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Les célébrités qui gagnent le plus d'argent... après leur mort

La célébrité, c'est comme les impôts, ça ne s'arrête pas après la mort, et c'est grâce à elle que de grandes stars aujourd'hui disparues, parviennent en dépit de leur funeste condition, à gagner de substantielles, et post-mortem, sommes d'argent. Parmi ces riches fantômes, celui de Michael Jackson peut se vanter d'être le plus lucratif : feu le chanteur continue de gagner près de 140 millions de dollars par an, en s'offrant le luxe d'un second album posthume, tout en se payant une apparition désincarnée aux Music awards!
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Lundi de crise

Si comme nous, vous détestez sans raisons apparentes les lundis, et qu'ils vous le rendent bien, voilà une information qui vous touchera droit au coeur. Si vous deviez mourir d'une crise cardiaque, il y'a de fortes (mal)chances que cela soit un lundi : c'est en effet le jour de la semaine lors duquel se produisent le plus d'infarctus!

Le jour de la lune (lune-di, moon-day), traditionnellement, représente le début de la semaine de travail, mais contrairement à ce que l'on croit habituellement, il ne s'agit pas forcément du premier jour de la semaine : pendant longtemps, on considérait le dimanche comme le premier jour, et ce n'est que récemment , vraisemblablement à cause du travail et par convention, que l'on commence à considérer le lundi comme le début d'une nouvelle semaine.

Le lundi assassin

C'est aussi le jour de la semaine le plus meurtrier, tout au moins, concernant les affections cardiaques. Les crises (attaques) cardiaques peuvent paraître soudaines et imprévisibles de l'extérieur, mais de l'intérieur (au niveau des artères et veines), elles sont pourtant relativement prévisibles. Les cardiopathies coronariennes (regroupant notamment les infarctus - non pas infractus - du myocarde et les angines de poitrine) sont les principales causes de crise cardiaque : pendant généralement plusieurs années, des amas graisseux se développent sur la paroi d'une artère, jusqu'à ce qu'un jour, le caillot ainsi formé ou une partie de celui-ci se détache et stoppe le débit sanguin (en obstruant par exemple une artère) en un endroit spécifique. Les régions irriguées commencent alors à dégénérer par manque d'oxygène. Lors d'une crise cardiaque, c'est le coeur lui même qui n'est plus correctement irrigué : il ralentit, perd son rythme, pour finalement s'arrêter. Les crises cardiaques sont les causes parmi les plus fréquentes de décès, et elles s'expliquent bien en considèrent les antécédents du patient et ses caractéristiques (causes internes : taux de cholestérol, diabète, famille à risque...). Mais pourquoi ce phénomène se déclenche-t-il jusqu'à 20% fois plus fréquemment le lundi?

Un afflux fort ou irrégulier de sang, peut provoquer la crise
Le stress serait majoritairement en cause : après un repos bien mérité le week-end, le retour au boulot le lundi est souvent cause d'un état plus propice à la crise : le stress augmente la pression cardiaque en libérant notamment de l'adrénaline, stimulante. Le débit sanguin altéré augmente le risque de thrombose (le détachement d'un  caillot graisseux) et de rupture de vaisseaux sanguins. Les affections cardiaques sont donc plus probables le jour où la majorité des personnes retrouvent le stress de leur travail (qui disait que "le travail, c'est la santé"?).

D'autres jours meurtriers?

Le stress n'est pas l'apanage du lundi, et les comportements sains, qui permettent de prévenir la crise cardiaque, cessent parfois au cours de l'année. Pour ces raisons, on retrouve dans les statistiques de crises cardiaques, des pics lors desquels le taux de crise augmente de façon notable : c'est le cas des vacances de fin d'année, lors desquelles on se confronte au stress des rencontres familiales (48% des adultes faisant de l'hypertension), ou lors desquelles on boit davantage, on mange davantage (62%), on fume davantage... et l'on fait moins d'exercice (29%)[1]. Mais la crise guette également lors d'évènements particulièrement intenses comme... la finale de la Coupe du Monde de Football ou le Krach boursier témoignant d'une crise, financière, cette fois-ci. Ce n'est pas pour rien que l'on parle de crise dans les deux cas! Le taux d'attaque est également plus élevé pendant l'hiver que pendant toute autre saison.

Le bruit serait un facteur à risque. Dépend comment...
Une récente étude publiée sur Plos One[2] mettait également en garde contre la pollution sonore (notamment, celle venant du trafic routier), indiquant qu'aux moments ou les personnes se déplacent le plus (avec leur cortège de bruits, vociférations, klaxons, etc...), le risque s'accroît de 12% par tranche de 10 décibels.

Pour des raisons encore un peu plus obscures, les crises cardiaques se produisent davantage le matin, plutôt que l'après-midi ou le soir (à hauteur de 40% de plus!). On le savait bien : quelque chose, toujours et immanquablement, nous donne envie, le lundi matin, de remettre au lendemain le travail du jour pour retourner sous la doudoune, se payer un troisième jour de week-end*.

* Mais si vous avez moins de 54 ans, n'en faites rien : une étude de l'Inserm remettait en cause en 2001 l'hypothèse du lundi meurtrier chez les jeunes : ceux exerçant une activité physique intense le week-end seraient les plus touchés par les crises du samedi et dimanche.


[1] Harris Interactive (2004). "Holiday Heart Risks". Rochester, N.Y. Harris Interactive ; Septembre 2004.
[2] Danish Cancer Society  (2012). "Road Traffic Noise and Incident Myocardial Infarction: A Prospective Cohort Study". Plos One.

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Il ne vit pas longtemps, mais au moins, il s'amuse!

L'éphémère est un insecte (éphéméroptère) qui ne vit que d'amour et... même pas d'eau fraîche : sa transformation à l'âge adulte lui ôte la capacité à ingérer de la nourriture, puisqu'il se retrouve tout simplement sans orifice buccal, et ne peut plus manger. 

Il n'a alors d'autre choix que de s'élancer vers les lumières dans une nuit d'orgie pour se reproduire avant que le destin ne le rattrape et qu'il ne meurt de faim. Tous les éphémères du coin se retrouvent donc au même endroit, comptabilisant des millions de corps engagés dans l'activité reproductrice, au point que l'essaim formé soit si énorme...

L'orgie visible depuis l'espace?

L'éphémère, taillé pour la reproduction
Les éphémères (ephemeroptera) ne font que quelques dizaines de millimètres, et sont parmi les plus grands champions du plaisir en groupe, au point que leurs escapades annuelles de reproduction sont visibles par les radars d'observation climatologique. Ce qui pourrait être un problème au long terme puisque les éphémères passent leur vie adulte entière, littéralement, à l'activité reproductrice : du début de l'âge adulte jusqu'à leur mort, ils ne feront que chercher des compagnons pour perpétuer l'espèce et donner naissance à la prochaine génération. Et comme ils font l'amour en groupe de plusieurs millions, leurs rencontres provoquent régulièrement des anomalies radar et des perturbations locales de trafic, en même temps qu'elles gênent sérieusement les riverains dans leurs activités quotidiennes. L'orgie continue bel et bien durant toute leur vie, bien qu'en l’occurrence, celle-ci ne soit finalement que très modérément courte...

L'orgie captée par les radar météo (img : NWSWF)
L'amour jusqu'à en mourir

Ce à quoi ressembleraient les rues sans courte vie
Affreusement courte, en fait, car les éphémères sont apparemment conçus à l’âge adulte, uniquement pour la reproduction, au point qu'ils n'ont tout simplement pas de bouche pour manger! La transformation en âge adulte leur ôte en effet l'indispensable cavité buccale qui leur permettrait d'ingérer de la nourriture, et les restes de leurs organes digestifs sont remplis d'air et de rien d'autre. Dès leur passage à l'âge adulte, les éphémères, comme leur nom l'indique, n'ont plus que quelque jours à vivre avant de mourir de faim.

On comprend alors qu'ils se regroupent pour faire de la dernière soirée un moment des plus fous, après lequel les femelles lâchent leurs oeufs dans les rivières et terminent leur vie de diète passablement affamées. Tout ce beau monde tombant faute de recharge nutritive dans les rues nécessite régulièrement des dispositions particulières pour ramasser les millions de corps tapissant les routes et les trottoirs (certaines municipalités y allant carrément au chasse-neige), après une nuit qui fut probablement (on l'espère) l'une des plus inoubliables.
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La Grande Guerre des Émeus

En 1932, la première guerre inter-espèces opposa l'armée Australienne à une colonie d'émeus estimée à 20 000 volatiles, suspectés d'effrayer les honnêtes agriculteurs et d'attaquer les récoltes de la population civile. Malgré près de 2500 victimes dans le camps aviaire, c'est bel et bien l'armée Australienne, qui, après un mois de ruses et de combats, sonna la retraite!

N'est-il pas mignon, l'envahisseur?
C'est l'une des guerres les plus étranges et par quelques côtés, honteuse, de l'humanité. En 1932, alors que les troubles du krach boursier de 1929 commencent à se faire sentir en Australie, le gouvernement s'emploie à inciter les agriculteurs, pour la plupart d'anciens vétérans de 14-18, à étendre leurs champs et préparer une récolte d'envergure, allant jusqu'à leur promettre quelques subsides qui ne viendront jamais.

En cette période de sécheresse et de fortes chaleurs, de nouvelles réserves d'eau sont créés afin d'assurer le bon développement des immenses champs de blé cultivés. Mais la période correspond également à celle de la migration des émeus, qui, après un temps bien rempli consacré à la reproduction, migrent des côtes Pacifiques jusqu'aux terres intérieures dans lesquelles ils comptent passer l'été austral. Constatant sur leur chemin la présence d'immenses cultures et de larges réserves d'eaux, les émeus décident finalement de rester dans ces nouveaux lieux tout à fait propices à leur épanouissement. Grattant la terre, saccageant les récoltes et profitant d'eau et de nourriture en abondance, ils ne tardent pas à s'attirer les foudres des fermiers alentours, lesquels mandatent alors le gouvernement pour une intervention d'urgence.

G. Pearce, surnommé "The Man of the Emu War"
Or, le Ministère de la défense incarné par le sénateur G. Pearce, ancien combattant, n'entend pas laisser ainsi les oiseaux profiter des cultures de ses administrés. Octobre 1932 : le Major Meredith du 7ème Corps d'Artillerie d'Australie, est déployé pour une intervention, aux commandes d'une Task-force créée pour l'occasion, afin de repousser manu militari l'invasion aviaire et barbare. Pour son office, la Task-Force dispose de 2 Mitrailleuses Lourdes (Lewis Gun), rien que ça!! L'efficacité des ces armes a nettement été démontrée lors de la précédente guerre.

Et c'est ainsi que, sûrs de leur victoire, les soldats Australiens bravent les émeus et partent au combat de bonne humeur, allant jusqu'à déclarer par amusement dans les journaux, une guerre officielle contre l'invasion Émeu.

Major s'en va-t-en guerre!

Mais ils déchantent bien vite devant la stratégie militaire brillante de leurs adversaires : ceux-ci ont vraisemblablement adopté une audacieuse tactique de dispersion, se séparant en petits groupes rapides courant dans tous les sens dès le premier coup de feu. L'état-major Émeu, peut être inspiré par les techniques de guérilla moderne, rend ainsi tout à fait inefficace l'artillerie lourde de la Royal Australian Artillery : impossible de tirer correctement sur de tout petits groupes qui se déplacent n'importe comment à une vitesse allant jusqu'à 55 km/h!

Qu'à cela ne tienne, le Major Meredith, quémandant le soutien des fermiers, prépare des embuscades, mais la malchance l'accable : face à un millier d'opposants, l'une des mitrailleuses s'enraye, et les oiseaux ont vite fait de déguerpir vers des lieux moins hostiles : 12 volatiles seulement auront péri par balle dans l'escarmouche. Nouvelle stratégie du commandement Australien : placer les mitrailleuses sur un camion et pourchasser l'envahisseur. Peine perdue! Les vivaces émeus sont plus mobiles que l'engin et les soubresauts du camion empêchent de toute façon les artilleurs de décocher la moindre balle.

Après plusieurs jours de traques infructueuses et de succès très relatifs, le major abandonne la bataille et sonne la retraite. Quelques centaines de morts dans le camps ennemi, mais l'affrontement est finalement perdu : En haut lieu, la Chambre des Représentants s'interroge sur les méthodes employées, tandis que la presse locale se fait l'écho du ridicule de cette guerre, et surtout de l'inefficacité patente de l'armée australienne. Ainsi que l'indique, non sans humour, l'ornithologue D. Serventy :
"Les rêves des artilleurs, de tirer à bout portant dans les masses compactes d'émeus, furent vite dissipés. Le commandement Émeu avait vraisemblablement ordonné l'usage de tactiques de guerilla, et sa grande armée s'était très vite divisée en petites factions, rendant inefficace l''équipement militaire de son adversaire. Après un mois de campagnes infructueuses, celui-ci ne put se résoudre qu'à abandonner le terrain."
Quelques essais plus tard, le résultat s'en trouva inchangé. Le Major Meredith, pour justifier la défaite, comparera les émeus aux fiers et diaboliques guerriers Zoulous que même les balles Dum-Dum ne pouvaient arrêter. La ténacité des oiseaux avaient finalement eut raison de la volonté belliqueuse de l'homme. Malgré les pertes, les émeus conservaient le territoire envahi, que l'armée australienne abandonna.

Cette guerre est connue sous le nom de Grande Guerre des Émeus. C'est peut être la première guerre officielle déclarée à une autre espèce que l'homme. C'est aussi un brin d'histoire à la fois insolite et pathétique : si l'histoire de la Grande Guerre des Émeus nous arrache volontiers un sourire, elle nous inspire aussi vraiment la honte d'appartenir à l'espèce humaine : non seulement parce qu'on a commencé cette gueguerre ridicule, mais en plus, parce qu'on l'a perdu!

Pour en savoir plus : 
La Grande Guerre des Émeus : NatureXtreme
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Sapin en plastique ou vrai sapin?

Une idée qui fait son chemin ferait du sapin en plastique un produit plus écolo qu'un vrai sapin, pour Noël, et pour cause : pour avoir un vrai sapin, il faut couper un arbre. Pas du tout écolo, ça... Mais bien sûr que si!
Couper un vrai sapin ou acheter un sapin artificiel?
Du point de vue bilan carbone, le vrai sapin est neutre : pendant sa croissance, il absorbe du dioxyde de carbone et le décompose en carbone et oxygène. 80% des vrais sapins vendus en France sont cultivés spécialement pour l'occasion de Noël, principalement dans le Morvan, dans les zones peu propices à l'agriculture traditionnelle. Une fois Noël passé, le sapin est coupé en copeau, éventuellement composté ou recyclé. Dans tous les cas, il libère petit à petit exactement la même quantité de dioxyde de carbone qui lui a été nécessaire pour se développer.

Pour le sapin en plastique ou en matériaux "artificiels", ce n'est bien évidemment pas pareil : on utilise des énergies fossiles pour fabriquer un produit par ailleurs difficilement recyclable, comme n'importe quel sac plastique ou bouteille de la même matière. Étant donné la longueur de la biodégradation de ce produit, l'énergie est en quelque sorte perdue pour toujours (au moins pour un très long moment). Étant donné également l'utilisation importante d'énergie pour la production et le transport des sapins artificiels, le bilan en gaz à effet de serre du sapin artificiel est lourd et néfaste pour l'environnement.

De plus, les vrais sapins de noël sont généralement plantés et coupés dans des pépinières, dont les possesseurs replantent vite d'autres sapins pour remplacer les précédents. Le cycle est donc bouclé : pour un arbre coupé, un autre est replanté. Au final, très peu d'énergie se perd tandis que l'équilibre carbone ou énergétique se maintient, ce qui est loin d'être le cas avec des sapins artificiels : si l'on continue à en fabriquer (principalement en Chine pour les usages occidentaux), les anciens finissent dans la majorité des cas à la décharge. A Noël, pour se montrer un peu écolo, n'hésitez pas à couper un sapin!
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Mourir de rire, c'est possible?

Si l'expression "mort de rire" - mdr - est devenue avec l'explosion de l'internet notamment, de culture et de référence commune et anodine, il faut savoir qu'il est effectivement possible de mourir de trop rire, le plus ancien cas rapporté de cette insolite cause de décès, remontant à la Grèce ancienne.

Peut-on rire jusqu'à en mourir?
C'est en effet à un rire trop longuet et appuyé que l'on impute la mort au cours de 3ème siècle avant J-C., de Chrysippus, un philosophe grec et paradoxalement stoïcien, qui fit boire du vin à son singe domestique, et s'écroula de rire au sens propre comme au figuré en le regardant essayer, complètement ivre, d'attraper des figues pour les manger. L'auteur grec, quant à lui poète, Philemon (362, 262) serait aussi mort d'une crise de fou rire ironiquement provoquée par une de ses propres blagues. 

Bien plus tard, en 1410, c'est le Roi Martin d'Aragon qui s'étouffa d'une double crise, de rire incontrôlable, mêlée à une indigestion. Le poète également italien Pietro Aretino mourut de façon semblable en 1556, par suffocation résultant d'une crise de rire impossible à arrêter, sauf, bien entendu, par décès. L'aristocrate et polymathe écossais Thomas Urquhart s'éteignit quant à lui en 1660 en riant d'apprendre l'obtention du trône d'Angleterre par Charles II.

La médecine moderne a relevé avec davantage de précisions, chez de joyeux mais malchanceux anonymes, ces étranges cas de décès par trop plein de joie.
  • 24 Mars 1975, Alex Mitchell regarde l'épisode Kung fu Kapers des Goonies dans lequel un écossais en kilt affronte à coup de cornemuse, une série de boudins (la nourriture). Après 35 minutes de rire continue, Alex s'écroule sur le sofa, victime d'une crise cardiaque. Sa femme écrira une lettre de remerciement (!) aux producteurs des Goonies... pour avoir fait en sorte que son mari fut heureux au moment de sa mort!
  • 1989, Ole Bentsen, audiologiste danois, est victime d'un arrêt cardiaque provoqué par le film "Un poisson nommé Wanda", dont il n'a alors même pas vu la fin. Les expert penchés sur son cas ont estimé que son coeur avait pu accélérer son rythme, à force de trop rire, jusqu'à 250 à 500 battements/minutes.
  • 2003, Damnoem Saen-um, un vendeur de glace Thaïlandais, 52 ans, devait faire un rêve particulièrement fendard lorsqu'en pleine nuit et en plein sommeil, aux dires de sa femme, il se mit à rire très fort en continu pendant deux minutes avant de succomber (probablement par asphyxie ou arrêt cardiaque), sans que sa compagne, pendant la crise, ne réussisse à le réveiller.
Le rire tue?

Ce n'est jamais exactement le rire qui tue mais les pathologies qui peuvent résulter d'un rire aux éclats ou d'une crise trop intense. En temps normal, le rire est une bénédiction : après une courte augmentation du rythme cardiaque et du rythme respiratoire, le coeur ralentit et prend un rythme plus bas que d'ordinaire, la respiration est facilitée avec l'ouverture des bronches et la pression artérielle diminue. Pour faire simple, un bon rire déstresse à fond, au point que des thérapies fondées sur le rire sont nées au fil du temps.

Mais sur le coup, un éclat de rire peut être très violent, comme n'importe quelle émotion forte (le rire est souvent - pas systématiquement - le signe d'une émotion joyeuse intense). 

Un éclat trop appuyé peut entraîner une atonie (perte de tonus musculaire/malaise et généralement chute) voire une syncope (atonie avec perte de conscience). Une crise de rire peut amener le gai luron à des phases apnéiques incontrôlables ou des difficultés respiratoires notables, et éventuellement la mort par asphyxie. L'arythmie et la tachycardie provoquées par cette même crise peuvent engendrer un arrêt cardiaque ou une fibrillation. Tous ces exemples ont des cas confirmés mais extrêmement rares, qui donnent néanmoins aux parole de Pierre Dac un nouveau sens : 

"Quand celui qui rit le dernier a fini de rire, personne ne rigole plus."
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Décalage astrologique

Les dates correspondant aux signes du zodiaque sous lequel vous êtes né ne correspondent plus à l'éphéméride zodiacale réelle, depuis plusieurs siècles. Autrement dit, si vous êtes par exemple Gémeaux, vous êtes en fait né sous le signe du Taureau!

Les signes zodiacaux, lors de leur création, ont vraisemblablement été inspirés par les constellations traversées par le soleil : les constellations concernées se trouvent sur le zodiaque, une zone circulaire couvrant une partie de la sphère céleste, à l'intérieur de laquelle le soleil semble se déplacer tout au long de l'année. Vers le Vème siècle avant J-C, la répartition de l'année en 12 secteurs couvrant chacun 30° d'arc sur l'écliptique (le secteur de la voûte céleste comprenant les constellation du zodiaque - là où il est possible d'observer une éclipse de soleil) a donné naissance à une classification en 12 signes du zodiaque dont de nombreux astrologues s'inspirent dans leur travaux. Mais cette répartition est purement anthropomorphique et néglige de nombreux détails concernant la réalité astronomique (et non astrologique) de ce qui constitue notre ciel.

D'une part, les constellations du Zodiaque sont au nombre de 13, et non 12 : un signe oublié, le Serpentaire Ophiuchus, est passé à la trappe en astrologie, pour des raisons inconnues... D'autre part les dates correspondant à l'ouverture et la fermeture des signes zodiacaux ne correspondent quasiment en rien avec les dates à partir desquelles les constellations du zodiaque sont traversées par le soleil, et ce pour deux raisons :
  • Les constellations ont différentes tailles : la constellation du scorpion est par exemple beaucoup plus petite que celle de la vierge, le soleil traversant la première en seulement 9 jours, et la seconde en 44 jours!
  • A cause d'un mouvement de précession de la Terre (son axe "vertical" de rotation n'est pas fixe mais tourne à raison d'environ un tour tous les 26 000 ans), les moments eux-mêmes à partir desquels le soleil traverse les constellations, se décalent progressivement au fil des temps.
Ainsi, si lors de l'élaboration des signes du zodiaque, le signe des gémeaux correspondait approximativement à la traversée de la constellation des gémeaux par le soleil, c'est loin d'être encore le cas de nos jours : tandis que le signe astrologique démarre au 20 mai et se termine au 21 juin, la constellation des gémeaux est quant à elle, traversée par le soleil à partir du 21 juin, jusqu'au 20 juillet! Tous les signes astronomiques ont subi un décalage de même nature au fil du temps, et l'on se retrouve désormais avec des valeurs complètement dissociées : 
Début et fin de chaque signe sont en décalage du point de vue astronomique ou astrologique. (img. le-saviez-vous.fr)

SigneÉphéméride zodiacale en astrologieÉphéméride zodiacale réelle (astronomie) en 2011
Bélier 21 mars - 20 avril 18 avril - 13 mai
Taureau 21 avril - 20 mai 13 mai - 21 juin
Gémeaux 21 mai - 20 juin 21 Juin - 20 juillet
Cancer 22 juin - 21 juillet 20 juillet - 10 août
Lion 22 juillet - 23 août 10 août - 16 septembre
Vierge 24 août - 22 septembre 16 septembre - 30 octobre
Balance 23 septembre - 22 octobre 30 octobre - 20 novembre
Scorpion 22 octobre - 22 novembre 20 novembre - 29 novembre
Serpentaire n/a 29 novembre - 17 décembre
Sagittaire 23 novembre - 22 décembre  17 décembre - 20 janvier
Capricorne 23 décembre - 20 janvier 20 janvier - 16 février
Verseau 21 janvier - 19 février 16 février - 11 mars
Poisson 20 février - 20 mars 11 mars - 18 avril

On évoque alors selon les croyances ou les savoirs considérés, le nom de Zodiaque Tropical (astrologique) pour désigner le Zodiaque tel que conçu en Astrologie, et Zodiaque Sidéral (astronomique) tel que représentant réellement la voûte céleste et ses éléments.
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Pourquoi le prix Nobel met-il si longtemps à être décerné?

Il fut un temps où les prix Nobel ne mettaient que quelques années à être décernés... puis le délai s'est allongé à tel point que maintenant, il n'est pas rare que s'écoulent quelques dizaines d'années avant que des travaux, généralement l'ensemble d'une carrière consacrée à la recherche et à la science, se voient récompensés par le prestigieux Prix Nobel.

Bien qu'officiellement, le rapport ne soit pas établi, on doit vraisemblablement l'accès de prudence de la Commission de Stockholm, à certains Nobels particuliers ayant fait coulé beaucoup d'encre. C'est le cas du Prix Nobel de Physiologie-médecine de 1927, décerné à Julius Wagner-Jauregg.

Alors qu'il étudiait en 1917 plusieurs cas de démences neurosyphilitiques entrainant notamment une paralysie, il se rendit compte que la fièvre de certains patients améliorait leur mobilité, luttant ainsi, en apparence, efficacement contre les symptômes paralytiques.

Il n'en fallait pas plus pour que le médecin, déjà connu pour ses méthodes thérapeutiques douteuses[1], injecte à ces patients la malaria, plus ou moins contrôlable par la Quinine, afin de leur provoquer les fièvres pseudo-salvatrices qui vaudront à Von Jauregg le prix Nobel de Physiologie Médecine en 1927. Un problème subsistait néanmoins : si l'état des patients s'améliorait quant aux symptômes syphilitiques, nombre d'entre eux décédèrent quelques années plus tard... de la malaria.

Pour en savoir plus :
[1]Nobel Romance sur Psychoweb.fr
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Ophiuchus le serpentaire, le 13ème signe du zodiaque

Si la majorité d'entre nous connait son signe zodiacal, peu de gens savent qu'en réalité, il n'y a pas seulement 12 constellations dans le Zodiaque, mais bel et bien 13! Le disparu se nomme Serpentaire, ou Ophiuchus, il s'agit d'une constellation regroupant près de 60 étoiles visibles dont la fameuse étoile de Barnard*.

La constellation d'Ophiuchus
Bien que l'astrologie moderne semble ignorer sa présence, c'est une constellation très ancienne, connue probablement depuis plusieurs milliers d'années, et notamment décrite dans les poémes d'Aratus de Soles (-278 à -276 avant J.C.), puis reprise dans la liste des constellations de Ptolémée (vers 150 après J.C.) dans son oeuvre Almageste. Cette constellation se situe sur le plan de l'écliptique (traversé par le soleil et donc, là où il est possible qu'il y'ait une éclipse de soleil), entre les constellations du Scorpion et du Sagittaire. De nos jours, elle est traversée par le soleil entre le 29 novembre et le 17 décembre : en tout état de cause, une personne née à cette période est donc né sous le "signe" du Serpentaire! 

Pourquoi cette constellation a-t-elle été oubliée lors de la création des signes du Zodiaque? Deux hypothèses pourrait l'expliquer : le besoin d'avoir un chiffre pair pour comptabiliser les mois, Ophiuchus aurait donc été écarté pour des raisons "techniques". La seconde hypothèse s'appuie sur la précession de la Terre : l'axe de rotation de la Terre (sa direction) varie avec le temps (sur une période d'environ 26 000 ans), et par conséquent, l'apparence de la voûte céleste et plus précisément du plan de l'écliptique, se modifie. Il en résulte que certaines étoiles se retrouvent en dehors de ce plan de l'écliptique tandis que d'autres y entrent. De plus, le mouvement propre des étoiles modifie l'apparence des constellations, qui se déforment au fil du temps. Du point de vue humain, certaines constellations peuvent disparaître, et d'autres formes naissent. Aucune de ces deux hypothèses n'est cependant confirmée.

Ophiuchus entouré de son serpent
Dans la mythologie, la constellation du Serpentaire représente Asclépios (Asclepius), le médecin qui aurait vaincu la Mort.  Selon la légende, Asclépios aurait appris du Centaure Chiron les arts de guérison. Il aurait également coupé un jour un serpent, guéri par la suite à l'aide d'herbes, grâce à l'intervention d'un de ses congénères (les constellations montrent par ailleurs Ophiuchus coupant les deux parties de la constellation du serpent). Cet épisode aurait fait de lui un médecin légendaire, notamment évoqué dans l'Illiade. Grâce au sang de Gorgone livré par Athena, Asclepsios aurait ensuite obtenu le pouvoir d'empêcher la Mort de ses patients. Hadès en colère, par peur de ne plus recevoir les âmes de morts en enfer, prévint alors Zeus, qui foudroya le médecin. Avec retard, Zeus se rendit finalement compte du bien qu'Asclepios avait apporté aux hommes, et en son honneur, le plaça parmi les étoiles.

De nos jours, la présence d'Ophiuchus dans les signes du Zodiaque est très controversée, plusieurs astrologues essayant d'effacer cet oubli en rapelant que les signes du zodiaque ne correspondent pas exactement aux constellations, mais reposent sur un système de partage de l'année en 12 portions égales, sans explications très cohérentes avec le mysticisme inhérent à l'astrologie. Les signes du zodiaque, au nombre de 12, n'auraient alors qu'un rapport lointain avec les constellations du Zodiaque, au nombre de 13. Ce rapport "lointain" parait toutefois étonnant lorsque l'on constate les ressemblances (imparfaites, comme le montre cet article) entre les signes du zodiaque, portant le même nom et placés dans un ordre similaire (de traversée par le soleil) à celui des constellations.

Physiquement, Ophiuchus telle qu'on en conçoit la constellation est bel et bien traversé par le soleil au cours de l'année, or, c'est sur cette constatation que semblent fondées les existences des signes du Zodiaque. Certains auteurs comme Steven Schmidt estiment même qu'un 14ème signe, celui de la Baleine, pourrait figurer dans la liste zodiacale entre les Signes du Bélier et des Poissons.

Nul doute en tous les cas, qu'Ophiuchus pose quelques problèmes de crédibilité dans les fondements de certaines traditions et croyances - un de plus dans la série des incongruités intrinsèques de l'astrologie.

* L'étoile de Barnard est une naine rouge faiblement visible mais connue pour avoir le plus grand mouvement propre de la voûte céleste : chaque année, elle se déplace dans le ciel, par rapport aux étoiles "fixes", de 10,3 secondes d'arc. Cela signifie qu'elle se déplace dans notre ciel, d'un peu plus que la taille de la lune, tous les 180 ans. Toutes les étoiles se déplacent, certaines plus rapidement que d'autres et selon un angle particulier : une étoile peut sembler fixe si elle s'éloigne ou se rapproche de nous, tandis que d'autres vont bouger de manière visible au fil du temps, en se déplaçant de côté (horizontalement et/ou verticalement) par rapport à ces étoiles "fixes". En cohérence avec ce mouvement apparent phénoménal, l'étoile de Barnard est l'une des plus proches de notre système solaire après les trois étoiles du Centaure. Elle se situe à 5.96 années lumière seulement.
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Comment reconnaître un discours extrémiste?

On peut généralement reconnaître l'extrémisme d'une opinion en analysant le discours d'une personne, même si ce discours est volontairement construit pour n'en rien laisser paraître...

Le discours peut s'analyser de deux façons : 

1/ on analyse le contenu, la signification de ce qui est dit, le sens du message exposé. C'est généralement ce que font les journalistes, les politiciens, les blogueurs, et de manière générale, un peu tout le monde : nous sommes habitués à nous attacher au sens véhiculé par un discours en fonction du choix des mots et de leur sémantique (signification). Le problème, c'est que le contenu d'un message est volontaire et peut donc être facilement contrôlable ou manipulable. On peut par exemple affirmer que l'on n'est pas raciste (sous pression sociale, et même parfois en toute bonne foi) tout en l'étant profondément.

2/ on analyse la structure du discours, c'est-à-dire le type de mots ou de phrase employés, sans se soucier le moins du monde, du contenu. Par exemple, on va compter combien de fois des mots impliquant l'auteur du discours sont utilisés (des mots comme "Je", "Moi", etc...) ou comment sont présentées les informations ("il faut que", "on doit".... plutôt que "il est possible que", "peut-être que", etc...). Cette analyse a un double avantage : elle n'est pas influencée par le message que veut faire passer l'auteur, et elle se base sur des caractéristiques du discours qui sont généralement involontaires et non contrôlées.

Que ces analyses peuvent-elles nous apporter ?

Lorsque contenu et structure sont cohérents et vont dans le même sens, il s'agit en quelque sorte d'un indice de sincérité. Si les deux sont incohérents, il y'a fort à parier que le message véhiculé soit volontairement falsifié, et reflète mal les réelles opinion de l'émetteur.

C'est en suivant cette hypothèse que Castel et Lacassagne (1993) ont illustré la présence de deux types de discours lors d'entretien non directifs (Ils laissaient les sujets s'exprimait sans interférer) sur les thèmes du mariage mixte. Certains participants étaient notoirement racistes, d'autres non. Ayant comparé leurs discours (et la structure, principalement, de ces discours) avec l'attitude des personnes à l'égard du mariage mixte, ils ont relevé et regroupé les indices langagiers spécifiques d'un discours extrémiste et d'un discours peu orienté :
Le Discours de naturalisation comprend une forte utilisation de verbes renvoyant au faire (les factifs), et une forte utilisation de modalisations de nécessité ("il faut que", ...), ainsi que peu de prise en charge de la part de l'énonciateur (peu de "Je" mais beaucoup de mots tels que "on", "les gens", "tout le monde"...). Le sujet utilise inconsciemment ces mots afin de donner à son discours une valeur de vérité universelle, indubitable...

Le Discours de relativisation comprend quant à lui une forte utilisation de verbes ne renvoyant pas au faire (les non-factifs) et de modalisations de possibilité ("il est possible que", ...). Il y a en outre une forte prise en charge de la part de l'énonciateur (beaucoup de "Je" et peu de "On)". "Je crois", "Je pense", "peut être", etc... autant d'expressions qui montrent l'ouverture d'un homme sur un sujet dont il pense la conclusion non prédéfinie. Des avis possibles et coexistants, plutôt qu'une vérité "absolue".
-- Desbrosses S. [1]
A partir même de la structure d'un discours, il est donc possible de noter l'orientation d'une attitude à l'égard d'un sujet donné : la "Façon de parler" reflète plus fidèlement des sujets sensibles sur lesquels d'ordinaire, on ne dit que peu ou pas ce que l'on pense, que ce soit par pression sociale, pour sauvegarder les apparences ou encore parce l'on ne désire tout simplement pas partager une opinion.

Pour en savoir plus : 
Desbrosses S. (2007). Castel et Lacassagne (1993) : le discours extrémiste. (online) www.psychoweb.fr
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Les records du livre Guiness et les livres les plus volés au monde

Le célèbre livre Guiness des records possède lui même un record : celui du livre le plus volé dans les bibliothèques!

Pourquoi Guiness?

C'est lors d'une partie de chasse que Sir Hugh Weaver, qui dirigeait alors la non moins célèbre brasserie Guiness, se lança avec ses amis dans un débat sur la rapidité de deux gibiers d'Europe. Il note à l'occasion qu'un livre qui répondrait à ce type de questions aurait certainement du succès. Cette idée se concrétisa lorsque Norris et Ross McWhirter, eux-même à la tête d'une agence de documentation londonnienne, se chargèrent de rassembler les données de ce qui deviendrait prochainement le premier Guiness World Record Book. Publié le 27 août 1955, il était au noël de la même année, le livre le plus vendu du moment.

Les records du livre

On attribue plusieurs records au livre même, qui s'autoproclame "livre le plus vendu de tous les temps", avec 100 millions d'exemplaires[1]. Ce best-seller est effectivement vendu en masse chaque année et en tant que série, figure dans le palmarès des livres les plus vendus, mais c'est oublier un peu vite les ouvrages tels que la Bible (estimée entre 5 et 6 milliards d'exemplaires vendus) ou le Recueil de citations de Mao-Tse-Toung (800 millions d'exemplaires).

Le livre Guiness des Records détient toutefois le record insolite du livre le plus volé en bibliothèque[2]. Ce n'est pourtant pas le livre le plus volé : encore une fois, la Bible arrive en première place! La parole de Dieu comme livre le plus volé, n'est pas le seul paradoxe du monde du larcin littéraire : L'un des livres les plus volés dans les bibliothèques des USA, est tout simplement le Police Entrance Examination Guide, ou l'art de réussir ses examens d'entrée dans la Police!

Pour en savoir plus :
Guiness World Records. site officiel.
Book Deals for a steal. (2008). The Time
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Les attaques de requin : rares ou fréquentes?

L'imaginaire collectif surestime les attaques de requins : Il y'a près de 325 fois plus de (mal-) chances de décéder après être rentré dans un cerf en voiture. Et l y'a 11 fois plus de décès à cause d'une mauvaise manipulation de pétards et autres feux d'artifices.

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Peux-t-on être raciste sans le savoir?

Environ 70% des personnes qui se disent non racistes, sont en fait esclaves de stéréotypes raciaux. Un constat dur et sans appel, tiré d'une singulière expérience menée par le chercheur américain Duncan, dès 1976.

Dans une série de conditions expérimentales, Duncan faisait visionner à des étudiants s'étant proclamé non racistes, une vidéo à l'issue de laquelle un homme donnait un coup volontairement ambigu (le coup pouvait passer pour une marque d'agression ou pour une tape amicale). L'affaire se corse lorsque l'on sait que plusieurs vidéos furent créées, représentant quatre types de situations :

- soit un blanc donnait le coup à un autre blanc
- soit un blanc donnait le coup à un noir
- soit un noir donnait le coup à un autre noir
- soit un noir donnait le coup à un blanc

Chaque participant ne voyait qu'une vidéo. On lui demandait ensuite ce qu'il pensait du geste de la fin de la séquence : était-ce un geste agressif ou amical?

Les résultats furent éloquents : De 13 à 17% des personnes considéraient le geste agressif si l'agresseur était blanc. Par contre, si l'agresseur était noir (et ce alors que les gestes étaient identiques!), de 69 à 75% des personnes considéraient que l'acte était agressif ! Bien que l'interprétation de ces données soit encore sujette à débat, d'autres expériences ont repris l'idée pour montrer des résultats semblables (par exemple, Sager & Schofield, 1980).

Pour en savoir plus :
Duncan, B.L. (1976). "Differential social perception and attribution of intergroup violence: Testing the lower limits of stereotyping blacks, Journal of Personality and Social Psychology", 34, 590-598.
Peux-t-on réellement être exempt de préjugés? (Psychoweb.fr)
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Elliot Ness, incorruptible mais saoul

Elliot Ness, le héros de la prohibition qui lutta contre Al Capone en vertu de l'interdiction de la consommation d'alcool, quitta ses fonctions de Directeur de la Sécurité à Cleveland, en 1942, suite à un accident de voiture... dû à l'alcool.

Elliot Ness est célèbre pour avoir été le principal adversaire d'Al Capone, lors de la prohibition (1920 - 1933); Vente et consommation d'alcool fort étaient alors interdites, ce qui n'empêchait pas l'usage de bières à taux d'alcool modéré.[1] Elliot Ness était d'ailleurs un adepte du Social drinking, l'amenant à boire régulièrement entre amis.

Ayant contribué à la condamnation d'Al Capone en 1931, Elliot Ness appartenait alors à la Brigade Fédérale des Finances. Il fut promu en 1934, Directeur du Bureau de la Prohibition de l'Ohio. Si les lois sur la prohibition étaient levées au niveau national, certains états les conservèrent de nombreuses années, (jusqu'en 1966 pour le Mississippi). Le maire de Cleveland lui offrit en 1935 le poste de Directeur de la Sécurité de Cleveland, tandis que l'éclat de sa carrière se détériorait. En 1942, de nombreuses critiques concernant son divorce, ses habitudes de Social drinking et sa conduite vraisemblablement en état d'ivresse, ayant mené à un accident de la circulation, l'ont contraint à quitter son poste[2] et à déménager à Washington, pour lutter contre la prostitution.

Ayant subi quelques revers dans sa carrière de Police (une affaire de tueur en série non élucidée) ou dans ses affaires (tentative infructueuse de prise de la mairie de Cleveland, présidence écourtée de la société de sécurité Diebold Corp.), Elliot Ness finira celle-ci à la North Ridge Industrial Corporation. Son décès en 1957 intervint peu avant la publication d'un livre sur la partie la plus brillante de sa carrière, "Les Incorruptibles".

Pour en savoir plus :
[1] Wikipedia : Elliot Ness
[2] Cleveland history : Elliot Ness
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