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Les attaques de requins... et les attaques d'humains

S'il y'a bien une statistique à retenir à propos des requins, c'est celle-ci : Chaque année, environ 5 humains meurent par la faute des requins. Et chaque année aussi, 100 millions de requins meurent par la faute des humains...
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La plus grande épidémie de l'histoire

Dans les dernières années, une psychose générale s'est installée lors de l'apparition d'un petit virus H1N1. OMS et autorités gouvernementales prenaient très au sérieux ce qui s'est révélé par la suite une épidémie de grippe, certes très contagieuse, mais relativement bénigne.

C'est pourtant avec de bonnes raisons que la méfiance s'est installée : les virus de sous-type H1N1 sont responsables de l'épidémie humaine la plus meurtrière de tous les temps. Ils ont en effet mis un terme à plus de 50 à 100 millions de vie[1] au courant du siècle dernier, sous le nom célèbre de "Grippe Espagnole".

Sur une période restreinte allant de 1918 à 1919, la grippe espagnole s'est répandue à une vitesse peu commune, du fait de son taux élevé de contagion, à telle point qu'on la qualifie davantage de pandémie que d'épidémie. Elle toucha en effet l'ensemble des continents, partant vraisemblablement de Chine, trouvant son chemin vers les Etats-unis pour s'abattre par la suite en Europe, durant un laps de temps d'à peine quelques mois. 50% de la population mondiale, soit près d'un milliard d'individus, en furent atteints.

La pandémie présentait, outre sa vitesse de contagion, des caractéristiques inhabituelles : elle touchait davantage les jeunes adultes, censé pourtant, être dans une forme optimale pour lutter contre les maladies, par rapport aux jeunes enfants ou aux aînés. Ceci s'explique probablement par le mode d'action du virus, qui affaiblit les défenses immunitaires (les malades mourraient en majorité de complications, par exemple bronchiques, qui en résultaient) : le système immunitaire des jeunes adultes réagissait beaucoup trop au virus, jusqu'à attaquer le corps même. D'autres raisons d'ordre social ou circonstanciel ont été avancées : la tranche d'âge des jeunes adultes est celle qui se déplace le plus et entretient de nombreux contacts, ou se retrouve dans des endroits ou on côtoie de nombreuses personnes.

La Grippe espagnole, du sous-type H1N1, fit en quelques mois davantage de morts que la première guerre mondiale, qui venait de s'achever lorsque la pandémie se déclara.

Cette pandémie fait donc partie des plus fortes et meurtrières de l'histoire, comparables à la Peste Noire au XIVème siècle, ou au Sida dans la période actuelle, bien que dans ces cas, la population globale et les conditions de celle-ci, nuancent fortement les données à comparer. Ainsi, la Peste Noire tua en quelques années près de 30 à 50% de la population européenne (environ 25 millions). L'hygiène n'était cependant pas ce qu'elle était lors de l'épisode de la Grippe Espagnole. Le Sida, quant à lui, continue d'amener à la mort de nombreuses personnes (24 millions de morts imputables au SIDA et ses conséquences, actuellement), mais du fait de son mode de transmission, se révèle nettement moins contagieux.

Néanmoins, constatant grâce aux données sanitaires l'existence d'un cycle de grippe meurtrière établit aux alentours de 39 ans, l'OMS considère aujourd'hui comme probable, le retour d'une grippe virulente et contagieuse dans les 5 ans à venir (la dernière datant des années 68-69). Ce qu'on pourrait considérer comme de l'excès de prudence vis-à-vis des formes naissantes de grippe, s'appuie pourtant bel et bien sur l'existence de données solides prévoyant une pandémie notable et dangereuse dans les prochaines années...

Pour en savoir plus :
[1] Johnson N.P., Mueller J. « Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 “Spanish” influenza pandemic. », Bull Hist Med., printemps 2002, 76(1), p. 105-15.
Wikipédia : Grippe espagnole
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Les explosions les plus puissantes

Hiroshima et autres explosions nucléaires n'arrivent qu'en 7ème place au palmarès des explosions les plus puissantes...


7 - La bombe A d'Hiroshima n'était, comparativement aux bombes qui suivirent, qu'une petite explosion, même si ce fut la plus meurtrière des bombes dans l'histoire de l'humanité. A peine, pourrait-on dire, 15 kilotonnes (6,3*1013 Joules). La Tsar Bomba, une bombe soviétique testée en 1961, déployait une puissance de 57 mégatonnes, soit 3800 bombes d'Hiroshima, ce qui en fait la bombe la plus puissante jamais construite par l'homme. Volontairement limitée, elle aurait pu atteindre une puissance de 100 Mégatonnes.


6 - Des explosions de cet ordre de puissance sont pourtant apparues dans l'histoire de l'humanité, avant même l'invention de la bombe atomique. Ainsi, l'explosion mystérieuse qui s'est produite près de Tunguska, en Sibérie (1908), développait selon les estimations actuelles une puissance de 4 Mégatonnes. Bien que la raison d'une telle explosion soit toujours objet de débat, on sait qu'elle correspondrait à l'impact d'un astéroïde de 20 à 30 mètres de diamètre, pour 200 000 à 600 000 tonnes (de récentes donnés suggèrent 10 m de diamètre). 2000 km² de forêt sibérienne furent soufflés, des dégâts furent constatés à plus de 100 km, l'onde de choc fut ressentie en Europe, malgré l'éloignement... Le mystère réside principalement dans le fait qu'aucun cratère ne fut repéré, l'une des hypothèses plausibles serait l'explosion d'une petite comète fortement gazeuse ou d'un astéroïde, à plusieurs kilomètres du sol. L'explosion correspondait alors à près de 260 bombes d'Hiroshima.


5 - En 1815, le Mont Tambora d'Indonésie explose en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, ce qui en fait la plus puissante éruption volcanique enregistrée dans l'histoire de l'humanité. L'explosion rejeta plus de 140 milliards de tonnes de magma et engendra des anomalies climatiques sur l'ensemble du globe : l'année suivante 1816, connue comme "l'année sans été", vit apparaitre des rivières gelées en juillet en Pennsylvanie, des chutes de neige en juin, aux États-unis et en Europe. Aux 71 000 morts directement imputables à l'éruption  et ses conséquences locales, s'ajoutèrent plusieurs centaines de milliers de morts provoquées par une famine importante à l'échelle planétaire, elle même conséquence des bouleversements climatiques.


4 - Près de nous, dans le temps autant que l'espace, s'est produit une explosion gigantesque qui n'aurait pas épargné la planète, si elle s'y était produite. En 1994, la comète Schoemacker-Levy 9 entrait en collision avec Jupiter. L'immense force d'attraction de la planète fit exploser la comète en 21 morceaux visibles, certains atteignant 3 km de diamètre, tous fonçant vers la planète à près de 60 km/s. Les impacts s'étalèrent sur 12000 kilomètres (approximativement le diamètre de la Terre) en déployant une énergie considérable estimée à 6000 Gigatonnes.


3 - L'humanité n'a pas subi les explosions les plus terribles de l'histoire de la planète. Il y'a 65 millions d'années, une météorite géante de près de 10 km de diamètre s'est vraisemblablement écrasée dans ce qui allait devenir le Mexique. Le cratère de Chicxulub (180 km de diamètre) témoigne de la violence de l'impact, dégageant près de 8 milliards de fois l'énergie d'une bombe type Hiroshima (soit 5*1023 Joules). L'explosion et ses conséquences entrainèrent (peut être pas comme facteur unique) l'extinction K-T et les bouleversements climatiques que l'on connait, faisant de cette explosion l'une des plus meurtrières qu'ai connu la planète. L'énergie déployée atteignait certainement un ordre de grandeur de 100 000 gigatonnes.


2 - Évènements cosmiques parmi les plus impressionnants, les Supernovas font partie du langage courant, bien que l'on estime difficilement l'énergie représentée par ces gigantesques explosions. La plus imposante supernova enregistrée, connue sous le nom de SN1006, s'est déclenchée dans la Constellation du Loup, il y'a quelques 8000 ans, à 7000 années lumière de la Terre. La supernova fut donc visible en 1006 et, de mémoire d'homme, constitua l'évènement le plus violent visible directement. La supernova était si brillante qu'elle générait des ombres sur Terre, permettait de lire correctement la nuit, et fut visible plusieurs mois à la lumière du jour. Les supernova déploient une énergie phénoménale de l'ordre de 1044 Joules.


1 - Ce n'est pourtant pas l'explosion cosmique la plus violente. En dehors de la collision de galaxie, qui ne représente pas vraiment une seule et même explosion courte dans le temps, un autre évènement, peut être le plus impressionnant, est le sursaut Gamma. De l'ordre de 1047 Joules, le sursaut Gamma est une explosion si brusque et puissante qu'elle représente l'évènement le plus lumineux et l'explosion la plus courte, comparativement à l'énergie déployée, de l'univers connu, à tel point qu'il est également l'un des évènements cosmiques le plus anciens que l'on puisse voir : 13 milliards d'années. C'est, remontant à cette époque, le plus ancien et puissant sursaut gamma que l'on aie observé, l'explosion d'une étoile peut être 30 à 100 fois plus large que notre soleil. Le sursaut gamma GRB-090423 a dégagé plus d'énergie que notre soleil ne saurait en émettre en 10 milliards d'années d'existence. C'est, dans l'état actuel de nos connaissance, l'explosion la plus violente qu'ai connu l'univers.


0? - Mention spéciale, le Big-Bang. Les théories courantes estiment que l'univers est né d'un évènement cosmique particulier qu'est le Big-Bang. Comme son nom le suggère, on le compare généralement à une gigantesque explosion. La théorie est en fait plus étrange : elle suggère que l'univers était alors particulièrement chaud, dense et... petit. Il était donc concentré, non pas comme un point ultra dense dans l'espace, mais constituait lui même cet espace. L'expansion rapide qui suivit le big-bang créa alors l'espace que l'on connait, mais cette phase d'expansion ne constitue pas une explosion à proprement parler.
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Frappés par une météorite

Ann Hodges est connue pour être la seule personne blessée sérieusement par une chute de météorite, la météorite de Sylacauga.

Ann Hodges et la météorite
Le 30 novembre 1954 à Oak Grove (Alabama), Ann se reposait, allongée sur son divan, lorsqu'un chondrite de 3,86 kg tombant du ciel traverse son toit, rebondit sur un meuble en bois et blesse la jeune femme au ventre. Ce cas fit la une des journaux de l'époque, de même que la bataille juridique qui s'ensuivit afin de récupérer les fragments de météorite. C'est l'un des rares exemples documentés, de personnes ayant été frappées par un caillou tout droit issu du ciel.[1]

D'autres cas, exceptionnels et généralement sans gravité, ont été relevés : un garçon ougandais aurait reçu une petite pierre de 3 grammes, heureusement freinée dans sa chute par un arbre, une jeune fille de Northallerton[2] aurait été frappée (par ricochet) au pied par une petite météorite. Le cas le plus intéressant est celui d'un jeune allemand qui vit une boule de feu descendre du ciel lors de son trajet scolaire. La météorite, de la taille d'un petit pois[3], est tout de même tombée à une vitesse de près de 48000 km/h, laissant malgré sa petite taille une légère blessure à la main du jeune écolier, et surtout un cratère de 30 cm sur le bitume.

Ces exemples sont les mieux documentés, et plusieurs chutes de météorites tombées près d'hommes (cratères de toits, de voitures, de jardin...) ont pu être rapportées. Plusieurs histoires de météorites meurtrières ou de chutes ayant blessé sévèrement des hommes sont également rapportées[4], mais sont peu documentées ou considérées comme des canulars, tant et si bien que la météorite de Sylacauga est généralement considérée comme le seul exemple de météorite ayant entrainé une blessure sévère chez un être humain. La probabilité d'une chute de météorite sur un homme durant sa vie s'estime sur un ordre de 1 chance sur 100 millions à un milliard : 10 à 100 fois moins, par exemple, que de gagner au loto!

Pour en savoir plus :
[2] BBC news (2002), Meteorite hits girl.
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L'explosion du Mont Tambora

La plus grosse explosion volcanique enregistrée s'est déroulée en 1815 : le mont Tambora explosa en déployant une énergie de près de 1000 Mégatonnes, soit l'équivalent de 60 000 bombes d'Hiroshima.

Chronologie

Relativement calme depuis plus de 2000 ans, avec une dernière éruption violente datée de 740 avant J.C.[1], le mont Tambora, volcan d'Indonésie, subit un regain d'activité pendant trois ans, avant d'atteindre son pic éruptif le 5 avril 1815. La chambre à magma dormante entre 1500 et 4500 mètres de profondeur, avec une pression de l'ordre de 4 à 5 kbar et une température de 700 à 850°C[2], explosa une première fois dans un fracas entendu à plus de 1400 km (îles Moluques), créant une colonne éruptive de plus de 30 km, noire et dense. Tandis que de multiples détonations continuèrent à se faire entendre, parfois jusqu'à l'île de Sumatra, à 2600 km, l'est de Java subit une pluie de cendres à partir du 6 avril. 

Vers 19 heures le 10 avril, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives[3] tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre. Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui même, faisant perdre plus de 1400 mètres à la hauteur du Mont Tambora. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600km de là.
Le nuage de cendre, dispersé à plus de 1300 km (img : NASA/retravaillée)

Les conséquences désastreuses de l'éruption

L'énergie dégagée par l'explosion atteint un indice d'explosivité volcanique de 7 sur 8, près de 1000 Mégatonnes, soit 4 à 5 fois l'énergie déployée par l'éruption du Krakatoa, (8*1017 J) ou l'équivalent de 10 des bombes les plus puissantes jamais construites. C'est la plus puissante des explosions jamais observée sur Terre par l'homme (et la 5ème au rang de types d'explosions les plus puissantes).

Outre la dévastation totale de l'ile et près de 11000 morts directement imputables aux coulées de laves, près de 60 000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, de malnutrition ou d'épidémies opportunistes, indirectement conséquences de l'explosion[4]. En plus de ces conséquences locales, l'année 1816, connue sous le sobriquet d'Année sans été, observa de profonds bouleversements climatiques. Les particules envoyées en haute atmosphère par le volcan entrainèrent un refroidissement global du climat, de 0,5 à 1°C, provoquant notamment dans l'hémisphère nord, chutes de neiges en Juin, gelées en Août, et changements rapides et amples de températures. A l'échelle mondiale, les récoltes en furent affectées, et s'ensuivit pour de nombreuses nations (États-Unis, France, Chine..) une hausse importante du prix des denrées comestibles, voire des famines. Des centaines de milliers de victimes, aux quatre coins du globe, succombèrent des suites de cet hiver volcanique. L'éruption de Tambora est alors devenu l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2000 morts).


Pour en savoir plus :
[1] Tambora eruptive history. Global Volcanism Program
[2] Foden, J. (1986). The petrology of Tambora volcano, Indonesia: A model for the 1815 eruption. Journal of Volcanology and Geothermal Research
[3] Stothers, Richard B. (1984). The Great Tambora Eruption in 1815 and Its Aftermath. Science, p1191–1198
[4] Tanguy, J.C.; Scarth, A., Ribière, C., Tjetjep, W. S. (1998). Victims from volcanic eruptions: a revised database. Bulletin of Volcanology
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L'explosion mystérieuse en Tunguska, 1908

En 1908, une explosion de 4 Mégatonnes, soit près de 250 bombes d'Hiroshima, ravagea 2000 km² de la forêt sibérienne et se fit ressentir sur toute la planète. Mais on n'a jamais retrouvé de cratère correspondant.

Paysage de désolation laissé par l'explosion (img : L. Kulik)
C'est l'un des plus grands mystères du siècle dernier : Le 30 juin 1908, vers 7 heures du matin, une explosion cataclysmique généra une onde de choc qui dévasta le cœur de la Tunguska, sur près de 2000 km², couchant des arbres jusqu'à 100 km à la ronde et provoquant des incendies gigantesques. L'onde de choc fut ressentie plus de 600 km. L'Europe et même les États-Unis enregistrèrent des manifestations de cette formidable explosion. 60 millions d'arbres furent ainsi décimés, et pour une large proportion, soufflés radialement et brûlés comme des allumettes.

Pendant 19 ans, la région ne fut pas prospectée, comte tenu de son hostilité (marais, rigueur hivernale, moustiques...); C'est en 1927 que le géologie Leonid A. Kulik prospecta pour la première fois officiellement la région, découvrant des paysages d'horreur. Ainsi qu'il le rapporte, aussi loin que son regard se posait lorsqu'il se trouvait vers l'épicentre, il ne voyait que désolation, arbres couchées et brûlés.

Localisation de l'impact (img : NASA)
Depuis, plusieurs expéditions ont eu lieu, mais aucune n'a trouvé de façon sûre un cratère qui témoignerait d'un impact météoritique. Néanmoins, quelques fragments de roches fondues pourraient provenir de météorites réchauffées par l'atmosphère. Il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude qu'elles sont liées à l'évènement de 1908. Si de nombreux scénarios, dont beaucoup paraissent farfelus (essai de rayon de la mort de Tesla, crash d'Ovni...) furent proposés, on accepte désormais l'idée d'un météoride (probablement un astéroïde) qui se serait fragmenté et aurait explosé à quelques kilomètres d'altitude. Récemment, une équipe italienne de l'université de Bologne suggérait l'existence d'un cratère dans le lac Cheko, à 9 km de l'épicentre présumé. Des particules lourdes datées entre 1902 et 1914 semblent attester de l'arrivée de roches extraterrestres dans cette période. Le mystère demeure toutefois, aucune théorie jusqu'à présent n'ayant pu expliquer tous les aspects de cette formidable explosion. 

S'il s'avère qu'un météorite s'est crashé à Tunguska, ou a explosé en vol, on aura alors déterminé l'origine d'une des plus puissantes explosions de l'histoire de l'humanité. Selon les simulations de Mark Boslough, spécialiste de la modélisation d'impact de corps céleste, un astéroïde d'une dizaine de mètres de diamètre aurait pu dégager une puissance de 3 à 5 mégatonnes, se désagrégeant dans l'atmosphère en créant une gigantesque boule de feu à même de rendre compte des effets constatés au niveau du sol. La météorite de Tunguska représenterait alors la 6ème place au rang des types d'explosions les plus puissantes, plus de 250 fois la puissance développée par la bombe d'Hiroshima, avant même son invention.


pour en savoir plus : 
Lombry T. (2007). Tunguska. Histoire d'impacts. Luxorion
Phillips T. (2008). The Tunguska impact - 100 years later. NASA
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Les attaques de requin : rares ou fréquentes?

L'imaginaire collectif surestime les attaques de requins : Il y'a près de 325 fois plus de (mal-) chances de décéder après être rentré dans un cerf en voiture. Et l y'a 11 fois plus de décès à cause d'une mauvaise manipulation de pétards et autres feux d'artifices.

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La première attaque biologique

C'est lors de la guerre de 7 ans, opposant les royaumes de France et de Grande-Bretagne, qu'a eu lieu la première attaque biologique officielle. L'officier britannique Jeffery Ahmerst, suggéra à son subalterne, le colonel Henri Bouquet, l'usage de couverture infectées par la variole, pour tenter de contaminer les indiens des Delaware, alliés des français :
« You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »)
Des couvertures contaminées par la petite vérole furent ainsi distribuées(*), causant près de 20 000 morts chez les indiens, pour lesquels cette maladie tout à fait nouvelle fut particulièrement virulente. La petite vérole ou Variole et une infection d'origine virale, provoquant des éruptions cutanées dont les cicatrices perdurent après la maladie, si le patient survit : le taux de mortalité était très élevé et la maladie est toujours restée hors de portée d'un traitement efficace. Elle a été éradiquée, selon l'OMS, en 1977. Plusieurs exemplaires sont néanmoins conservés dans le cadre de la recherche.

Si le tragique exemple de l'usage de cette arme biologique est le premier réellement recensé, d'autres utilisations de maladies ou d'agents pathogènes avaient fait parler d'eux par le passé. Empoisonner les puits avec des cadavres d'animaux, offrir à ses ennemis des objets manipulés par des malades... Le pouvoir de la contamination dans une guerre est apparu aux yeux des belligérants dès la prise de conscience de contagions.

En 1344, les Turcs Tatars (tartares) ont ainsi vaincu le comptoir génois de Théodosie, en catapultant des cadavres pestiférés dans la ville assiégée. Cette évènement pourrait avoir déclenché la grande vague de peste bubonique : suite à l'arrêt des combats entre turcs et génois, les bateaux génois purent ré-embarquer et rejoindre l'Europe, diffusant probablement la maladie, l'une des plus importantes pandémies de l'histoire humaine (pics de la peste noire en 1348 et 1350). Cette pandémie tua près de 30 à 50% de la population européenne. Quelques cadavres catapultés pour la prise d'une ville auraient alors scellé le destin de 25 millions de vie. Ce n'est pourtant pas la plus ancienne utilisation du potentiel guerrier biologique.

Le tout premier incident relaté d'utilisation de matériel contaminé remonte à 1500 avant Jésus-Christ : Des documents estimés à cette période (-1500/-1200) indiquent que les hittites emmenaient en territoires ennemis les victimes de la peste. L'usage de poisons s'est répandu par la suite, de même que la contamination des denrées : lors de la première Guerre Sacrée de Grèce, vers 590 avant J-C., des Athéniens empoisonnèrent l'eau de la ville assiégée de Kihrra, avec des hellébores, connues pour leur toxicité.

(*) Bien que les correspondances d'Ahmerst et de Bouquet indique clairement l'intention du premier et la volonté du deuxième d'exécuter ses ordres, Il y'a toujours débat entre les historiens sur la possibilité que l'ordre n'aie pas été suivi)

Pour en savoir plus :
Guerre biologique (Wikipédia)
Wheelis M. (2002), "Biological warfare at the 1346 siege of Caffa.", Emerg Infect Dis (Center for Disease Control)
Biological Warfare. E-medecine-health
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Le vent le plus fort enregistré sur Terre

On doit à une tornade ultra-puissante de type F5, près d'Oklahoma City, la rafale la plus rapide jamais enregistrée, le 3 mai 1999. Mesurés au radar Doppler, les vents à l'intérieur de la tornade, à 100 mètres du sol, atteignait 484 (+ ou - 32) km/h.
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Apophis 99942, un Astéroïde dangereux?

Apophis 99942 est un astéroïde géocroiseur (qui se trouve sur une orbite sur laquelle il croise de près la Terre) découvert en juin 2004. Il provoqua une petite frayeur compte tenu de sa proximité avec l'orbite de la Terre : on pensait alors qu'il pourrait s'écraser sur Terre le vendredi 13 avril 2029. Un tel impact, pour cet objet de 270m de long pour 27 millions de tonnes, provoquerait un choc d'une puissance 10 fois supérieur à la Tsar Bomba, la bombe la plus puissante jamais réalisée, entrainant potentiellement la destruction totale d'une grande ville ou un raz de marée gigantesque (pouvant aller jusqu'à plus de 150 m de haut!), et laissant derrière lui un cratère de 4 kilomètres.

Fort heureusement, des observations suivantes ont établi une probabilité quasiment nulle d'impact en 2029. Par contre, sur les 100 années prochaines, le risque le moins improbable se situe le 13 avril (encore) de 2036 avec une probabilité estimée à 1/233000.
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La bombe la plus puissante de tous les temps

On doit à l'ex-URSS la fabrication de la bombe la plus puissante jamais réalisée par l'homme, la Tsar bomba, d'une puissance de 57 mégatonnes. Diminuée lors de l'essai afin de réduire les retombées radioactives, elle comprenait 2 étages, l'un pour la fission, l'autre pour la fusion. Si le troisième étage avait été rajouté, deux de ceux-ci aurait eu pour but la fission. L'estimation de sa puissance aurait alors été de 100 mégatonnes.

Ces caractéristiques : 27 tonnes, pour 8 mètres de haut et 2 mètres de large. Elle explosa le 30 octobre 1961 à 11h32, à 4000 mètres de la surface de l'archipel de la Nouvelle Zemble, dans l'océan arctique. Résultant de l'explosion, une boule de feu de 7 kilomètres de diamètre fut suivie par un champignon atomique s'élevant à 64 kilomètres d'altitude (on considère la frontière de l'atmosphère et de l'espace à 100 ou 120 kilomètres) et d'un diamètre de 30 à 40 kilomètres. L'explosion était visible jusqu'à 1000 kilomètres. Une telle bombe raserait totalement la ville de Paris : le rayon de destruction totale est de 25 kilomètres, celui de destruction importante, de 35 kilomètres. Une augmentation de chaleur s'est faite sentir à 300 kilomètres...

Quelques comparaisons : le plus puissant essai américain était la bombe Castle Bravo, 15 mégatonnes. La bombe d'Hiroshima dont on connait les tristes conséquences, ne faisait que 0,013 à 0,016 mégatonnes. La Tsar bomba aurait donc pu être plus de 7000 fois plus puissante. Néanmoins, l'explosion de la Tsar Bomba, toute particulière qu'elle soit, n'est pas l'explosion (au sens large) la plus dévastatrice qu'ai connu la Terre : le gigantesque cratère de Chicxulub, au Mexique, confirme que la plus meurtrière des météorites était probablement de plusieurs milliards de fois plus puissante que la bombe d'Hiroshima.
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La Sixième Extinction

Nous nous trouvons actuellement dans l'une des plus grandes phases d'extinction d'espèces depuis la naissance de la vie, la Grande Extinction de l'Holocène. Auparavant, 5 extinctions massives ont jalonné l'histoire de la planète, dont la dernière et plus connue date de 65 millions d'années. En nombre d'espèces détruites sur un temps géologique relativement court, notre époque contemporaine semble pourtant en passe de devenir l'une des plus importantes, voire la plus importante, de tous les temps.

Bien entendu, le premier responsable est l'homo-sapiens, qui a contribué en majorité à l'élimination de nombreuses espèces, de plusieurs façons :
- l'élimination directe par la chasse, l'adaptation du milieu (par exemple, défrichement, feux de forêts, etc...)
- L'élimination indirecte, comme la pollution de l'habitat, l'introduction de nouvelles espèces dans des niches écologiques, conduisant à l'éradication de nombreuses espèces auparavant présentes, les effets dus à la transformation de l'environnement...

Près de 70% des espèces sont susceptibles d'extinctions dans les années à venir tandis que 20 000 à 2 millions ont disparu durant le seul XXème siècle.

Les solutions proposées le 12 aout 2008 par les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle consistent principalement à
- maîtriser l'expansion démographique de l'espèce humaine
- diminuer le gaspillage et la surconsommation
- exploiter les services gratuits de la biosphère (matières renouvelables, systèmes naturels de filtration de eaux...)
- Gérer correctement le patrimoine végétal
- Créer de nombreux espaces protégés...

Actuellement, le taux d'extinction est 100 à 1000 fois supérieur au taux d'extinction naturel observé durant l'histoire de l'évolution de la vie sur Terre...

Pour en savoir plus :
Wikipedia : Extinction de l'holocène
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Le météore le plus meurtrier tombé sur Terre

Bien que sa nature massivement meurtrière ne fasse pas l'unanimité, le météore qui s'est écrasé sur Terre il y'a 65 millions d'années est généralement considéré comme le responsable de l'avant-dernière grande extinction parmi les 6 extinctions massives s'étant produites sur notre planète (ou se produisant actuellement, concernant la 6ème).

Le Météore de Chicxulub est tombé sur la péninsule du Yùcatan, dans l'actuel Mexique. Sa taille estimée à 10 km de diamètre a laissé derrière lui un cratère de 180 km de diamètre, l'équivalent de plusieurs milliards de bombes d'Hiroshima.

Des particules de roches se sont élevées dans l'atmosphère après l'impact violent du météore et sa désintégration, formant rapidement un immense panache de cendre et de cristaux, de l'ordre de 100 à 200 kilomètres. Ce nuage s'est dissipé à toute la planète après avoir atteint la haute atmosphère. Les particules, en tombant, ont alors libéré leur énergie, conduisant de vastes zones du globe à une élévation soudaine et intense de la température, accompagnée d'incendies. Le sol s'est recouvert de cendres et la planète est entrée brutalement dans un hiver nucléaire. Les êtres vivants encore après l'onde de choc qui atteint la totalité de la planète en quelques heures, faisait face à un destin funeste. L'atmosphère assombrie, les sols incendiés et couverts de cendre, les océans rongés par les pluies acides, plancton aquatique et plantes terrestres périrent faute de photosynthèse efficace, suivis par les herbivores, entrainant les carnivores dans leur chute. Un raz-de-marée énorme et la reprise brutale d'une activité volcanique intense ont participé à la 5ème grande extension, les deux ayant été probablement directement liés à l'impact.

50% des espèces auront disparu suite aux conséquences directes ou indirectes de l'impact du météore, dont la majorité des grands animaux (par exemple, tous les dinosaures). La chute de ce météore à la fin du crétacé est majoritairement admise. Néanmoins, d'autres hypothèses sont proposées pour expliquer l'extinction massive, certaines pour lesquelles l'impact météorique n'aurait eu que peu d'influence.

Une autre hypothèse d'un météore particulièrement destructeur circule dans la communauté scientifique, concernant la 4ème grande extinction, à la fin du Permien, météore qui aurait cette fois provoqué la disparition de près de 95% des espèces marines, et 70% des espèces terrestres, il y'a 245 à 252 millions d'années. Si cette hypothèse trouvait confirmation, nul doute qu'il s'agirait là du météore le plus meurtrier de l'histoire de la Terre.

Pour en savoir plus:
Wikipedia : Cratère de Chicxulub
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Le tremblement de terre le plus puissant depuis 1900

Le séisme le plus puissant fut enregistré en 1960 au Chili, il atteignait une magnitude de 9.5 sur l’échelle de Richter.

L’épicentre du séisme se trouvait dans le sud du Chili, près de Valdivia. L’échelle de Richter étant logarithmique, cela représentait un tremblement de terre environ 900 fois plus puissant que le tremblement de terre de Haïti de 2010 (magnitude de 7.3). Le séisme créa un tsunami parcourant l’océan pacifique, cependant, le nombre de morts (directs ou indirects) fut restreint à 3000, loin des 230 000 morts causés par le tremblement de terre de 2004 à Sumatra, qui avait provoqué un tsunami très meurtrier.

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