ne fut repris par un concurrent. DC et Marvel ont également trademarqué l'expression Super hero.


En série

Marvel a attiré de nombreux scénaristes talentueux au cours des ans, parmi lesquels de nombreux scénaristes de séries télévisées ultra-connues par la suite : Allan Heinberg (Sex and the city), Brian Vaughan et Damon Lindelhof (Lost), Jeph Loeb (Heroes), Michael Stracinsky (Babylone 5)...

Verdâtre

Brigitte Nielsen, l'ex-femme de Sylvester Stallone (que l'on voit notamment dans Rocky 4 comme étant la femme de Drago) devait jouer She-Hulk dans une version des années 80. Le film n'a pas été terminé, ce qui se révèle un soulagement lorsque l'on voit à quoi elle ressemblait en costume, sur cette page.

En vous remerciant...

Les fans qui relevaient des erreurs dans les comic books et le faisaient remarquer à Marvel, recevaient en retour une enveloppe vide les remerciant en indiquant qu'ils avaient gagné un No-prize (pas de prix). Sympa.

Quelques autres petits faits amusants :

- l'artiste John Romita Jr a basé le super vilain Thyphoïd Mary sur son ex-femme.
- Le comic dont Stan Lee, selon ses dires, est le plus fier, est une courte bande dessinée écrite pour faire la promotion de papier toilette Hulk/Spiderman
- La lettre de démission de l'artiste Dave Cockrum à Marvel, s'est retrouvée publiée dans un comics des Avengers à la place du texte normalement écrit dans une lettre d'un des avengers, démissionnaire.
- A l'origine, le célèbre Serval (Wolverine) des X-men avait été créé pour servir de punching-ball à Hulk (il s'agissait alors encore d'un personnage secondaire canadien plutôt qu'américain...).
- Mickael Jackson a failli racheter l'entreprise Marvel. Elle est finalement devenue une filiale de la Walt Disney Company.
- Il y'a plus de 5000 super-héros et vilains Marvel.
Plus de 5000 héros et vilains, dont beaucoup issus de l'imagination de Stan Lee. Sûr que ça en fait, du monde...

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Jean-Claude Van Damme en Prédator?

Hérésie cinématographique? C'est Jean-Claude Van Damme (1m77) qui aurait dû endosser un costume de prédator pour faire face à Arnold Schwarzenegger (1m88). Fort heureusement, le belge s'est montré suffisamment irritant pour se faire virer au profit de Kevin Peter Hall (2m19)

Malgré les critiques sévères, Predator est devenu culte
Le casting original aurait probablement changé l'impact de ce film de science-fiction désormais culte, d'autant que le prédator original ne ressemblait en rien à celui que l'on connait. Pas de mandibules, taille plus petite (mais censée paradoxalement être plus agile grâce aux talents de l'acteur) et plus large, un long cou surmonté d'une tête de chien elle-même ponctuée par un unique œil en son centre. Bizarre, bizarre! Elle n'avait rien de la ligne alliant force et agilité du chasseur que l'on verra par la suite.

Le costume couvrait totalement JCVD, qui se plaignait par ailleurs de la chaleur et de l'inconfort de celui-ci, et ce d'autant plus qu'au final, dans le film, on ne le verrait jamais sans son costume, donc dans un rôle pas vraiment crédité... Pour ces raisons, après deux jours de tournage, JCVD claqua la porte des studios, tandis que le producteur John McTiernan (A la poursuite d'Octobre Rouge, le 13ème Guerrier, Piège de Cristal...) et l'équipe artistique insatisfaite, tentaient de le pousser gentiment dehors.

Le style du Predator est un élément du succès
On fit alors appel à Stan Winston, connu pour ses travaux dans les effets spéciaux visuels associés à d'autres créatures : Terminator, les Aliens, les Dinosaures de Jurassic Park... C'est d'ailleurs au réalisateur de Terminator 1 & 2, et du second volet Aliens, James Cameron, que l'on doit les mandibules du Prédator, idée soufflée lors d'un voyage commun, à Stan Winston pour la création du chasseur. Il aura fallu quelques péripéties pour que le spectateur admire cette formidable créature, que l'on nomme par ailleurs Yautja.

Le prédator doit également un peu de son existence à... Rocky Balboa! Le 4ème volet de Rocky, qui combattait le russe Ivan Drago, sortit quelques temps auparavant, faisait en effet l'objet d'une petite blague dans le monde Hollywoodien : ayant vaincu ses plus grands adversaires terrestres, il faudrait désormais à Rocky un adversaire Alien si un 5ème volet devait voir le jour! C'est suite à cette blague que les scénaristes Jim et John, prenant au pied de la lettre la petite histoire, décidèrent de leur prochain scénario.

Le film Prédator, ses suites et ses cross-over avec la série des "Alien" sont ainsi bardés d'anecdotes plutôt insolites sur le making-of de ces œuvres cinématographiques :
  •  le costume couvrait totalement l'acteur l'incarnant, y compris... les yeux! Kevin Peter Hall était donc obligé d'apprendre ses mouvements avant la scène filmée, et forcé de bouger "au jugé", ce qui posait quelques problèmes lors du face-à-face avec Dutch/Schwarzenneger.
  • La spécificité du camouflage si particulier rendant le prédator presque invisible vient avant tout des moyens techniques : deux scènes était filmées dont l'une avec un acteur en combinaison rouge, l'autre sans. Le rouge était alors enlevé sur l'une des scènes, les deux étaient ensuite recombinées, ce qui laissait une trace caractéristique déformant la jungle derrière "l'empreinte" du prédator.
  • La thermo-vision (infrarouge) n'était en fait pas de l'infrarouge : le sol de la jungle étant parfois dans les scènes tournées, de 40°, le prédator n'aurait pas pu distinguer les hommes de l'environnement. L'équipe de tournage s'est donc arrangée pour créer des effets visuels donnant l'impression infrarouge.
  • Sonny Landham, qui joue l'indien Billy Sole a été accepté au casting à la condition qu'il ait un garde du corps. Non pas pour lui, mais pour protéger de Sonny, les autres acteurs et employés pour le film. Sonny avait en effet quelques déboires avec la justice et un comportement plutôt violent et imprévisible.
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L'étalon italien, Rocky la star... du film (très) osé

Le célèbre interprète de Rocky Balboa, l'acteur Sylvester Stallone, est connu pour de grands films d'action tels Rambo, The Expandables, Assassins.... Beaucoup moins pour son premier film, une petite production soft-pornographique, l'étalon Italien.

Stallone, un étalon Italien ?
Ce film érotique réalisé par Morton Lewis en 1969, est sorti premièrement en 1970 sous le nom de "The Party at Kitty and Stud's" (Stallone y jouait le rôle de Stud, dont la seule passion était... le sexe). C'est le premier film du célèbre Rocky-Rambo, vraisemblablement tourné en désespoir de cause en période de vache maigre. Pour une durée de tournage de deux jours, Stallone eut pour la première fois son nom à l'écran, mais aussi et surtout, un salaire de 200 dollars.

A noter, le film, qui serait aujourd'hui, selon les mots-même de Stallone "sujets à être interdit aux enfants" comporte quelques scènes de sado-masochisme et une scène de groupe, dans laquelle la fiancée de Stud a invité quelques amies, ce dernier rendant physiquement "hommage" à chacune.

L'une des affiches d'un film embarrassant
Pour des raisons marketing, et après le succès planétaire de Rocky, le soft-porn fut renommé en "L'étalon Italien" (Stallone signifiant Étalon en Italien), le surnom même du personnage de fiction Rocky. Pour des raisons marketing également, nombre de commentaires ont insisté sur le caractère purement pornographique du film. Il en est devenu au fil du temps une légende urbaine, certains auteurs n'hésitant pas à qualifier de film pornographique, le premier film dans lequel Sylvester Stallone aurait tourné. C'est néanmoins un soft porn seulement, plus érotique que pornographique, bien qu'une version refaite auxquelles des séquences ajoutées, beaucoup plus osées, soit sortie par la suite.

Quoiqu'il en soit, c'est avant tout une petite épine dans la filmographie de Stallone, qui aurait bien aimé racheter les droits du film. A 100 000 dollars, toutefois, il considéra le prix de l'acquisition de ce "chef d'œuvre", tout comme le film, un peu osé.
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Ces boules qui roulent dans le désert

Elles sont devenues une icône cinématographique, désignant la désolation, la sècheresse, les rues désertes où généralement, le duel de fin du western se termine dans le vent et le silence. C'est d'ailleurs le contraste que leur mouvement oppose à la concentration et l'immobilisme des acteurs qui en ont fait par la suite l'un des symboles du far-west ou des silences gênés qui suivent une blague un peu mauvaise.

Tout le monde sait à quoi elles ressemblent, ces boules (de paille? de branches? de quoi!?) qui roulent dans le désert, ces petits buissons qui parcourent les routes et les rues sans vie, accompagnant le vent dans un silencieux périple à travers les plaines arides et désolées. Mais bon sang, comment s'appellent-elles donc?

Ces petites boules - qui ne sont par ailleurs pas toujours de forme sphérique - sont des Virevoltants. En anglais Tumbleweed ("herbe qui tourne"), elles colonisent essentiellement les déserts des États-Unis ou les steppes de Russie : les virevoltants se trouvent en effet sur le continent américain depuis l'introduction probable en Dakota du Sud, dans les années 1870, de graines issues de Russie, de Salsola tragus. D'autres plantes également originaires d'Eurasie ont vraisemblablement été importées dans les cargaisons de graines, et ont trouvé leur place et pris racine sur le sol américain.

Elles agrandissent depuis leur territoire et participent au dessèchement des grandes prairies du nord des USA. Chaque tumbleweed est en fait la partie supérieure d'une plante, qui, une fois mûre et sèche, se sépare de la racine et se laisse emporter par le vent, distillant à cette occasion spores ou graines sur son chemin, jusqu'à trouver un point d'eau, par exemple une flaque, où elle s'implantera, tandis que les graines restantes recommenceront à germer. Le virevoltant lui même sera considéré mort à partir de cette étape. La plante s'assèche pendant l'été et vers l'automne, le lien avec la racine se brise et sa partie supérieure commence son périple à travers les plaines, au gré du vent, à la recherche d'un endroit plus propice au développement.

Le Tumbleweed est devenu une icône cinématographique
Peu de plantes sont connues pour former des virevoltants, néanmoins, les espèces d'Amaranthes issues du genre salsola ont connu le succès à travers les westerns, à partir desquelles elles sont devenues le symbole de la désolation et de la sécheresse, du no-man's land. Salsola tragus, par exemple, l'espèce issue du Dakota du sud, est apparue de nombreuses fois aux côtés des personnages cinématographiques de Sergio Leone (qui tournait pourtant la majorité de ses westerns en Espagne et Italie!). The Tumbleweed a même donné en 1953 son nom au titre d'un western réalisé par Nathan Juran (Audie Murphy (non, pas Eddy!), Lori Nelson, Chill Wills, et l'apparition notable de Lee Van Cleef).

Cet amusant morceau de plante n'a pas la même réputation selon qu'on est cinéphile ou agriculteur, cependant. Les plantes à tumbleweed sont considérées comme très nocives et invasives, elles brutalisent les récoltes en absorbant l'eau comme un trou (certains virevoltants peuvent vider une réserve de plus de 100 litres d'eau!). Elles contribuent également à assécher le sol et augmenter son érosion, remodelant le paysage par le frottement de terres et des roches.

Pour en savoir plus : 
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Du bruit et des sons dans l'espace?

Serenity, film de science-fiction produit en 2005, est l'une des rares œuvres cinématographiques dans laquelle on n'entend aucun son lorsque l'action se déroule dans l'espace. Bien que cela puisse, pour certains, ruiner l'ambiance, c'est une touche peu fréquente de réalisme que de nombreux films ne partagent pas : il n y a en effet aucun son dans le vide spatial.

Une explosion dans l'espace (avec son et image)
Le son est une onde mécanique, et nécessite conséquemment un support matériel : du gaz, du solide ou du liquide, qu'importe. Dans le vide, la densité trop faible de particules ne permet pas, non seulement de propager une onde sonore, mais ne serait-ce que de la créer.

Son et densité de matière sont étroitement liées : plus un corps est dense, plus vite l'onde sonore se propage. Par exemple, la vitesse d'une onde sonore dans l'atmosphère au niveau de la mer est environ de 340 m/s. Dans l'eau par contre, elle atteint 1500 m/s. Dans la glace d'eau, près de 3 km/s et dans un solide comme l'acier, plus de 5 km/s. La vitesse du son dépend d'autres variables comme la température (elle même liée à la densité) ou la composition du milieu concerné, toutes ces variables n'ayant aucune signification dans le vide, où la température est proche du zéro absolu et la composition quasi-nulle.

Ou pourrait-on entendre des sons?

 
Bien qu'on le qualifie de vide, le vide spatial contient néanmoins des particules, dans une densité extrêmement faible. Si en théorie, une explosion sonore d'une puissance phénoménale pourrait ébranler le cosmos jusqu'à propager un choc sonore, en pratique, c'est irréaliste. Certaines explosions formidables (notamment les sursauts gammas) ont une puissance terrifiante ; toutefois, avant le moindre son, lumière et chaleur dégagées auraient tôt fait de réduire en cendre la moindre oreille à portée d'écoute.

Sur la Lune, un son provenant par exemple de l'impact d'une météorite pourrait se propager à travers le sol, à la manière d'ondes sismiques (qui sont également des ondes mécaniques). En pratique, nos système sensoriels ne permettraient pas d'entendre quoi que ce soit en collant l'oreille contre le sol. Encore moins à la surface de la lune, sur laquelle un quasi-vide nous entourerait.

Il n'y a donc que dans des milieux suffisamment denses, telle qu'une atmosphère, que l'on peut entendre des bruits. La densité minimale pour entendre un son dépend bien sûr des capacités réceptrices de l'individu ou du capteur censé enregistrer un son.

Et l'onde lumineuse dans tout ça?

Soit dit de manière anecdotique, l'onde lumineuse se propage bel et bien dans l'espace... La lumière est un étonnant paradoxe de la physique, une entité que l'on considère, depuis Young et Fresnel, à la fois comme une onde et des corpuscules. Ainsi la lumière possède des caractéristiques de l'onde (sa propagation, sa diffraction) mais possède sa propre particule (photon). Elle n'a pas besoin de milieu dense, qui ne ferait que la ralentir ou la stopper.
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Une dent contre le requin?

Le célèbre film Jaws, les dents de la mer, est un exemple particulier de l'ironie du box office : ce sont, de manière tout à fait paradoxale, les défaillances techniques du personnage principal, le requin, qui ont largement contribué au succès du film.

Il aurait bien pu ne jamais voir le jour : entre grèves forcées et syndicalisme actif, pannes techniques et soucis financiers, Jaws a accumulé toute une série de malchances dans sa production, jusqu'aux défaillances du principal intéressé, le requin, sous la forme de trois maquettes au comportement très aléatoire. De nombreuses critiques s'accordent à penser que si le film fut un tel succès (Le premier film à dépasser 100 millions de dollars de recettes), c'est avant tout par l'ambiance suggérée par un requin que l'on ne voit que très peu, ajoutant mystère et angoisse à l'atmosphère pesante du film. Mais... Pas exprès!

Les trois maquettes réalisées par Robert A. Mattey, déjà créateur du calmar géant de 20 000 lieues sous les mers, étaient en effet trop fragiles et pas très convaincantes, surtout dans leurs mouvements. Les défaillances répétées ont donc forcé Steven Spielberg à limiter les plans durant lesquels on voit le requin.

Davantage de chance : alors que l'humour et la description des personnages est très présente dans le roman, Spielberg, pour conserver le maximum d'action et ne pas rendre le film trop long, a peu insisté sur les détails concernant les personnages principaux. Tout ceci à finalement laissé bien des mystères sur chaque protagoniste, laissant le spectateur libre d'exercer son imagination quant à la psychologie des acteurs.

Jaws est ainsi devenu une référence dans le monde du cinéma : on le considère généralement comme le premier Blockbuster (film américain à gros budget privilégiant l'action et les effets spéciaux, dont nous octroie chaque été le cinéma US). C'est également le premier film à dépasser les recettes de 100 millions de dollars, à peine deux mois après sa sortie, et l'un des plus rentables de l'histoire du cinéma.

Pourtant... si le film s'inspire des attaques de requins pour plonger le spectateur dans l'angoisse d'une mort violente, il faut savoir que ces attaques sont relativement rares : on en dénombre entre 3 à 10 par an : de 1 à 4 seulement sont fatales. Quand on sait qu'il y'a chaque année près de 5000 accidents de voiture mortels rien qu'en France...
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