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Les plantes brûlent-elles lorsqu'on les arrose en plein soleil?

C'est une croyance fort répandue dans les milieux agricoles. Jamais il ne faut arroser une plante en plein soleil, au risque que celui-ci la brûle... Mais il s'agit là d'une légende urbaine (ou plutôt rurale) tout à fait infondée!

Plante arrosée, plante brûlée?
Cette légende veut que les gouttelettes d'eau, par leur forme convexe (arrondie et convergeant les ondes), concentrent les rayons du soleil sur de petites portions des feuilles. Comme l'effet d'une loupe, le phénomène mettrait à mal les feuilles de plantes arrosées alors que soleil et chaleur concourent à brûler les pauvres végétaux.

Jusqu'en 2010, peu de scientifiques s'étaient intéressés à ce savoir courant des jardiniers. Une équipe mixte  composée de météorologues, de physiciens et de biologistes a néanmoins récemment passé cette légende au crible des lois de l'optique. Et il s'avère que physiquement, le soleil ne peut brûler la plante arrosée, les gouttelettes étant trop petites et pas assez arrondies ou éloignées de la feuille, pour converger suffisamment de rayonnement. Du reste, avant qu'un dommage significatif puisse être observé, les gouttelettes sont depuis longtemps évaporées.

Une brûlure, selon les auteurs de cette étude, pourrait être occasionnée chez certaines variétés de plantes à poil, sur lesquelles les gouttelettes restent à distance de la surface de la feuille, focalisant ainsi plus efficacement le rayonnement. Néanmoins, à cause de ces mêmes poils susceptibles de maintenir les gouttelettes à distance, l'eau a tendance à glisser systématiquement des feuilles. Entre l'évaporation et l'évacuation, l'eau ne peut que rarement infliger un dommage local sur une petite portion de feuille.

Bien évidement, arroser les plantes en plein soleil, leurs feuilles tout au moins, est tout de même déconseillé, mais seulement pour des raisons pratiques : l'eau s'évapore rapidement et l'arrosage est donc inefficace. Par contre, assoir un tapis d'herbe coupée au pied de la plante, et l'arroser, permet de limiter l'évaporation (en même temps que la consommation d'eau!) tout en maintenant une humidité efficace.

Détails de l'étude

Les chercheurs ont utilisé un modèle informatique pour tester les effets de la convergence de rayonnement de gouttelettes sur les feuilles de plantes selon l'heure (et donc la position du soleil) de la journée. Ils ont également vérifié expérimentalement les données en soumettant certaines plantes à grosses feuilles, comme des érables, à un arrosage sous un soleil de plomb. Il s'avère que les gouttelettes d'eau saine ne peuvent entrainer de dommage significatif. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, s'il devait y avoir brûlure, ce serait davantage lorsque le soleil est aux extrémités du ciel (un peu après l'aube/un peu avant le crépuscule, précisément avec un angle de 23°) plutôt qu'au zénith ou en pleine journée.

D'éventuelles traces de brûlures peuvent par contre être observées lorsque l'eau est impropre (acidité trop élevée, présence de fertilisants...), laissant des marques semblables à celles de brûlures du soleil. Remplaçant les gouttelettes par des lentilles de verres ayant un effet plus fort et sur plus longtemps, les chercheurs ont effectivement observé des brûlures. Cela dit, s'il tombait des billes de verre du ciel, le rayonnement ne serait pas le principal souci des plantes et des jardiniers qui les arrosent...

Egri A., Horváth A., Kriska G., Horváth G. (2010). "Optics of sunlit water drops on leaves: conditions under which sunburn is possible.". New Phytologist. 2010 Mar;185(4):979-87.
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Donald Duck condamné pour exhibitionnisme?

Lors de la création de Donald Duck, Walt Disney n'imaginait surement pas que toute représentation de son désormais célèbre canard colérique, pourrait être interdite pour cause... d'exhibitionnisme ! Mythe ou réalité?

Donald Duck censuré en Finlande?
De son nom complet Donald Fauntleroy Duck, le canard ne porte effectivement pas de pantalon et de sous-vêtements : un manque d'éducation inadmissible pour les autorités finlandaises qui en auraient interdit la représentation en image sur tout leur territoire, jugeant la nudité en dessous de la ceinture, de mauvais aloi.

Cette légende fait partie du cocktail de mythes entourant les studios Disney, leurs productions et son créateur, Walt Disney. Légende urbaines, loin de la vérité. Pourquoi cette hérésie a-t-elle fait le tour du globe?

Le contexte l'explique partiellement : en Finlande (ou par ailleurs, le fameux canard en uniforme de marin est particulièrement apprécié), en 1977, la ville d'Helsinki subit la récession et tombe à court d'argent. Souhaitant améliorer la gestion des finances sur un point anecdotique à l'ordre du jour, le conseiller municipal Markku Holopainen propose de stopper l'achat régulier des magazines de Donald Duck, pour les centres de jeunesse, au profit de magazines de sport et d'autres hobbies.

Un an après que cette proposition fut acceptée à la majorité, Holopainen se présenta pour l'obtention d'un siège au parlement finlandais : c'était sans compter sur les stratégies sournoises de ses adversaires. On relata en effet dans la presse qu'un an auparavant, le conseiller et candidat au parlement avait injustement banni Donald Duck d'Helsinki (et bien sûr, on omit d'en préciser réellement les raisons). Il n'en fallait pas davantage pour la rumeur de circuler librement à travers un esprit retors, peut être influencé par des adversaires politiques, et de se déployer dans la presse : le conseiller aurait banni le canard au motif d'exhibitionnisme. Holopainen s'en défendit autant qu'il le pouvait, insistant sur le fait que l'annulation des achats réguliers de magazines avait des raisons économiques seulement, que la proposition avait été acceptée à l'unanimité... Peine perdue, il ne put contrer la déferlante médiatique qui permis à son adversaire de remporter l'élection aux dépens d'Holopainen.

Il faut dire que 5 ans auparavant, la ville, finlandaise également, de Kimo, avait déjà fait les frais d'une presse un peu hâtive et agressive pour un incident similaire. Les médias avaient exagérément gonflé l'histoire en prétendant au bannissement du canard pour des mœurs inadmissibles (Donald sort avec Daisy, dans une relation hors mariage) ou un goût vestimentaire allégé (pas de panties!). L'histoire s'est par ailleurs propagée comme feu de paille aux médias étrangers qui ont repris allègrement l'info à leur sauce. Les Finlandais dans leur ensemble seraient outrés de la mauvaise tenue du personnage de Walt Disney, ce qui se traduirait par une loi interdisant la représentation de personnages sans panties. Tout ceci dans un contexte opérant depuis plusieurs années à propos de scandales véridiques ou calomnieux impliquant les studios Disney avec des images à caractère sexuel.

Mais non! Donald Duck n'a jamais été interdit en Finlande. Juste quelques abonnements stoppés pour raisons économiques. Donald, alias Aku ankka, a même donné son nom dans ce pays à un magazine tiré à 295 000 exemplaires : l'un des plus gros tirages pour un hebdomadaire en Finlande. Ce magazine serait lu par 1,3 millions de personnes, sur une population de 5,250 millions d'habitants (ce qui par ailleurs, confirme que cet hebdomadaire représente un intérêt financier et populaire sur lequel adopter des mesures est cohérent). Pour donner un ordre d'idée, sachez que Le Figaro, Le Monde, L'équipe... Tous ces quotidiens très connus sont tirés chaque jour à environ 300 000 exemplaires, pour une population avoisinant les 65 millions d'habitants!

Ce constat fait de Donald Duck l'un des personnages de bande dessinée les plus populaires dans le pays qui aurait supposément interdit sa publication... Pays dont la Poste, en l'honneur du canard, a par ailleurs émis en 2001 un feuillet de 5 timbres pour les 50 ans de la revue Aku Ankka.

Interdit pour exhibitionnisme, Donald? Légende, fausseté, absurdité!
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Le soleil est-il vraiment déjà couché lorsqu'on le voit à l'horizon?

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la lumière créée par le soleil atteint notre planète en 8 minute 20, elle mettrait plutôt de 10 000 à 170 000 ans! En plus, lorsque l'on voit le soleil se coucher, il n'est pas, contrairement aussi à ce que l'on pense, déjà couché!

Aurait-t-il déjà disparu?
Certaines erreurs grossières sont à l'origine des méprises : entre le moment ou les photons lumineux sont créés et le moment où ils s'échappent du soleil pour parcourir l'espace, peuvent se dérouler plusieurs dizaines de milliers d'années. De plus, c'est bel et bien l'effet de la Terre qui tourne sur elle même et non la vitesse avec laquelle la lumière se déplace qui créé l'impression que le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit encore sur les bords de l'horizon.

Tordons le cou aux idées poétiques mais néanmoins préconçues!

1. La lumière créée par le soleil met 8 minutes 20 secondes à nous parvenir : pas exactement correct...

Le photon, la particule lumineuse qui nous atteint, se déplace à une vitesse de 300 000 km/s. La distance séparant notre astre solaire de la Terre est approximativement de 149,6 millions de kilomètres, aussi, il faudrait effectivement en gros 8 minutes et 20 secondes pour que la lumière s'échappant de la surface* solaire atteigne notre planète. Nous voyons donc le soleil en décalé : son image reflète la position qu'il tenait dans notre ciel 8 min 20 sec auparavant. Mais attention, ce n'est pas notre soleil qui se déplace, mais notre ciel (l'image que l'on aperçoit de la voûte céleste)! Aussi lorsqu'on voit le soleil se coucher, la lumière que l'on perçoit est celle qu'il a émise un peu avant de "se coucher". En fait, sur Terre et dans notre ciel, on "rattrape" la position du soleil en 8 minutes 20.

*Rappelons toutefois qu'il n'existe pas vraiment de "surface" solaire : le soleil se présente sous la forme d'une boule de plasma, dont les limites théoriques sont généralement considérées comme l'endroit ou le gaz est suffisamment dense pour être visible (photosphère).

Composition solaire. Img Nasa/Berkeley
Toujours est-il que cette lumière reçue n'a pas été créée une dizaine de minutes auparavant, loin de là! Au centre du soleil, dans son noyau, là où ont cours les réactions de fusion d'hydrogène, des photons lumineux sont crées par "l'assemblage" de quatre noyaux d'atomes d'hydrogène en un atome d'hélium, processus qui libère de l'énergie notamment sous la forme des photons lumineux. Le coeur du soleil étant toutefois très dense, un photon libéré lors d'une réaction de ce type, peut parcourir quelques micromètres avant d'entrer en collision avec un atome, et d'être absorbé. La collision/absorption représente un gain d'énergie qui produira par la suite en un temps relativement court, l'émission d'un photon lumineux, lequel partira dans une direction généralement très différente. 

Un peu comme une représentant ambulant partirait de son travail, s'arrêterait quelques temps dans une maison prise au hasard, repartirait vers une autre, s'arrêterait de nouveau (ou repartirait directement s'il n y a personne à cette maison), puis repartirait vers une autre, et ainsi de suite... Les mathématiques permettant d'estimer la durée de ce voyage ponctué de millions de collisions/absorptions, portent d'ailleurs le nom de phénomène de Marche Aléatoire. Pour réaliser l'estimation, il faut connaitre certains paramètres comme la densité du milieu traversé (plusieurs couches solaires de densité différentes), sachant que le photon se déplace toujours à 300 000 km/s. 

Dans une marche aléatoire en trois dimensions, la distance parcourue équivaut approximativement à la racine carrée de la distance cumulée parcourue lors des étapes. Par exemple, si un photon parcourait 1 mètre à chaque étape, alors en marche aléatoire, il se trouverait environ à 10 mètres de son point d'origine, 100 étapes plus tard, puis à 100 mètres de son point d'origine, 10 000 étapes plus tard (avec de fréquents retour-arrière, notamment). Dans la majorité des cas, les photons vont rester plusieurs dizaines de milliers d'années à l'intérieur du soleil, avant d'être éjectés par hasard hors de celui-ci.

On peut estimer qu'un photon restera entre 10 000 et 170 000 ans à l'intérieur du soleil avant de s'en échapper[1]. 8 minutes de plus ou de moins, sont négligeables : si l'on peut affirmer (en terme de probabilité significative) quoi que ce soit à propos de l'ancienneté de la lumière solaire que l'on reçoit, c'est que celle-ci a entre 10 000 et 170 000 ans!

2. Le soleil est déjà couché depuis 8 minutes lorsqu'on le voit en train de se coucher à l'horizon : faux, faux, faux!

Ce sont là encore des idées véhiculées, poétiques ou amusantes, mais bien mal avisées! Lorsque l'on voit le soleil se coucher à l'horizon, dit-on, il est en fait déjà couché en dessous de celui-ci...

Pourtant, il faut bien se souvenir d'une chose : sans contraintes externes, la lumière se déplace en ligne droite : autrement dit, lorsque l'on aperçoit le soleil, c'est en théorie une lumière qui nous arrive en ligne droite : l'endroit où l'on voit le soleil est exactement dans le prolongement de celui-ci, hors condition particulières.

Et ces conditions particulières, ce ne sont ni la distance qui nous sépare du soleil, ni le temps que met la lumière du soleil à nous parvenir : ce sont tout simplement l'existence d'atmosphère sur la terre, ainsi que la "force de gravité"* que la Terre exerce sur les photons.

* précisément, la courbure de l'espace-temps

Représentation du terminateur terrestre
Le cercle (fictif) de séparation entre face sombre et face éclairée d'une planète ou d'un astre d'apparence sphérique est nommé terminateur. En pratique, ce terminateur n'est pas réellement distinct : la diffusion de la lumière par l'atmosphère, rend compte des phénomènes de crépuscule et d'aube, respectivement suivant le coucher du soleil, et précédent son lever. Le soleil lui même, lors de son coucher ou de son lever, subit de plusieurs façons les effets de l'atmosphère (rougissement, tâche verte, etc...). Pour cette raison, il est difficile d'avoir des estimations précises de la façon dont on verra le soleil se coucher. Dans le cas d'une journée sans nuage ni effets atmosphériques particuliers, la lumière émise par le soleil arrive sur le terminateur en suivant une trajectoire légèrement courbée* : les photons lumineux sont déviés en suivant les lignes gravitationnelles générée par la masse terrestre : autrement dit, on voit le soleil se coucher après qu'il soit effectivement hors de l'axe horizon/soleil, mais on le voit de la même façon se lever avant qu'il n'aie atteint l'axe horizon/soleil à l'aube!
*elle est également déviée légèrement vers le sol par phénomène de réfraction, dû au passage du vide dans le milieu plus dense atmosphérique.

Le gain de temps a cependant un ordre de grandeur très faible, mais l'on peut déduire que la face éclairée par le soleil est toujours légèrement plus importante que la face sombre, à cause de ce phénomène de déviation gravitationnelle. Rien à voir donc, avec le fait que la lumière s'échappant du soleil mette 8 minutes et 20 secondes à nous atteindre! Lorsque le soleil se couche, la lumière arrivant approximativement en ligne droite, le soleil se trouve bel et bien dans la direction exacte (hors l'approximation précédemment citée) de ces rayons lumineux : tout simplement en face!

[1] Odenwald, S. F. 2004 - "How old is sunlight?" A classroom activity on the random walk problem
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Les animaux les plus riches du monde?

On peut être riche et bête, et inversement. Quand la majorité des terriens survivent en tirant comme des forçats les deux bouts pour les joindre à la fin du mois, d'autres se prélassent au soleil pendant que fructifient passivement leurs acquis. Certains animaux sont peut être les actionnaires de votre boîte! Toutefois, si de nombreuses histoires circulent sur le web à propos d'animaux plus riches les uns que les autres, beaucoup sont colportées sans recherches préalables, et se révèlent sujettes à caution, voire tout simplement fausses, et ce, d'autant plus que dans certains pays (comme l'Italie et la France), les animaux sont considérés comme des biens, non des personnes, et en conséquence, ne peuvent légalement pas hériter. Quoiqu'il en soit, il existe effectivement des gens qui travaillent pour des chiens, des singes, des chats...L'un d'eux est l'animal le plus riche du monde!

Gunther IV, le toutou le plus fortuné... ou pas!
Et ce pourrait être Gunther IV, un berger allemand dont la fortune s'élèverait à plusieurs centaines de millions d'euros. Selon la légende, Son père, Gunther III, animal de compagnie de la comtesse allemande Karlotta Liebenstein, aurait hérité de sa défunte maitresse, en 1991, un joli pactole de 50 millions d'euros. Les tuteurs de ces animaux auraient alors fait fructifier ces avoirs, et le toutou disposerait désormais de plus de 130 millions d'euros (variable entre 100 et 300 millions). Néanmoins, de nombreux médias considèrent le prince canin comme un coup de pub de la compagnie Gunther Corporation, née en 1999, avant les achats très médiatisés des maisons de Madonna ou de Sylvester Stallone. L'absence de source officielle laisse effectivement croire à une astuce médiatique, d'autant que le chien fut aperçu de nombreuses fois en galante compagnie et dans un cadre luxueux, bien préparé pour les journaux à sensation et à petit QI.

Toby Rimes serait lui aussi le chien le plus riche du monde, avec une fortune s'élevant à près de 65 millions d'euros. Un aïeul de ce petit bichon américain avait hérité en 1931 de plus de 15 millions d'euros de sa maitresse, Ella Wendel. Toutefois les archives du juge chargé de l'affaire de son héritage, John Marshall Harlan, indiquent que l'héritage estimé entre 30 et 100 millions de dollars était en grande partie destiné à des églises et des associations caritatives.

Le plus riche animal (officiellement) était le chimpanzé Kalu, recueilli en Afrique du sud par Patricia O'Neil, fille de la comptesse de Kenmore et épouse d'un nageur australien, Frank O'Neill, qui s'est notamment illustré en 1950 aux British Empire's Game 110 Yards, en course libre. Patricia aurait légué près de 60 millions d'euros à son second compagnon, ayant divorcé du premier. Le hic... Patricia n'est pas encore morte, elle a même perdu une grande partie de sa fortune supposée en 2010 suite à des placements douteux. La pauvre Kalu, si elle héritait maintenant, se retrouverait sans le sou.

D'autres animaux se partageraient quelques jolies fortunes : la poule (l'animal) du journaliste Miles Blackwell (Blackwell Publishing) a hérité de 10 millions de dollars de son maître. Gigoo (c'est son nom) peut s'acheter quelques œuf en or et faire bonne figure devant les gogos. S'il est vrai que Miles Blackwell et sa femme Briony sont morts tragiquement à quelques semaines d'intervalles, leur fortune a été reversée à des œuvres caritatives. Depuis quand les poules aux œufs d'or existent-elles?

Dans la plupart des cas, les animaux officiellement riches tiennent leur fortune d'héritage de la part de maîtres affectueux, de stratégies marketing ou de leur travail en tant qu'acteur : Moose, le chien de Frasier, gagnait près de 6000 livres par épisode, selon la production. Sa fortune au moment de sa mort en 2006 s'élevait alors à un peu moins de 3 millions d'euros. Le chien d'Oprah Winfrey, célèbre animatrice et productrice, et notamment activiste pour le droit des animaux, aurait offert près de 30 millions à son chien, ce qui peut paraître énorme, mais relativement faible pour l'une des rares afro-américaines ayant obtenu une place dans les 400 plus grandes fortunes du monde. Cette somme est aussi et surtout un coup marketing, permettant l'occasion de choquer ou d'interpeller l'opinion publique sur le sort des animaux.

Il y'a donc énormément d'animaux prétendument riches, principalement à des fins publicitaires. D'autres sont effectivement riches, parfois pour des raisons semblables, mais dans tous les cas, les tuteurs, acteurs, producteurs, ont tout intérêt à insister sur la prétendue fortune de leurs compagnons... car ceux qui en profitent, bien entendu, sont rarement ceux qui courent à 4 pattes.
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Combien de fois peut-on réellement replier un papier sur lui même?

La légende veut qu'on ne puisse plier que 7 fois une feuille de papier sur elle-même. Cet état de fait viendrait d'un effet classique, la multiplication exponentielle (de base 2) de l'épaisseur de papier à plier : 1 épaisseur au premier pli, puis 2 épaisseurs au deuxième pli, 4 au troisième... et enfin 64 au septième. 

Britney Gallivan et son record (img Mathworld)
Il est effectivement quasi-impossible de plier jusqu'à une épaisseur 128 fois plus grande que la feuille originale... à condition d'une feuille classique, par exemple A4, que l'on plierait une fois dans un sens, la fois suivante dans le sens qui lui est perpendiculaire, et ainsi de suite.

Mais il n'est pourtant pas interdit de plier plusieurs fois dans le même sens la feuille afin d'augmenter le nombre de pli possibles. C'est ce qu'a démontré lors de sa thèse, et lors de l'émission Mythbuster (Janvier 2002) la mathématicienne Britney Gallivan, avec une feuille incroyablement longue de... papier toilette![1]

L'opération lui a coûté 85$, pour 1200 mètres de papier toilette, qu'elle réussit alors à plier 12 fois dans le sens de la largeur. Non seulement elle apportait ainsi la preuve empirique qu'il est possible de plier plus de 7 fois une feuille de papier, mais elle développa une équation permettant de déterminer la longueur nécessaire d'une feuille de papier pour que celle-ci puisse être pliée en deux, ou autant de fois qu'on le veut. 

En pratique, une feuille doit être un peu plus de 3,14 fois plus longue qu'épaisse pour être pliée en deux. Pour être pliée en quatre, une feuille devra donc être un peu plus de deux fois plus longue, sachant qu'au deuxième pliage, l'épaisseur aura doublé.

A partir de cette constatation, on peut déduire facilement la longueur d'une feuille pour que celle-ci puisse être pliée n fois, toujours dans le même sens.


Notes : L est la longueur minimum de la feuille, t est son épaisseur et n, le nombre de pliages.

Si en théorie, il n y a pas de limite au nombre de pliages possibles, la pratique ne permet pas d'envisager un nombre de pliages supérieur à 15 ou 16 : d'une part, les forces exercées lors du pliage viendront immanquablement à briser la feuille de papier, d'autre part, avec le nombre de pliages, la longueur nécessaire croît de manière exponentielle. Une feuille de papier d'épaisseur 0,1 mm, pliée 51 fois, serait plus épaisse que la distance Terre-Soleil[2]. Et sa longueur initiale serait nettement plus importante...


Pour en savoir plus : 
[1] Gallivan, B. C. "How to Fold Paper in Half Twelve Times: An 'Impossible Challenge' Solved and Explained." Pomona, CA: Historical Society of Pomona Valley, 2002.
[2] Weisstein, Eric W. "Folding." From MathWorld--A Wolfram Web Resource.
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Golf, Gentlemen only, ladies forbidden?

La légende veut que le golf fut interdit aux femmes à ses débuts, d'où son nom, un acronyme représentant cette interdiction. Idée reçue, les acronymes n'existaient pas!

S'il est difficile d'estimer l'origine du nom, on peut au moins remonter au 6 mars 1457 pour déterminer la date du premier écrit officiel mentionnant le golf[1] : Le roi James II d'Écosse interdit alors les jeux de golf et de football sur les terrains réservés à l'entrainement à l'arc. Le mot golf serait apparu en 1425, cependant, le contexte langagier de l'époque est à prendre en considération : si de nos jours, nous n'acceptons qu'une orthographe pour déterminer un même objet de langage, tel ne fut pas le cas dans les temps anciens, où nombre d'orthographes, dépendant majoritairement de la prononciation, co-existaient. Ainsi, le golf d'aujourd'hui pouvait être nommé (et surtout écrit) sous les formes Gowf, Golph, Goffe, Goiff, Gouff, Gowff... Une organisation de golfeurs en Ayrshire est par ailleurs nommée, encore actuellement, Loudoun Gowf Club.

Certaines légendes demeurent : le golf ressemblerait à un sport pratiqué anciennement en Allemagne (Germanie, précisément), le "Spel metten colven" (jeu joué avec un club - colven ou kolbe), mais rien ne permet d'authentifier l'antériorité d'un tel jeu ou même une ressemblance réelle. Une autre hypothèse envisage la possibilité que le mot golf soit issu d'un mélange des langages britanniques et européens continentaux, notamment de mots tels que Chole et Kolf[2] qui signifieraient "Club". 

L'origine vraisemblable est purement écossaise, importée plus tard au Pays-bas : Une version similaire au golf actuel (bien que les règles de match et de victoire fussent différentes) remonte à 1522 et la constructions des terrains dédiés de St Andrews, connus avec raison comme The Old Course of St Andrews. D'autres versions encore plus éloignées du jeu actuel, mais arborant un nom proche, étaient présentes bien avant, mais il parait plus raisonnable d'accepter comme origine les noms Golff puis Golf associés aux premières rencontres officielles, bénéficiant de règles elles-même écrites officiellement. L'acceptation de l'appellation unique golf se serait progressivement mise en place avec la création des premiers Gentlemen's club dédiés au golf, puis se serait concrétisée avec la naissance des premiers dictionnaires.

Gentlemen only, Ladies forbidden, n'est donc qu'une petite blague acronymique dont l'origine n'est probablement pas éloignée dans le temps :  les acronymes sont une spécialité récente des langues, on en voit apparaître au 20ème siècle et après. La majorité des mots anciens dérivent de langages encore plus anciens, et n'ont quasiment aucune chance d'être des acronymes!

Pour en savoir plus :
[1] British golf museum - Faqs
(2] Scottish golf history - The word golf
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Les Camel Spyders, le cauchemar des arachnophobes

Preuves photographiques à l'appui, des soldats américains auraient découvert dans les déserts de l'Irak, une espèce d'araignées gigantesques, agressives au point de s'attaquer à des chameaux ou des hommes.

Rumeurs arachnophobes

La photo ambiguë relayée par les médias
Ces araignées, surnommées Camel Spyders, atteindraient la taille d'une assiette, se déplaçant à près de 40 km/h en poussant de terrifiants cris. Elles seraient également capables de sauter plusieurs dizaines de centimètres, ce qui leur permettrait notamment de s'accrocher au ventre des chameaux, les mordre et leur inoculer un puissant venin anesthésiant.

Ce pouvoir anesthésiant permettrait aux Camels Spyder, grâce également à leur formidables mandibules, d'attaquer et de prélever des morceaux de viande à même la chair vive, sans que la victime ne s'en rende compte. Ce serait le cas d'un soldat endormi, qui sentit un piqûre pendant la nuit, puis se rendormit, pour se relever le lendemain matin en constatant qu'il lui manquait une petite portion de son abdomen. Il s'agirait d'ailleurs du mode de reproduction privilégié de ces araignées : en insensibilisant et en dévorant une partie de l'estomac des chameaux, elle pondraient leurs larves à l'intérieur du mammifère encore vivant.

Nombre de photos de blessures attribuées à ces araignées ont ainsi circulé sur le web depuis 2004, suite à une première photo montrant ces incroyables insectes, prises par des soldats américains (voir ci-dessus).

Naissance d'une légende urbaine

Cette photo montre cependant non pas un, mais deux insectes, des solifuges : ce ne sont pas des araignées mais des arthropodes (bien qu'ils appartiennent, comme les araignées, à la classe des arachnides). La photo donne également l'impression que ces insectes ont une taille phénomènale (comparée, par exemple, à la jambe du soldat en arrière plan). L'angle de vue y est pour beaucoup : en fait la taille relative des insectes doit plutôt s'estimer à partir de la main du soldat dont on voit une partie en haut à droite, à peu près à même distance.

Solifuge explorant avec ses pédipalpes
Les solifuges mesurent généralement entre 6 et 10 centimètres, le plus grand représentant connu atteignant 15 centimètres, pattes comprises et déployées. Malgré leurs imposantes mandibules, les solifuges n'ont pas de venin. S'il est vrai qu'ils se déplacent rapidement par rapport aux autres arthropodes, ils atteignent difficilement une quinzaine de km/h. Ils se basent sur leur rapidité, leur capacité de camouflage et leur puissantes mandibules pour capturer de petites proies, généralement des insectes (scorpions, criquets..), des lézards, et parfois quelques petits mammifères tels que des souris, ou encore des oiseaux.

Les solfuges se déplacent sur trois paires de pattes pour courir, gardant la dernière paire, devant pour repérer, éventuellement toucher et attraper leur proie. Ces 2 pattes ainsi qu'une paire de pédipalpes servent principalement, à la manière d'antennes chez d'autres insectes, à la perception de l'environnement. Leur nom de solifuge ("fuit le soleil") caractérisent leur comportement : cantonnés aux endroits sombres et frais pendant la journée, ils chassent la nuit. La femelle enfouie ses oeufs dans le sable (et non dans l'estomac de chameau).

La légende selon laquelle des Camel Spyder (aussi appelées araignées du vent, scorpions du vent) auraient attaqué des hommes est née après la Première guerre du Golfe (1990-91), puis a été déterrée en 2004, toujours par des soldats américains. Elle n'est en rien fondée mais a eu de nombreuses conséquences négatives : outre la fascination collective suscitée en premier chef par les photos, parfois volontairement ambiguës ou arrangées, de nombreux actes de cruautés dont plusieurs partagés sur des sites de vidéos, ont eu lieu sur cette espèce auparavant méconnue du grand public (combats contre d'autres animaux, expérimentations...).

Pour en savoir plus : 
Walker C. (2004). Camel spyders : behind an e-mail sensation from Irak. National Geographics.
Img. (2). Fauna Import UK.
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Pichon Yves, le super Gendarme

Un grand nombre d'infractions reconnues par les radars automatiques sont signées de l'enquêteur de la gendarmerie, Yves Pichon.

En Alsace ou en Bretagne, sur une autoroute surpeuplée ou sur une petite départementale de campagne, personne n'est à l'abri du super-gendarme. Une véritable légende s'est créée autour du mythe du Gendarme Yves Pichon, dépositaire sur-humain d'infractions aux quatre coins de France, parfois à des dates extrêmement rapprochées qui indiqueraient son don d'ubiquité.

Gendarme, puis Maréchal des Logis, Maréchal des Logis-chef et enfin probablement Adjudant, Pichon Yves est certainement devenu l'un des gendarmes ayant signé le plus grand nombre d'infractions. Super-gendarme et Père-fouettard des automobilistes?
Pichon Yves, Gendarme, les débuts d'une légende urbaine
Plusieurs légendes urbaines se sont tissées autour du mythe Pichon : un pseudonyme collectif utilisé par de nombreux gendarmes pour sanctionner sans s'impliquer. Une multitude de recrues portant le même nom. Un quota de contraventions collectif à respecter selon le principe d'une caisse de quota pour venir au secours des gendarmes peu habiles. Ou encore, ce serait le nom donné par les gendarmes, aux radars automatiques. L'expression "Se prendre un Pichon" s'est même développée autour du phénomène. Ces ridicules allégations courent parfois encore les pages du web et la pensée d'un automobiliste flashé qui reçoit enfin son petit relevé d'infraction. Le voile est cependant levé depuis longtemps.

Yves Pichon existe bel et bien, il travaille au Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) de Rennes. Son boulot consiste simplement à recevoir les photos d'une voiture flashée alors qu'elle était en infraction, constater cette infraction et remplir les formulaires qui permettront d'officialiser celle-ci - et d'envoyer à l'heureux propriétaire du véhicule son petit papier. Pichon Yves n'est pas ubiquiste, son grade a changé au fur et à mesure de ses avancements. Il n'est pas non plus présent physiquement aux quatre coins de France pour constater les infractions, mais, comme le nom du Cacir l'indique, se contente de recevoir par traitement automatique les informations fournies par les radars automatiques qui eux, sont éparpillés sur le Territoire.
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Visible depuis l'espace, vraiment?

C'est l'une des légendes urbaines les plus connues, en même temps qu'elle constitue un canular qui, pourtant, continue de se répandre dans la culture générale comme un fait établi.

La Grande Muraille de Chine visible depuis l'espace, c'est un mythe.

Un peu de bon sens pour commencer : on considère généralement la fin de l'atmosphère terrestre aux limites de la Mésosphère, vers 80 à 85 kilomètres de hauteur. Rappelons toutefois que les limites exactes du vide spatial se situent davantage au delà de la Ionosphère (1000 kilomètres), voire de l'Exosphère (pouvant s'étendre jusqu'à 10 000 kilomètres de hauteur). Les frontières entre l'atmosphère et l'espace étant par nature continues et donc avant tout conventionnelles, on délimite la ligne de séparation au dessus de la Terre à environ 100 kilomètres (ligne Kármán).

Sachant que la Grande Muraille de Chine, dans ses plus gros fondements, atteint quelques 9 mètres de large[1], elle n'est pas plus visible de l'espace qu'une autoroute ou qu'un gros bâtiment.

Sachant maintenant que l'acuité visuelle moyenne se situe aux alentours d'une minute-arc (1 soixantième de degré)[2], on peut alors distinguer un trait fin d'1 millimètre à une distance maximale comprise entre 2,5 et 3 mètres. Un objet suffisamment grand pour qu'on le voit depuis l'espace (à 100 km d'altitude) devrait donc dépasser... 33 m². Une construction d'une longueur et d'une largeur de 34 mètres ou plus (toute autre considération gardée), serait donc en théorie visible depuis l'espace, par temps clair et dans de bonnes condition de visibilité.

Alors, peux-t-on voir la Grande Muraille de Chine? Entre affirmations et démentis, le débat est toujours vif. Du point de vue strictement optique, concernant l'homme et ses organes visuels, la largeur de la Muraille ne parait pas suffisante, sauf... peut être à l'aube et au crépuscule, tandis que l'ombre de cette muraille s'allonge sur le sol, il est possible d'observer indirectement l'édifice. D'une part parce que l'ombre devient plus large que l'édifice lui même, d'autre part parce que l'on distingue nettement mieux une différence de contraste importante (telle qu'une ombre noire sur un fond vert-brun-gris) plutôt qu'une ligne que l'on peut difficilement discriminer sur un fond d'une couleur semblable. cette sensation de contraste permettrait de détecter une forme comprise dans une demi-seconde d'arc (un objet 120 fois plus petit... s'il est très contrasté par rapport à ses alentours).

Il y'a en définitive trois façons de distinguer un objet de loin : on le discrimine par résolution (il s'agit alors d'une propriété des cônes de la rétine de l'ordre de la minute-arc), par contraste (il s'agit alors d'une propriété des bâtonnets de la rétine, de l'ordre de la demi-seconde-arc), ou encore par stéréoscopie (la différence de position entre les deux yeux permettant de distinguer une profondeur, pouvant aller de 2 à 60 secondes-arc).

Une observation directe et correcte de la Grande Muraille de Chine, au delà d'une trentaine de kilomètres de haut, est donc illusoire[3]. une observation indirecte ou déformée est par contre envisageable à des altitudes plus élevées.

Pour en savoir plus :
[1] Rosenberg M. "The Great Wall of China". Geography.about.com (consulté en ligne le 2 octobre 2010)
[2] Visual Acuity (Wikipédia)
[3] López-Gil N. "Is it Really Possible to See the Great Wall of China from Space with a Naked Eye?". Journal of Optometry 1 (1): 3–4.
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L'ironique (et apocryphe) hippopotomonstrosesquippedaliophobie

L'hippopotomonstrosesquippedaliophobie, 36 lettres au compteur, serait la peur phobique des mots jugés trop longs. Contraction de l'hippopomonstre et de sesquipedaliophobie (on peut rencontrer occasionnellement ce dernier), ce mot n'a que l'existence douteuse d'un néologisme humoristique. Aucune source crédible dans la recherche ou dans des livres spécialisés n'y fait référence.

L'humour dans la construction de mot reste cependant source d'inspiration et d'évolution langagière : il est fort possible, sinon probable, que grâce aux relais médiatiques, il finisse par entrer dans le vocabulaire acceptable (mais probablement pas commun). dans l'état actuel des choses, le mot n'existe officiellement pas.

L'hippopomonstre désigne un monstre légendaire particulièrement gros et grand. Sesqui signifie "un et demi" et pédalian, "pied". Il n y a que peu de lien sinon métaphorique avec le sens réel de la peur des long mots, une affection particulièrement rare puisque de mémoire d'homme, on n'en a jamais rencontré un seul cas.

Le terme viendrait du premier épisode d'une série anglaise divertissante à visée documentaire, nommée Brainiac. Il s'agit donc bien d'un canular propagé par quelques cruciverbistes et auteurs peu soignés.

Pour en savoir plus :
Psychoweb : liste des phobies réelles... ou pas
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l'apopathodiaphulatophobie, mythe ou réalité?

Ce long mot utile pour un jeu de pendu désigne la peur intense (phobique) d'être pris de constipation. Si le mot est ravissant, son origine est toutefois douteuse : des recherches sur Internet, sur des dictionnaires spécialisés, sur Google book ou le service à l'usage de la recherche Pubmed du gouvernement américain, ne retiennent aucun résultat antérieur aux années 2000, dont une seule source crédible, Vulgaris médical... Même les grands peuvent se tromper. Au vu de ces résultats, il y'a fort à parier que le mot soit en cours d'acceptation, et donc, qu'il ne s'agisse pas encore d'un mot réel. En fait, un terme déjà utilisé auparavant remplissait la fonction signifiante de cette pseudo-pathologie : la phobie intéroceptive, bien plus citée et documentée.

L'apopathodiaphulatophobie n'a fait l'objet d'aucune recherche ou étude sérieuse, elle est pourtant diffusée sur de nombreux supports dont la plupart sont très douteux, sur le web. A tel point que de grands noms de la langue française, comme Larousse, ou de la psychologie (cité ci-dessus, Vulgaris Médical) en viennent à accepter cette pseudo-phobie comme un phénomène réel.

Pour en savoir plus :
Psychoweb : liste des phobies réelles... ou pas
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La loi interdit-elle le contact avec les extraterrestres?

Une loi américaine, chapitre 14, section 1211 du code pénal, rend illégal pour les citoyens américains d'avoir tout contact avec des extraterrestres.

Pas tout à fait exact... Mal interprétée, cette loi a fait l'objet de plusieurs rumeurs sur l'internet. La loi existe, mais en des termes relativement distincts : elle fait avant tout référence aux objets ou êtres ayant été en contact avec des éléments potentiellement dangereux. Le contact n'est pas interdit, mais la NASA se réserve le droit de mettre en quarantaine tout objet ou personne qui reviendrait sur le sol américain après avoir été en contact avec des éléments dont la dangerosité n'est pas connue.

C'est le jour même du lancement de la première mission sur la lune , Apollo 11, que cette loi fut discutée. Quelques temps auparavant, le célèbre auteur Michael Crichton publiait une nouvelle, the Andromeda Strain, dans laquelle un élément biologique ramené de l'espace provoquait de nombreuses perturbations et d'importants dégâts sur Terre.

Avec la section 1211 du chapitre 12, la NASA entendait simplement protéger la Terre d'une éventuelle invasion biologique en disposant à l'écart les astronautes ou les vaisseaux (il n'est nul part fait mention d'extraterrestres, mais plutôt d'agents biologiques - cela concernait donc avant tout des entités comme les bactéries ou les virus) qui reviendraient de l'espace. Cette loi ne s'applique pas non plus aux seuls citoyens américains, mais à tout ce qui tomberait sur le sol des États-Unis, ce afin de prévenir toute contamination non volontaire terrienne des éléments extraterrestres.
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George Washington et Thomas Jefferson fumaient-ils du cannabis?

Ces deux grands présidents des États-unis cultivaient du cannabis : dans une note écrite en 1794 (The Writings of George Washington, Volume 33, page 270), George Washington évoque le cannabis indien. Dès 1765, il donnait même quelques conseils à son jardinier, sur la culture du cannabis. Thomas Jefferson, quant à lui, exprimait son goût pour la cannabis sur sa terrasse.

Ce ne sont pas les seules personnalités célèbres, ni même les seuls présidents américains ayant vraisemblablement consommé occasionnellement ou régulièrement du cannabis :

"Make the most of the Indian hemp seed, and sow it everywhere!"
- George Washington, U.S. President, dans une note adressée à son jardinier à Mount Vernon

"Hemp is of first necessity to the wealth & protection of the country." - Thomas Jefferson, U.S. President

Some of my finest hours have been spent on the back of my veranda, smoking hemp and observing as far as the eye can see.” - Thomas Jefferson, U.S. President

"We shall, by and by, want a world of hemp more for our own consumption." - John Adams, U.S. President

"Two of my favorite things are sitting on my front porch smoking a pipe of sweet hemp, and playing my Hohner harmonica." -Abraham Lincoln, U.S. President, dans une lettre à la Hohner Harmonica Company d'Allemagne.

"I inhaled frequently. That was the point." - Barack Obama, U.S. President
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La colle des timbres israéliens est-elle kascher?

Il s'agit d'un légende urbaine sur un fond de vérité. Le terme Kasher (à l'origine cacherout/kaschrout) signifie "convenable", principalement à la consommation. Il désigne à la fois les aliments eux même et les préparations permettant de rendre un aliment kasher.

Le terme, à l'origine, désigne cependant un ensemble plus vaste, des pratiques ou des objets permettant le rituel, dans la religion judéenne. Il peut s'appliquer aux aliments non seulement, mais également aux produits industriels, par exemple. Dans la pratique, n'importe quelle colle fabriquée avec des extraits végétaux ou animaux se doit d'être kasher, c'est-à-dire d'être préparée avec des ustensiles kasher et provenant d'animaux eux même autorisés.

S'il existe effectivement des organismes (comme le Kosher Label) veillant au caractère Kasher des produits de quelque origine qu'ils soient, la colle des timbres et des enveloppes israéliennes n'est pas toujours kasher - dans le sens où les producteurs ne respectent pas forcément l'usage de produits industriels ou les pratiques Kasher. Il s'agit plus probablement d'un aspect très spécifique réel relayé par les médias ou le bouche-à-oreille, débouchant sur une surgénéralisation quant au "tout-kasher". Peut être même cette légende urbaine contribue-t-elle à stigmatiser une population en lui prêtant des pratiques extrêmes de rituel - jusque dans les objets les plus anodins.

Néanmoins, dans chaque pays, de hautes autorités décernent le label Kacher (généralement un U ou un K rouge et entouré) pour tout produit souhaitant l'acquérir, après l'inspection de toute la chaîne de production ainsi qu'un contrôle de la traçabilité des produits origines. Il est tout à fait illusoire de certifier chaque produit Kacher : certaines graisses animales sont par exemple utilisées pour la fabrication de casseroles, de chaînes de montage d'objets le plus divers comme les téléphones portables...

Pour en savoir plus :
Wikipedia : Cacherout
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