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Pourquoi le prix Nobel met-il si longtemps à être décerné?

Il fut un temps où les prix Nobel ne mettaient que quelques années à être décernés... puis le délai s'est allongé à tel point que maintenant, il n'est pas rare que s'écoulent quelques dizaines d'années avant que des travaux, généralement l'ensemble d'une carrière consacrée à la recherche et à la science, se voient récompensés par le prestigieux Prix Nobel.

Bien qu'officiellement, le rapport ne soit pas établi, on doit vraisemblablement l'accès de prudence de la Commission de Stockholm, à certains Nobels particuliers ayant fait coulé beaucoup d'encre. C'est le cas du Prix Nobel de Physiologie-médecine de 1927, décerné à Julius Wagner-Jauregg.

Alors qu'il étudiait en 1917 plusieurs cas de démences neurosyphilitiques entrainant notamment une paralysie, il se rendit compte que la fièvre de certains patients améliorait leur mobilité, luttant ainsi, en apparence, efficacement contre les symptômes paralytiques.

Il n'en fallait pas plus pour que le médecin, déjà connu pour ses méthodes thérapeutiques douteuses[1], injecte à ces patients la malaria, plus ou moins contrôlable par la Quinine, afin de leur provoquer les fièvres pseudo-salvatrices qui vaudront à Von Jauregg le prix Nobel de Physiologie Médecine en 1927. Un problème subsistait néanmoins : si l'état des patients s'améliorait quant aux symptômes syphilitiques, nombre d'entre eux décédèrent quelques années plus tard... de la malaria.

Pour en savoir plus :
[1]Nobel Romance sur Psychoweb.fr
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La croix gammée, l'origine du symbole

La croix gammée dont l'image a une forte connotation négative depuis son utilisation par le régime nazi, est avant tout un symbole de bon augure désignant l'éternité ou la bonne fortune.

C'est un symbole très ancien, dont on trouve les traces dès le néolithique, il y'a plusieurs milliers d'années, avant même l'invention de l'écriture. On en retrouve des représentations sur des poteries de Mésopotamie, à partir de laquelle le symbole s'est vraisemblablement exporté vers la Grèce, puis vers l'Inde et la Chine. C'est chez les peuples hindous que l'on en trouve les premières traces écrites (bien que le symbole fut largement utilisé comme élément décoratif auparavant), dans les épopées de Rãmãyana et Mahãbhãrata, composées à partir du 3ème siècle avant J-C. De l'Océanie à l'Europe, le symbole en croix gammée est présent dans de nombreuses cultures depuis des siècles.

Svastika Hindoue
Tant chez les Grecs que chez les Hindous, la croix gammée, dont le véritable nom est Svastika (en sanskrit), désigne un signe de bon augure ou l'expression de bonne chance. C'est donc un symbole à valeur positive, dans la majorité des cultures. Les idéogrammes chinois en forme de croix gammée (barres en S) ou de croix gammée inversée (barres en S inversé) désignent respectivement l'éternité (dix milles, c'est-à-dire beaucoup) et le "Coeur de Bouddha". Le svastika inversé est d'ailleurs utilisé sur les cartes pour repérer l'emplacement des temples bouddhiques.

Ce symbole a été largement perverti en occident du fait de ces liens avec Adolf Hitler et le parti national-socialiste, dont la croix est l'emblème. Néanmoins, résident quelques différences entre la croix gammée nazie et le svastika tel qu'on le représente habituellement dans d'autres cultures. Le symbole associé à la "race aryenne" est penché à 45°, dans un disque blanc entouré d'un cercle ou d'un fond rouge. Dans l'idéologie hitlérienne, la croix représente le combat, le disque blanc représente la "pureté de la race", le cercle rouge représente quant à lui la pensée sociale dont le parti national-socialiste se veut le garant.

En France, où le symbole détient également une forte connotation négative, l'origine du nom de croix gammée vient de la ressemblance des branches du svastika avec la lettre grecque Gamma (Γ). Malgré la signification généralement positive de ce symbole, il constitue encore un tabou de nos sociétés. Pourtant, la seule association avec les "races aryennes" faite par le parti national-socialiste est issue d'une erreur d'interprétation, de la part d'Emile Burnouf, qui voyait dans les représentations de svastikas grecques, un symbole typique d'une supposée race supérieure. Or le svastika était présent dans les cultures, de nombreux siècles avant les origines déclarées des "Aryens".

Pour en savoir plus : 
Svastika et croix gammée sur Wikipédia
Signification de la svastika sur Persée
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Les jours qui n'existèrent jamais

Au 16ème siècle, tous les registres du 5 au 14 octobre 1582 sont vides. Aucun mort, aucune naissance, aucun évènement... et pour cause : ces jours n'ont jamais existé!

En 46 avant J.C, Jules César donne 365 jours et 12 mois aux années, prévoit des années bissextiles et fait débuter l'année le premier Janvier (rien à voir donc, avec la naissance du petit Jésus). L'Église, au Moyen-Age, usurpe le calendrier en lui rajoutant quelques années, afin de donner plus de fondement à la religion chrétienne. Vint alors la Renaissance et les grands noms de l'astronomie qui notent un hic : l'année julienne dépasse l'année solaire de 11 minutes et 14 secondes. Le clergé n'aurait peut être pas relevé la chose si elle ne posait également un problème à l'Église : avec le temps qui passe, le clergé a de plus en plus de mal à placer correctement le Lundi de Pâques (qui n'est même pas une fête chrétienne!).

Le Pape Grégoire XIII décide alors d'instaurer les années telles qu'on les connait presque partout aujourd'hui : trois années de 365 jours et une de 366, avec la première année de chaque siècle bissextile uniquement si divisible par 400. La manœuvre permet de faire correspondre à 26 secondes près, les années calendaires et les années solaires. Reste un problème : le cumul de 16 siècles dans l'erreur a généré un retard de près de 10 jours... Que le Pape décide purement et simplement de supprimer. Ainsi, tous les hommes qui se sont endormis le 4 octobre se sont réveillés le 15 octobre, le lendemain. Tous? Thérèse d'Avila, une sainte catholique, n'a pas vu la nouvelle ère grégorienne : elle est morte dans la nuit du 4 au 15 octobre! 

Tous les pays ne se sont pas mis au nouveau calendrier tout de suite. La France a adopté le nouveau calendrier à partir du 9 décembre, passant directement le jour d'après au 20 du même mois.  Ces différences de changement eurent des effets insolites : les anglicans ayant toujours l'ancien calendrier julien au moment de son décès, Shakespeare mourut à la même date que Cervantès, mais pas le même jour...


Pour en savoir plus :
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Le nom de ville le plus long

Bangkok (capitale de la Thaïlande) est le diminutif de : Krung Thep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prasit.

Le véritable nom de Bangkok, ou nom cérémonial, formé à partir des langages anciens Pali et Sanskrit, s'écrit en Thaï :


Cette version officielle, déclarée par le Roi Bouddha Yodfa Chulaloke se diminue en Krung Thep ou Krung Thep Maha Nakhon, "Krung" signifiant "Capitale".

La signification approximative du nom officiel dans sa forme entière est : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn

Il s'agit tout simplement, selon le Guiness book, du nom le plus long donné à une ville (Bangkok est également une province), toutes langues confondues. D'autres considèrent comme le plus long nom de ville, celui de Taumatawhakatangihangakoauauotamateapokaiwhenuakitanatahu, une ville de Nouvelle-Zélande, qui a le "mérite" de s'écrire en anglais. A l'inverse, certaines villes (19) détiennent le record du plus petit nom : une lettre seulement. Il en existe 19 dont une en France, la commune d'Y, dans la Somme. La commune de france ayant le nom le plus long est Saint-Remy-En-Bouzemont-Saint-Genest-Et-Isson, dans le département de la Marne.

Pour en savoir plus :
Wikipédia : Bangkok
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Les records du livre Guiness et les livres les plus volés au monde

Le célèbre livre Guiness des records possède lui même un record : celui du livre le plus volé dans les bibliothèques!

Pourquoi Guiness?

C'est lors d'une partie de chasse que Sir Hugh Weaver, qui dirigeait alors la non moins célèbre brasserie Guiness, se lança avec ses amis dans un débat sur la rapidité de deux gibiers d'Europe. Il note à l'occasion qu'un livre qui répondrait à ce type de questions aurait certainement du succès. Cette idée se concrétisa lorsque Norris et Ross McWhirter, eux-même à la tête d'une agence de documentation londonnienne, se chargèrent de rassembler les données de ce qui deviendrait prochainement le premier Guiness World Record Book. Publié le 27 août 1955, il était au noël de la même année, le livre le plus vendu du moment.

Les records du livre

On attribue plusieurs records au livre même, qui s'autoproclame "livre le plus vendu de tous les temps", avec 100 millions d'exemplaires[1]. Ce best-seller est effectivement vendu en masse chaque année et en tant que série, figure dans le palmarès des livres les plus vendus, mais c'est oublier un peu vite les ouvrages tels que la Bible (estimée entre 5 et 6 milliards d'exemplaires vendus) ou le Recueil de citations de Mao-Tse-Toung (800 millions d'exemplaires).

Le livre Guiness des Records détient toutefois le record insolite du livre le plus volé en bibliothèque[2]. Ce n'est pourtant pas le livre le plus volé : encore une fois, la Bible arrive en première place! La parole de Dieu comme livre le plus volé, n'est pas le seul paradoxe du monde du larcin littéraire : L'un des livres les plus volés dans les bibliothèques des USA, est tout simplement le Police Entrance Examination Guide, ou l'art de réussir ses examens d'entrée dans la Police!

Pour en savoir plus :
Guiness World Records. site officiel.
Book Deals for a steal. (2008). The Time
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Golf, Gentlemen only, ladies forbidden?

La légende veut que le golf fut interdit aux femmes à ses débuts, d'où son nom, un acronyme représentant cette interdiction. Idée reçue, les acronymes n'existaient pas!

S'il est difficile d'estimer l'origine du nom, on peut au moins remonter au 6 mars 1457 pour déterminer la date du premier écrit officiel mentionnant le golf[1] : Le roi James II d'Écosse interdit alors les jeux de golf et de football sur les terrains réservés à l'entrainement à l'arc. Le mot golf serait apparu en 1425, cependant, le contexte langagier de l'époque est à prendre en considération : si de nos jours, nous n'acceptons qu'une orthographe pour déterminer un même objet de langage, tel ne fut pas le cas dans les temps anciens, où nombre d'orthographes, dépendant majoritairement de la prononciation, co-existaient. Ainsi, le golf d'aujourd'hui pouvait être nommé (et surtout écrit) sous les formes Gowf, Golph, Goffe, Goiff, Gouff, Gowff... Une organisation de golfeurs en Ayrshire est par ailleurs nommée, encore actuellement, Loudoun Gowf Club.

Certaines légendes demeurent : le golf ressemblerait à un sport pratiqué anciennement en Allemagne (Germanie, précisément), le "Spel metten colven" (jeu joué avec un club - colven ou kolbe), mais rien ne permet d'authentifier l'antériorité d'un tel jeu ou même une ressemblance réelle. Une autre hypothèse envisage la possibilité que le mot golf soit issu d'un mélange des langages britanniques et européens continentaux, notamment de mots tels que Chole et Kolf[2] qui signifieraient "Club". 

L'origine vraisemblable est purement écossaise, importée plus tard au Pays-bas : Une version similaire au golf actuel (bien que les règles de match et de victoire fussent différentes) remonte à 1522 et la constructions des terrains dédiés de St Andrews, connus avec raison comme The Old Course of St Andrews. D'autres versions encore plus éloignées du jeu actuel, mais arborant un nom proche, étaient présentes bien avant, mais il parait plus raisonnable d'accepter comme origine les noms Golff puis Golf associés aux premières rencontres officielles, bénéficiant de règles elles-même écrites officiellement. L'acceptation de l'appellation unique golf se serait progressivement mise en place avec la création des premiers Gentlemen's club dédiés au golf, puis se serait concrétisée avec la naissance des premiers dictionnaires.

Gentlemen only, Ladies forbidden, n'est donc qu'une petite blague acronymique dont l'origine n'est probablement pas éloignée dans le temps :  les acronymes sont une spécialité récente des langues, on en voit apparaître au 20ème siècle et après. La majorité des mots anciens dérivent de langages encore plus anciens, et n'ont quasiment aucune chance d'être des acronymes!

Pour en savoir plus :
[1] British golf museum - Faqs
(2] Scottish golf history - The word golf
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Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
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Pichon Yves, le super Gendarme

Un grand nombre d'infractions reconnues par les radars automatiques sont signées de l'enquêteur de la gendarmerie, Yves Pichon.

En Alsace ou en Bretagne, sur une autoroute surpeuplée ou sur une petite départementale de campagne, personne n'est à l'abri du super-gendarme. Une véritable légende s'est créée autour du mythe du Gendarme Yves Pichon, dépositaire sur-humain d'infractions aux quatre coins de France, parfois à des dates extrêmement rapprochées qui indiqueraient son don d'ubiquité.

Gendarme, puis Maréchal des Logis, Maréchal des Logis-chef et enfin probablement Adjudant, Pichon Yves est certainement devenu l'un des gendarmes ayant signé le plus grand nombre d'infractions. Super-gendarme et Père-fouettard des automobilistes?
Pichon Yves, Gendarme, les débuts d'une légende urbaine
Plusieurs légendes urbaines se sont tissées autour du mythe Pichon : un pseudonyme collectif utilisé par de nombreux gendarmes pour sanctionner sans s'impliquer. Une multitude de recrues portant le même nom. Un quota de contraventions collectif à respecter selon le principe d'une caisse de quota pour venir au secours des gendarmes peu habiles. Ou encore, ce serait le nom donné par les gendarmes, aux radars automatiques. L'expression "Se prendre un Pichon" s'est même développée autour du phénomène. Ces ridicules allégations courent parfois encore les pages du web et la pensée d'un automobiliste flashé qui reçoit enfin son petit relevé d'infraction. Le voile est cependant levé depuis longtemps.

Yves Pichon existe bel et bien, il travaille au Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes. Son boulot consiste simplement à recevoir les photos d'une voiture flashée alors qu'elle était en infraction, constater cette infraction et remplir les formulaires qui permettront d'officialiser celle-ci - et d'envoyer à l'heureux propriétaire du véhicule son petit papier. Pichon Yves n'est pas ubiquiste, son grade a changé au fur et à mesure de ses avancements. Il n'est pas non plus présent physiquement aux quatre coins de France pour constater les infractions, mais, comme le nom du Cacir l'indique, se contente de recevoir par traitement automatique les informations fournies par les radars automatiques qui eux, sont éparpillés sur le Territoire.
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L'ADN maternel des mitochondries

Les mitochondries, ces petites centrales énergétiques dont sont pourvues toutes les cellules animales, possède un ADN propre, non pas formé à partir des ADN du père et de la mère, mais de la mère (presque) seulement.

L'ADN de vos mitochondries est donc similaire, si ce n'est identique, à celui des mitochondries de votre mère. C'est l'un des rares organites (avec notamment, les chloroplastes), qui possèdent leur propre ADN. La mitochondrie grossit puis se divise pour donner naissance à deux nouvelles mitochondries, sans fécondation, lorsque la cellule en a besoin.

Il s'agit en fait probablement d'un parasite archée ayant intégré, il y'a près de deux milliards d'années, une cellule procaryote, développant avec celle-ci une relation symbiotique. Au cours de l'évolution, plusieurs gènes mitochondriaux ont disparus, ou se sont transférés à l'ADN de son hôte, qui lui, a développé de nouveaux outils pour se servir de son parasite mitochondrial. Tant et si bien que depuis longtemps, mitochondries et cellule-hôte sont désormais interdépendantes strictement.

Lors de la reproduction sexuée chez l'animal (et donc également chez l'homme), de nombreuses mitochondries de la mère sont présentes dans l'œuf fécondé, tandis que peu ou pas de mitochondries provenant du spermatozoïde (et donc du père) se joignent à la communauté mitochondriale naissante. Conséquemment, l'ADN mitochondrial échappe au brassage génétique classique (nommé mendélien). On parle alors l'hérédité cytoplasmique : d'un individu à l'autre, l'ADN est transmis non pas par le matériel génétique du père et de la mère, mais des ADN mitochondriaux présents dans le cytoplasmes de l'oeuf, majoritairement issus de l'ovocyte de la mère.

Pour en savoir plus : 
Geneattic. L'ADN mitochondrial
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L'anthrax et ses effets... bénins

Après la vague de bioterrorisme qui secoua les États-Unis, faisant suite de peu aux attentats du 11 septembre 2001, l'anthrax s'est fait connaitre de toute la population française, inspirant peur et suspicion.

Pourtant... dans la plupart des cas, l'anthrax est tout à fait bénin, provoquant quelques irritations de la peau (abcès, furoncles...), dues à l'infection par le staphylocoque doré. La maladie du charbon, par contre, est beaucoup plus dangereuse : il s'agit d'une infection aigüe due à la bactérie Bacillus anthracis (de l'anthracite, charbon), dont les spores constituent les formes les plus résistantes. La bacillus anthracis est notamment connue dans le monde anglophone pour provoquer, selon l'appellation anglaise... The anthrax!

C'est bel et bien cette bacillus anthracis qui provoqua panique et paranoïa en Amérique du Nord, après les attentats : plusieurs enveloppes piégées furent envoyées à des médias de grande envergure (comme le New York Post, CBS, etc...) et à deux sénateurs (Tom Daschle et Patrick Leahy). De ces opérations bioterroristes résultèrent 5 morts, dont deux employés de poste et deux habitants n'ayant absolument rien à voir avec les cibles primaires.

Des journalistes français empressés ont alors traduit le terme "anthrax" anglophone par l'infection de l'anthrax francophone, au lieu de "Maladie du Charbon". La petite et bénigne anthrax staphylococcique a dès lors bénéficié indûment de la popularité de l'infection à la bacille anthracis, jusqu'à rentrer dans le vocabulaire français courant. Beaucoup de personnes, encore aujourd'hui, s'imaginent l'anthrax comme une poudre blanche aux effets dévastateurs!

Pour en savoir plus :
Maladie du charbon et Anthrax staphylococcique sur Wikipédia
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La première attaque biologique

C'est lors de la guerre de 7 ans, opposant les royaumes de France et de Grande-Bretagne, qu'a eu lieu la première attaque biologique officielle. L'officier britannique Jeffery Ahmerst, suggéra à son subalterne, le colonel Henri Bouquet, l'usage de couverture infectées par la variole, pour tenter de contaminer les indiens des Delaware, alliés des français :
« You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »)
Des couvertures contaminées par la petite vérole furent ainsi distribuées(*), causant près de 20 000 morts chez les indiens, pour lesquels cette maladie tout à fait nouvelle fut particulièrement virulente. La petite vérole ou Variole et une infection d'origine virale, provoquant des éruptions cutanées dont les cicatrices perdurent après la maladie, si le patient survit : le taux de mortalité était très élevé et la maladie est toujours restée hors de portée d'un traitement efficace. Elle a été éradiquée, selon l'OMS, en 1977. Plusieurs exemplaires sont néanmoins conservés dans le cadre de la recherche.

Si le tragique exemple de l'usage de cette arme biologique est le premier réellement recensé, d'autres utilisations de maladies ou d'agents pathogènes avaient fait parler d'eux par le passé. Empoisonner les puits avec des cadavres d'animaux, offrir à ses ennemis des objets manipulés par des malades... Le pouvoir de la contamination dans une guerre est apparu aux yeux des belligérants dès la prise de conscience de contagions.

En 1344, les Turcs Tatars (tartares) ont ainsi vaincu le comptoir génois de Théodosie, en catapultant des cadavres pestiférés dans la ville assiégée. Cette évènement pourrait avoir déclenché la grande vague de peste bubonique : suite à l'arrêt des combats entre turcs et génois, les bateaux génois purent ré-embarquer et rejoindre l'Europe, diffusant probablement la maladie, l'une des plus importantes pandémies de l'histoire humaine (pics de la peste noire en 1348 et 1350). Cette pandémie tua près de 30 à 50% de la population européenne. Quelques cadavres catapultés pour la prise d'une ville auraient alors scellé le destin de 25 millions de vie. Ce n'est pourtant pas la plus ancienne utilisation du potentiel guerrier biologique.

Le tout premier incident relaté d'utilisation de matériel contaminé remonte à 1500 avant Jésus-Christ : Des documents estimés à cette période (-1500/-1200) indiquent que les hittites emmenaient en territoires ennemis les victimes de la peste. L'usage de poisons s'est répandu par la suite, de même que la contamination des denrées : lors de la première Guerre Sacrée de Grèce, vers 590 avant J-C., des Athéniens empoisonnèrent l'eau de la ville assiégée de Kihrra, avec des hellébores, connues pour leur toxicité.

(*) Bien que les correspondances d'Ahmerst et de Bouquet indique clairement l'intention du premier et la volonté du deuxième d'exécuter ses ordres, Il y'a toujours débat entre les historiens sur la possibilité que l'ordre n'aie pas été suivi)

Pour en savoir plus :
Guerre biologique (Wikipédia)
Wheelis M. (2002), "Biological warfare at the 1346 siege of Caffa.", Emerg Infect Dis (Center for Disease Control)
Biological Warfare. E-medecine-health
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Raides Boules

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la boisson Red Bull contiendrait des extraits de testicules de taureau, la taurine, l'un des principaux ingrédients actifs de cette boisson, a été découvert dans la bile de boeuf (1827). C'est un neurotransmetteur produit par de nombreux animaux mais également par l'homme, à l'état naturel. On en trouve également dans les boissons énergisantes ou en tant qu'ajout alimentaire dans le lait synthétique (le lait naturel en contient déjà). La taurine aurait un effet sur le système gaba, et conséquemment, serait à déconseiller en association avec de l'alcool ou des médicaments dont elle accélèrerait l'effet.

Outre la taurine, la Red Bull contient près de 320mg/l de caféine, soit presque autant que le café moulu (380 à 680 mg/l), ce qui en fait une boisson plus caféinée que le Coca-Cola!

C'est lors de ces voyages que l'entrepreneur Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng, une boisson tonique Thaïlandaise produite par la société thaïlandaise TC Pharmaceuticals. Il se rend rapidement compte des effets toniques de la boisson, qui l'aide à supporter les décalages horaires. De nombreux chauffeurs de taxi et camionneurs thaïlandais l'utilisaient d'ailleurs pour rester éveillés. Il négocie alors un accord avec la société thaïlandaise pour commercialiser une nouvelle boisson un peu moins forte que l'originale. Le succès est tel qu'en Suisse, par exemple, près de 91 millions de canettes ont été vendues en 2007 (pour 7 millions d'habitants!)

Red bull a d'abord été interdite en France après un rapport dévastateur de l'AFSSA (l'agence française de sécurité sanitaire), concluant sur le caractère dopant et dangereux de cette boisson. Le rapport faisait notamment mention de rats tellement excités par la taurine qu'ils se mâchonnaient les membres. Des protections individuelles devaient ainsi être mises en place pour éviter l'auto-mutilation!

Malgré ces rapports et de nombreux avis de prudence de la part de spécialistes, la nocivité du produit n'a jamais pu être clairement démontrée. La marque Red Bull a donc enregistré une plainte contre l'état Français au tribunal de Paris (pour interdiction de vente), qui aurait pu coûter plus de 300 millions d'euros. "Fort heureusement", le gouvernement français, par le biais de Christine Lagarde (alors ministre de l'économie et des finances - rien à voir avec la santé), a conclu que la boisson ne présentait que peu de danger, ignorant outrageusement les recommandations de l'AFSSA et les rapports incitant à la prudence, et permit le 15 Juillet 2008, dans l'hexagone, la vente de la Red Bull. La compagnie du même nom a tôt fait après cela de retirer sa plainte et de lancer une campagne publicitaire d'envergure.

Notons tout de même qu'en France, la mention "déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes" est encore présente. Il est également conseillé de n'en boire que 2 canettes maximum par jour. Il faut de surcroît noter que l'AFSSA maintient que "Sur le plan nutritionnel, la formulation du produit ne correspond pas aux besoins des sujets engagés dans une activité intense"...

Pour en savoir plus :
Red Bull (Wikipédia)
Le rapport de l'AFSSA datant de 2006.
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Comment différencier Dupond et Dupont, les amis de Tintin?

Apparus en 1932 (publiés en 1934) dans les Cigares du Pharaon, Dupond et Dupont, les célèbres et maladroits policiers, sont présentés comme des jumeaux, tant dans leur apparence que dans leurs mots. Idée reçue en les voyant, car, ayant un nom de famille différent, ils ne sont bien sûr pas frères et encore moins jumeaux (bien que rien ne permette de trancher, puisque l'on ne sait rien de leurs parents ou des liens familiaux/génétiques susceptibles de les unir).

Les Dupondt, ainsi nommés lorsque l'on évoque les deux compères, présentent une différence systématique et néanmoins peu visible : la forme de leur moustache : tandis que la moustache de Dupond est droite ou tombante, en forme de D couché, celle de Dupont est retroussée, ouverte et pointue sur ses côtés, en forme de T inversé.

L'idée des Dupondt vient probablement du père et de l'oncle d'Hergé, Alexis et Léon Rémi, jumeaux, portant souvent la moustache et des habits semblables, parfois un chapeau melon ou un parapluie... Le costume noir et le chapeau melon constituaient par ailleurs des habits classiques pour les policiers de l'époque.

Hergé utilisait vraisemblablement ces deux acolytes pour dénoncer deux travers moraux de son époque : d'une part, il prêtait aux Dupondt un sens du devoir allant jusqu'à l'absurde et la déshumanisation, les deux policiers n'hésitant pas au nom d'une justice aveugle, à arrêter leurs propres amis. D'autre part, à travers les costumes de pseudo-déguisements visant à faire passer incognito les Duponds dans la population d'autres pays, Hergé se moquait gentiment des préjugés occidentaux à propos des habitants de pays peu connus. Les voyages étaient rares à l'époque, et les idées que l'on se faisaient d'autres contrées étaient essentiellement véhiculées sous forme de stéréotypes dont la majorité des gens se contentaient.

Pour en savoir plus :
Le monde de Tintin : www.tintin.com
Images : Hergé, et www.tintin.com
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La loi interdit-elle le contact avec les extraterrestres?

Une loi américaine, chapitre 14, section 1211 du code pénal, rend illégal pour les citoyens américains d'avoir tout contact avec des extraterrestres.

Pas tout à fait exact... Mal interprétée, cette loi a fait l'objet de plusieurs rumeurs sur l'internet. La loi existe, mais en des termes relativement distincts : elle fait avant tout référence aux objets ou êtres ayant été en contact avec des éléments potentiellement dangereux. Le contact n'est pas interdit, mais la NASA se réserve le droit de mettre en quarantaine tout objet ou personne qui reviendrait sur le sol américain après avoir été en contact avec des éléments dont la dangerosité n'est pas connue.

C'est le jour même du lancement de la première mission sur la lune , Apollo 11, que cette loi fut discutée. Quelques temps auparavant, le célèbre auteur Michael Crichton publiait une nouvelle, the Andromeda Strain, dans laquelle un élément biologique ramené de l'espace provoquait de nombreuses perturbations et d'importants dégâts sur Terre.

Avec la section 1211 du chapitre 12, la NASA entendait simplement protéger la Terre d'une éventuelle invasion biologique en disposant à l'écart les astronautes ou les vaisseaux (il n'est nul part fait mention d'extraterrestres, mais plutôt d'agents biologiques - cela concernait donc avant tout des entités comme les bactéries ou les virus) qui reviendraient de l'espace. Cette loi ne s'applique pas non plus aux seuls citoyens américains, mais à tout ce qui tomberait sur le sol des États-Unis, ce afin de prévenir toute contamination non volontaire terrienne des éléments extraterrestres.
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L'origine du nom Google

En rédigeant le livre Mathematics and Imagination, publié en 1938, le mathématicien américain Edward Kasner souhaitait explorer la différence entre un nombre énormément grand et l'infini. Il eu ainsi l'idée d'utiliser le chiffre 1 suivi de 100 zéros, nombre qu'il appela Googol. Le nom viendrait de son neveu Milton Sirotta à qui Kasner aurait demandé d'inventer un mot qui représenterait un nombre très grand.

Selon les mots mêmes de Google :

* Que signifie Google ? Le terme mathématique "Googol" désigne le chiffre 1 suivi de 100 zéros. Ce terme fut inventé par Milton Sirotta, neveu du mathématicien américain Edward Kasner, et rendu célèbre dans le livre de Kasner et James Newman "Les mathématiques et l'imagination". Par ce jeu de mots, la société Google entend refléter sa mission : organiser l'immense volume d'informations disponibles sur le Web.
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