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Carton rouge pour feu orange

Faut-il s'arrêter au feu orange ou est-ce toléré de passer comme bon vous semble? Au feu orange comme au feu rouge, la loi indique clairement qu'il faut s'arrêter. Si une croyance assez répandue laisse à penser que le passage au feu orange est autorisé (et une grande proportion de conducteurs s'imagine certainement qu'il faut accélérer...), le code de la route est formel : on ne passe au feu orange* que dans le cas ou "le conducteur ne peut plus s'arrêter dans des conditions de sécurité suffisante"[1]. Ainsi s'exprime d'ailleurs cette loi, sous l'appellation d'Article R412-31, livre IV du Code de la route :
Article R412-31

Tout conducteur doit marquer l'arrêt devant un feu de signalisation jaune fixe, sauf dans le cas où, lors de l'allumage dudit feu, le conducteur ne peut plus arrêter son véhicule dans des conditions de sécurité suffisantes.

Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.

Bien sûr, il n'est pas simple d'estimer sur le coup si le véhicule peut s'arrêter sans risque lorsqu'on arrive devant le feu. Le mieux est d'estimer et de tester pour son véhicule une plage de distance d'arrêt (généralement on prend comme valeur moyenne : 30 mètres pour s'arrêter lorsque l'on roule à 50 km/h, 70 mètres pour 90 km/h...).

Le temps d'arrêt se calcule à partir de deux temps : le temps de réaction + le temps d'arrêt effectif (temps de freinage) du véhicule.

Temps de réaction et distance de réaction

D'ordinaire, le temps de réaction est de l'ordre de la seconde, mais il est nettement moins élevé lorsque l'on s'attend à ce qu'un évènement (par exemple, le feu qui passe à l'orange) survienne. Il peut descendre en deçà de 500 millisecondes dans pareil cas. 
  • A 50 km/h, on parcoure quand même 14 mètres en une seconde. 
  • A 70 km/h, près de 20 mètres
  • A 90 km/h, 25 mètres. 
Cette distance de réaction peut être divisée par deux si l'on prend précaution d'observer (sans se focaliser complètement, car c'est plutôt dangereux) le feu indicateur en s'attendant à ce que celui-ci passe à l'orange.

On peut estimer simplement cette distance en multipliant le chiffre des dizaines de km/h par 3 : 5x3 = 15 mètres pour 50 km/h, etc...

Temps de freinage et distance de freinage

Le temps d'arrêt effectif (temps de freinage) dépend de plusieurs facteurs, et en premier lieu, du véhicule lui même (état des freins, poids, etc... d'où l'intérêt des tests et des estimations préalables), et de l'état de la route : une route mouillée double le temps de freinage. Un point important : la distance de freinage est en gros fonction du carré de la vitesse : la distance de freinage n'est donc pas proportionnelle à la vitesse mais s'amplifie nettement avec celle-ci : de 12 à 15 mètres pour 30 km/h, cela passe à 27 mètres pour 50 km/h, 45 pour 70km/h, 70 mètres pour 90 km/h, et presque 130 mètres, pour 130 km/h.

On peut estimer simplement la distance de freinage par le carré des chiffres de dizaines (par exemple, 9x9 = 81 mètres pour 90 km/h) sur route sèche. Rajouter la moitié pour route mouillée (81m + 40,5m = 121,5m).

La distance de réaction est également utile pour déterminer la distance à laquelle se trouver du véhicule devant vous (distance de sécurité). La distance de sécurité vaut environ le double de la distance de réaction (correspondant à une réaction de deux secondes), ce qui est bon à savoir : rappelons que plus de 40% des accidents sur autoroute[2] sont liés à des collisions arrière ou en chaîne...
*Le feu orange est en fait jaune, ainsi que l'indique le code de la route.

Pour en savoir plus :
[1] Codes et lois : Article r412-31
[2] Auto-evasion : distances de sécurité
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Pichon Yves, le super Gendarme

Un grand nombre d'infractions reconnues par les radars automatiques sont signées de l'enquêteur de la gendarmerie, Yves Pichon.

En Alsace ou en Bretagne, sur une autoroute surpeuplée ou sur une petite départementale de campagne, personne n'est à l'abri du super-gendarme. Une véritable légende s'est créée autour du mythe du Gendarme Yves Pichon, dépositaire sur-humain d'infractions aux quatre coins de France, parfois à des dates extrêmement rapprochées qui indiqueraient son don d'ubiquité.

Gendarme, puis Maréchal des Logis, Maréchal des Logis-chef et enfin probablement Adjudant, Pichon Yves est certainement devenu l'un des gendarmes ayant signé le plus grand nombre d'infractions. Super-gendarme et Père-fouettard des automobilistes?
Pichon Yves, Gendarme, les débuts d'une légende urbaine
Plusieurs légendes urbaines se sont tissées autour du mythe Pichon : un pseudonyme collectif utilisé par de nombreux gendarmes pour sanctionner sans s'impliquer. Une multitude de recrues portant le même nom. Un quota de contraventions collectif à respecter selon le principe d'une caisse de quota pour venir au secours des gendarmes peu habiles. Ou encore, ce serait le nom donné par les gendarmes, aux radars automatiques. L'expression "Se prendre un Pichon" s'est même développée autour du phénomène. Ces ridicules allégations courent parfois encore les pages du web et la pensée d'un automobiliste flashé qui reçoit enfin son petit relevé d'infraction. Le voile est cependant levé depuis longtemps.

Yves Pichon existe bel et bien, il travaille au Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes. Son boulot consiste simplement à recevoir les photos d'une voiture flashée alors qu'elle était en infraction, constater cette infraction et remplir les formulaires qui permettront d'officialiser celle-ci - et d'envoyer à l'heureux propriétaire du véhicule son petit papier. Pichon Yves n'est pas ubiquiste, son grade a changé au fur et à mesure de ses avancements. Il n'est pas non plus présent physiquement aux quatre coins de France pour constater les infractions, mais, comme le nom du Cacir l'indique, se contente de recevoir par traitement automatique les informations fournies par les radars automatiques qui eux, sont éparpillés sur le Territoire.
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La loi interdit-elle le contact avec les extraterrestres?

Une loi américaine, chapitre 14, section 1211 du code pénal, rend illégal pour les citoyens américains d'avoir tout contact avec des extraterrestres.

Pas tout à fait exact... Mal interprétée, cette loi a fait l'objet de plusieurs rumeurs sur l'internet. La loi existe, mais en des termes relativement distincts : elle fait avant tout référence aux objets ou êtres ayant été en contact avec des éléments potentiellement dangereux. Le contact n'est pas interdit, mais la NASA se réserve le droit de mettre en quarantaine tout objet ou personne qui reviendrait sur le sol américain après avoir été en contact avec des éléments dont la dangerosité n'est pas connue.

C'est le jour même du lancement de la première mission sur la lune , Apollo 11, que cette loi fut discutée. Quelques temps auparavant, le célèbre auteur Michael Crichton publiait une nouvelle, the Andromeda Strain, dans laquelle un élément biologique ramené de l'espace provoquait de nombreuses perturbations et d'importants dégâts sur Terre.

Avec la section 1211 du chapitre 12, la NASA entendait simplement protéger la Terre d'une éventuelle invasion biologique en disposant à l'écart les astronautes ou les vaisseaux (il n'est nul part fait mention d'extraterrestres, mais plutôt d'agents biologiques - cela concernait donc avant tout des entités comme les bactéries ou les virus) qui reviendraient de l'espace. Cette loi ne s'applique pas non plus aux seuls citoyens américains, mais à tout ce qui tomberait sur le sol des États-Unis, ce afin de prévenir toute contamination non volontaire terrienne des éléments extraterrestres.
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